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Année de terminale

Chapitre 10

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5

Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Le samedi, les routes étaient praticables. Le dimanche, ma mère prit le premier train pour retourner sur Paris, ayant trouvé à se loger chez des amis. Elle partit sans se retourner, me faisant même la tête pour ne pas avoir voulu la suivre. Je suis restée seule avec mon père. C’était plus silencieux, c’était plus reposant… C’était si agréable.


Le lundi, je suis arrivée au lycée en ayant presque oublié ce qu’il s’était passé la semaine précédente. Premier cours, Math avec Monsieur Mathur, mon prof principal en plus. Il me regarde de travers. Désolée pour lui, je suis habillée normalement. Et à peine le cours a débuté, interro surprise... Un QCM. Je repense aussitôt à ce qu’a dit Emilie. Je me mets à stresser. Les choses sérieuses commencent maintenant. Aurais-je dû m’habiller plus sexy ?


Puis, le cours se déroule normalement, sans rien de particulier. Je souffle, je pense que je me suis faite des idées pour rien. Le cours se finit, le professeur annonce alors que le cours de science de la vie de l’après-midi est annulé car le professeur est malade. Ca fait plaisir à tout le monde évidemment. On se prépare pour partir, Monsieur Mathur me demande de rester un instant pour me parler. Une boule se forme dans mon ventre, j’ai des sueurs froides.


Il attend que nous soyons seuls dans la classe pour me dire

• Monsieur Taral a été agréablement surpris par tes performances de la semaine dernière. Je tenais à te le dire. Il espère que tu sauras te dépasser pour ce dernier cours de natation, et ce dernier cours de sport de l’année aussi. Penses-tu qu’il sera déçu ?

• … Je ne pense pas, monsieur.

• C’est très bien. J’ai aussi eu des remontées par rapport au cours de chimie avec Monsieur Bellin. Lui non plus n’a pas été déçu. Il espère bien la même chose demain. En fait, il n’y a que moi qui a une certaine déception aujourd’hui. Te doutes-tu pourquoi ?

• Ma tenue ?

• Déjà que je trouvais ta jupe trop longue la dernière fois... Là, je n’ai aucun mot pour décrire. Si, par hasard, tu tenais à mettre à nouveau des bas pour ne pas avoir froid aux jambes, ne supportant pour ma part pas les collants, je te suggère un porte-jarretelles pour éviter qu’ils tombent.

• J’ai compris le message, monsieur. Je rectifierai pour le cours de jeudi matin.

• Je ne t’en veux pas, se sont des erreurs de débutants, c’est normal. Tu as bien philosophie jeudi après-midi, non ?

• Oui...

• Monsieur Tranglou... Encore un homme exigeant. Il aime les habits, mais voir au travers en même temps lui fait particulièrement plaisir. Il aime les sous-vêtements, surtout ceux qui restent dans les tiroirs. Bon, et bien, bon appétit Pauline, et à jeudi.

• A jeudi, monsieur.


Je suis stressée à mort. Ma jupe de la semaine dernière était trop longue ? Mais, je n’ai pas plus court. Porte-jarretelles, je n’en ai pas non plus. Des habits transparents, j’ai peut-être un ou deux débardeurs où on voit un peu au travers, mais certainement rien qui convienne vraiment. Peut-être ma mère aurait ce genre de choses, mais elle est partie avec tous ses habits. Il faut que je fasse du shopping… Je pense à me préparer pour la suite alors que je devrai être dégoûtée de la situation ? Pourquoi je réagis comme ça ?


En sortant de l’école, je vais directement au travail de mon père pour lui demander sa carte bleue. Il veut savoir pourquoi j’ai besoin de m’acheter des habits. J’invente une histoire comme quoi je piquais souvent celles de ma mère et que là, j’en ai vraiment besoin. Il n’insiste pas, me demande de ne pas trop dépenser.


Je me suis prise un sandwich en attendant le bus qui amène au centre ville. Je fais le tour de 3-4 boutiques, mais ne trouve rien qui pourrait aller. C’est sûr, sur Paris, j’aurais trouvé mon bonheur en quelques minutes. En me baladant, je passe à côté d’une boutique de lingerie. La vitrine montre des choses plus osé que celles de grandes enseignes. Ca a l’air pour des femmes plus mûres, mais je rentre tout de même. Je n’ai pas le choix quelque part, il faut que je trouve de quoi m’habiller jeudi. Et même si j’ai encore mercredi après-midi pour chercher, je préfère prendre de l’avance.


Une femme d’une quarantaine d’année, élégante, bien maquillée, m’accueille gentiment, la gérante certainement.

• Bonjour Mademoiselle. Que puis-je pour vous ?

• Heu... Je regarde juste.

• Appelez-moi au besoin.


Je n’ose pas aller là où j’ai remarqué la lingerie sexy. Elle me fixe, je suis la seule cliente potentielle, la seule dans la boutique. Elle me prend peut-être pour une voleuse… Je ne sais pas, j’ai envie de partir et en même temps… Je reste du côté des sous-vêtements de tous les jours, mais jette régulièrement un œil dans le rayon "coquin". J’ai repéré les porte-jarretelles, des ensembles string et soutien-gorge transparents. Ca pourrait peut-être convenir, même pour monsieur Tranglou.


Je me perds dans mes pensées, je n’ai pas vu la femme arriver et sursaute lorsqu’elle me demande.

• C’est pour quelle occasion ? Je vous vois hésiter. Quelque chose pour tous les jours ou … plus occasionnel ?

• Heu... Occasionnel ?

• Venez avec moi. Je pense qu’on ne trouvera rien ici.


Elle doit certainement sentir mon stress et je suis totalement intimidée. Je me souviens qu’avec les copines, lorsque nous allions voir la lingerie, nous nous moquions de ces sous-vêtements trop sexys, disant qu’il n’y avait que les salopes et les putes pour porter ça. Et elle m’amène justement dans ce rayon, là où j’avais repéré les porte-jarretelles.


Elle prend un ensemble string soutien-gorge noir en me disant "Ce modèle a beaucoup de succès". Je le regarde, il est effectivement sexy, mais aucune transparence, rien. J’ose lui dire "Vous n’auriez pas quelque chose d’un peu plus...". Je n’arrive pas à finir ma phrase, mais elle sourit en comprenant. Elle m’invite à me dévêtir un peu. C’est vrai que les radiateurs doivent être à fond vu la chaleur qui y règne.


Je retire donc mon gros manteau d’hiver. J’enlève aussi mon pull. Je suis en débardeur, il fait encore chaud. Elle me regarde et me fait

• 90C pour la poitrine ?

• Heu... Oui.

• Un 36 pour le bas.

• Exact.


Elle a l’œil. Elle sort un autre ensemble, blanc cette fois, de la transparence au niveau de la poitrine, au niveau du string aussi. Ca pourrait convenir, je pense. Peut-être que mon regard s’attarde un peu trop sur les porte-jarretelles car elle me dit "Malheureusement, ce n’est pas un modèle trois pièce... Cependant, si vous voulez vraiment lui faire de l’effet, j’ai quelque chose qui pourrait vous plaire". Elle part en bout de rayon et reviens en me montrant un ensemble rouge et noir. Je ne sais quoi dire en le voyant, mais elle, tout naturellement, me le présente

• Donc, il est composé d’un redresse-seins, d’un string ouvert, mais sa version fermée existe aussi, et du porte-jarretelles. Je reconnais que malgré un prix très abordable, il n’a pas beaucoup de succès. Pourtant, il est magnifique. Qu’en pensez-vous ?

• Je ne sais pas trop...

• Peut-être qu’en l’essayant vous pourriez mieux le juger. La cabine est au fond. Je vous y emmène ?

• D’accord.


Je me déshabille. Je garde ma culotte, comme d’accoutumé. J’enfile l’ensemble, remarque au passage qu’il n’y a pas de miroir dans la cabine, il est juste à côté à l’extérieur. Je vais avoir du mal à juger sans me voir. Alors que je tente d’attacher le porte-jarretelles, la femme entre-ouvre le rideau en me demandant :

• Ca va ? Je peux vous aider ?

• … Je ne sais pas trop comment l’accrocher.

• Ce n’est pas compliqué... Il y a une protection hygiénique sur le string, vous pouvez retirer votre culotte. Enfin, c’est juste un conseil pour avoir une meilleure vision.


J’ai suivi son conseil. Elle m’a invitée à sortir pour que je me regarde dans le miroir. Il n’y avait que nous deux dans la boutique, et j’étais cachée de la vitrine. Me présenter ainsi devant elle fit réagir mon corps. J’avais l’impression d’être nue. C’était bien le cas pour mes parties intimes du corps. En me découvrant dans le miroir, la voyant me regarder, une vague de chaleur envahie mon corps. Je sentais et apercevais ma poitrine se gonfler, mes tétons sortir. Elle ne pouvait que le remarquer. Mais, l’air de rien, avec une voix plus douce et tendre, elle me dit

• Il m’arrive de le dire sans le penser, mais cette fois c’est vrai : ça vous va très bien. Voulez-vous essayer avec des bas ?

• … Il m’en faudra de toute façon.

• Je vais vous en chercher. Je pense que la résille sera parfaite pour cet ensemble.