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Année de terminale

Chapitre 28

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le

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Le surveillant général vient me chercher en cours de gym. Je dois aller voir le directeur. Je me demande quel stratège ils ont imaginé encore. J’ai peut-être trop clairement montré mon manque de motivation pour continuer. Je sais que je ne veux pas supporter me faire baiser une seule autre fois en étant consciente. Peut-être vais-je suivre l’exemple d’Emilie, et me mettre à fumer, ou même prendre des drogues plus dures.


Le surveillant me fait mettre mon manteau et mes chaussures pour traverser la cours et atteindre le bâtiment. Il fait froid dehors, ça m’embêterait que je sois malade. Je lui suis en silence jusqu’au bureau, il frappe, on entend "Entrez", et me voilà, la tête basse. Il y a une autre personne avec lui, je ne veux pas voir. J’ai si peur.


"Assis-toi Pauline". Je réagis aussitôt, c’est la voix de mon père. Mais... Que fait-il là ? Pourquoi l’ont-ils fait venir ? Pour parler des cours de soutien ? Pour m’humilier face à lui ? Je ne bouge pas, et regarde mon père, surprise et inquiète. Il est habillé en costume cravate, comme lorsqu’il allait au travail à Paris. Je le sens énervé, il est froid et direct. Et il redit "Assis-toi !"… C’est plus un ordre qu’autre chose, même si sa voix semble douce et calme. Je m’exécute aussitôt. Il ajoute alors :


"Je t’explique brièvement l’objet de ma présence. N’ayant plus d’accès à l’extranet de l’école depuis le début de l’année, et ce, malgré mes nombreuses relances pour débloquer la situation, j’ai décidé de venir. Malgré une réticence certaine du secrétariat, j’ai tout de même réussi à avoir accès à ton dossier scolaire. Je n’ai pas choisi le jour de ma venue au hasard, tu penses bien. Et j’ai été surpris de tes notes au bac blanc. Le directeur a gentiment accepté de me recevoir, même si j’ai dû fortement insister. As-tu eu tes copies pour que je jette un œil ?". Je fais non de la tête, le directeur ajoute, mal assuré

• Oui, la classe de Pauline était en sport. Ils les auront cet après-midi.

• Et bien, je regarderai cet après-midi. Je vous tiendrais compagnie jusque là.

• Heu... Non, Pauline vous montrera ce soir. J’ai beaucoup de choses à faire et …

• Moi aussi, être indépendant demande beaucoup de travail. Mais, je ne vous demande pas votre avis. Je veux comprendre pourquoi les notes de ma fille sont en chute libre depuis le début de l’année.


Le directeur commence alors à sortir tout plein de trucs liés à la séparation des parents, comment ça peut perturber les enfants, expliquant qu’il a vu des cas de premiers de la classe devenir des cancres après un divorce. Mon père écoute, je sens une tension émanée de lui, qui grimpe encore et encore. Je peux presque la toucher. Mais, lorsqu’on le regarde, il a l’air très calme et attentif à ce que dit le directeur. Il l’interrompt juste pour me dire "Enlève ton manteau, il fait chaud ici".


Je sais qu’il ne me laisse pas le choix, je sais que sa demande est volontaire. Mais, j’ai honte de me montrer devant lui, qu’il découvre que j’ai transformé un débardeur moulant et un peu transparent en bandeau qui cache tout juste ma poitrine. Je voudrais éviter qu’il voit que je ne porte rien d’autre qu’un string auquel j’ai enlevé le tissu pour laisser à la vue de tous mon pubis nu. Mais, je retire mon manteau, j’ai envie de pleurer, j’ai envie de m’évader, je veux retrouver mon petit monde. Il n’est définitivement plus là. Je ne ressens qu’une honte extrême, sans la moindre excitation.


Et le directeur ose alors sortir à mon père

• Nous avons un problème comportemental avec votre fille.

• Je vois ça.


J’ai l’impression qu’il va exploser. Pourtant, dans un calme total, il reprend

• Et, ça dure depuis longtemps ?

• … Fin de l’année, ça s’est accentué en Janvier.

• Et vous avez essayé de gérer ceci en interne afin d’éviter de me perturber suite au départ de ma femme, c’est bien ça ?

• En résumé, oui...

• C’est très généreux de votre part. Pauline, remets ton manteau et attends moi dehors. Je voudrais discuter en tête à tête avec monsieur Lereune.


Je sors du bureau. J’aimerai savoir ce qu’ils se disent, mais je n’entends rien de compréhensible. Un moment, le directeur s’énerve, mais se calme aussitôt. Mon père n’a jamais élevé la voix, il se contrôle parfaitement. Ca dure longtemps. Mon professeur principal arrive, il baisse la tête en me voyant et rentre à son tour dans le bureau du directeur. Et ça dure encore.


La sonnerie pour aller à la cantine. Je reste toujours debout à attendre mon père. Les minutes passent lentement. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais j’ai l’impression de respirer à nouveau. Et enfin, mon père sort en disant "J’attends votre décision pour ce soir. A très bientôt, messieurs".


Il s’approche et me sourit. Je le laisse me caresser la joue et me déposer un baiser sur le front. Puis, il me prend la main en disant "Viens, on rentre à la maison. T’es dispensée de cours jusqu’à la fin de la semaine. Tu vas pouvoir te reposer".


Dans la voiture, nous n’avons pas beaucoup parlé :

• Tu vas le dire à maman ?

• Non.

• Elle risquerait de dire que c’est de ta faute. Tu te doutais de quelque chose ?

• Oui.

• Pourquoi ?

• Ton comportement. Très serviable mais distante, des gémissements que je n’entendais plus le soir.

• … Tu ne voulais pas savoir ?

• Pour que tu me dises que tout allait bien ?


Je n’ai rien demandé de plus. Quelque part, je ne voulais pas savoir ce qu’il s’était passé dans le bureau du directeur.


**********


Mon père m’avait préparé un bain en rentrant, comme je les aime, avec une tonne de mousse. Mais, je ne l’ai pas pris, je me suis endormie dans mon lit avant. J’en suis sortie deux jours après, pour décrocher le téléphone qui sonnait.

• Halo ?

• Heu... Oui, je voudrais parler à monsieur...


Une voix de femme, hésitante et elle continue

• Vous êtes Pauline, c’est ça ?

• Heu, oui.

• Bonjour, je m’appelle Sophie Tallère... Je... J’étais à votre place il y a cinq ans... Pouvez-vous dire à votre père que c’est d’accord ?... Au revoir.

• … Attendez... Comment avez-vous eu ce numéro... Et... Vous connaissez mon père ?

• … Il ai venu me voir il y a deux semaines... Hallo ? Vous êtes là ?

• Oui... Mais... J’ai... Est-ce que vous y pensez encore ?

• Tous les jours... Je dois raccrocher, je n’ai plus de forfait...

• Donnez-moi votre numéro, je vous rappelle.

• … D’accord.


Nous avons parlé pendant des heures. Elle ne me raconta pas grand-chose de ce qu’elle avait subit, mais était plus expressive sur ce qu’elle avait ressenti, sur comment elle était seule et abandonnée de tout le monde, même de sa famille. En l’écoutant, je me disais que j’avais de la chance d’avoir mon père.


Il est rentré, je venais de raccrocher.

• Coucou ma chérie. Tu es enfin réveillée ? Tu étais avec qui au téléphone ?

• Sophie Tallère.

• … Et ?

• Elle accepte de témoigner. Tu vas porter plainte ?

• Non, toi. Mais, fini ton année scolaire avant. On va éviter de faire des vagues avant le bac.

• Tu l’as trouvée comment ?

• Avec l’annuaire des anciens élèves. J’ai contacté des centaines d’élèves... Et ai trouvé six victimes.

• Et tu les as rencontrées ?

• Non, pas toutes, elles ne voulaient plus en entendre parler. Mais Sophie a bien voulu me recevoir, et une autre aussi...

• Emilie ?

• Oui. Je sais que tu l’as rencontrée... Sinon, tu vas passer le bac blanc la semaine prochaine, histoire d’avoir de vraies notes. Penses-tu que ça ira ?

• … Oui... Merci... C’est super.

• Et, j’ai récupéré les dossiers de candidatures pour les écoles...

• … Il faut les avis des professeurs. Et les enveloppes sont celées...

• Tu ne verras pas ce qu’ils mettent. Mais, je serais présent au moment où ils les cèleront.


J’ai l’impression d’être plus légère. J’ai l’impression d’être tellement légère que je vais m’envoler. Se sont les yeux pleins de larmes que je me suis blottie dans les bras de mon père. Il était mon héro, l’homme de ma vie.


Et j’ai passé le reste de la semaine à réviser, à oublier, à reprendre confiance en moi et redevenir Pauline. Mon père a fait du shopping pour moi, me rachetant des habits que j’aime, des sous-vêtements. Je ne lui avais pourtant rien demandé, mais ça m’a fait plaisir. Et il me surprit une fois de plus en ne se trompant pas sur les tailles. Le week-end avant mon retour à l’école a permis de rassurer mon père son mon état. Il a pu m’entendre gémir seule dans ma chambre, redécouvrant le plaisir de la chaire sans en être contrainte.


Je suis prête, je suis seule dans une salle avec le sujet de la première épreuve. C’est le surveillant général qui me surveille. Je finis rapidement. Je n’ai peut-être pas tout bon, mais je suis confiante. Je sais que le règlement indique qu’on n’a pas le droit de sortir avant l’heure. C’est pour éviter de déranger les autres qui n’ont pas finis. Même si je suis la seule, je reste sur ma chaise à fixer cet homme.


Il est visiblement gêné, je me sens supérieure. Et après quelques minutes à tenter d’éviter mes yeux, il me dit

• Tu peux me rendre ta copie si t’as fini et sortir.

• Tu me trouves comment ?

• Heu... Je ne sais pas...

• Me trouves-tu jolie ?

• Heu... Oui...

• Il reste une bonne heure là... Tu pourrais me demander de me déshabiller. En plus, habillée comme je suis, ça te donne pas envie de tout découper avec des ciseaux ?

• … Pauline... Arrête, c’est fini tout ça... Tu veux quoi ?

• Que tu te foutes à poil. Que tu te foutes à quatre pattes à me lécher mes chaussures boueuses pendant que je t’encule avec le plus gros concombre que je trouverai.

• … Je ne t’avais pas sodomisée.

• Non, mais tu n’as pas de chatte, je ferai en fonction...


Je me lève et dépose ma copie sur le bureau. D’un air supérieur, je lui dis "Tu n’es vraiment qu’une grosse merde !", et je suis allée en classe.