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Bécassine

Chapitre 3

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Chapitre 3 : Bécassine et la fidélité



Je ne sais pas comment Bécassine a réussi à me traîner là. J’essaye de me souvenir, mais difficile de réfléchir au milieu de ce vacarme assourdissant et de ces flashs aveuglants. Et puis les verres que j’ai déjà vidés y sont aussi pour quelque chose. J’ai toujours eu horreur des boîtes de nuit : c’est rempli de cons, de poufs et d’alcooliques qui te bousculent sur la piste de danse, les boissons sont chères et on en sort toujours avec un gros mal de crâne. Et puis c’est quoi, cette musique ? Ces boum-boums insipides sont à la musique ce que la cuisine de Bécassine est à la restauration : une horreur !


Alors, comment en suis-je arrivé là, au fait ? Je crois que ça a commencé avec une histoire de voiture. Oui, c’est ça… mais pas tout à fait. C’était cette semaine au bureau. Bécassine m’a tiré à part car elle avait quelque chose à me dire…


— J’ai revu le vendeur, le blond à qui j’ai laissé mon numéro, tu te souviens ?

— Ah oui, le mec marié ! Tu l’as envoyé balader, je suppose.

— Au début, oui, mais il m’a dit qu’il était en train de divorcer. Du coup, il m’a invitée au restaurant hier soir. C’était très bon et il était charmant, alors on a baisé dans sa voiture juste devant chez lui. Sa femme est toujours chez eux tant que le divorce n’est pas signé, et donc il ne pouvait pas me faire entrer. Du coup, ça m’a permis de compléter ma liste des transports.

— Ta liste des transports ?

— Oui, j’ai déjà baisé dans tous les transports existants : bus, train, avion… Je te raconterai un jour. Il ne me manquait plus qu’à m’envoyer en l’air dans une voiture. C’est fait maintenant.

— Et pour ton permis, n’était-ce pas dans une voiture ?

— Si, mais ce n’était qu’une pipe, alors ça ne compte pas.

— Tu vas le revoir, du coup ?

— Oui, c’est prévu en tout cas.

— Tu as conscience que cette histoire pue ? Il te dit qu’il va divorcer mais a toujours son alliance au doigt et sa femme habite encore chez eux. Pour moi, il te mène en bateau.

— Mais non, tu es trop paranoïaque.


Oui c’est ça ! Je me souviens maintenant. Elle s’est tapé son vendeur, ce putain de Ludo, et moi j’avais bien les boules. Autant ses histoires de cul passées m’excitent, autant savoir qu’un connard profite d’elle en ce moment même me fait chier. Il se l’est tapée dans une voiture, ce fumier, et moi je me suis contenté de lui masser les nichons le week-end dernier.


Ah oui, je me souviens de la suite : la blague de très mauvais goût de ce putain de Ludo. Apparemment, il aurait exigé de sa maîtresse une totale fidélité. Mais bon sang, de quoi il se mêle ? Est-ce que je viens dire à sa femme quoi faire de son cul ? Non. Alors, qu’il la ferme ! Et le pire, c’est que Bécassine a accepté. Ils n’ont couché qu’une fois ensemble, et déjà elle le traite comme le grand amour. Il y a des claques qui se perdent, j’vous jure !


Et le rapport avec la boîte de nuit ? Bécassine voulait y aller et "avec tout cet alcool et tous ces types, j’ai peur de faire une connerie" qu’elle a dit. Elle m’a donc invité pour que je la chaperonne. Me voilà censé vérifier que la femme sur laquelle je fantasme reste fidèle à un autre que moi. Quelle ironie !


Enfin ça, c’est ses plans à elle. Moi, je compte bien reprendre les choses en main. Je suis décidé à lui avouer la vérité à mon propos, lui révéler que je suis hétéro, lui dire qu’elle me plaît beaucoup et lui proposer une relation sérieuse avec moi. Je sais que je n’ai pas beaucoup de chance que ça marche, mais au moins, si je dois tenter ma chance avec elle, mieux vaut le faire avant qu’elle ne s’attache trop à son Ludo. Reste plus qu’à trouver une façon de lui annoncer ça… et trouver le courage, surtout ; je vide ma bière.


Je me rapproche de Bécassine. Je l’avais quittée juste le temps d’aller me chercher une bière, et la voilà déjà entourée d’un tas de mecs affamés. En même temps, avec la tenue qu’elle porte, cette fameuse robe dont la fermeture Éclair était restée bloquée lors de l’essayage… Encore une fois, la rouquine a trouvé drôle de ne pas mettre de sous-vêtements. Et elle voulait rester sage ?


Les types dansent un peu trop près de Bécassine qui n’a pas l’air de s’en soucier. Je lui prends le poignet et lui fait signe de me suivre. Elle fait un signe d’au-revoir de la main aux types et me suit, hilare.


— Tu n’étais pas censée bien te tenir ce soir ? lui rappelé-je.

— Bah quoi, je ne fais que danser. Mais si ça t’inquiète, il y a un type qui s’amuse à me mettre la main au cul depuis tout à l’heure. Tu ne voudrais pas aller lui dire d’arrêter ?

— Quoi ? Et c’est seulement maintenant que tu me le dis ! Il est où, ce type ?

— Là-bas, assis à la table.


Je l’observe. Il est mince, plus petit que moi, et il n’a pas l’air trop costaud ; ça ne devrait pas être trop dur de le calmer. Pris par ma fierté de mâle et de chevalier servant, je m’en vais à la rencontre de ce malotru d’un pas conquérant.


— Hé, mec ! l’apostrophé-je, c’est toi qui touches le cul de ma copine depuis tout à l’heure ?

— Non, c’est moi, me fait son voisin de table.


Son voisin, un grand Black d’au moins deux mètres au regard sévère, se lève et me fait face. La taille de ses biceps doit être équivalente à celle de mes cuisses. Je me sens soudain si petit, si fragile…


— Ça te pose un problème ? demande-t-il d’une voix intimidante.

— Écoute… tenté-je de négocier, pas fier de moi, ça serait cool si tu pouvais arrêter.

— Ah ouais… Et tu comptes faire quoi au juste pour m’arrêter, microbe ? hausse-t-il la voix.

— Du calme, je ne cherche pas d’histoire. Je voulais juste passer une soirée sympa avec ma copine, c’est tout.


Il me fixe dans les yeux avec un regard de défi. Je baisse les miens comme un enfant qu’on vient de gronder. Putain de Bécassine ! Elle aurait pu me préciser que c’était le géant qui l’avait emmerdée. Comment vais-je pouvoir me sortir de ce guêpier ?


— T’as de la chance, Nimbus, j’préfère me battre avec des gens de ma taille. Allez, casse-toi maintenant, j’laisserai tranquille ta gonz’.


Je ne demande pas mon reste et me tire en courant. J’ai cru voir ma vie défiler devant mes yeux. Bécassine m’offre un bisou sur la joue pour me remercier. Je joue au fier pour ne pas lui montrer à quel point j’étais démuni devant ce Goliath.


— Tu crois que c’est vrai, ou ce n’est qu’une légende ?

— Mais de quoi tu parles encore ? m’agacé-je.

— De ce qu’on dit sur la taille des bites des Noirs ; tu crois que c’est vrai ? T’as déjà testé ?


J’évite de répondre à ses questions et je l’emmène à l’écart, dans un endroit un peu plus calme. Je crois qu’après mon acte de bravoure, c’est le moment de lui révéler la vérité. Il ne manque plus que de trouver mes mots.


— Tu sais, je repensais au vendeur de fringues et à son prétendu divorce, et je me disais… il n’est pas là pour toi… tandis que moi… tu sais, bafouillé-je, complètement paniqué, on fonctionne bien ensemble, on s’entend bien, on est sur la même longueur d’onde. Imagine que je ne sois pas gay… Peut-être que toi… et moi, on pourrait… former un couple ?


Ça doit être la pire déclaration que j’ai faite de toute ma vie. Elle me regarde, suspicieuse, semblant réfléchir à ce que je lui raconte. Puis soudain, une lumière éclaire ses yeux, et avec grand sourire elle s’exclame :


— Mais oui, c’est une excellente idée !

— Tu es sérieuse ?


Je n’en crois pas mes oreilles !


— Bien sûr : te faire passer pour mon mec afin d’éloigner les autres types, c’est brillant. J’ai eu peur un instant, j’ai cru que tu allais m’annoncer qu’en fait t’étais hétéro. Ça m’aurait embêtée de devoir mettre fin à notre amitié.

— Ah ah, ris-je nerveusement, ça aurait été vraiment dommage.


Et merde ! C’est loupé pour cette fois. Et le message est clair : elle se débarrasse de moi si elle apprend que je suis hétéro. Elle a tout compris de travers, sûrement à cause des nombreux shots de vodka qu’elle s’est enfilés ; mais au moins, ça a sauvé les meubles. Du coup, je peux jeter mes espoirs à la poubelle car ils ne se réaliseront jamais.


— Alors, comment procède-t-on ? Tu me pelotes ? On s’embrasse ?

— Euh… oui, comme cela, c’est un bon début.

— Tu es sûr ? Ne seras-tu pas gêné d’embrasser une femme ?

— J’me sacrifie pour la bonne cause !


On dirait que la chance m’accorde quand même un lot de consolation. C’est toujours ça de pris ! J’ai vraiment du mal à comprendre Bécassine : elle est prête à m’embrasser et à me laisser la toucher parce qu’elle s’imagine que je suis gay, mais si elle apprend que je suis hétéro elle ne voudra même pas que je pose les yeux sur elle. Ne cherchons plus à comprendre, et profitons ! Je m’approche d’elle, pose mes lèvres sur les siennes, et nos langues s’emmêlent. Sa bouche est aromatisée à la vodka. Je profite aussi de la situation pour lui tâter les fesses pour la première fois. Très fermes, très agréables ! Mais elle me prend par la main :


— Allez, viens. Retournons danser.


Elle me tire en courant, manque de trébucher, pique un verre d’alcool en passant devant une table, le vide d’un trait et nous voilà de nouveau au milieu de la foule. La meilleure partie de la soirée commence ! Elle se déchaîne sur la piste, fait onduler son corps au rythme des boum-boums d’une façon provocante tout en enchaînant de plus en plus de verres. Elle est vraiment magnifique et désirable. Nous dansons l’un près de l’autre, si près que je parviens à identifier son parfum au milieu de l’océan d’odeurs de transpiration. Mes mains s’égarent souvent sur son cul ou ses seins.


— Regarde là-bas ! se marre-t-elle soudain.


Je me retourne en direction des tables et repère un couple dans une position équivoque. La fille est assise sur les cuisses du mec et semble onduler le long de sa tige. Purée ! Il y en a qui osent tout !


— C’est un emboîtage en boîte ! pouffe-t-elle.


Nous les laissons à leur affaire et retournons à la nôtre. Cette scène m’a échauffé, et avec la présence envoûtante de Bécassine à quelques centimètres de moi, mon sexe est au garde-à-vous. La rouquine est maintenant complètement ivre, et sa danse – bien qu’encore sexy – est maintenant plus désordonnée. De toute façon, j’en profite pour promener mes mains sur son corps. N’empêche, ce plan de jouer le petit copain a l’air de fonctionner puisque plus aucun gars ne tente de l’approcher de trop près. Et pourtant, elle attire encore tous les regards.


Elle me tourne le dos et me surprend en venant frotter son derrière sur mon entrejambe. Visiblement, elle ne réagit pas à l’état de mon sexe. Pourtant, c’est obligé qu’elle le sente. Elle continue ainsi de longues minutes sans s’en offusquer. Je me colle complètement à elle et frotte ma tige le long de sa raie. Mes mains palpent son opulente poitrine, et j’ai l’idée d’en glisser une sous le bas de sa robe. J’atteins son sexe qui bouillonne et dégouline de plaisir. Je lui enfonce deux doigts tout en continuant de me frotter le long de son cul et en l’embrassant dans la nuque.


— Oui, c’est une bonne idée, gémit-elle ; continue.


Bien évidemment, je ne vais pas m’arrêter là. Nous ne dansons plus vraiment ; on ne fait que se frotter l’un contre l’autre pendant que je la doigte en plein milieu de la piste de danse. Bécassine geint de plaisir. Je crois qu’elle va jouir comme cela, alors j’accélère la cadence pour la faire venir. Son cul appuie de plus en plus fort sur ma queue et me la masse. C’est délicieux ! Mais sans que je m’en rende compte, le plaisir et l’excitation sont montés trop haut, et je me retrouve à jouir dans mon pantalon. Mes doigts offrent un orgasme à Bécassine quelques secondes plus tard.


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Voilà exactement deux semaines que Bécassine nous a rejoints dans le service. Depuis, mes collègues font tout leur possible pour la séduire, mais en vain : elle se fout d’eux, s’amuse juste à les allumer un peu. Je lui ai fait promettre de ne rien leur dire à propos de "mon secret" : je n’ai pas l’intention que tout le monde s’imagine que je suis gay ! Mais ce lundi matin, elle ne s’est pas présentée. C’est la première fois qu’elle est absente, et je me rends compte que sa présence me manque. Ayant pris l’habitude d’être constamment plongé dans un état d’excitation au boulot, aujourd’hui la journée me paraît trop calme, trop triste.


— Elle ne vient pas aujourd’hui, Bécassine ? me demande un de mes collègues. Tu sais ce qu’elle a ?


Lui aussi affiche un air triste. Les autres ne sont pas loin d’avoir la même tronche d’enterrement que nous. C’est dingue, l’effet qu’elle nous fait !


— Non. Je lui ai envoyé un SMS pour lui demander, mais je n’ai pas encore eu de réponse.

— Euh… hésite-t-il, tu vas peut-être penser que ça ne me regarde pas, mais… j’aimerais savoir si tu couches avec elle.


Comme seule réponse, je me contente de rire, ce qui le laisse très perplexe. Il n’insiste pas plus et retourne à son bureau. C’est finalement deux heures plus tard que je reçois une réponse de Bécassine. Elle a simplement écrit "La légende n’en est pas une." Sur le coup, je ne comprends pas. Prêt à lui demander d’expliquer de quoi elle parle, je reçois un nouveau message, un MMS ce coup-ci. J’ouvre. Je pousse un cri de surprise et d’horreur, et lâche mon téléphone qui vient s’écraser au sol. Passé le choc, je récupère mon portable. Elle m’a envoyé la photo du sexe en érection d’un Black avec le message "Tu as vu ce monstre ? Elle est énorme ! :D Elle te plaît ? " En effet, elle a l’air démesurée, mais difficile de se rendre compte de la taille exacte sur une photo.


Voilà donc l’explication de son absence : elle était en train de copuler avec un Black. Mais quelle salope vraiment ! "Et ta fidélité ? ", je lui réponds. Elle m’envoie un simple "Oups ! " puis, une minute plus tard, elle m’envoie un nouveau message : "Peux-tu venir ce soir ? J’ai besoin de te voir." J’ai envie de l’envoyer balader, une nouvelle fois dégoûté qu’elle puisse s’envoyer en l’air avec quelqu’un d’autre que moi, mais son message attise ma curiosité. Alors je lui réponds favorablement. "Cool ! À ce soir alors. Je te laisse : le monstre repointe le bout de son nez ! :D"


Je passe le reste de ma journée de boulot sur les nerfs. Mes collègues ne m’approchent pas, tellement je suis irritable. L’image de Bécassine en train de se faire démonter par une énorme queue de Black clignote sans arrêt dans ma tête, accompagnée encore par cette chanson : "Bécassine, c’est une coquine, Bécassine, tout l’monde la pine…" Oui, tout le monde ; à part moi !


Je me rends donc directement chez elle après le boulot en me demandant ce qu’elle peut bien me vouloir. J’espère qu’elle ne me fait pas venir juste pour me raconter sa journée de baise. Si c’est ça, je risque de m’emporter. Je cogne.


— Entre, j’arrive, me fait sa voix à travers la porte.


Je passe le seuil de la porte. Elle n’est pas dans le salon ; elle doit être plutôt dans la chambre. J’observe la pièce. C’est toujours autant le bordel, ici ! Le havre de paix que j’avais une nouvelle fois instauré sur la table basse a encore été souillé. Je me crispe. Mes yeux finissent leur course sur l’aquarium.


— Bonjour, Bubulle ; bonjour, la culotte !


La porte de la chambre s’ouvre enfin. En sort le fameux Black avec qui elle a passé la journée. Je n’ai pas de mal à le reconnaître, puisqu’il s’agit du géant de deux mètres que j’ai dû affronter en boîte. J’ai risqué ma peau pour qu’il la laisse tranquille, et voilà qu’elle le laisse la troncher !


— Salut, Nimbus ! ricane-t-il en me voyant. T’inquiète, je ne te l’ai pas trop abîmée. À la prochaine.


Il ne s’attarde pas plus ici et disparaît. Bécassine apparaît à son tour, les cheveux ébouriffés et des cernes sous les yeux. Elle est vêtue d’une nuisette très fine et très courte.


— Purée… Quelle énergie, ces Blacks ! Et quelle queue ! Finalement, je ne te le conseille pas. J’suis toute irritée maintenant.

— J’veux pas le savoir, pesté-je d’un ton sec. Putain, Bécassine, ça servait à quoi que je joue les chaperons en boîte si après tu te fais trousser par le premier venu ?

— Ouais, je sais, dit-elle en baissant les yeux ; je voulais juste vérifier la légende.

— Arrête tes conneries ! m’énervé-je. C’est n’importe quoi !

— Oui, je sais, reconnaît-elle. C’est une excuse minable pour avoir trompé Ludo. La vérité, c’est que je n’ai jamais réussi à rester fidèle à un mec. Ce n’est pas juste ! Pourquoi vous, les gays, vous allez voir tout le temps ailleurs, et moi je suis obligée de me contenter que d’un type ?

— Les gays ne vont pas plus voir ailleurs que les hétéros. C’est des clichés tout ça !

— Mouais… fait-elle, peu convaincue. Tu as raison : j’ai fait n’importe quoi. Bon, allez, c’est promis : à partir de maintenant, je reste fidèle à Ludo. Tu veux boire un verre ?


Je me calme et m’assois sur le canapé tandis qu’elle va chercher de quoi nous rafraîchir. Elle revient avec des bières et s’installe à côté de moi. Elle hésite à prendre la parole, puis se lance soudain :


— Dis, tu ne m’en veux pas au moins ? me demande-t-elle avec des yeux de chien battu.


J’hésite un instant puis lui réponds un "non" qui la rassure. C’est vrai que j’ai été sur les nerfs toute la journée en sachant ce qu’elle faisait ; c’est vrai que j’ai été dégoûté en apprenant l’identité du Black, mais maintenant qu’elle est là à mes côtés, je me sens apaisé.


— Tant mieux, sourit-elle, parce que j’avais un truc à te demander. C’est par rapport à Ludo.


Je crains le pire. Que va-t-elle encore trouver pour me torturer ? Vais-je encore devoir jouer les chaperons ?


— Je sais qu’il adore se faire sucer ; et moi, il y a longtemps que je n’ai pas pratiqué. J’voudrais vraiment rendre ça exceptionnel pour lui, mais j’ai peur d’avoir perdu la main. Alors je me disais… Je sais que t’es gay et tout, mais je me demandais si tu accepterais de me servir de cobaye pour que je m’entraîne.

— Quoi ? Tu veux dire que tu veux me sucer ?

— Oui, c’est ça, mais pour m’entraîner, voir si je suis encore douée pour ça. En plus, comme tu as l’habitude de passer des deux côtés de la fellation, tu auras sûrement de bons conseils à me donner. Si tu as du mal à bander, tu n’auras qu’à essayer d’imaginer que c’est un mec qui te suce.

— Je croyais que tu voulais être fidèle à ton vendeur de fringues…


Mais quel con je fais ! Elle me dit qu’elle veut me sucer, et moi je trouve le moyen de lui rappeler qu’elle est censée être fidèle. Bon sang ! J’ai loupé une occasion de me taire.


— Mais rappelle-toi : tu es gay ! Je ne peux pas le tromper avec un gay. C’est juste un entraînement. Et puis, c’est pour lui que je fais ça. Alors, tu veux bien ?

— OK, c’est d’accord, fais-je en retenant un sourire ravi. Je me sacrifie encore une fois pour la bonne cause.

— Merci, tu es un amour ! me dit-elle en déposant un petit bisou sur ma joue.


Elle s’agenouille devant moi, le regard pétillant. J’ai une magnifique vue sur son décolleté plongeant. Je peine à croire ce qu’il se passe. Elle a dit qu’elle voulait me sucer ! Finalement, cette journée n’est pas si horrible que ça… Bécassine passe un coup de langue sur ses lèvres et sa main remonte le long de ma cuisse. Elle atteint mon entrejambe où ma queue est déjà incroyablement dure. Elle s’arrête et me regarde, soupçonneuse.


— Pour un gay qui va se faire sucer par une femme, tu bandes vite, je trouve !

— C’est que je fantasme rapidement, trouvé-je comme excuse.


Elle ne semble pas convaincue.


— Oui, je repense à une… un ex, je veux dire… au cinéma… cherché-je à développer. Ça avait été très chaud… Ça me fait toujours effet rapidement quand j’y repense.

— D’accord, sourit-elle.


Ouf ! J’ai encore une fois échappé à la catastrophe. Bécassine reprend ses investigations et libère mon sexe. Enfin ! Enfin elle va me faire du bien ! Enfin un fantasme qui se réalise. Je n’y croyais plus, à force. Sa bouche plonge sur ma tige et moi dans un océan de délices. Une chose est sûre : c’est qu’elle sait y faire. Elle n’a absolument pas besoin d’entraînement. Je n’ai jamais été aussi bien sucé de toute ma vie.


— Ça fait combien de temps que tu n’as pas pratiqué ? lui demandé-je, curieux.

— Quatre ou cinq mois, je ne sais plus. Une éternité, quoi.

— Ah oui…


Nous n’avons pas la même définition du mot "éternité". Peu importe, tant que j’en profite… Et j’en profite, les yeux hypnotisés par cette vision de rêve : sa bouche qui coulisse le long de mon sexe, ses seins dodus qui s’agitent doucement dans son décolleté, et ses magnifiques yeux verts qui me fixent pour surveiller la moindre de mes réactions. D’ailleurs, je fais tout mon possible pour cacher au mieux le plaisir qu’elle me procure, mais c’est compliqué avec cette douce langue qui danse sur mon gland ! Il ne faudrait pas qu’elle comprenne que je suis hétéro en voyant que je prends bien trop de plaisir.

Mais elle s’arrête d’un coup avec un regard méfiant.


— Attends ! Je repense à ça : ce week-end en boîte, quand on dansait, tu n’avais pas la trique par hasard ?


Merde ! Pourquoi elle s’en souvient maintenant ? Commence-t-elle à comprendre que je ne suis pas gay ? J’espérais qu’elle oublierait ce détail, comme elle était ivre.


— Euh… non, tenté-je, sans grand espoir.

— Tu es sûr ? Bon, j’ai dû l’imaginer alors. J’devais être sacrément bourrée ! rit-elle avant de reprendre mon sexe en bouche.


Ouf ! Elle n’en a pas marre de me provoquer des frayeurs ? À chaque fois, j’ai peur qu’elle ait deviné et que tout s’arrête ; mais ce n’est pas pour cette fois. La voilà qui avale entièrement mon sexe sans aucune difficulté. Purée, elle est impressionnante ! Cacher mon plaisir devient vraiment très dur. J’ai l’impression que mon corps est en feu. Chaque coup de langue déclenche en moi un ouragan de sensualité. Les émotions se bousculent. Je me sens au bord du gouffre.


— Je vais jouir… la préviens-je.


Mais la coquine ne tient pas compte de mon avertissement et me pompe franchement pour me faire venir. Ça y est : un dernier coup de langue me pousse dans le gouffre. Je lâche un râle de bonheur et me déverse dans sa bouche.


— J’ai préféré avaler, sourit-elle ; je ne voulais pas en mettre partout. Alors ? J’ai été comment ?

— C’était… bien ; c’était…


Magnifique, merveilleux, incroyable, sensationnel, stupéfiant, magique, extraordinaire ! Les mots refusent de sortir tellement je suis encore perché après cet orgasme qu’elle m’a offert.


— Quoi ? J’ai été si nulle ? boude-t-elle d’un coup.

— Mais non. Je t’assure, c’était très bien.

— Tu vois ! Tu ne trouves rien d’autre à me dire pour me rassurer. Arrête de mentir pour flatter mon ego ; tu es bien trop gentil avec moi. Allez, sois honnête : il va falloir que je m’entraîne encore avant de sucer Ludo ?

— T’entraîner encore ? Bon… oui, pour être honnête, tu as peut-être besoin d’encore un peu d’exercice. Mais ne t’inquiète pas ; je suis là pour toi, et je veux bien me sacrifier encore tant que tu auras besoin d’entraînement.