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Bécassine

Chapitre 5

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Chapitre 5 : La cohabitation avec Bécassine



Bécassine n’est pas venue bosser aujourd’hui. En même temps, avec ce qui s’est passé hier soir, ça se comprend. Elle a foutu le feu à son appartement en voulant cuisiner ! Elle est tellement peu douée que ça ne m’étonne pas. J’ai même un collègue qui a explosé de rire quand je lui ai raconté. Par contre, il riait moins quand il a appris qu’elle a fini la nuit chez moi. Lui et les autres m’ont demandé des détails, mais je n’ai rien craché. Je préfère les laisser patauger et imaginer ce qui a bien pu se passer, c’est plus drôle.


Comme la dernière fois, une journée de boulot sans Bécassine est une journée triste, mais cette fois j’ai les souvenirs de la nuit précédente dans la tête et la promesse qu’elle me rejoindra sûrement de nouveau dans le lit ce soir. Je ne sais pas combien de temps elle va rester chez moi ; je ne suis pas pressé qu’elle parte : c’est agréable d’avoir une femme près de soi la nuit. Si elle pouvait juste éviter les catastrophes ! Je lui ai laissé les clés de mon appart. Elle devait contacter ses assurances et se racheter quelques affaires.


Et voilà, la journée est enfin finie et je m’en vais retrouver ma belle dans ma demeure. C’est étrange, après une longue période de célibat, de se dire que quelqu’un t’attend chez toi. Le trajet passe vite, pour une fois que le trafic est fluide aux heures de pointe. Tant mieux. J’ai un visage heureux quand je pose la main sur la poignée de la porte de mon appartement. J’entre, et mon sourire s’efface aussitôt.


L’ouragan Bécassine a laissé les marques de son passage : des habits sont juchés un peu partout, des éclats de verre et de la terre – restes d’un de mes vases – sont rassemblés dans un coin mais n’ont pas été ramassés, les couverts et l’assiette sales de son repas de midi traînent dans l’évier, il y a d’ailleurs encore des miettes un peu partout sur le canapé près duquel traînent deux bouteilles de vin vides. Tout était nickel ce matin quand je suis parti.


— Purée, Bécassine, tu as vu ce chantier ? m’énervé-je. Règle numéro un : tu ranges derrière toi si tu comptes rester ici. Je ne veux rien voir traîner.

— Désolée, Armand. Je vais tout t’expliquer.

— Vas-y, je t’écoute. Raconte-moi comment tu as transformé mon havre de paix en zone de guerre.

— Tu te souviens que ce matin je voulais me racheter des fringues ? Eh ben, devine sur qui je suis tombée à la boutique.

— Ludo ?

— Bien vu. Il m’a dit qu’il ne travaillait pas cet après-midi ; du coup je l’ai invité ici, et les choses sont devenues très chaudes, si tu vois ce que je veux dire…

— Bon ; nouvelle règle numéro un : tu n’amènes pas de mecs chez moi. Tu fais ce que tu veux à l’extérieur, mais pas ici !

— Ah bon ? s’étonne-t-elle. On ne l’a pas fait dans ton lit, si c’est ce qui t’inquiète ; on l’a juste fait sur la table à manger.


Bécassine accepte bon gré mal gré de ranger, mais tente plusieurs fois de se dérober à la tâche. Je la rappelle à l’ordre et elle s’y remet, la mine boudeuse. Elle parvient finalement à tout remettre dans l’ordre en trois fois plus de temps qu’il m’aurait fallu. Je prépare le repas, un gratin de légumes ; j’en profite pour lui montrer quelques astuces qui l’aideront à s’améliorer, mais mon élève se montre peu attentive. Elle finit par déserter complètement la cuisine. Tant pis, j’aurai essayé.


Pendant que le gratin chauffe, je la rejoins dans le salon où elle a emprunté mon ordinateur. Elle me fait signe d’approcher. Je m’aperçois qu’elle est connectée sur un site de rencontre. La page affiche le profil d’un homme d’environ la trentaine. Ce n’est pas possible… elle n’est jamais rassasiée, celle-là ! Il lui en faut toujours plus.


— Alors, qu’en penses-tu ? Il est pas mal, hein ?

— Et ton vendeur de fringues ? lui rappelé-je.

— Mais non, t’es con ! Il n’est pas pour moi mais pour toi.

— Quoi ?

— Oui, je t’ai inscrit à un site de rencontre. Je t’ai dit qu’il fallait que tu te trouves un mec. Alors, comment tu le trouves ?

— Tu sais, Bécassine, je n’ai pas besoin de toi pour trouver l’âme-sœur ; je peux me débrouiller seul.

— Mais oui, bien sûr ! On voit ça à tes nombreuses conquêtes qui se sont bousculés à ta porte depuis que je te connais, se moque-t-elle. S’il ne te plaît pas, ce n’est pas grave. Maintenant que c’est à la mode, il y en a plein d’autres. T’inquiète, je vais te trouver la perle rare.

— À la mode ? Quoi, l’homosexualité ?

— Bah oui, avec le mariage pour tous et tout ça…

— Bécassine, me désespéré-je, la sexualité des gens n’est pas une affaire de mode.

— Si tu le dis… fait-elle, peu convaincue. Et regarde ce métis ! Pas mal, hein ?


Nous passons à table et mangeons. Bécassine n’a pas l’air d’apprécier mon gratin. Elle aurait peut-être préféré des pâtes pas cuites ou alors carbonisées. En revanche, elle apprécie davantage mon vin. C’est sûr que ça doit lui changer de la piquette qu’elle s’achète ! Moi, en tout cas, je me régale.


Elle a vraiment l’air décidé de me trouver un mec. Si je ne joue pas le jeu, va-t-elle finir par avoir des doutes sur ma véritable orientation sexuelle ? Jusqu’ici, elle ne s’est jamais rendu compte de rien, même si les indices se sont empilés ; mais à la longue, qui sait... Comment vais-je lui faire abandonner cette idée ? La nuit me portera peut-être conseil.


Il est justement temps d’aller se coucher. Je souhaite une bonne nuit à Bécassine qui regarde une connerie de téléréalité et me dirige vers ma chambre. Je commence à me déshabiller. La rouquine apparaît et me prévient qu’elle se couche aussi, prétextant une fatigue. Je commence à bien la connaître, et je reconnais la lueur qui lui éclaire les yeux et le sourire qu’elle s’efforce de réfréner. Elle va encore me provoquer, je le sens. En quelques secondes elle est totalement nue et plonge dans mon lit. Je me couche. Elle me colle. Je commence à bander.


— Tu vois bien que t’as besoin d’un mec.


Elle plaque son cul le long de mon sexe comme la veille, ce qui n’arrange pas mon état. Je la prends dans mes bras et lui dépose un petit baiser affectueux sur la nuque.


— Tu sais, je ne suis pas lesbienne…

— Euh… oui, je m’en étais aperçu.

— Non, je dis ça parce que quand j’étais à l’internat…


Ça y est, la voilà repartie avec une autre de ses histoires ! Que me réserve-t-elle cette fois ?


— … avec les autres filles avec qui je partageais ma chambre, on se caressait parfois le soir quand les mecs nous manquaient trop. Puis à force, on le faisait tous les soirs. Puis on a fini par carrément se brouter le minou. Juste comme ça, entre amies, pour se détendre. Ça ne signifiait rien d’autre. Et puis parfois, quand on réussissait à faire venir discrètement un garçon, on se le partageait.


Mon plus grand fantasme : voir deux femmes se caresser. Imaginez l’état dans lequel je suis rien qu’à entendre cette histoire.


— Tout ça pour dire que si tu as besoin de te soulager comme hier, je peux m’en occuper, continue-t-elle en frottant son cul le long de mon sexe. Et puis si tu veux me mettre un doigt ou deux au passage, je ne dis pas non. Ne t’inquiète pas, ça ne fera pas de toi un hétéro. On se caresse, on se fait du bien entre amis, c’est tout ; comme à l’internat. Ça ne veut pas dire que tu changes de bord. C’est une sorte de service qu’on se fait entre amis, comme par exemple les fois où je t’ai sucé. Juste un service ; ça ne signifie rien d’autre. Alors ?


Si à chaque fois qu’une fille m’a dit "Je ne veux pas sortir avec toi ; je préfère qu’on soit amis. » elle m’avait parlé de ce genre d’amitié, ça m’aurait fait beaucoup moins chier de me prendre des râteaux.

Elle attend une réponse. Je lui fais comprendre mon accord en commençant par lui caresser le dos. Je la sens frissonner sous mes doigts. Ma main passe ensuite sur son épaule puis se dirige sur un sein. Bécassine soupire. Ses tétons pointent. Je lui malaxe quelques minutes ses obus tandis qu’elle remue du bassin pour agacer mon sexe. Elle passe une main dans son dos et attrape mon engin qu’elle caresse doucement. Mes lèvres se déposent le long de sa nuque pour une longue série de doucereux baisers.


Puis les choses évoluent. Nous nous faisons désormais face. Je tente de l’embrasser. Elle a un mouvement de recul dans un premier temps, mais finalement se laisse faire. Ma main abandonne ses mamelles, descend le long de son ventre et atteint son entrejambe. Mes doigts s’immiscent dans sa caverne aux merveilles. Elle est trempée.


— C’est étrange d’embrasser un gay, avoue-t-elle.

— Plus étrange que d’embrasser une autre femme ?

— On ne s’est jamais embrassées à l’époque. On se contentait de cunnis et de caresses.


Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’on s’embrasse. La dernière fois c’était en boîte, mais elle ne s’en souvient peut-être pas puisqu’elle était ivre. Visiblement, même si ça lui paraît étrange, elle n’hésite pas à recommencer l’opération. Elle coule de plus en plus sous mes doigts. Je me sens de plus en plus dur sous les siens. Finalement, mes lèvres quittent les siennes et encerclent un téton. Un grognement de plaisir acclame l’initiative. Je fais rouler ma langue tout autour puis la fais glisser sur toute la surface de son sein. Bécassine m’attrape par les cheveux et appuie sur mon crâne comme si elle cherchait à m’étouffer dans sa poitrine. Je parviens néanmoins à me libérer de son étreinte. J’ai maintenant un autre objectif.


J’allonge Bécassine de tout son long sur le dos et lui écarte les cuisses. Ma bouche sème de baisers le chemin entre ses seins et son sexe. La rouquine a bien parlé de cunnis avec ses copines ; elle ne verra donc pas d’objection à ce que je m’apprête à faire. Elle gémit déjà de plaisir avant que mes lèvres se soient déposées sur son intimité. Je la lape, et son corps ondule.


— Oh oui, gémit-elle. T’es un véritable ami. Je t’adore. Ne t’arrête pas.


Je n’en ai pas l’intention. Je veux lui arracher un orgasme. Visiblement, c’est plutôt bien parti. Ma langue explore les recoins de son intimité. J’adore son goût qui me fait tourner la tête. Son inspection est aidée par plusieurs doigts. Je n’oublie pas de rendre visite à son clitoris gonflé de désir. Bécassine ne retient pas ses cris. Mes voisins vont sûrement nous entendre, mais je n’en ai rien à faire. J’en ressens plutôt de la fierté. Je suis en train de faire jouir la plus belle des femmes ; c’est magnifique ! Bécassine hurle de bonheur et son corps est pris de spasmes. Je lui laisse quelques secondes pour redescendre un peu.


— Pour un gay, tu sais t’occuper des femmes ! C’est impressionnant…


C’est un merveilleux compliment. Je suis aux anges. Bécassine veut prendre la suite des opérations. C’est donc à mon tour de m’allonger sur le dos. Elle humidifie mon sexe avec quelques coups de langue habiles puis se sert de ses deux magnifiques obus pour me masturber. Quelle douce sensation, pas aussi envoûtante que sa bouche mais bien adorable quand même. Mon plaisir n’a aucun mal à monter ainsi. « Ah, Bécassine, c’est officiel : tu es ma meilleure amie. La queue massée par ta jolie poitrine, j’adore ta conception de l’amitié. » Me voilà sur le point de jouir. Bécassine le sent et me finit entre ses lèvres. Je me fais une joie de lui faire boire mon plaisir.


* * *



Les jours passent, et notre routine s’installe. Bécassine est toujours chez moi. Elle n’a pas l’air de chercher un nouvel appart, et moi je n’ai pas l’intention de la pousser vers la sortie. Notre colocation nous satisfait tous les deux, vu comment nous finissons chaque soirée. Et puis Bécassine fait des efforts question ménage à l’appart, même si je suis obligé de la rappeler à l’ordre plusieurs fois.


Question relations, Bécassine continue toujours de voir son vendeur de fringues et a recouché plusieurs fois avec notre chef de service. Néanmoins, elle peste contre ce dernier car il ne lui a pas obtenu l’augmentation qu’il lui avait promise. De mon côté, j’ai dû faire semblant d’aller à des rendez-vous qu’elle m’a organisés avec des gars du site de rencontre. D’ailleurs, depuis qu’elle m’a inscrit à ce site, je reçois plein de photos de pénis en érection sur ma boîte mail. Comment peut-on croire que l’on peut exciter quelqu’un juste en envoyant une photo de son sexe ?


Un week-end je suis allé rendre visite à mes parents et j’ai fait croire à Bécassine que j’étais chez un amant. "Tu vois quelqu’un en ce moment ? C’est quand que tu nous ramènes une femme ? " Ce sont les questions dont m’a harcelé ma mère tout ce week-end. À chaque fois, c’est la même chose : elle se sent obligée de se mêler de ma vie sentimentale, tellement elle a hâte d’être grand-mère.


J’ai tenté de profiter de ce week-end pour trouver une solution au fait que Bécassine cherche à me caser, mais je n’ai eu aucune idée. Peu importe, puisque Bécassine semble avoir abandonné d’elle-même. Elle a suggéré que si je me retrouvais en couple, nos petites séances le soir dans mon lit risqueraient de lui manquer.


— J’ai une surprise pour toi ce soir, me dit-elle, mystérieuse, après notre retour du boulot.

— Ah bon ? C’est quoi ?

— Tu le verras quand ça sera arrivé.


Nous passons à table. J’essaye de lui faire cracher le morceau mais elle ne lâche rien. Ma curiosité la fait rire. Elle s’amuse à mes dépens. Elle s’est habillée de la plus petite et de la plus moulante de ses robes. Pas de soutien-gorge. Je ne pense pas prendre de risques en supposant qu’il n’y a pas non plus de culotte. Et puis, finalement, une demi-heure après le repas, on sonne à la porte. Je vais ouvrir et découvre un type un peu plus grand que moi, lunettes, barbe de trois jours, coupe aléatoire.


— Euh… bonsoir… fais-je, soupçonneux.

— Vous êtes Armand ? C’est bien ça ?

— Surprise ! s’exclame Bécassine derrière moi.


Aïe ! J’ai peur.


— Je te présente Jérôme. Il est bi ! déclare-t-elle.

— Oui, et… ?


Je crains le pire…


— Eh ben, je nous ai organisé un plan à trois. On va se le partager. Tu vas voir, on va bien s’amuser. Allez, entre, Jérôme.


L’intéressé, le sourire au coin des lèvres, franchit le seuil de ma demeure et me serre la main. « Merde, merde, merde ! Je suis mal, là. Un plan à trois ? Si encore le plan consistait à se partager Bécassine, je pourrais accepter ; mais là, c’est Jérôme qu’il faut se partager. Je n’en ai aucune envie. Mais si je ne joue pas le jeu, je risque de me dévoiler au grand jour ; et là, Bécassine n’aimerait pas apprendre que je suis hétéro. Comment vais-je me sortir de ce mauvais pas ? »


Nous nous asseyons tous les trois sur le canapé, Jérôme au milieu. Les choses sérieuses ne démarrent pas tout de suite. Ouf, ça me laisse encore du temps pour trouver une solution. Nous n’en sommes qu’aux discussions préliminaires, histoire d’apprendre à se connaître un minimum, mais déjà Bécassine joue les jolis cœurs. Elle le colle d’un peu trop près, met sa poitrine en avant, pouffe à toutes ses blagues, le provoque du regard. Je peste intérieurement. Je n’aime pas la voir faire la belle devant un autre homme. Elle pose une main sur la cuisse de notre invité, puis d’un coup d’œil complice m’invite à faire la même chose. Je m’exécute, réticent. Jérôme a l’air de se sentir très heureux. Une bosse déforme son pantalon. Il me faut une solution, et vite ! Une minute plus tard, Bécassine s’excuse et se dirige vers les toilettes. Je vois là une occasion en or.


— Écoute, Jérôme, c’est gentil d’être venu mais ça ne va pas être possible ce soir. Tu vas être obligé de partir.

— Je ne comprends pas ; c’est quoi, le problème ?

— Le problème, c’est que mon amie s’attend à ce que l’un de nous pénètre l’autre.

— Oui, et alors ? Je suis bi, ça ne me pose aucun problème. Et toi, tu es gay, c’est bien ça ?

— Non. La vérité, c’est que je me fais passer pour un homo dans le but de coucher avec mon amie.

— Cette logique m’échappe complètement…

— À moi aussi ; mais le principal, c’est que ça marche plus ou moins. Donc, si tu pouvais trouver une excuse pour t’en aller, cela m’arrangerait.

— Quand on voit le morceau qu’est cette femme, je conçois que tu sois prêt à tout. Mais le problème, c’est que le morceau me fait aussi très envie. Elle m’a invité exprès pour un plan à trois t’incluant. Je ne tiens pas à laisser une occasion pareille m’échapper. Du coup, si tu tiens à ce que je ne lui révèle pas ton secret, tu vas devoir te débrouiller pour que tout se passe comme elle a prévu.

— Je peux te proposer de l’argent si tu veux.

— Ha ha ! Il faudrait me payer cher pour ne pas coucher avec ce canon ; je ne pense pas que tu aies les moyens.


Bécassine revient. Elle reprend là où elle s’était arrêtée ; elle ne met pas longtemps avant de caresser la bosse de son pantalon et de l’embrasser. Je la laisse faire pour le moment. Je sais qu’elle va m’inviter à faire la même chose dans quelques secondes. « Pitié… Dieu, si tu existes, sors-moi de cette putain de situation de merde ! » Les lèvres de Bécassine se décollent de celles de Jérôme. Elle me fixe du regard, attendant que je prenne la relève. Je reste immobile, regardant ce type et son sourire moqueur. Je ne peux pas faire ça. Je ne vois plus qu’une solution : dire la vérité à Bécassine. Tant pis si je dois la perdre après ça. Mais soudain, le téléphone portable de Jérôme sonne. Il décroche.


— Allô ? ... Quoi ? Mais, il va bien ? … C’est arrivé quand ? … Attendez, il est où, là ? … Très bien, dites-lui de ne pas bouger, j’arrive tout de suite.


Il raccroche et s’excuse auprès de nous. Apparemment, son petit frère s’est retrouvé mêlé à une bagarre. Ouf ! Sauvé par le gong. Dieu existe ! Et il veut que je continue à me vautrer dans la luxure avec Bécassine. Je croyais pourtant que c’était péché ; Dieu a peut-être un plan tordu pour nous deux, un plan dont j’ignore le but secret. Les voies de Dieu sont impénétrables ; tout le contraire de celles de Bécassine.


Ma rouquine boude après le départ de Jérôme. Moi, je retiens ma joie. Elle est déçue parce qu’elle pensait me faire un cadeau qui est tombé à l’eau. Je la prends dans les bras, lui dis que ce n’est pas grave et l’embrasse sur la joue. Nous regardons un peu la télé et finissons par nous coucher. Bécassine est d’humeur coquine. Elle se colle à moi et m’embrasse. Visiblement, elle est toujours en appétit, et je vais en payer les frais !


— T’es vraiment un ami, avec tous les sacrifices que tu fais pour moi ! Je t’en demande beaucoup. Pour une fois que je voulais t’offrir quelque chose en retour, voilà que c’est loupé. Demande-moi ce que tu veux.


Elle est excitée. Elle se sent redevable envers moi ; elle est déçue pour son cadeau. Je me dis que le moment est peut-être venu de lui demander une chose dont j’ai depuis longtemps envie.


— Justement, à y réfléchir, je ne l’ai jamais fait avec une femme. J’aimerais essayer au moins une fois dans ma vie.

— Quoi ? Tu veux me baiser ? s’étonne-t-elle.

— Au moins une fois, pour voir.

— Euh… Je ne préfère pas.

— Pourquoi ?

— Bah, je ne sais pas… Imagine qu’après tu deviennes hétéro, ça serait dommage.

— Je ne pense pas. C’est comme les autres soirs : ce n’est pas parce qu’on se fait des gâteries que je deviens hétéro.

— N’insiste pas, c’est non.


Je ne comprendrai jamais cette femme. Qu’est-ce que ça peut faire que je sois homo ou non ? Nous nous entendons bien, nous nous faisons plaisir ensemble. Mon orientation sexuelle ne change pas ma personnalité, ni le fait que nous fonctionnons bien ensemble. L’Armand homo, elle est prête à presque tout avec lui ; l’Armand hétéro ne la touche même pas. Je peste intérieurement après elle ! Jamais je ne pourrai avoir une relation normale avec elle. Jamais je ne pourrai lui avouer la vérité.


— Quand tu es en couple, tu fais la femme ou l’homme ?

— Bécassine, ça ne se passe pas comme cela dans un couple gay, m’exprimé-je sur un ton un peu sec. Il n’y a pas un mec qui fait la femme et l’autre qui fait l’homme.

— Non, c’est juste que je me demandais de quel côté de la sodomie tu es quand t’es avec un mec. C’est toi qui prends les coups de bite ou c’est toi qui les donnes ?


Elle n’a rien écouté de ce que je viens de lui dire. Cette fille est désespérante.


— Euh… c’est selon les envies du moment, selon le partenaire aussi ; et quand on est avec quelqu’un, la sodomie n’est pas toujours obligatoire.


Je ne suis pas sûr de savoir comment ça se passe dans un couple gay, mais je ne fais que lui donner mon opinion.


— Je te raconte tout le temps mes histoires de cul, mais toi tu ne me racontes jamais rien… se plaint-elle maintenant.

— C’est que je suis loin d’en avoir autant que toi.


Et surtout parce que mes histoires de cul sont avec des femmes, et ce n’est pas ce qu’elle veut entendre.


— Vas-y, raconte-moi ta meilleure sodomie.

— Euh… Alors c’était un soir, inventé-je. J’étais sortie avec des potes, et…

— Si je te demande cela, me coupe-t-elle, c’est que moi, je n’ai jamais essayé et que je me demandais ce qu’on ressentait. Ça m’a traversé la tête, mais je n’ai jamais osé franchir le pas. Et puis, je sens ta queue tous les soirs sur mon cul et je me dis que c’est une pratique que tu dois bien connaître. Alors je me demandais si tu aurais la gentillesse de me montrer.

— Attends ! Tu ne voulais pas que je te baise, et maintenant tu veux que je te sodomise ?

— Oui, et alors ?

— Non, rien…

— Donc tu veux bien m’enculer ?

— Si c’est ce que tu veux, pourquoi pas ?


Oui, cette femme est désespérante, mais tellement excitante ! Moi qui ai voulu lui faire l’amour, je vais devoir me contenter de son autre trou. Je ne m’en plains pas, bien au contraire : son derrière m’a toujours fortement attiré. Je cours dans ma salle de bain et sors un tube de vaseline de l’armoire à pharmacie. À mon retour, elle est allongée sur le ventre, le cul tendu.


Je dépose la pommade sur son anus et l’étale doucement tout autour. Bécassine pouffe parce que ça la chatouille. Ses rires disparaissent quand j’enfonce un premier doigt. Elle se tend puis se détend au fur et à mesure qu’elle s’habitue à cette présence étrangère. Un second suit peu après. Puis, quand je la sens prête, j’avance mon sexe enduit de vaseline.


Je m’enfonce doucement dans son conduit, surveillant ses réactions, prêt à me rétracter au cas où. Mais tout semble aller pour elle. Elle se tend un peu, mais sans plus. Je commence quand même par de légers mouvements pour ne pas la brusquer. Puis, comme tout se passe bien et qu’elle commence visiblement à apprécier, je me laisse aller.


Finalement, cette soirée a plutôt bien tourné en ma faveur : j’ai échappé au plan à trois et me retrouve à sodomiser Bécassine. Quel plaisir de sentir mon sexe glisser dans cet étroit trou ! Quel plaisir de voir que sa partenaire apprécie aussi et gémit maintenant de plaisir ! Elle ne va pas être déçue de sa première expérience anale ; j’en suis heureux. Je ne pensais pas être celui qui lui offrirait une "première", avec les nombreux amants qu’elle s’est déjà envoyés. Quand on écoute ses histoires, elle semble avoir déjà tout fait. Elle a baisé dans tous les transports, dans un tas de lieux différents, avec des tas de mecs différents. Je l’imagine bien avec un futur amant lui raconter pour l’exciter sa première sodomie avec son ami gay…


Bécassine hurle maintenant son plaisir et m’invite à y mettre toutes mes forces. Elle est déchaînée. Je ne l’ai jamais vue comme ça. Elle braille tellement que j’entends mes voisins cogner au mur. Son corps ne tient plus en place. Elle remue dans tous les sens. Elle jouit, je m’en réjouis. Je suis fier d’avoir eu la chance d’offrir son premier orgasme anal à cette magnifique demoiselle. Je suis heureux d’avoir croisé sa route, même si les choses ne se sont pas tout à fait passées comme j’espérais.

Je jouis à mon tour et m’écroule à son côté, épuisé.