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Le carnet

Chapitre 1

Attachée

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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- Ta sœur n’est qu’une salope !


Voilà ce que j’ai entendu dans le hall de l’immeuble, n’ayant pas reconnu tout de suite ce mec qui partait précipitamment. Commençant alors à comprendre de qui il s’agissait, celui avec qui elle sortait depuis quelques temps, je lui ai lancé "demi-sœur, du con", mais il était déjà loin.



En plus de "salope", il aurait pu ajouter "pétasse, sale pute, enculée de sa mère, dépotoir, merdeuse", j’en passe et des meilleurs. Personnellement, je ne me gênais pas lorsque je m’adresse à elle. Ca me faisait chier que cette conne vive chez moi et ma mère ; ça me faisait chier que son père se tape cette dernière. Et ce qui me faisait le plus chier dans l’histoire c’est qu’elle avait visiblement cassé avec son mec et elle allait être à l’appart toute la soirée.



Putain, merde quoi, elle devait sortir et me laisser tranquille avec mes potes qui devaient débarquer dans les heures suivantes, profitant que les parents soient partis pour un "week-end en amoureux". Je me foutais complètement que durant cette soirée elle parte baiser avec la ville entière, ou qu’elle parte se droguer ou qu’elle parte faire n’importe quoi d’autre. Ce que je voulais c’est qu’elle parte ! Je ne la voulais pas dans mes pattes, je ne voulais pas qu’elle gâche la soirée, qu’elle insulte mes potes comme elle le fait à chaque fois.



A peine rentré à l’appartement, je l’ai entendue appeler "du con, c’est toi ?". Je n’ai pas répondu. De toute façon, si elle m’avait appelé par mon prénom, je n’aurais pas fait plus d’effort. Je suis allé poser mes affaires dans la chambre, elle m’appela encore : "s’il te plait. J’ai besoin d’un peu d’aide". En temps normal, je lui aurais répondu d’aller se faire foutre. Mais, elle avait une intonation dans la voix qui m’étonna : pas du tout agressive, à la limite timide, voir même gentille. Je ne pouvais rien faire d’autre que d’aller voir.



Je suis ainsi entré dans sa chambre. L’effet de surprise passé, je suis parti dans un fou rire que rien ne pouvait arrêter. Il a duré des minutes, puissant comme jamais au point où je me suis roulé sur la moquette, commençant à en avoir mal au ventre. C’était franchement hilarant : elle était ligotée sur son lit, les bras en croix, les jambes écartées. Les cordes étaient attachées à ses chevilles et poignets, bien accrochées au montant du lit. Une autre était passée autour de son cou, l’empêchant de lever la tête.


Rien que ça aurait suffit à me faire mourir de rire. Ce n’était pourtant pas tout, car elle était totalement nue, avec de jolies inscriptions inscrites sur son corps : morue, salope, sale pute, pétasse. Et, à première vue, ça semblait être écrit au feutre indélébile. A la limite, elle pourrait les cacher en étant habillée si jamais ça ne partait pas à l’eau, mais pour ce qui est du visage... Le beau "salope" sur le front et le "morue" sur la joue droite risquaient de ne pas passer inaperçu très longtemps.



Rien que d’y penser, j’ai à nouveau eu un fou rire. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé avec son mec, mais elle avait dû y aller très fort. Elle commença à s’impatienter, reprenant d’un ton dédaigneux :


- Du con, c’est déjà assez humiliant comme ça ! Maintenant, détache-moi et plus vite que ça !

- Hey, calme connasse. Je te rappelle que c’est toi qui a besoin de moi. Tu devrais être un peu plus respectueux, tu ne crois pas ?

- Joue pas à ça. C’est bon, détache-moi... S’il te plait. Ok ? Tu as bien entendu ? J’ai dit "s’il te plait".

- Mouais... Le ton n’y est pas.

- T’as intérêt à te dépêcher car sinon, tu vas voir ce que je vais te faire !

- Donc, j’ai tout intérêt à te laisser comme ça.

- Tu fais chier... Putain, merde quoi, c’est plus drôle maintenant.

- Je suis bien curieux de savoir comment tu t’es retrouvée dans cet état.

- Ca ne te regarde pas ! Tu fais durer le plaisir parce que ça te fait bander de me voir comme ça !

- Ben, non, pas du tout.



Je ne mentais pas. Je reconnaissais qu’elle était bien foutue, voir carrément bien gaulée. Mais non, je n’avais aucune attirance sexuelle. Elle m’en avait fait baver depuis si longtemps, que je ne la supportais vraiment pas, et rien qu’à l’idée de la frôler me donnait l’envie de vomir.



Par contre, j’avais bien envie de profiter de la situation pour me venger de tout ce qu’elle m’avait fait. Je n’avais toujours pas digéré la punaise posée sur mon fauteuil de bureau qui s’était bien enfoncée dans ma fesse gauche. Je me souvenais encore parfaitement du goût de ma brosse à dent qu’elle avait utilisée pour récurer les chiottes, ou encore les câbles de frein sectionnés de mon vélo. Il s’agissait là uniquement des pires vacheries qu’elle m’avait fait, car il y a eu énormément d’autres.



J’ai donc débuté ma vengeance, allant chercher mon portable pour la photographier. A chaque "click" elle disait "enfoiré" ou "sale enfoiré", ce qui revenait au même. Elle me fixait avec un regard plein de haine. J’étais convaincu qu’elle me le ferait payer plus tard. Mais chaque chose en son temps, à cet instant c’est moi qui m’amusait.



- Tu fais ça pourquoi ? T’as besoin de ça pour te palucher en les matant après ?

- Tu sais que mes potes débarquent ce soir...

- T’es qu’un enculé de fils de pute. Moi, je ne t’ai jamais humilié devant d’autres personnes.

- Et tes insultes ?

- Tout le monde sait qu’on se déteste, ça ne choque personne. En tout cas, même si j’ai peut-être été un peu peste avec toi, je n’aurais jamais fait ça.

- Un peu peste ? Tu ne trouves pas que tu minimises la chose ?

- … Allez, c’est bon, détache-moi maintenant.

- Non.

- Tu te rends compte qu’un moment ou un autre je serai libre.

- Ben oui.

- T’es vraiment qu’un sale connard ! Vas-y, laisse-moi attachée jusqu’à ce que les parents reviennent. Y’a pas de problème, je peux tenir et ils t’en foutront plein la gueule !

- Si tu le dis… Tu n’as que deux jours à patienter après tout.



Je crois qu’elle n’avait pas réalisé, car lorsque je le lui ai fait remarquer, elle fit une drôle de tête. C’était évident qu’elle ne pourrait pas tenir aussi longtemps. Pour ma part, je voulais encore jouer. J’avais un peu de temps avant que mes potes n’arrivent.



Elle criait, m’insultait alors que je fouillais dans ses affaires. Je ne savais pas qu’elle avait des sous-vêtements aussi sexy… un ensemble porte-jarretelles ? Des bas résilles ? Pour me moquer, je lui ai demandé : « ça rapporte bien de faire le trottoir ? ». Je vis le majeur de sa main droite se dresser. Et puis, j’ai trouvé un petit carnet, bien caché au fond d’un tiroir. Elle a alors commencé à paniquer, et m’implorant


- Pitié, ne regarde pas ce qu’il y a dedans.

- Ben tien, je vais me gêner.

- Non… attends, j’ai une idée. Au fond du placard, il y a une boite avec un vibro dedans. Prends-le et fous le moi dans la chatte, et prends plein de photos pour les montrer à tes copains.

- T’es sérieuse là ?... Y a quoi dans ce carnet de si important ?

- Fais tout ce que tu veux de moi, humilie-moi, traite moi de tous les noms, mais ne lis pas.

- Ha ben là, tu me donnes encore plus envie.



Je me suis assis sur son fauteuil, j’ai ouvert une page au hasard, elle me suppliait d’arrêter. J’ai commencé à lire, et elle s’est mise à sangloter. Elle ? Pleurer ? C’était pour de vrai ? C’était donc si important que ça à ses yeux ? J’avais là un moyen de pression énorme, son point faible. Elle en avait donc un. J’ai repris la lecture à voix haute :

« Faut que j’arrête de penser à lui, mais il me rend folle. Ce matin, il m’a attrapée et plaquée au sol pour se venger. Je voulais qu’il arrache mes vêtements et qu’il me prenne violemment. »



J’ai arrêté de lire. De qui parlait-elle ? Elle a un amoureux secret ? Ca en devenait encore plus amusant… amusant, mouais. L’entendre ainsi pleurer commençait à gâcher tout mon plaisir. Et si j’arrêtais ? Non, elle m’en avait fait bien trop baver depuis tous ces mois. Je tenais là ma vengeance dont je rêvais depuis si longtemps.



Je l’ai regardée un instant : elle était là, si vulnérable. Je commençais à avoir pitié d’elle, et me demandait s’il n’était pas temps de la détacher. J’ai vraiment commencé à douter, et quelqu’un sonna à la porte d’entrée.



J’ai regardé l’heure : il était trop tôt pour que ce soient mes potes. Peut-être que finalement, nos parents avaient eu pitié de nous et avaient commandé des courses à faire livrer. Ben oui, ce week-end en amoureux pour eux étaient aussi leur occasion de nous obliger à « collaborer », laissant le frigo vide.



Je suis donc allé voir, laissant la porte de ma demi-sœur bien ouverte pour lui faire peur. Lorsque j’étais sorti, elle m’avait suppliée de la fermer pour ne pas se trouver humiliée devant mes potes. J’avais fait comme si je n’avais rien entendu.



Mais, ce n’était pas un livreur, il s’agissait bien de mes copains, les mains pleines d’alcool et de boîtes à pizza… Putain, ils avaient une bonne heure d’avance. Le premier me demanda


- Rassure-nous, elle n’est pas là l’autre connasse ?

- Non, pas de souci là-dessus.



Pourquoi avais-je menti ? Putain, ça aurait été l’occasion idéale pour qu’à leur tour ils se vengent. Ils en rêvaient tous en plus. Il me suffisait juste de leur annoncer qu’elle était à poil attachée à son lit avec plein de trucs écrit sur son corps. Même mieux que ça, de leur montrer une ou deux photos que j’avais prises d’elle. Alors ? Pourquoi ce n’est pas ce que j’ai fait ? Pourquoi ai-je même profité du moment qu’ils retirent leur manteau et leurs godasses pour aller fermer sa porte et la verrouiller pour qu’on ne puisse passe y entrer ?



Toutes ces occasions de me venger et j’ai laissé pisser.



Plusieurs heures plus tard, j’ai réouvert sa porte. Elle sanglotait encore et ne réussit pas à me répondre lorsque je lui ai demandé « ça va ? ». Je culpabilisais grave là. J’avais enfin pu faire partir mes potes parce que j’avais insisté sur le fait que j’étais crevé. J’ai pas réussi à avaler plus de deux bières ; je pensais trop à elle en imaginant à quel point elle devait flipper.



Je me suis approché, j’ai détaché son premier poignet, puis le second. Elle mit ses bras contre sa poitrine pendant que je m’occupais de ses chevilles, puis de son cou. Et elle resta un instant sans bouger, toujours à sangloter, recroquevillée sur elle-même. J’ai attrapé son peignoir qui était sur le sol, et je l’ai recouverte avec. Entre deux sanglots, elle me dit :


- Merci.

- … De quoi ?

- Tu ne peux pas savoir à quel point j’ai eu peur.

- Ben, franchement, j’ai beau te détester mais ça n’aurait vraiment pas été sympa que je les laisse t’emmerder en plus.

- Merci pour ça aussi alors.

- … C’était pour quoi le premier merci ?

- Mon carnet… Tu peux me le donner, s’il te plait ?



Je suis allé le chercher, je l’avais laissé sur son bureau. Elle le prit et le blottit contre sa poitrine. Je lui ai demandé


- Il est si important que ça ?

- Pour moi, oui.

- Ok… Promis, je n’essaierai plus de le lire. Mais, j’aimerai que tu arrêtes de me chercher… Tiens, il y a ce que ton mec t’a écrit sur la joue qui a commencé à s’effacer. C’était pas au feutre indélébile ?

- Non, ce con s’est trompé avec le marqueur Velléda. Franchement, je vais pas m’en plaindre.



Ca me fit rire, et elle sourit. Elle se frotta les poignets qui portaient bien la marque de la corde. Ca devait être tout de même bien serré, elle avait dû avoir assez mal. Je lui fis :


- Au fait, il reste un peu de pizza si t’as faim et de la bière aussi.

- Non, ça va.

- Alors ? Pourquoi il t’a attachée comme ça ?

- Ben… Il m’a dit qu’il voulait essayer un nouveau truc sympa… je crois qu’il n’a pas trop apprécié que j’allume un peu son meilleur pote.

- Juste un peu ?

- Presque un peu. Je lui ai, un peu, proposé de le sucer. Je pensais que ça resterait entre nous. Aussi con l’un que l’autre. Et t’as fait quoi lorsque tu as appris que ton ex te trompait ?

- Je l’ai insultée en la traitant de toi. Ca ne lui a vraiment pas fait plaisir.



Et elle se mit à rigoler. On a ensuite encore un peu discuté, et elle m’a tendue son carnet


- Tu veux que je le pose ?

- Tu peux le regarder.

- … Je n’aime pas lire de toute façon. Mais, si tu veux me raconter ce qu’il y a dedans, pas de problème. Bon, je vais me coucher.

- D’accord.

- … Je vais effacer les photos.

- Comme tu veux. Mais, ça te fait un moyen de chantage si je deviens trop chiante.

- Pas bête ça.



Je me suis mis dans mon lit, elle est allée se prendre une douche. Je n’arrivais pas à dormir. Elle pouvait en fait être sympa… J’étais en train de changer de point de vue sur elle. Je voyais encore son beau corps nu comme s’il était gravé dans ma rétine. J’appréhendais tout de même le revirement de situation, et je devais me tenir sur mes gardes.



Alors que je venais de penser que j’avais oublié de verrouiller ma porte, elle est rentrée dans ma chambre sans dire un mot et s’est glissée dans mon lit. Je n’ai pas compris, elle s’est collée à moi las sentant toute nue et m’a débité d’un trait :

« Mon carnet parle de toi. J’ai été une peste parce que j’étais trop frustrée que ta mère et mon père soient ensemble alors que je fantasme sur toi depuis le début et que je me disais que du coup ça serait pas possible. Mais là, j’ai trop envie que tu me prennes. »



« Le week-end miracle », c’est ainsi que nos parents ont appelé ces deux jours. Ils étaient, d’une part étonnés que les courses soient faites, d’autre part surpris que nous étions vivants et entiers tous les deux, et pour finir agréablement surpris de nous voir assis l’un contre l’autre à regarder un film lorsqu’ils sont rentrés. Ils étaient aux anges.



Ils ont vite déchanté en nous surprenant quelques heures après en train de nous embrasser, elle une main dans mon pantalon, et moi pelotant sa poitrine. C’était peut-être le moment pour moi de renégocier une chambre d’étudiant ?



Fin