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Chroniques immortelles

Chapitre 22

Les filles perdues - 2e partie

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Elle s’appelle Christelle.


Vous je ne sais pas, mais moi, je sens que je suis en train de pénétrer dans une histoire particulièrement sombre… Je me retrouve avec Philippe en vidéoconférence depuis Paris avec Henri, le chef du SIA...


- Bref si je comprend bien nous ne savons rien de cette fille et elle a échappé à la filature que vous aviez lancé après elle ? Demande Henri depuis Paris.

- Oui Monsieur, répond Philippe. Dés sa sortie de la résidence, elle est entrée dans un immeuble dont elle n’est jamais ressortie. Sauf qu’on a la certitude qu’elle ne réside pas là. C’est une pro.

- Bien ; au moins la genèse des meurtres est à présent connue. Les contrats transitent dans une « boite aux lettres » à laquelle le prince a accès. Lui seul, ou a t-il des complices ? En tout cas, tout indique qu’il contacte ensuite la tueuse pour les lui soumettre. Là encore, on ne peut dire si elle est seule ou si d’autres tueurs travaillent pour le prince, vous êtes d’accord ?

- Ne pourrait-on arrêter le prince Hassan ? Dis-je.

- Hélas non, Cyrille ! Répond Henri. Dans tous les cas, la situation se complique. Le prince Hassan a rang de diplomate de haut rang. Pas question donc de l’arrêter purement et simplement, pour de multiples raisons très compliquées de géopolitique ! On va donc surveiller ses faits et gestes pour en savoir davantage, mais il est clair que ce qui sera décidé le sera à Paris dans les bureaux des ministères… Je contacte nos ministres de tutelle sans tarder. En tout cas, bravo pour avoir pu placer une camera dans ses appartements. Votre cible est à présent la tueuse. Comment comptez-vous vous y prendre ?

- Nous avons extrait plusieurs images de la vidéo et les avons envoyées aux divers services. Si elle est repérée quelque part, nous serons immédiatement avertis. La consigne est de NE PAS l’arrêter.

- Tiens ?… Pourquoi cela ?

- Eh bien, Cyrille a détecté quelque chose d’anormal. A toi Cyrille.

- Oui, quelque chose d’étrange chez cette fille, dis-je. J’ai pu m’approcher suffisamment pour sonder son esprit… mais je n’y suis pas parvenu ! Quelque chose m’a bloqué.

- ??? Mais… cela voudrait dire que c’est une immortelle, et donc d’une autre lignée ?

- Je ne crois pas. J’ai pu sentir son énergie et c’est celle d’une personne ordinaire. Enfin, presque. Il y avait quelque chose de spécial, quelque chose que je n’ai jamais ressenti auparavant. Donc notre idée, c’est une fois repérée, je tenterai de l’approcher discrètement pour la « sonder » plus en détail.


Henri fait une pause, je le vois réfléchir à l’écran.


- C’est vous qui décidez Cyrille. Vous êtes les yeux et les oreilles de Zeus après tout. Mais soyez prudent. Une tueuse, totalement inconnue, çà n’a rien d’un amateur. Dans l’histoire des tueurs professionnels, on n’a connu qu’un femme qui opérait au plus haut niveau. Et cette inconnue, d’après son palmarès supposé, c’est du haut niveau. Vous êtes un immortel, vous n’êtes pas éternel…


Le hasard est parait-il l’allié des policiers. Quelques heures plus tard, je suis dans les bureaux du SIA d’Antibes, en liaison télépathique avec Antinea. J’ai besoin de conseil et je lui ai fait le résumé de notre enquête.


«  Oui Christine, pardon, je doit dire Cyrille pour l’instant, il est possible pour un mortel de bloquer sa pensée pour la rendre impénétrable. C’est une technique de contrôle mental qu’on enseigne dans quelques monastères shintoïstes au Japon. Pour nous évidement, c’est naturel. Mais que cette jeune fille la maîtrise est très étonnant. »

« Étonnant ou pas, elle le fait… A moins que ce soit un androïde, sans cervelle... »


Je l’entend rire dans ma tète.


« Oh, j’en connais une autre de fille sans cervelle ! Me fait-elle. Fais attention à toi ma chérie, pardon, mon chéri ; tu me manques... »

«  Peau de vache ! »

«  Moi aussi, je t’aime. Tiens nous au courant »

«  Compte sur moi. A bientôt amour »


Je « raccroche ». Antinea… Oh ma chérie que je préférerai être en ce moment dans tes bras plutôt que dans ce bureau froid et impersonnel avec pour seul compagnon ce téléphone de merde !

Et la « merde » s’anime soudain…


- Allô ? Inspecteur Gautier du SIA ?

- Lui même. Et vous ?

- Brigadier XXX du commissariat de (censuré). Bonjour inspecteur. Nous venons lors d’un contrôle de routine d’arrêter une jeune femme pour racolage sur la voie publique. Et nous venons de constater qu’elle était recherchée par vos services depuis quelques heures, avec votre nom comme personne à contacter avec discrétion en cas de signalement de cette personne.


Je sursaute. Arrêtée pour un banal contrôle ? Ça semble trop facile ! Et pourtant…


- Envoyez moi sa photo par mail. Et en attendant, faites la poireauter. Si c’est bien elle, je viens immédiatement.


C’est elle… Aussi cinq minutes plus tard, Philippe et moi fonçons vers Cannes et le bureau de police ou attend la mystérieuse jeune personne. Une fois sur place, nous prenons contact avec le brigadier qui m’a téléphoné.


- Merci de votre vigilance, dis-je. Ou est cette fille ?

- Pour l’instant en cellule, répond-il. Elle n’arrête pas de demander quand est-ce qu’elle va être relâchée, parce que dit-elle « elle a un commerce à faire tourner » !

- A t-elle déjà été interrogée ?

- Non inspecteur, suivant vos consignes on vous a attendu.

- Bien… Pouvez-vous mettre un bureau à ma disposition ou je pourrai rester seul avec elle ?

- Seul ? Oui bien sur, je vais vous arranger çà.


Pendant que le brigadier s’éloigne, Philippe m’interpelle.


- Que comptes-tu faire ?

- Je veux l’interroger en tète à tète, seul avec elle.

- Seul ? Cyrille, tu ne connais rien aux procédures d’interrogatoire.

- Justement, c’est l’idée… Je vais jouer les naïfs, les débutants, afin qu’elle ne se méfie pas de moi, et lui faire, j’espère, baisser sa garde et le contrôle de son psychisme. Quand j’en aurai terminé, je t’enverrai un appel et on agira en fonction de ce que j’aurai vu… ou pas.

- Ça peut marcher… OK, allons-y, mais que je te briefe quand même les bases d’un interrogatoire. Écoute…


Un agent l’a introduite dans le bureau et l’a fait asseoir. Il m’a apporté également son sac à main, et nous nous retrouvons face à face. C’est une très belle fille, fine mais musclée, visiblement très tonique, d’une vingtaine d’année. Elle me regarde mi-narquoise, mi-agacée. Elle a tout l’équipement de la pute à coté duquel ma tenue provocante que je portais lors du « piège en eau trouble » ressemble à une tenue de petite fille modèle : maquillage provoquant, rouge aux lèvres un peu trop intense, courte veste en faux renard argenté cachant à peine un soutient-gorge minimaliste, micro-jupe simili-cuir ras la fesse et cuissardes à talon vertigineux qui remontent largement sur ses cuisses.


Je cherche à pénétrer son esprit. Nouvel échec ! Alors j’applique mon plan : jouant les hésitants,  j’entreprends de déballer le contenu de son sac à main : un smartphone, de l’argent liquide, un portefeuille, des clefs de voiture, une autre qui doit être des clefs de porte, du maquillage d’urgence et une bombe lacrymogène. Rien d’anormal…


- Alors mon joli, qu’est-ce qu’on fait ? On s’encule ou on prend un train ?


Je fais mine de sursauter, et je fais virer mes joues au rouge.


- Euh oui, pardon, excusez-moi, dis-je en bredouillant. Procédons par ordre…


Elle sourit largement. Elle semble s’amuser beaucoup. Plus godiche que moi, çà ne doit pas exister !


- C’est mignooon ! Me lance t-elle. Dis moi mon biquet, tu es sur que t’es flic ?

- Bien sur que je suis flic ! Dis-je faussement vexé. Euh enfin, presque… Je suis aspirant, en école de police, je fais un stage. Et comme les collègues sont un peu débordé, on m’a demandé de… enfin savoir… vous interroger quoi ?

- T’es trop mignon, me dit-elle affectueusement. Allez, je vais t’aider, sinon on y est encore à Noël. Qu’est-ce que tu veux savoir ?

- Eh bien, euh… Pour commencer, votre nom ?

- Christelle D…

- Et vous habitez ou ?

- Rue des cerisiers à Vallauris, dit-elle en soupirant (Cette rue n’existe pas, inutile de chercher – NDLA)

- Votre age ?


J’ose espérer qu’elle n’est pas mineure, car l’histoire deviendrait alors compliquée. Aussi sa réponse me laisse bouche bée.


- Trente-sept ans.

- Trente-sept ans ? Mais… On vous donne entre vingt et vingt-cinq au plus.

- Ooooh, merci mon minet, c’est gentil.

- Vous… vous avez eu recours à la chirurgie esthétique ?

- Non mais ? Tu m’as bien regardé ? Fait-elle vexée.


Je rougis faussement. Oui justement, je l’ai bien regardée… Malgré mon impuissance à briser sa barrière psychique, je ressens son énergie dans son intégralité. Avec un peu d’entraînement, l’énergie dégagée par quelqu’un devient aussi lisible que l’aspect extérieur. Et tout, dans ce que je vois ou ce que je ressens, me dit la même chose : une jeune femme, à peine adulte, bien loin de la couguar qu’elle prétend être. Mais son énergie est étrange… C’est celui d’une personne ordinaire, mais avec un petit quelque chose que je n’ai jamais ressenti chez qui que ce soit.


L’air embarrassé, je prend son portefeuille.


- Euh je… je peux ?

- On aura tout vu… dit-elle en soupirant.


Carte bancaire, carte vitale, d’autres rectangles de plastique donnant des réductions dans différents magasins… La carte d’identité : Christelle D…, c’est bien cela, et sa date de naissance correspond. Mais ???


- Mais c’est une fausse ?


Sur le coup, elle est surprise quelques secondes. Depuis ma première rencontre avec Kostia, celui-ci m’a fait don  de la faculté de pouvoir « lire » l’histoire d’un objet quel qu’il soit. Et ce petit bout de plastique me le dit sans ambages : il a été fabriqué dans un endroit qui n’a rien à voir avec les service de l’état.


- Bravo ! Tu es bien le seul à l’avoir vu au premier coup d’œil. T’es quand même doué… Bien sur qu’elle est fausse. Tu crois que je ferai ce métier si j’avais de vrais papiers ?


Je tapote sur le clavier de l’ordinateur. Confirmation, aucune carte d’identité au nom de Christelle D… n’a jamais été émise. Et ce nom n’apparaît nulle part dans aucune base de donnée. Officiellement, cette fille n’existe tout simplement pas !


- Ce n’est pas… votre vrai nom, n’est-ce pas ?

- Bien sur que non.

- Et c’est quoi votre vrai nom ?


Elle était plus ou moins affalée sur sa chaise. Elle se redresse, me fixe droit dans les yeux. Pour la première fois, je sens une détermination et une fermeté comme une menace qu’elle n’avait pas encore affichée.


- Christelle D… sera le seul nom que je te donnerai. Mon vrai nom, tu ne le connaîtras jamais. Tu peux m’interroger pendant des heures, me mettre en garde à vue tant que tu voudras, tu ne sauras rien de plus que ce que je veux bien te dire, est-ce clair ?

- Mais… madame.

- Par contre, j’ai bien trente-sept ans, j’habite bien là ou je te l’ai dit, je suis une pute, et des plus expérimentées. Tout çà c’est vrai. Je te fais une démonstration ?


Elle s’est levée a contourné le bureau et avant que je puisse réagir se retrouve à genoux devant moi les mains sur mon entrejambe !


- Mais ?… Madame ! Je… je ne peux pas !

- Mais si, mais si, laisse toi faire. En plus t’es tellement mignon, presque touchant. Oh mais regardez moi çà, cette belle bite ! Et bien raide en plus. J’en ai vu des tonnes, mais alors la tienne est superbe, mmm-mmm….


Elle a avalé mon membre… Normalement j’aurai du refuser. Mais j’ai deviné ce qu’elle cherche, alors je la laisse faire. Et puis pour tout avouer, j’adore ce qu’elle me fait ! C’est une professionnelle, une vraie, une experte. Je tente une dernière fois de pénétrer son esprit. Nouvel échec… Et puis merde ! Autant profiter ! Elle alterne les longs et amples mouvements de tète, engloutissant ma queue au plus profond, suivis de rapides allers et retour. Elle a une souplesse du cou étonnante. Et elle n’oublie rien : ma queue, mes boules, elle s’amuse avec mon anus, continuant à me branler de ses mains en même temps. Et je la sent s’exciter. Se pourrait-elle qu’en plus elle prenne plaisir à ce qu’elle me fait ?


Soudain, elle se redresse, remonte sa micro jupe et me présente ses fesses.


- La vache, t’es trop bien membré ! Faut que je te teste ! Allez mon biquet, montre moi de quoi tu es capable !


Puisque c’est ce qu’elle veut. De toute façon, je le veux aussi et en plus de cette façon je rentre dans son jeu. Je dois lui laisser croire que c’est elle qui a l’initiative. Je la pénètre en douceur, m’installe bien au fond. Elle est chaude, étonnamment humide, avec un vagin très profond, je prend mon pied ! J’ai l’impression que je vais m’y noyer, mais périodiquement, elle se contracte, me serre entre ses cuisses, enserre fortement mon membre. Elle laisse échapper des soupirs d’aise qui ne semblent pas simulés pendant que j’augmente progressivement la cadence de mes coups de rein. Et tant qu’à faire, autant lui donner du plaisir… Je ressens ses spasmes périodiques qui se rapprochent. Elle me jette de temps en temps un regard qui semble étonné. La jouissance n’est pas loin. Et quand soudain, elle se met à feuler comme une lionne et que son corps lui échappe, je me lâche à mon tour et me vide dans sa chatte.


Elle se dégage, s’effondre sur le bureau. Je remonte mon pantalon pendant qu’elle rajuste son string et sa jupe.


- putain, t’es quand même un sacré baiseur ! Me lance t-elle.


Elle a dit « putain », comme je le fais trop souvent moi même. Étrange sensation… Elle se rassoit, prend son smartphone qu’elle avait posé contre son sac à main.


- On nous voit, bien, dit-elle. Ça fera un joli souvenir… Je me demande ce qu’en dirait tes chefs ? Bon, je peux partir maintenant, ou on leur montre cette belle séquence ?

- Oh ! Je… je n’aurai pas du… Et merde...


Je fais mine de rougir. Je prend une mine angoissée. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que j’avais vu son manège et que je l’ai laissé faire… De toute façon, je ne suis arrivé à rien. Je vais appeler Philippe, on va l’embarquer et une fois au SIA, on la fera parler d’une façon ou d’une autre… C’est alors que dans le couloir, on entend du remue-ménage et que quelqu’un frappe à la porte.


- Oui ?

- Excusez moi Monsieur, dit un policier. Mais il y a ici une jeune fille qui fait du scandale. Pas moyen de la calmer. Elle hurle qu’on a arrêté sa mère et elle menace de tout casser si, ouch !

- Maman !


Je suis éberlué… Une gamine vient de bousculer l’agent et se précipite dans les bras de Christelle.


- Nicole ? Mais que fais tu ici ?

- Tu n’es pas venue m’attendre à la sortie du lycée ! Et des copines m’ont dit que tu t’était faite embarquer…

- Ce n’est rien ma chérie, de toute façon on va partir. N’est-ce pas, inspecteur ? Dit-elle en me regardant avec un air de défi.


Je suis décontenancé… Celle là, je ne m’y attendais pas. La gamine, Nicole, doit avoir quatorze ou quinze ans. Elle s’est blottie dans les bras de Christelle et elle l’a appelé « maman ». (Et si vous pensez qu’elle aura plus tard un rôle érotique dans cette histoire, vous vous trompez lourdement – NDLA). Mais quelque chose ne colle pas. Elle est aussi blonde que sa « mère » est brune. Elles ne se ressemblent pas du tout. Et leur énergie est totalement différente. Je n’ai pas de doute, elles ne sont pas mère et fille. Quelle est ce nouveau mystère ?


Je prend un air embarrassé. Et en réalité je le suis… La donne vient de changer. Et j’ai une inspiration soudaine.


- Je… Oui, je pense que vous allez pouvoir partir. Mais… quelqu’un pourrait-il confirmer votre identité Madame ?

- Appelez les affaires sociales à la mairie, me dit-elle avec un brin d’impatience. Demandez Roland N… Il vous confirmera tout ce que vous voudrez.


Je tapote sur mon PC tout en regardant les deux femmes. Elle rassure gentiment sa « fille », exactement comme le ferait une mère. Je sens un instinct maternel très fort. Roland N… , directeur des affaires sociales à la mairie, ah bon ? Confirmé.


- Monsieur N… ?

- Lui même, fait la voix au bout du fil. A qui ais-je l’honneur ?

- Ici le commissariat de (censuré). Dites moi, connaissez vous une certaine Christelle D… ?

- Oui, très bien. C’est la responsable d’un petit centre d’accueil pour personnes en grande difficulté. Nous travaillons régulièrement avec elle pour les cas les plus difficiles, ceux qui sont rebelles à tout autre forme de prise en charge. Elle fait un travail admirable. Quel est votre problème ?

- Euh… simple enquête de routine. Merci beaucoup Monsieur. Pouvez vous me donner l’adresse et le nom de ce centre s’il vous plaît ?

- C’est à Vallauris, dit-il, rue des cerisiers. Ça s’appelle « Les filles perdues »


Épisode à suivre...