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ce coquin de propriétaire !

Chapitre 2

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
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Je suis plutôt flemmarde et aime rester dans mon lit quand je n’ai pas cours. C’était le cas aujourd’hui,  mais je ne sais pas pourquoi, je ne tiens plus en place dans ce lit quand j’y suis seule. Je me tournais, me retournais et ne tenais plus en place.

La veille, je m’étais caressée en pensant à notre propriétaire et je n’en étais pas très fière. Bien entendu, on ne peut pas dire que j’avais trompé Loïc, car ce n’était qu’un rêve, que le fruit de mon imagination et je savais que tout cela n’avait rien de réel. Mais je culpabilisais un peu quand même.

Loïc s’apprêtait à partir au boulot quand je me suis levée, j’avais enfilé mon gilet par-dessus ma nuisette et alors qu’il était sur le pas de la porte, je me suis précipitée pour lui dire au revoir.

-    Déjà levée ?

-    Oui j’avais envie de te faire un baiser.

Sans bien entendu lui donner plus de précision sur le pourquoi de cette envie et surtout sur le fait que je voulais me donner bonne conscience après m’être caressée en pensant à un autre que lui.

Il s’approcha de moi et nos  langues dansèrent une brève mais intense valse, sa main se glissa sous mon gilet et  caressa mes fesses par-dessus le tissu de la nuisette puis il s’en alla. Je le regardais partir depuis la porte d’entrée,  il se retourna une dernière fois pour m’envoyer un baiser avant de disparaitre derrière le portillon. En jetant un coup d’œil vers le pavillon de Marc, je me suis aperçue que les volets de la porte fenêtre n’étaient pas fermés. Prenant conscience de ma tenue un peu trop « légère », je suis alors vite rentrée.

-    J’espère qu’il n’est pas déjà levé et que les volets n’avaient simplement pas été fermés la veille.

Me suis-je dit en refermant la porte. Un petit sourire se dessina sur mon visage en pensant à Marc, mais très rapidement je suis revenue à la raison.

-    T’arrête tes conneries !

Mes pensées avaient commencé à dériver sur notre propriétaire sans véritable raison. Cheveux blanc, le front bien dégarni et en surpoids, il est bien loin de l’idéal féminin et de l’homme idéal qui devrait parfumer mes rêves.

Avec Loïc, je ne suis pas du style « coincée » et nous aimons tous les deux le sexe, mais je ne suis pas non plus nymphomane à ne penser qu’à ça. En fait, j’ai peu de fantasme et s’il m’arrive de me caresser quand je suis seule, cela n’est pas fréquent et il est rare que je pense à un autre homme que mon Loïc.

Pourquoi alors, depuis hier, mon esprit revient toujours sur ce vieil homme qui pourrait être mon grand-père ?

Loïc est séduisant, il a beaucoup de charme. Il est attentif et prévenant et même s’il manque peut-être un peu de charisme, il m’aime et je l’aime.

Je ne sais pas pourquoi, mais je dois me forcer pour ne plus penser à lui. J’ordonne à mon esprit de passer à autre chose.

-    Que vais-je faire de ma journée ?

Commençons par l’instant présent. J’hésite  entre prendre mon petit-déjeuner ou retourner me glisser sous la couette et lire un peu.

-    Il est encore tôt, j’ai le temps pour le lever.

Me suis-je dit en enlevant mon gilet et en me dirigeant vers ma chambre.

Voulais-je réellement lire, ou laisser ma main revivre ce qu’elle m’avait offert cette nuit en pensant à notre propriétaire.

-    Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je suis complétement folle !

Je m’oblige à vider mon cerveau et commence à avancer vers mon lit, quand soudain,  on frappa à la porte.

-    Bonjour, j’ai vu que vous étiez réveillée.

Marc se tenait debout devant moi un paquet à la main.

-    Je vous ai apporté des croissants, vous aimez cela ?

-    Heu, merci…

Dis-je sans savoir quoi répondre. Il me donna le paquet et s’avança pour entrer.

-    Nous pourrions les déguster ensemble…

Ne sachant comment refuser, je l’ai laissé entrer.

Enfin, la bonne formulation serait plutôt que je n’ai rien fait pour l’empêcher de pénétrer dans la maison, car il s’avança sans me demander quoi que ce soit.

Il m’expliqua ensuite qu’il avait entendu du bruit et nous avait aperçu de la fenêtre.

-    J’ai vu votre copain partir et que vous étiez réveillée…

-    Désolé de vous avoir réveillé.

-    Non, non,  vous ne m’avez pas réveillé, en fait, je revenais du boulanger, j’avais prévu de vous acheter des croissants pour ce matin, car je me suis dit que vous n’aviez certainement pas prévu avec le déménagement d’acheter ce qu’il faut pour votre petit-déjeuner, je savais que vous n’aviez pas cours, mais je croyais que votre copain ne travaillait pas le lundi.

-    Heu, effectivement, normalement il ne travaille pas le lundi, mais il fait des heures supplémentaires.

-    Et bien pas de chance pour lui.

Dit-il en me souriant.

-    Mais bon, cela n’est pas perdu pour tout le monde.

Il ria et je me demandais s’il parlait des croissants ou d’autre chose.

Cet homme pourrait être mon grand-père et je suis certaine que j’interprète mal ses intentions. N’avait-il pas prévu les croissants pour Loïc et moi ? Il est resté pour les manger avec moi uniquement parce que les gens de sa génération n’aiment pas gaspiller et il en avait apporté pour deux personnes, il prendrait simplement la part de Loïc.

« La part de Loïc… » Cette dernière pensée le troubla sans que je puisse en expliquer la raison.

Perturbée par mes rêveries, je n’ai pas remarqué qu’il s’était dirigé vers le radiateur.

-    Il fait un peu frais ici.

A-t-il ensuite affirmé en remontant le chauffage. Sa phrase me fit sursauter et revenir à la surface. Il me regarda en souriant et me fit un petit clin d’œil…

-    Désolé je suis frileux.

Il était debout pas très loin de moi et ses yeux se dirigeaient vers mes jambes sans chercher à se cacher. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que je n’étais habillée que de ma seule nuisette.

Quand on a frappé à la porte, j’ai cru que Loïc avait oublié quelque chose et j’ai donc été ouvrir sans me couvrir. Puis, surprise de voir mon propriétaire si tôt, j’ai oublié la tenue que je portais à ce moment-là.

Son regard me montra que lui, il ne l’avait pas oublié et il n’en manquait pas une miette.

Le vêtement ne couvre pas grand-chose, il est en tulle noir et plutôt transparent. C’est un vêtement que m’avait offert Loïc pour le saint Valentin, il avait complété la tenue d’un string de la même couleur.

Il m’avait avoué en faisant ce cadeau qu’il aimait commencer les préliminaires en me caressant par-dessus l’étoffe du string et qu’il trouvait ensuite super excitant d’enlever la petite culotte d’une femme en dirigeant sa bouche vers ses lèvres intimes.

Hier soir, en rentrant, j’étais toute excitée.

Par Marc ? Peut-être, peut-être pas.

Pourquoi aurais-je été excitée par lui ? Et pourquoi je me posais cette question ?

Je n’en sais rien et je pense que c’était plutôt par la situation.

J’avais envie de faire l’amour, j’ai donc mis la nuisette et après avoir hésité un peu, j’ai mis aussi le string.

D’habitude je dors les fesses nues.

Ma tenue est impudique, mais heureusement que j’ai quand même cette petite étoffe pour ne pas « tout montrer »… le pauvre Marc, il doit être gêné… et pour qui doit-il me prendre ?

J’étais paniquée et écarlate.

-    J’espère que cela n’est pas trop chaud pour vous ?

Dit-il en s’approchant.

Je suis tétanisée, je ne sais pas trop ce que je peux faire… m’excuser pour cette tenue, fuir dans la salle de bain pour me changer…

Il me regarde de la tête au pied, il sourit, mais je sens bien qu’il  ne ma jauge pas, mais me juge. Il doit être en train de se dire que je suis une femme bien légère pour recevoir un homme dans cet accoutrement.  

Il est à quelques centimètres de moi, il prend ma main comme il l’avait fait la veille pour m’encourager à me lever, mon cœur bat la chamade.

Non, je ne peux pas me lever, m’exhiber ainsi, c’est encore pire qu’être nue… non pas pire, enfin je n’en sais rien, mais je ne peux pas me lever, il me faut fuir.

Mais comment fuir sans me mettre debout ?

Mon esprit dérive, mes pensées paniquent et partent dans tous les sens.

Que veut-il ? Me faire des reproches, me dire d’aller m’habiller ?

Non je ne peux pas me lever…

Pourtant, sa main m’attire vers lui, mon esprit résiste, mais mon corps suit l’invitation et me voilà maintenant debout, face à lui. Il ne dit rien, me regarde, sa main caresse tendrement ma joue, il me sourit.

Non, ne réponds rien, ne lui offres pas ton sourire, ne l’encourages pas.

Une grimace se dessine sur mon visage, non ce n’est pas un sourire, non…  pourtant cela lui ressemble tellement.

Il prend mes deux mains dans les siennes les écarte de mon corps et me regarde.

-    Tu es bien rouge, tu dois avoir chaud.

Il me tutoie maintenant. je n’ose protester et reste silencieuse.

Il lâche ma main, prend le bas de ma nuisette et commence à la remonter.

-    Il te faut moins te couvrir…

Non, je ne vais pas me mettre nue devant lui, mais qu’est-ce qu’il fait… non je ne veux pas…

Je lève les bras, il fait glisser le tulle vers le haut puis jette la nuisette à quelques mètres de lui.

Il me regarde en souriant, pas un sourire lubrique qui me mettrait mal à l’aise, non, son attitude est plutôt à la fois tendre et autoritaire. Il doit être de ceux qui n’ont pas besoin d’élever la voix pour se faire obéir.

Et me voilà maintenant nue face à lui, enfin presque, il reste mon string.

Sa main se tend vers moi, ses doigts prennent mon téton droit et le taquine. Ils le titillent jusqu’à ce qu’il s’érige fièrement, puis il approche sa bouche et le tète doucement.

Je suis debout immobile. Que suis-je en train de faire ? Que fait-il ? Que faisons-nous ?

Non, je ne veux pas… c’est pourtant si agréable. Ses mains sont douces, ses gestes délicats et sa bouche déguste en gourmet ; qu’il est bon d’en être le plat !

Je ne cherche pas à fuir ses caresses, mes yeux se ferment non pas pour ne pas voir ce qu’il fait, mais pour ressentir plus intensément ce contact non désiré et si attendu…  

Il me tête le sein droit et taquine le téton gauche entre ses doigts. Sa main libre se pose sur mes fesses et les plaques contre lui. Je m’abandonne sous ses caresses, sa tête s’écarte de mon sein, il se redresse, sa bouche et si près de la mienne…

Ses lèvres touchent les miennes, sa langue les caresse. Réflexe ou envie, elles s’entrouvrent pour lui offrir le passage. Nos langues s’enlacent et liesse de nos sensations, le baiser est aussi gourmand que gourmet.

Il a faim de moi, je le sens. Je suis tout autant affamée que lui et nos langues se lient dans une ronde infernale.

Son baiser est merveilleux,  je ferme les yeux…

Que suis-je en train de faire ?