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Geena: Carnivora (tentacle)

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
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Geena s’extirpa péniblement d’un sommeil comateux. La première chose qui la marqua fut la froideur de sa couche. Une froideur propre aux sections médicales du vaisseau. Elle sentait le métal glacial contre sa peau. Sa peau ? Elle se rendit alors compte qu’elle était nue. Sa position la choqua aussi. On aurait dit qu’elle attendait l’examen d’un gynécologue. Elle avait les jambes relevées sur des repose-pieds dévoilant ainsi toute sa croupe. La morsure du froid dans son dos la faisait cruellement souffrir. Comment s’était-elle retrouvée là ? Elle essaya de se lever mais dû y renoncer face au vertige énorme qui la saisit. C’est alors que ses oreilles se mirent à siffler. D’habitude on ne les entendait pas, tout était assourdi par le vrombissement des conduites de plasma du vieux tas de ferrailles qu’était leur vaisseau. Pourquoi le plasma ne coulait-il plus tel le sang dans les veines de leur appareil ? Elle réussit finalement à se redresser au prix des pires efforts.

C’est alors que l’horreur la saisit. Autour d’elle gisait inertes les corps des préposés médicaux atrocement mutilés. Les femmes surtout, avaient l’abdomen déchiré de l’intérieur, ce qui était contraire à toute logique. Les hommes n’avaient plus de pénis et leurs yeux ressemblaient à du charbon de bois. Toutes les parois encombrées de conduites, d’appareils médicaux et autres objets purement fonctionnels étaient maculées de sang. La plupart du verre présent dans la pièce était brisé. Au détour d’une table d’opération, elle capta son reflet dans une armoire en aluminium réglementaire. Elle n’avait pas été touchée, en rien. Elle avait toujours les mêmes cheveux noirs, le même regard vif. Ses seins lourds n’avaient pas changés non plus. Elle aimait les laisser libres sous ses singlets réglementaires. Depuis des années, suite à une exposition à une espèce de rayonnement radioactif, ses seins étaient passés d’un 95B à un 95E ! Au départ, cela l’avait extrêmement déroutée de se retrouver avec deux telles pastèques dans le chemin. Cependant, elle avait fini par s’en accoutumer et avait même appris à en jouer. Combien de fois n’avait-elle pas descendu plus que de raison son décolleté pour obtenir ce qu’elle voulait ? Son cul aussi était resté le même. Ce superbe cul qui aimait être malmené. Depuis toujours, ou depuis que son métier le lui demandait en tout cas, Geena avait aimé être malmenée par ses partenaires nombreux. Elle aimait prendre et donner. Au fil du temps, elle s’était découverte profondément sado-masochiste et en jouait librement. Au fil de ses aventures, elle avait eu l’occasion de s’essayer avec un bon nombre d’espèces connues mais aussi de nouvelles aux mœurs parfois extrêmement violentes. Après cette contemplation rassurante, elle ne put s’empêcher de se demander pourquoi elle avait été épargnée alors que tous les autres étaient morts. C’est alors qu’une douleur atroce lui vrilla le ventre. Elle tomba au sol en renversant au passage un chariot d’instruments chirurgicaux. La douleur provenait de son bas ventre et lui réduisait les intestins et la colonne vertébrale en bouillie. Elle se voyait toujours dans l’armoire et essaya de se décrisper afin de voir si son mal était visible. Elle y réussit dans un effort surhumain. Ce qu’elle vit alors la glaça d’effroi. Au niveau de son pubis ressortait nettement, logée à l’intérieur de ses viscères, une série de pointes ressemblant à des écailles. Elle déplaça péniblement sa main pour toucher la chose qui, au contact de sa main, se tordit. Aussitôt, Geena fut à nouveau prise par cette impression que son corps se déchirait. Elle lutta contre la douleur et finit par perdre connaissance.