Le site de l'histoire érotique

Indécences

Chapitre 5

3
2

Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
Histoire lue 282 fois

3

3

Précieux interdit



Me retournant sans cesse dans mes draps défaits, je connus une nouvelle fois un sommeil passablement agité. Le sourd grondement d’un orage se faisait entendre au loin. Nue sur mon lit, langoureuse dans la touffeur de la nuit, je restais troublée par ma dernière rencontre avec Philippe.


Nullement préoccupée par les tentations de la chair avant sa rencontre, il m’avait dévoilé de fabuleuses émotions. En m’éveillant à la sexualité, il me permettait d’apprécier les ravissements de l’érotisme, mais je savais que nous ne les avions pas encore partagés tous.


L’obsédante image de son sexe me procurait une tension inhabituelle. Cette petite perle opalescente furtivement perçue sur le carmin de sa virilité apaisée était la marque manifeste de sa jouissance. Orgueilleusement, il me plaisait d’en être l’excitatrice, mais ne pas en avoir vu l’aboutissement me laissait insatisfaite.


Au souvenir de m’être confusément retrouvée sur lui, une phrase me revenait en antienne : « Je ne vais pas te pénétrer ! ». En me remémorant ces quelques mots, la réminiscence de sa vigueur à la porte de mon intimité prenait une toute autre succulence. Je saisissais à présent la portée de cette promesse lâchée avec tant d’assurance en pleine exaltation. Entrevoyant qu’elle allait à l’encontre de mon espérance, je cherchais à m’en procurer la perception sous l’action d’un index brûlant.


À la pointe du jour, sans avoir réellement dormi, je m’empressais de me porter à la fenêtre de ma chambre. Repoussant les épais rideaux, je restais un moment à rêvasser, le nez collé à la vitre. Le pâle éclat d’un soleil naissant colorait l’horizon d’un dégradé de rose sur lequel se découpait le profil de la côte. La journée s’annonçait pleine de promesses…


À cette seule pensée, je m’empressais de me débarrasser de ma moiteur sous une douche stimulante et c’est avec une ferveur accrue que j’admirais mes formes nubiles devant ma psyché. Avec la plus parfaite indécence, je m’admirais avec morgue. Je me sentais devenir femme en prenant des poses lascives, recherchant avec audace les plus suggestives. Je m’imaginais à la place de Philippe, me demandant celles qui pourraient le plus attiser sa concupiscence.


C’est donc avec un attrait accru que je me retrouvais dans les dédales du sentier qui mène subrepticement à la « citadelle des délices », puisque tel était le nom que je m’étais plu à imaginer. Tout en laissant mon indissociable canidé me guider en tirant vigoureusement sur sa bride, je me remémorais ces attitudes qui, je l’espérais ardemment, plairaient à mon éveilleur. Je désirais qu’il me convoite comme un objet à son entière disposition, me laissant à mon tour satisfaire mes tentations avec la même facilité.


Lorsque j’arrivais à l’angle de sa terrasse, je surpris Philippe en pleine sieste, allongé de tout son long sur l’une des banquettes, une jambe pendant mollement dans le vide. Il était uniquement revêtu d’un slip de bain qui modelait l’attrayante petite éminence de son bas-ventre.


Les jappements que manifesta Granite à sa vue le firent sortir de son assoupissement. Clignant des yeux sous la lumière aveuglante, il se releva d’un bond, n’éprouvant nullement le besoin de réajuster son minuscule vêtement qui avait quelque peu glissé lors de la manœuvre, découvrant la naissance de ses poils pubiens qui luisaient sous le vif éclairage. Je ne pus m’empêcher de me mordre les lèvres en devinant par transparence l’objet de mes luxurieuses rêveries.


Devinant certainement la pensée qui se manifestait par cette disgracieuse expression de ma bouche, il ne marqua aucune forme d’étonnement, se contentant de m’accueillir comme à l’accoutumé par un vibrant hommage :


— Bonjour Justine ! Je faisais ma sieste en t’attendant. Je pensais justement à toi et je ne te cache pas que j’espérais beaucoup ta venue.


Il se rapprocha avec une démarche inaccoutumée, la chaleur accumulée par le dallage de la terrasse lui fit aussitôt battre en retraite sous l’ombrage de l’avancée du toit.


— Si tu veux bien, on va aller se mettre à l’ombre, suggéra-t-il en me faisant signe de le suivre à l’intérieur de l’habitation.


Me laissant à peine en franchir le seuil, il m’enlaça chaleureusement, me faisant partager son bonheur de se retrouver en ma compagnie. Puis, se baissant vers mon chien qui manifestait sa présence par de petits glapissements, il le prit dans ses bras pour le câliner avec affection. Granite se trémoussait d’aise sous ses caresses, cherchant à lui lécher le visage. Je contemplai avec satisfaction cet échange d’affection, amusée par leur tendre complicité.


Retournant son attention sur moi, il me désigna l’un des nombreux sièges qui meublaient son immense séjour.


— Installe-toi, Justine ! Veux-tu te désaltérer ? Il fait encore une de ces chaleurs aujourd’hui. Je ne serais pas étonné que l’on ait un autre orage en soirée.


Répondant par l’affirmative, je remarquai les fines gouttelettes de transpiration qui faisaient luire ses épaules ambrées lorsqu’il reposa Granite sur mes genoux. Je le contemplais s’éloigner, les yeux rivés sur son postérieur. Pendant sa courte absence, voulant échapper aux rêveries salaces qui me lancinaient, j’explorais du regard la pièce que je n’avais pas encore pu examiner avec soin.


Le choix d’un mobilier de qualité, aux lignes épurées, affichait nettement une recherche de simplicité et d’efficacité. Rien ne semblait surcharger inutilement un univers au style résolument contemporain, où je ne trouvais aucune faute de goût, excepté une prédominance exclusivement masculine que j’avais déjà remarquée dans la chambre.


Le piano, que je n’avais absolument pas vu lors de mon premier passage, était pourtant bien visible dans un recoin plus sombre de la pièce. L’endroit avait certainement été choisi pour préserver l’instrument des rayonnements solaires néfastes à la tenue de l’accord. Une voûte largement ouverte sur l’un des murs laissait deviner une cuisine dans le même esprit que l’ensemble, le coin repas placé juste devant en attestait la judicieuse présence.


Philippe en revint très vite, portant l’habituel plateau d’orangeade, et s’excusa une nouvelle fois devant le peu de choix qu’il avait à m’offrir. Je manquais de lui signaler qu’il y avait des commerces à proximité, mais me retins au dernier moment de peur de le vexer et, surtout, de gâcher notre relation. S’asseyant à mon côté, il me servit d’emblée un bon verre de son tonifiant breuvage. Revigorés par la fraîcheur de la boisson, nous échangeâmes un regard lourd de sous-entendus, nous faisant partager un sourire complice.


— J’aimerais bien prendre une douche, me déclara-t-il sans détour. Je me sens tout crasseux avec cette sueur qui me colle à la peau.


Étant chez lui, il pouvait disposer à sa guise, et je n’y voyais rien à redire. Devant mon manque de réaction, il insista :


— Tu veux la prendre avec moi ? On pourra se savonner le dos… à deux !


L’idée de se pouponner mutuellement n’étant pas pour m’offusquer, j’acquiesçais avec une rapidité qui trahit mon enthousiasme. Se relevant prestement, prenant délicatement Granite toujours sagement assis sur mes genoux, il me tendit la main pour m’aider à m’extraire du confortable siège.


— On va d’abord installer ton chien, j’ai retrouvé un panier qui devrait lui convenir, proposa-t-il en me guidant vers une porte qui donnait sur un petit débarras.


Il y prit une grande corbeille en osier aux rebords peu élevés contenant un plaid soigneusement plié.


— Tu crois qu’il se plaira là-dedans ? me demanda-t-il en la plaçant au sol et en y déposant délicatement mon chien.


Il me sembla inutile de répondre, Granite apporta immédiatement la réponse en s’y étalant de tout son long. Philippe, rassuré et satisfait, retourna à l’office où je l’entendis s’affairer avant d’en ressortit avec un petit saladier à moitié rempli d’eau qu’il déposa au près du panier, et se dirigea vers la porte-fenêtre pour s’assurer de sa bonne fermeture.


— Chouchouté comme ça, il va vouloir revenir tout le temps !


— Ce n’est pas un problème, surtout s’il est accompagné de sa divine maîtresse, répliqua Philippe en revenant m’étreindre.


Il ne lui fallut aucun effort pour retrouver mes lèvres et m’embrasser avec sa fougue habituelle avant de me guider vers sa chambre. Un agréable fourmillement prit naissance entre mes cuisses et se propagea dans mon bas-ventre. Arrivée dans la pièce, je le vis ouvrir une porte astucieusement dissimulée sur le mur recevant la tête de lit.


— Déshabille-toi là, si tu veux, me dit-il en me faisant pénétrer dans une salle de bain aux généreuses dimensions.


Tout en se débarrassant de son seul habit, il m’aida à me dévêtir, disposant soigneusement mes vêtements sur un valet de chambre. Il me fit ensuite prendre place sous une douche à l’italienne que seule une cloison de verre séparait du reste de la pièce. Par l’action sur un simple levier, un rideau de pluie nous engloba aussitôt d’une douce tiédeur.


Nos corps nus étroitement enlacés sous le plaisant arrosage, Philippe se mit à me frictionner à l’aide d’un gel moussant. Il profita du prétexte du savonnage pour malaxer ma poitrine, s’attardant sur les petites pointes dressées, avant de me masser énergiquement le ventre. Je n’esquissai aucun geste de recul lorsqu’une main s’aventura plus bas, ouvrant mon entrecuisse pour lui en faciliter l’accès.


Se plaçant derrière moi, abusant du même artifice, il explora méticuleusement ma croupe, vérifiant sa fermeté avec les gestes aguerris d’un maquignon. Je le laissai me manier avec abnégation, appréciant d’être tripotée sous le doux contact de sa verge que je sentis frémir contre mes fesses.


M’obligeant à me pencher vers l’avant, accompagnant son geste d’un grognement sourd, il fit glisser un doigt dans la division de mon postérieur, taquinant le petit orifice qu’il sembla vouloir forcer, puis l’enfonça d’un coup dans l’entaille plus profonde qui en formait le prolongement. Son avancée m’occasionna une petite douleur, vite remplacée par l’agréable sensation de ses lents mouvements sur la paroi de mon vagin.


Me pâmant sous son habile toucher, excitée par la pression plus forte de sa raideur sur ma hanche, je m’évertuais à maintenir ma position devenue acrobatique. Mettant fin à son preste pelotage, il me permit de reprendre une respiration moins difficile sous l’incessante aspersion. Je me retournai alors face à lui, éberluée par la transformation de son phallus qui vint s’appuyer sur mon ventre. S’apercevant de mon regard insistant, les mains sur les hanches, il se cambra vers l’arrière, faisant étalage de tout son appareil masculin. Puis, après avoir coupé le débit d’eau, il me demanda :


— Tu n’oses toujours pas toucher ?


Comme je restais sans voix, béate d’admiration, il ironisa :


— N’aie pas peur, elle ne va pas te mordre !


Il s’amusa à faire osciller son fier obélisque en se trémoussant. S’égayant avec moi de ce spectacle bien singulier, nous ne pûmes contenir une explosion de rires. Puis, toujours gesticulant, il fit prendre un mouvement de bas en haut à son pénis devenu plus flexible, et s’évertua à en tapoter la proéminence de mon mont de vénus.


Son petit délire apaisé, soudain très sérieux, il me prit une main et la porta sur sa verge ramollissante. Au contact de cette chair chaude au creux de ma paume, j’eus un début d’étourdissement. Enfin je touchais ce mystérieux organe, obsédant objet de mon sardanapalesque objectif.


Gardant ma prise, je m’abandonnais entre les bras de Philippe qui me porta jusqu’à sa couche où il me déposa avec toute la prévenance due à une reine. Consentant à laisser filer la douce chair entre mes doigts, je libérais mon galant complice qui, après s’être gentiment assuré que mon chien dormait paisiblement dans son panier, revint avec une serviette de plage qu’il déploya sous mon corps mouillé.


— Montre-moi ton chaton, j’ai envie de te taquiner le berlingot ! déclara-t-il en m’écartant précautionneusement les cuisses.


Ayant parfaitement assimilé son attrait à l’exploration buccale de mon secret, je lui facilitai la tâche en me positionnant de la manière la plus adaptée à sa pratique. Les fesses au bord du lit, les genoux ramenés sur la poitrine, je lui exposais ma vulve ouverte dans laquelle il ne tarda pas à plonger la pointe de sa langue. Étirant mes lèvres pour mieux faire éclore ma fleur, il me butina longuement, se délectant du miel récolté.


Défaillante sous ses célestes lapements, je le laissais satisfaire sa pulsion pour mon plus grand plaisir. Suçant, léchant, aspirant, sa bouche avide parcourait chaque repli de mon ouverture béante, s’égarant parfois dans le sillon de mes fesses pour taquiner mon autre orifice. À l’écoute de la montée du plaisir, cherchant à en retarder l’aboutissement, je fus cependant très vite submergée par une déferlante de jouissance qui me fit lâcher un cri qui étonna mon partenaire.


Épuisée par cet excès de volupté, je restais sans énergie, le bas du corps pendant hors du lit. Après m’avoir aidé à me positionner plus confortablement, Philippe vint s’allonger contre moi. M’enlaçant avec tendresse, une jambe passée sur mon abdomen, il se mit à me lécher le cou, le lobe de l’oreille, ce qui ne contribuait nullement à calmer mes sens enflammés.


Les yeux fermés, m’abandonnant à ses caresses, ma main retrouva instinctivement l’objet convoité posé sur mon ventre. J’émis quelques gémissements en caressant la peau soyeuse de son organe. Entourant le membre lourd de mes doigts tremblotants, j’en testais la souplesse, devinant la forme de l’extrémité glissante qui se découvrait sous l’action encore maladroite de mon pouce.


Philippe émit un grognement plaintif lorsque ma main glissa pour soupeser le sac velouteux qui pendait à son entrejambe. J’en explorais du toucher la malléable texture, découvrant par une prudente palpation la présence des deux noyaux qu’il contenait ; son sexe, réagissant à mon investigation mesurée, reprit un peu de raideur.


J’ouvris les yeux lorsqu’il voulut s’accroupir à mon côté, me permettant de revoir furtivement ses attributs mâles avant qu’il ne me demande de m’agenouiller à mon tour.


Je m’empressai docilement, toute heureuse de lui exposer mon postérieur qu’il flatta avec un plaisir non dissimulé puis, écartant les renflements de ma motte avec le pouce et l’index, il se remit à me lécher. Le front sur les draps, mordant mes lèvres pour éviter de crier sous ses coups de langue, je me trémoussais d’enivrement. Parvenant à observer sous mon ventre, je devinais sa colonne de chair s’ériger, découvrant son extrémité bien lisse et violacée d’où pendait comme un long fil argenté.


Essoufflé, il s’arrêta soudain pour s’enquérir :


— J’imagine que tu ne dois pas prendre de contraceptif ?


Sa question fut loin de m’affecter, car, certes de manière irréfléchie, je désirais intensément connaître la sensation que procure l’accouplement. Cependant, bien que peu au fait des choses de la sexualité, je connaissais parfaitement le risque d’une grossesse non désirée. Toutefois, jusqu’à présent frustrée de ne pas avoir profité de sa propre jouissance, refrénant toute réserve, je me risquais à lui confier :


— Non, pourtant j’aimerais bien !


— Tu aimerais bien ?… Bien quoi ?


— Faire l’amour avec toi !


Sans attendre le moindre signe d’approbation, me prenant par les hanches, il attira ma croupe contre son ventre dont la chaleur m’étonna. Posant sa tige bien raide dans le sillon de mes fesses, il s’amusa à lui faire exercer de lentes oscillations. Lové contre moi, frottant continuellement sa verge durcie, ses mains empoignant avec vitalité mes seins, il acheva de me transporter.


— Rha ! Tu m’en donnes une folle envie Justine.


Malaxant énergiquement ma poitrine que la position mettait un peu en valeur, il accéléra la cadence de ses mouvements. Puis, me forçant à m’allonger, il se coucha sur moi, me mordilla le lobe de l’oreille, me permettant d’entendre le rythme accéléré de sa forte respiration.


— Tu m’excites vraiment, je ne peux plus me contenir ! parvint-il à prononcer dans un souffle.


Craignant qu’il me quitte une nouvelle fois pour assouvir son irrépressible envie, dans l’euphorie de mon emballement, je m’entendis lui supplier :


— Fais sur moi !


Ses mouvements s’arrêtèrent nets. Après un court silence, il me demanda :


— Tu voudrais que… que j’éjacule sur toi ?


— Hum, hum…


Ce fut ma seule réponse, suffisamment éloquente visiblement. Alors qu’il se relevait, je goûtais à la tiédeur d’un flot visqueux sur mon derrière qui n’attendait pas mieux ; quelques gouttes ruisselèrent sur l’intérieur de mes cuisses.


M’extasiant encore de cette agréable sensation, je le sentis me marteler l’arrière-train avec son pénis, s’amusant même à m’en taquiner l’anus englué par sa copieuse émission. Se distrayant de ce petit jeu, et me voyant lui faciliter l’accès, il se risqua à forcer un peu le passage. L’étroitesse du lieu, associée à un organe devenu trop flexible, ne lui permit pas d’arriver à ses fins.


Se couchant près de moi, il me tambourina gentiment le popotin et prit un plaisir évident à étaler sa semence sur mon postérieur comme s’il s’agissait d’une crème de soin.


Ne semblant nullement s’être rassasié, il me signifia :


— Viens, j’ai envie de te lécher. Donne-moi encore ton joli petit abricot à déguster !


Ayant pris goût à cette caresse, je m’empressais d’enjamber son corps moite de sueur et me positionnais accroupie au-dessus de son visage. Je prenais de plus en plus de plaisir a être ainsi exposée, jambes bien écartées. Émoustillée par son appétence, je lui présentais ma vulve trempée pour le laisser me dévorer l’entrejambe et me lutiner à sa guise. Je me courbai en arrière afin de lui offrir plus d’aise, ce qui augmenta aussi mes sensations, et les plongées de sa langue agile dans ma fente dégoulinante m’amenèrent très vite au bord de la jouissance. Hoquetant sous ses coups de rapière, il me semblait être fouillée au plus profond de mon ventre.


Soudainement prise de violents tremblements, sous l’effet d’une vague partie des tréfonds de mes entrailles et qui se propagea tout le long de mon échine, je m’écroulais sur lui, sans force, victime bienheureuse d’un violent orgasme.


Se libérant du poids de mon corps alangui, non sans un dernier coup de langue bien ajusté dans mon sillon ruisselant, il se posa contre moi, enroulant ma poitrine haletante d’un bras hospitalier. Épuisés tous deux par nos charnelles libations, nous éprouvâmes ensemble le besoin d’une pose récupératrice.


Assoupie depuis un moment, il me sembla entendre des gémissements. Sortant de ma torpeur, relevant la tête, je vis Granite assis au seuil de la porte de la chambre où il n’osait entrer. Il ne cessait de geindre et je me libérais de l’emprise de mon galant pour le regagner.


Philippe, émergeant plus difficilement de son sommeil, s’enquit du problème.


— Que se passe-t-il ?


— C’est mon chien, il paraît tout excité.


— Effectivement, il a l’air affolé.


À peine avais-je pris mon animal dans les bras pour le cajoler qu’un grondement sourd fit légèrement trembler le sol.


— Ben voilà, c’est un nouvel orage qui arrive, je m’en doutais avec cette lourdeur ! affirma Philippe en épongeant son front transpirant d’un revers de la main.


Je m’empressais d’aller à la fenêtre pour observer le ciel qui s’obscurcissait.


— Il pleut ? s’inquiéta Philippe.


— Pour l’instant non, mais je ferais mieux de rentrer maintenant, sinon je vais me faire doucher !


— À propos de douche, tu veux en prendre une avant de partir ?


— Non, merci, ce n’est pas la peine, je me ferai couler un bain en rentrant.


Parvenu près de moi, il me caressa lestement une fesse et, joignant la parole au geste, il blagua :


— Comme tu veux, mais ton joli petit postérieur risque d’être un peu… collant !


Amusée, j’eus un petit haussement d’épaules, lui signifiant que j’étais peu soucieuse de ce genre de tracas. Philippe me prit Granite et tenta de le calmer de ses apaisantes caresses pendant que je m’empressais de remettre mes vêtements. Ce faisant, je ne pouvais détacher mon regard de son pénis rabougri qui semblait s’être recroquevillé, comme honteux et contrit, à l’intérieur de son ventre.


Un autre coup de tonnerre nous fit sursauter, Granite paniquait alors que je tentais de lui fixer sa laisse. Philippe m’accompagna, entièrement nu, jusqu’au seuil de sa demeure. De grosses gouttes commençaient à tomber du dôme sombre qui nous recouvrait d’un voile menaçant. Il ne me fallait plus m’attarder.


— Tu reviendras encore me rendre visite ? s’inquiéta Philippe.


— J’espère bien ! Mais nos vacances se terminent, il ne me reste plus qu’une petite semaine.


Après un preste et chaste baiser, je repris le chemin du retour au pas de course.


Je ne me fis pas couler un bain ce soir-là, je voulais m’endormir imprégnée de la douceur de ces gouttes tièdes qui étaient tombées sur mon petit cul…