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La mère de Jean

Chapitre 1

Un rêve ou une erreur

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Depuis quelques jours le jeune homme était sombre. Son sourire avait disparu de son visage. Adèle ne comprenait pas pourquoi. Elle avait tenté de le faire parler, mais son fils avait hérité de son père Gilbert, de ce caractère plutôt renfermé qui avait mené le couple à la faillite. Tout au long de leur union, elle avait essayé de le faire s’ouvrir, sans jamais y parvenir. Alors un jour de guerre lasse, elle avait baissé le bras. Puis en découvrant une maitresse à son mari, Adèle avait fait ses valises, embarqué son petit Jean et les deux s’étaient installés dans un appartement de la cité HLM proche.


Le petit avait grandi. Sa mère et son père séparés, puis divorcés n’avaient pas gardé de contact. Et la belle-mère de Jean ne voulant pas recevoir ce mouflet encombrant, le garçon ne voyait son père que très rarement. Comme toujours dans ce genre d’histoire entre les grandes personnes, les gosses faisaient bien souvent les frais de l’opération. Mais s’il s’était mis remis de la séparation, sa mère ne pouvait que constater les ressemblances entre le fils et le père.


Et celles-ci n’étaient pas que physiques, elles se retrouvaient aussi dans les allures, dans le comportement de Jean. Plus il avançait en âge et plus ses traits lui donnaient à penser que son fils ressemblait à son mari en plus jeune. Elle n’avait jamais refait sa vie, et si comme toutes les femmes normalement constituées elle avait eu quelques amants, jamais le garçon n’en avait rien su. Adèle tout en travaillant le jour, s’occupait de lui et il poursuivait de bonnes études.


Son père avait dès le divorce signé, vendu la maison. Et il crachait au bassinet chaque mois, une somme plutôt rondelette qu’Adèle d’abord déposait sur un compte ouvert au nom de son petit. Compte dont depuis sa majorité, il était libre de disposer comme bon lui semblait. Avec le petit pactole reçu lors de la vente de la demeure du couple, sa mère avait acheté un petit pavillon et le cocon familial s’était reconstruit dans un quartier calme de la ville.


Adèle à quarante-deux ans avait donc un fils de vingt ans. Garçon aimant il rentrait chaque fin de semaine chez elle, et les autres jours ouvrés, il les passait dans un appartement pris en colocation avec deux autres jeunes de son âge. Adèle n’avait jamais mis les pieds qu’une seule fois chez son fils, pour son installation. Elle avait croisé à cette unique occasion deux garçons polis, réservés qui s’étaient montrés très discrets.


Depuis que son petit faisait bande à part, ses études de droit l’obligeant, elle avait tenté de retrouver un compagnon pour quelques sorties plus ou moins régulières. Mais elle s’était vite aperçue que les hommes sur ce plan plutôt intime avaient des goûts qu’elle ne partageait pas vraiment. Puis coucher à la première rencontre n’était pas son truc, alors aucun d’entre eux n’avait insisté et elle avait fini par abandonner. Elle n’était pas non plus dans les canons de la beauté actuelle, qui n’offraient aux yeux que des femmes squelettiques ou obèses.


Non ! Adèle était belle, de cette beauté aux formes pleines sans être grosses, mais qui attiraient encore les regards concupiscents des messieurs d’un certain âge pour ne pas dire d’un âge certain. Mais elle se fichait de ces yeux qui venaient s’ancrer souvent sur une chute de reins aux fesses rebondies sans même s’attarder à un visage pourtant bien joli. Sa chevelure d’un brun tirant sur le roux n’intéressait guère les dragueurs impénitents qui collaient leurs regards libidineux sur son cul attrayant, mais qu’elle ne voulait pas facilement prêter.


Alors, pour la frimousse sombre de son gamin, pour anormale qu’elle lui parut, elle n’avait aucune explication. Ce n’était pas faute d’avoir tenté le dialogue. Jean se taisait et elle ne voulait en rien le fâcher. Donc pas d’autre solution que d’attendre que ce soit lui qui se confesse, mais ça risquait de ne jamais se faire. Et s’il était comme son père… c’était plus que certain qu’elle n’obtiendrait jamais de réponses à ses questionnements. Et pourtant, cette image la minait pour de bon. Savoir que son fils avait peut-être des soucis… quelle mère ne se serait pas fait des cheveux ?

— oooOOooo —


L’abondance de neige de ce mois de janvier ne permettait pas les longs déplacements et Jean ne rentrerait pas par le train. Mais sa mère lui avait téléphoné qu’elle se rendrait par l’express régional à Nancy et qu’ils pourraient se voir s’il le désirait. Il s’inquiéta de savoir auprès de ses deux colocataires si elle pouvait venir lui rendre visite à l’appartement. Léo et Guy n’ayant rien contre, le garçon la rappela et lui demanda si par commodité elle voulait venir du vendredi soir au lundi matin. Ainsi, ils pourraient passer un peu plus de temps ensemble. Bien entendu, Adèle accepta de suite. Et vers dix-huit heures donc elle débarqua d’un train en provenance d’Épinal.


Les rues étaient blanchies par une épaisse couche de neige et le fils et sa mère prirent un bus qui les emmena de la gare à la cité où il vivait. Les deux amis avec qui il partageait le quatre pièces cuisine étaient sortis et ils purent ainsi discuter sans trop se formaliser. Adèle prépara le repas du soir et ils dinèrent tous les deux, d’une quiche lorraine et d’une terrine qu’elle avait amenée de leurs Vosges.

Puis après le film, Jean se couchait dans sa chambre alors qu’Adèle prenait le canapé.


— Maman, prends donc ma chambre, tu y seras mieux !

— Mais non ! Je ne suis pas là pour te déranger. Garde tes habitudes ! Tes copains ne rentrent pas cette nuit ?

— Je n’en sais rien, ils ne m’ont rien dit ! Tu sais on est libre ici…

— Oui, oui ! Ce n’est pas ce que je voulais…

— Tu es certaine de ne pas vouloir le grand lit de la chambre ?

— Mais oui… ne t’inquiète pas pour moi. C’est déjà bien gentil de me recevoir. J’ai amené un cadeau pour remercier tes amis…

— Tu es folle, ils n’ont, enfin, nous n’avons besoin de rien, tu sais… nous nous débrouillons très bien toute l’année.

— Mais oui. Mais tu me connais…

— Trop bien ma petite maman… alors bonne nuit ! Je suis crevé et une bonne nuit de sommeil me fera du bien.

— Bonne nuit mon chéri. Moi aussi je suis lasse, le train… et puis demain je vais courir les magasins. Un petit tour à la salle de bains et puis dodo.


Jean avait fait un bisou à sa mère et celle-ci avait vu son fils fermer sa porte de chambre. Alors elle avait tiré le canapé, fait le lit et puis elle était allée se rafraichir à la salle de bain. Enfin, vêtue d’une nuisette, sans rien sous celle-ci, elle s’était alitée. Le sommeil l’avait presque de suite enveloppée de ses longs bras sombres. Finalement le matelas pourtant léger du canapé n’était pas si mauvais pour son dos. Elle dormait profondément lorsqu’un bruit la tira de son sommeil.


Pas de lumière dans l’appartement des jeunes gens, mais elle supposa que Jean s’était relevé pour aller aux toilettes. Du reste le bruit caractéristique d’une chute d’eau si masculine lui prouvait la justesse de son raisonnement. Alors elle se tourna de l’autre côté et tenta de se rendormir. Le bruit de la chasse d’eau lui indiqua que son garçon avait fini sa miction. Elle se trouva seulement surprise que celui-ci s’assoie sur le bord de son lit en pleine nuit. Elle restait recroquevillée, en chien de fusil, et sentit que Jean s’allongeait.


C’était bien la première fois que son fils s’installait comme cela sur la couche de sa mère, mais il n’était que sur les draps, pas dedans, alors, pourquoi s’inquiéter. Dans le noir complet, elle se remit sur le dos et tenta une énième fois de lui parler.


— Ça va Jean ? Tu as quelque chose à me dire ?

—… ?


Sur la place vacante, le garçon ne disait rien. Seule sa respiration saccadée montrait qu’il ne dormait pas. Alors elle insista encore un peu.


— Tu as des ennuis Jean ? C’est avec tes amis que… ou alors une fille ? Tu sais bien que tu peux me parler.

— Hummm !


Son gamin avait bougonné, mais elle n’avait rien compris. Il était étendu de tout son long maintenant et en lui prenant la main, dans une obscurité totale, elle sentit qu’il n’avait pas très chaud. La main maternelle remonta vers l’épaule et puis elle effleura le torse.


— Mais tu n’as rien sur le dos Jean ! Tu vas prendre froid. Couvre toi bon sang !


Son fils n’avait rien dit, alors elle s’était juste poussée un peu pour lui laisser un peu de place.


— Mets-toi au moins dans les draps ! Il fait bon dans cet appartement, mais tout de même…


Alors il s’était simplement redressé et avait glissé son corps près de sa mère. Celle-ci avait repris sa main et elle la garda pour se rendormir, comme elle le faisait quand il était petit. Au bout de longues minutes, sentant que le sommeil l’envahissait de nouveau, elle lâcha cette patte pour se tourner dans sa position favorite pour se rendormir. Elle avait longuement pensé à son Jean qui avait besoin de revenir aux sources. Son fils si gentil qui avait ressenti le besoin de se rapprocher d’elle. Il devait souffrir beaucoup pour rechercher des gestes de son enfance.


Elle ne trouva rien à redire quand il vint se coller contre elle et que la respiration de son petit se calma alors qu’il était calé contre son dos. Elle coula d’un coup, dans cette vertigineuse descente due à l’endormissement et ses rêves étaient des plus doux. Sans qu’elle sache bien pourquoi, elle se trouvait bien. Dans son monde de la nuit avec ce petit homme qui ressemblait tant à son ex-mari. Celui avec qui malgré tout, elle avait connu tant de merveilleux moments. Et pourquoi se trouvait-elle si pleine d’une tendresse qui débordait, dans ce songe étrange ?


À quel moment l’envie de faire l’amour était-elle survenue ? Aucune idée ! Pas la moindre trace non plus de réveil. Elle se sentait bien, trop peut-être, et la chaleur de cet homme qui dormait contre elle lui donnait de l’électricité partout dans son corps. Un bien beau rêve qui lui donnait chaud. Son Jean, si semblable à son père, qui se tenait la poitrine contre son dos. Et dans son brouillard, la confusion des sens, la fit mettre sa main entre ses cuisses. Elle n’était pas sortie de son sommeil, juste flottant comme dans un coma bizarre.


Elle lui parlait et il ne répondait pas. Elle se caressa un long moment et gesticulait dans tous les sens. Alors le garçon n’étant pas de bois, elle se rendit soudain compte qu’il bandait. La nuit restait aussi totale, complète. Dans ce noir absolu, elle tendit la main comme pour repousser ce corps qui la collait. Mais lorsque sa main qui en théorie devait faire reculer le dormeur rattrapa un endroit habituellement moins… dur, Adèle ne se rendit pas compte de la différence entre le papa et le fiston.


— oooOOooo —


Guy s’était pris la tête avec sa petite amie et Josiane l’avait largué là au milieu de la discothèque. Bon ! Il fallait quand même avouer qu’il l’avait bien cherché. Il avait un peu trop picolé et il devenait comme la plupart des mecs qui boivent trop ; il devenait chiant. Ses mains baladeuses sur la piste de danse, elle n’avait que moyennement apprécié. Mais là où le vase avait débordé, c’était lorsqu’il lui avait remonté la jupe, sans raison ; enfin si… mais pas une bonne, en plein centre du parquet. Tout le monde avait pu apprécier les fesses archi nues de la belle brune. Mais vexée que cet idiot ait prouvé à tous qu’elle se baladait sans culotte, elle lui avait collé une gifle et s’était éclipsée.


Rouge de honte, elle avait traversé toute la salle, sous les quolibets des étudiants qui fréquentaient tous le « Chat noir ». Lui n’avait pas vraiment compris, et son seul refuge s’était trouvé être le bar. Et comme de toute façon, il renterait à pied… sa consommation d’alcool ne s’en trouvait pas diminuée. Un verre chassant l’autre, il oublia rapidement que lui et Léo avaient promis à Jean de ne pas rentrer cette nuit. La mère de leur pote dormait à l’appartement. Vers deux heures du matin, il reprit donc le chemin de leur rue. Tout pionçait dans ce lieu si calme. Quiétude cependant qu’il avait un peu troublée en cherchant ses clés pour ouvrir la porte. Puis toujours sans se souvenir de la présence de l’invitée, il vint titubant, jusqu’au salon.


Là, dans le noir, il se défringua avant d’aller pisser et revenant péniblement, il s’allongea sur le divan ouvert. Léo et Jean avaient dû regarder la téloche et oublier de refermer le clic-clac. Une chance finalement. Alors tout tournait dans sa caboche. Les vapeurs d’alcool seraient longues à se dissiper et son esprit embrouillé avait une nette tendance à tout emmêler. La voix de sa copine ne le surprenait pas vraiment. Finalement elle avait quand même décidé de venir à l’appart…


Mais il se coucha sur les couvrantes, elle devait être en rogne. Alors quand elle lui lança dans le noir une phrase l’invitant à la rejoindre dans les draps, et bien que la voix lui parvienne de très loin, il ne se fit pas prier. Les mots résonnaient dans cette caboche qui lui faisait mal.


— Mets-toi au moins dans les draps ! Il fait bon dans cet appartement, mais tout de même…


Elle lui avait marmonné d’autres phrases auparavant, mais il n’avait rien saisi de ces dernières. Seul le vocable drap avait trouvé le chemin du cerveau alcoolisé du jeune homme. Et tout bêtement il était venu se frotter au dos de sa chérie, par pur réflexe, se sentant coupable, d’il ne se souvenait plus quoi. La peau douce contre laquelle il se frottait n’éveillait pourtant aucune idée lubrique chez Guy. Non ! Tout simplement il était bien, et c’était cela l’essentiel. Il s’était alors endormi d’un sommeil de plomb.


À quel moment les mouvements désordonnés de Josiane avaient-ils ramené à la vie notre gaillard ? Il n’en avait aucun souvenir et puis à vrai dire, son esprit était toujours quelque peu enfumé. Mais les gestes et les petits gloussements de sa dulcinée ne pouvaient que l’amener cette fois, à une érection incontrôlée. Puis lorsque la fille qui partageait le divan avec lui avait saisi son manche, pourquoi aurait-il fait la fine bouche ? Trop content que Josiane passa l’éponge après la connerie dont un vague souvenir se faisait jour dans sa brume.


Dans la nuit qui régnait sur la ville, sur l’immeuble et sur l’appartement, Guy se laissait faire béatement. Et Josiane, pour une fois que c’était elle qui prenait des initiatives, avait un coup de poignet plutôt habile. Les gémissements qui se firent entendre avaient changé de gorge. La main montait et descendait sur la queue bien raide avec une cadence qui lui tirait des plaintes de bonheur. Elle savait finalement si bien le chauffer, pourquoi ne le faisait elle d’ordinaire que si peu ?


— oooOOooo —


Gilbert bramait sous la branlette qu’elle lui imposait. C’était trop bien. Ça faisait combien de temps qu’elle ne l’avait plus branlé ? Il avait toujours une aussi belle queue. Et mon Dieu comme elle en avait envie ! Pourquoi se priverait-elle de cette bite bien dure qui lui faisait défaut ? Elle le tenait et l’autre petite salope qui essayait de lui piquer son mari ne saurait jamais faire aussi bien. L’esprit endormi de la femme presque rousse naviguait aux portes de la réalité et du paradis. Son poignet faisait jouer la peau, décalottant le gland à chaque descente pour mieux le recouvrir la seconde suivante.


Puis dans son rêve érotique, pornographique même, elle se surprit à vouloir en retrouver la texture sous la langue. Quoi de plus facile que de se courber pour approcher la coupe des lèvres ? Aussitôt pensé, aussi vite réalisé. Les rêves offraient ceci de bon, c’était qu’il n’était nul besoin de s’embarrasser de préambules. Il suffisait d’y penser pour que l’action soit réalisée et sa bouche engloutissait l’instant d’après ce chibre si bien branlé. Et quel délice que cette glace d’un parfum si peu usité ! Elle en avait envie et ma foi, elle savait toujours comment faire.


La bouche venait de se refermer sur la tige qui n’en finissait plus de se tendre. Gilbert avait aussi des soubresauts du bassin, espérant la faire entrer plus avant dans cette cave bouillante. Mais elle savait se reculer suffisamment pour que quelques centimètres seulement pénètrent dans la cavité salivante. Et son homme se cramponnait des deux mains à sa caboche. Mais comme son rêve devenait vivant, comme elle aussi maintenant mouillait. Son entrecuisse littéralement dégoulinait de ces pensées salaces.


Comment un songe pouvait-il être aussi illusoire et avoir cependant des relents de réalité ? D’une main elle tenait la hampe, la retenant pour qu’elle n’entrât pas trop au fond de sa gorge, alors que de l’autre elle pressait sur les deux petites boules dans leur sac de velours velu. Et elle se frottait les deux cuisses l’une contre l’autre pour faire s’entrebâiller cette chatte à qui elle donnait un peu de mouvement. Elle aurait aimé que Gilbert prenne lui aussi quelques initiatives, ne serait-ce que pour la caresser et la délivrer de la pression grandissante qui bouillonnait à cet endroit.


Mais lui se contentait de suivre le mouvement des lippes qui gobaient de plus en plus profondément ce dard plongeant en cadence. Il tenait la tête qui bougeait avec une régularité de métronome et les mains qui continuaient à lui procurer une sorte de bonheur auquel Josiane ne l’avait pas habitué. Les dernières vapeurs d’alcool s’évanouissaient également alors que montait dans la verge cette liqueur qu’il n’avait aucune conscience de vouloir retenir. Les deux pattes qui lui maintenaient la caboche, Adèle se disait soudain que son rêve était par trop réaliste.


Guy lui lâcha une première rasade de sperme qu’elle ne put contenir tout entière. Et cette fois elle s’avisait que ce n’était pas du virtuel, mais bien l’exacte vérité. Elle voulut lâcher la trique débordante de vitalité, mais les dix doigts refermés sur son crâne ne lui permettaient pas de reculer. Une seconde giclée un peu moins abondante lui arrivait déjà dans la glotte. Alors ensuite elle ne put que déglutir pour ne pas s’étrangler et confusément, elle se prit à penser qu’elle venait de faire la plus grosse connerie de sa vie.


Baiser avec son fils… cette éventualité toute crue lui tourna les sens et l’autre qui lui limait toujours le bec s’inquiéta d’un coup de cette ruade de sa partenaire. Il retira prestement l’épée de chair du gosier alors que la main de sa complice appuyait sur le bouton de la lumière. La première évidence lui apparut dans la clarté nouvelle donnée par la lampe qu’elle venait de mettre en route. Une seconde, elle parut incrédule devant ce visage qu’elle n’identifiait pas. Mais Guy non plus ne comprenait pas vraiment.


La méprise totale. Ce n’était pas Jean ni même Gilbert qu’elle venait de vraiment sucer et le garçon non plus ne trouvait pas dans la femme qui venait de l’éponger, le visage de sa Josiane. Tous les deux eurent l’air bêtes chacun devant l’autre. Inconnue au bataillon cette bouille de garçon, mais Adèle en fut soulagée. Quant au jeune homme, il n’arrivait toujours pas à mettre un nom sur ce corps nu, sur cette frimousse assez âgée.


— Mais… mais qui êtes-vous ?

— Et vous ? Qu’est-ce que vous faites dans mon lit ?

— Votre lit ? Mais c’est notre divan ça… comment avez-vous atterri là ?


— oooOOooo —


Guy tentait d’expliquer durant cinq minutes à cette Adèle qu’il était locataire ici et dans l’esprit de la femme presque rousse, l’image d’un des deux amis de son fils se fit plus nette. Pour ne pas réveiller Jean et que celui-ci ne débarque pas, elle mit un doigt en travers de ses lèvres.


— Chut ! Jean dort dans sa chambre.

— Ah… Vous êtes sa mère… mon dieu j’avais trop bu, vous n’allez pas me faire des ennuis au moins…

— Bon sang, taisez-vous… bien sûr que non ! Que je ne vais rien faire ! Je rêvais, mais vous ne m’avez pas forcée.

— Je… non ; je vous ai pris pour ma petite amie, j’avais trop bu…

— Bon… personne ne doit savoir.

— Je dois vous dire que c’était très…

— Chut… allez-vous coucher.

— Vous n’avez pas envie de…

— De quoi ?

— D’aller un peu plus loin ? Personne ne m’a jamais donné autant que ce que vous m’avez donné.

— Vous allez finir par réveiller Jean ! Vous avez envie de le voir s’énerver ?

— Non ! Non, pardon, je… je suis un idiot. Mais si vous voulez… ma chambre est au bout du couloir.

— Allez disparaissez. Laissez-moi dormir.


Adèle avait regardé ce jeune homme qui d’un air idiot avait ramassé sans un mot ses affaires et toujours entièrement nu s’était dirigé vers le fond du couloir. Quelque part, elle sentait au bas de son ventre cet appel de la chair. Puis elle se replia dans une position fœtale pour tenter de redormir. Mais son esprit vagabondait sur ce jonc qu’elle avait pris en bouche et elle regrettait presque de ne pas l’avoir gardé encore un peu, juste un minimum, pour le sentir en elle. Difficile de retrouver le sommeil dans de telles conditions.


— oooOOooo —


À suivre…