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NCIS Règle n° 1

Chapitre 4

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Règle n° 29 : Ne pas mélanger travail et sexe.


« Synopsis NCIS - Saison 14 - Épisode 4 : Gibbs et son équipe enquêtent sur un accident de camping-car impliquant un Marine, à San Diego (Californie). DiNozzo se met en ménage avec une drag-queen., Gibbs construit un pédalo. McGee se fait des dreadlocks. »



RORY


Quand j’arrive au bureau, je suis un peu inquiet. Que voulait le boss ? Pourquoi convoquer Alicia et pas moi ? Je sais trop que c’est un chaud lapin, et j’éprouve un sentiment inconnu chez moi : de la jalousie. Je pose casque et sacoche sur mon bureau avant de m’approcher d’Alicia, qui mordille une branche de lunettes en lisant sur son écran.


— Bonjour, ça va ?

— Mmm… répond-elle sans lever la tête.


Bon, y a un truc qui va pas : son visage est fermé, elle reste obstinément scotchée à ce qu’elle lit. Je me baisse pour avoir la tête à hauteur de la sienne, mais elle refuse de me regarder. Je replie d’un coup sec l’écran de son portable et elle fait un bon en arrière en poussant un cri.


— Hé, crétin ! Tu vas pas bien ? Tu as failli m’écraser les doigts !


Au moins, elle me regarde maintenant, mais si ses yeux étaient des Uzis je serais raide mort. Bon, au moins c’est certain, il y a un réel problème.


— Tu m’expliques ? Hier matin tu me tailles une pipe d’enfer, et ce matin tu m’accueilles comme si j’avais détroussé une petite vieille.

— J’ai dîné avec le boss et la secrétaire exécutive, Maryjane. Elle m’a appris des trucs sur toi…

— Maryjane ? C’est qui ? Je ne connais aucune Maryjane !


Merde ! Vu sa réaction, j’ai l’impression que ce n’est pas la bonne réponse ! Je recule instinctivement ; j’ai soudain l’impression qu’elle pourrait m’arracher les yeux. Ou autre chose.


— Ouais, c’est ça ! Tu sautes tellement de bimbos à méganichons que tu ne te rappelles même plus leurs prénoms ! Tu es bien comme tous les autres : pressé de tremper ton biscuit, pressé d’oublier avec qui. Eh bien, c’est Maryjane, la blondasse refaite que tu as sautée en partant d’ici, hier aprèm…


Bon, là, il y a quand même un souci ; pas facile de prouver ce qu’on n’a pas fait, n’est-ce pas ? Je connais bien le boss : c’est mon beau-père ; mais jamais je n’ai sauté ses collaboratrices, moi ! Y a que mon frère qui… Merde, je suis sûr que c’est ça, en plus.


— Alicia, écoute-moi une minute, s’il te plaît. Ta Marymachin t’a donné mon nom ET mon prénom ? Ou juste mon nom ?


Ma jolie scénariste se fige juste avant de m’envoyer une nouvelle salve de Scuds ; elle tortille du nez, se mord la lèvre et tire sur son lobe d’oreille droite en même temps. Au poker, ce doit être une cata : je lis en elle à livre ouvert.


— Euh… Ton prénom… Je…

— Parce que mon frère Noël a le même nom de famille que moi, ce dont tu te doutes un peu. Sauf que lui est tellement obsédé qu’il en arrive à sauter des repas.

— Ton frèèèère… Merde ! Alors c’est lui qui a baisé avec Maryjane ?

— Des Gallagher, à L.A., doit y en avoir d’autres ; mais dans ce milieu, il y a mon frère et moi. Alors, comme ce n’est pas moi… Si tu veux, on passe la voir ; son bureau est dans le bâtiment B, je pense. Dix minutes aller, deux minutes pour dire bonjour bonsoir, dix minutes retour.


Alicia se lève, ouvre la bouche, se rassoit en me regardant, rougit et baisse la tête. Elle affiche une mine tellement déconfite en levant les yeux sur moi que je ne peux retenir un sourire de contentement : elle me croit.


Comprenons-nous : je suis prêt à aller rendre une petite visite à Marytruc. Je ne la connais pas. Au mieux, je l’ai aperçue dans un quelconque service des studios. Mais je préfère qu’Alicia me fasse confiance, sur ce point comme sur d’autres.



ALICIA


Bon, je viens de passer pour une cruche, ou c’est juste une impression ? Rory n’est pas en mode méprisant ou compatissant, je n’aurais pas supporté. Sagement, il s’installe à son bureau et démarre son portable ; il est chargé d’écrire des dialogues entre les membres du NCIS, et il est génial pour cela. Pendant ce temps, je développe l’intrigue de l’épisode 4 et prépare le suivant.


Après avoir bien avancé, nous faisons une pause-café bien méritée. Je regagne ma place devant mon micro et Rory s’installe à sa place favorite, les fesses sur le bureau, exactement là où je l’ai sucé hier. Instantanément je rougis et baisse la tête sur mon clavier.


— Dis donc, Alicia, tu n’as pas mis de robe, ce matin ?

— J’étais un peu fâchée, tu sais. Je suis bête, je ne t’ai pas fait confiance…

— Après tout, tu me connais à peine. Mais je te jure que je ne suis pas comme Noël ; je n’ai pas envie d’aller voir ailleurs alors que je t’ai, toi et tes lèvres si douces. À ce propos, je t’ai promis de m’occuper de tes lèvres du bas, hier soir ; et je suis un homme de promesses.


Là, je ne sais pas comment j’ai fait. J’ai eu un coup de chaud, j’ai levé les deux mains vers mon front et j’ai envoyé valdinguer mon mug en plein milieu de mon clavier. Je pousse un hurlement dans les aigus, me brûle les doigts et m’asperge en retournant mon portable pour chasser le café. Quand je le repose, l’écran est éteint.


— Merdemerdemerde ! Mais je suis conne !

— Tu t’es brûlée ?

— Un peu, mais c’est rien : mon micro est mort !


Je dois faire une mine catastrophée car Rory s’approche pour me prendre dans ses bras. Gentiment, il caresse ma nuque d’une main dont les doigts plongent dans mes cheveux libres tandis que son autre main s’est posée au creux de mes reins. Gentiment ? Ouais, il bande comme un âne ! Un machin tout dur appuie contre mon ventre, et je suis prête à parier cent dollars que ce n’est pas un étui de violon.


— Je vais apporter ton micro à mon frère ; Noël est super doué pour tout ce qui touche à l’informatique. Il va réparer ton micro, à tout le moins il va sauvegarder le contenu de ton disque dur.

— Il travaille pour les studios, lui aussi ?

— Comme technicien indépendant, oui. Je vais passer le voir. Pendant ce temps, tu devrais aller chez toi te changer. Tu habites loin d’ici ?

— Pas trop, à Venice.

— Hé, Mademoiselle a les moyens ! Chapeau bas !

— Y a que le chapeau qui est bas ! Le reste est bien haut…

— Tu me fais de l’effet, baby. De te voir provoque une réaction physique irrésistible. L’appel de la Nature, en quelque sorte. Nous sommes presque voisins : je loue une maison à Santa Monica.

— Bon, tu t’occupes de mon micro ? Je file me changer.

— Oui, et n’oublie pas : mets une petite robe d’été cette fois.

— Tu es un incorrigible garnement ! Mais c’est d’accord.



RORY


Comme je le supposais, mon frère a réussi à réparer le micro d’Alicia. Au sèche-cheveux, principalement, après avoir démonté la coque.


— Elle a du bol, ta copine ; si elle avait mis du sucre dans son café, ça aurait été plus difficile ; mais là, juste un peu d’eau, c’était pas trop grave. Mais dis-moi, elle est comment, cette Alicia ?

— Juste une instit retraitée à chignon souffrant d’embonpoint ; mais elle est sympa, pas trop guindée. Et elle bosse bien, en plus.


Noël se désintéresse aussitôt du cas Alicia pour revenir à son travail de régie ; il est doué et bosse régulièrement pour les studios Columbia, assez pour bien gagner sa vie. En plus, il rencontre pas mal de jeunes femmes dans ce milieu : figurantes, coiffeuses, esthéticiennes, costumières ou autres, et n’est jamais en peine pour assouvir ses bas instincts. Je le décoiffe affectueusement – même s’il m’énerve par son choix de vie, c’est mon frère – et je regagne le bureau.


Alicia arrive quelques minutes après moi, resplendissante dans une petite robe fleurie qui épouse à ravir ses formes. Elle semble un peu gênée ; ses joues se parent d’un rose délicieux quand je la serre contre moi pour l’embrasser. Je la repousse à bout de bras et lorgne sa poitrine libre de tout soutien.


— Alicia, tu es adorable ainsi ; je devrais t’interdire de porter un pantalon.

— Oui, et le spectacle te plaît ? Tes yeux sont en plein dans mon décolleté.

— Tu as des seins adorables, d’ici. Tu sais que je ne les ai pas encore vus, ces jolis tétons ? Je pourrais peut-être commencer par eux ; les caresser, les lécher…

— Arrête, s’il te plaît ! Alors, mon micro est mort, n’est-ce pas ?

— Eh non ! Mon frère l’a réparé. Je l’ai juste mis en charge en arrivant car la batterie bat de l’aile, mais tout fonctionne.

— Oh ! Tu le remercieras pour moi : il est génial, ton frère !

— Merci pour lui. Ce n’est pas le mauvais cheval, mais il a du mal à devenir adulte. Je ne désespère pas de le voir tomber un jour sur une fille qui lui plaira vraiment et pour laquelle il changera… Bon, on bosse deux bonnes heures puis je m’occupe de toi comme promis, d’accord ?



ALICIA


— Mmmm. Euh…


Et l’Oscar des meilleurs dialogues est attribué à l’unanimité à Alicia Riverside pour l’ensemble de son œuvre ! Encore une fois je patauge lamentablement, passant par cinquante nuances de rouge (ça pourrait faire un bouquin, ça, non ?). Je reprends ma respiration car l’air vient à manquer dans mes petits poumons. Au secours, SharkRory va dévorer la petite blonde sans défense !


— Alors, on fait comme ça, ou tu préfères que je te montre mes talents tout de suite ?

— On va bosser un peu ; je n’ai rien écrit ou presque, aujourd’hui. Bon, Gibbs construit un pédalo…


Je m’installe devant mon ordinateur, faisant mine de réfléchir. En réalité, ma culotte (en fait, un string microscopique que j’ai osé mettre quand je me suis changée) est à tordre. Et si je continue à penser à la langue de Rory furetant entre mes cuisses, je vais devoir installer une bassine sous mon fauteuil, sinon le pédalo de Gibbs va flotter sans peine.

Je serre les cuisses en retenant un gémissement ; c’est du moins ce que je crois, car mon collègue lève des yeux étonnés sur moi.


— Ça va ? Je t’ai entendue…

— Oui, bien sûr, l’interromps-je, alarmée d’être si transparente.

— Une sorte de couinement de souris ; j’ai cru…

— Bosse, il faut qu’on finisse cet épisode aujourd’hui !

— D’accord, mais à la pause, je récupère ta culotte ; si tu en as une. C’est le cas, non ? Tu n’oserais pas venir travailler sans un bout de tissu symbolique pour protéger ton intimité ?

— Mon lapin, j’ose si je veux, quand je veux !


Pourquoi j’ai dit ça, moi ? Encore une fois, c’est un coup de mon vagin qui répond à ma place. Je baisse la tête sur mon clavier, mais Rory ne lâche pas le morceau.


— Demain, tu peux venir sans rien sous ta robe ? Ce sera une motivation supplémentaire pour moi, tu sais. Je suis prêt à t’inviter au restaurant le soir si…

— Dans tes rêves, mec !