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Petite histoire de ma vie, des mes amants, de ma bite et de mon cul.

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Histoire vraie
publiée le
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J’avais envie de me faire sodomiser.


Voilà, ami lecteur, une histoire qui commence mal. C’est d’une banalité affligeante penseras-tu peut-être. Tout le monde a envie de se faire enculer.


Certes, mais sache bien que j’étais puceau.


Oui, me diras-tu, puceau... l’histoire peut être intéressante... un pucelage qui saute... si c’est bien fait...mais bon, on en est tous passé par là aussi. Ça commence toujours ainsi. Il n’y a rien de bien original à perdre sa virginité, même du côté pile.


Amis lecteur, tu as encore raison.... mais je précise que j’avais quarante ans quand je l’ai perdue.


Et là, tu te dis peut-être que c’est moins banal. Se faire perforer pour la première fois à cet âge... je ne suis sans doute pas le premier, mais on peut se demander, d’emblée, pourquoi j’ai attendu aussi longtemps avant de connaître ce bonheur.


Et bien tu vas l’apprendre et si, pour t’intéresser un peu plus, il te faut savoir aussi que ce récit est absolument authentique, et bien tu le sais maintenant. C’est l’histoire vraie, réelle, assurée et rigoureusement exacte de mon rectum et de ma rondelle, de ma vie privée et sexuelle, de mes amours interdites. Tous les personnages, toutes les situations ont été rigoureusement vécues. J’ai juste changé les noms et les lieux, car mon histoire ne m’appartient pas. Je ne suis même pas libre de faire connaître qui je suis. A quoi bon faire du mal à ma famille ? Je ne dispose pas, non plus de la vie de mes anciens amants qui se soucient assez peu que je la raconte ne serait-ce que très partiellement. S’ils avaient voulu faire savoir qu’avant de devenir d’honnêtes pères de familles, ils ont connu l’extase avec un garçon, ils l’auraient fait. Ce n’est pas à moi de les trahir. Je leur doit cette fidélité là. Et pourquoi sentir le jugement des autres qui me connaissent tels qu’ils me voient et pas tel que, complètement, je suis ? Seuls mes meilleurs amis savent, mais ils ne sont pas gays, ni de près, ni de loin. Ils m’ont juste écouté et ils m’ont fait du bien.


Mais je suis un peu seul avec ma vérité douloureuse.


Donc, j’avais 40 ans à peu près, j’étais puceau du cul et j’avais envie de me faire sodomiser, j’avais vraiment envie, très, je ne songeais qu’à cela... presque à l’obsession.


Il faut dire que mes premières amours furent masculines à l’âge où je découvris les plaisirs du sexe.


D’ailleurs, j’ai toujours su que j’étais gay, ou en tout cas que j’ai une vive préférence pour le sexe masculin, même si j’ai mis un temps très long à vouloir le savoir, à pouvoir le comprendre à définitivement l’admettre. Je me retrouve, je retrouve mon portrait dans les très belles pages du livre de Philippe Besson "Arrête de mentir" (que je recommande à mes lecteurs, tant pour sa qualité littéraire que pour son intrigue). A peu près la même époque, pas au même endroit; moi, je suis breton. Pas aussi brillant non plus; élève médiocre du bac A2, philosophie, Lettres et langues, étudiant plus méritant à l’université.


Quel âge avait quand je me suis retrouvé nu, avec un garçon de ma rue, Grégory, dans le grenier, à comparer nos sexes ? C’était avant le collège. Et à jouer au docteur avec Jean et nos premières caresses et mes premiers baisers sur la bouche d’un garçon, sur ses fesses, sur son sexe ?


Hasard ou pas, et plutôt pas, ma première véritable expérience fut avec mon cousin chéri avec lequel j’eus ma première éjaculation en Allemagne. Là, je m’en rappelle comme si c’était hier. Le bel été de mes quinze ans.


J’adorais sa façon de s’allonger sur moi. C’est mon kif absolu. Il y a peu de choses que j’aime autant que de m’étendre sur le dos, écarter mes jambes et y faire s’épanouir ce que je sens être moi en plénitude. Curieusement, encore aujourd’hui, je ne me sens jamais autant homme, jamais autant mâle que lorsque qu’un autre homme est étendu sur moi, son sexe contre le mien, mes jambes et mes bras repliés sur lui pour ne pas le laisser repartir. Et Walter, mon cousin savait s’étendre sur moi comme pas un.


J’aimais son odeur, ses poils très noirs, et ses pelles mémorables, et ses fellations ! J’aimais bouffer son trou du cul et j’aimais l’entendre me dire qu’il trouvait cela "super bon". Et même, j’aimais sa petite bite qui décalottait si mal, à tel point que je lui ai recommandé de se faire circoncire. Et je l’aimais lui, tout simplement. Nous sommes restés amants jusqu’à mon mariage. Après, il n’a plus voulu, par respect pour mon couple sans doute. Puis il est parti... loin, si loin... et s’est marié, une fois, deux fois. En un quart de siècles nous ne nous sommes rencontré qu’à une seule reprise. C’était il y a déjà dix ans.


Je l’aime toujours à ma façon et nous sommes restés très complices. Il y a cela qui nous unit et qui est notre secret, encore que je me demande si tes parents ne l’ont pas éventé un jour. Tu me manques mon cousin. J’aimerais encore une fois écarter mes jambes pour toi. Saurions-nous reconnaître, sexuellement je veux dire; saurions-nous refaire si bien l’amour ? As-tu beaucoup changé ? Ton corps m’inspirerait-il encore autant de désirs, et le mien, le voudrais-tu ? T’exciterait-il encore ? As-tu encore ce cul bombé et poilu où ma langue a frémi de délices. Tes épaules sont-elles toujours aussi musclées ? Les poils de ton menton, même rasé, aussi durs  ?


Puis il y eut un copain de collège que j’ai séduit immédiatement après mon retour de vacances avec Walter. J’avais tellement aimé mes longues nuits d’amour avec lui que je désirais immédiatement expérimenter mes  nouvelles sensations avec des virilités de mon âge. J’avais goûté au plaisirs des sens, à ce fruit défendu de l’amour entre hommes et je ne pouvais plus y renoncer, même si je ne  compris tout ce que cela impliquait  que bien plus tard.


Mon nouvel amant, pour qui je ne renonçais d’ailleurs pas aux charmes de mon cousin, ce fut  Emmanuel.


A la fin d’août, alors que nous nous baladions en forêt, j’inventai je ne sais plus qu’elle histoire de cul pour le chauffer et, très vite je l’amenai à défaire son pantalon tandis qu’il glissait sa main entre mes jambes. Son sexe était un peu plus gros que celui de Walter. Non disposâmes nos vestes sur le sol, sur le petit bois mort et les feuilles sèches de la fin de l’été. Je pris l’initiative. Je léchai son sexe. Il me masturba. J’en fis autant. Révélation.


Je t’ai passionnément aimé aussi Emmanuel et je n’ai jamais osé te le dire.Pourquoi avons-nous si souvent fait l’amour sans que je puisse trouver la force de te dire je t’aime? C’est vrai je ne suis pas tombé amoureux de toi dès le début. Au départ, tu étais un de mes meilleurs amis et puis, au fur et à mesure des heures que tu as passées dans mon lit, je suis tombé amoureux de toi.


Sait-on pourquoi on aime ? Pourquoi t’ai je aimé ? Je crois que je t’ai aimé parce que tu étais tout l’opposé de moi. Aussi blond que je suis brun, les cheveux aussi raides que les miens sont frisés, musclé alors que je ne l’étais pas, plus scientifique que moi, plus sportif, plus adroit de tes mains...


J’adorais tes caresses, si tu savais! J’aimais prendre ton sexe dans ma bouche, passer mes doigts sur les poils fins et abondants de tes cuisses, te serrer dans mes bras quand nos sexes se touchaient et que ton corps roulait sur le mien, et glisser mes mains sur tes fesses rondes et fermes, sentir l’odeur de ton sperme sur mon corps une fois que tu t’étais rhabillé et que tu étais reparti, passer les doigts sur mes poils pubiens encore humide pour en recueillir un peu, mélangé au mien et m’en humecter les lèvres Comment n’as tu pas perçu cet abandon total dans tes bras quand tu étais souverain dominateur sur moi ?


Et puis tu as cessé quand nous avons eu 18 ans. Tu as eu l’impression que je ne te faisais venir que "pour ça", que tu étais un jouet sexuel, un vide-couilles. Comment n’ai-je pas vu quand ne t’avouant pas mon amour je te conduisais fatalement à le penser. Je trouvais si peu viril de te dire que je t’aimais, si peu viril pour toi qui l’étais de plus en plus. Ton corps se transformait, tes biceps poussaient, tu devenais un athlète. La beauté de ton corps subjuguait la mienne, tu t’éloignais de l’adolescence et tu t’éloignais de moi.


Alors je t’ai demandé si tu étais amoureux de moi. Je savais bien que non mais j’espérais qu’ainsi tu me poses la question en retour et que tu me libérerais de la crainte que j’avais à admettre ce que je n’avais jamais voulu proclamer. Faire l’amour entre garçon, pour s’amuser, pourquoi pas, mais être amoureux d’un garçon, est-ce que cela ne faisait pas un peu tapette. Lâcheté. Je n’ai rien dit. As-tu senti le piège ? As-tu senti que j’attendais que tu me le demandes pour tout te confesser et alors rendre ta décision différente ? Mais tu m’as juste dit : "non". Un non sec et définitif.  J’ai ravalé ma honte. Je me suis dit que tu ne me posais pas la question par ce que la réponse ne t’intéressais pas. Que peut-être tu commençais à être dégoûté de toucher un homme et que dans ton lycée ou, plus tard, dans ton régiment, l’homophobie t’avait déjà rattrapé. Avais-tu compris ce que j’étais vraiment et me méprisais-tu déjà ?


Nous ne nous sommes revus qu’une seule fois et puis plus rien. Un fossé existait dorénavant qui ne pouvait que se creuser.Tu n’as jamais voulu répondre à mes lettres... et si tu avais répondu ne fût-ce qu’à une seule, peut-être t’aurais-je enfin tout dit, comme j’aimerais le faire aujourd’hui.


J’ai véu avec la crainte que tu penses à jamais que tu n’as été rien d’autre qu’un objet de mes plaisirs et que tu m’en veuilles toujours et me reproche de t’avoir entraîné de l’autre côté, d’où tu es revenu en te mariant comme je l’ai appris. Et aujourd’hui encore je me demande si ton silence exprime un profond ressentiment contre moi ou un profond mépris. J’espère juste ne t’avoir pas blessé. Je préférerais encore que tu me haïsses.


Plus d’une fois j’ai rêvé te rencontrer par hasard, t’inviter à boire un verre, que tu acceptes, et que je t’explique enfin et que tu me pardonnes.


Même Patrick n’a pas réussi à te faire oublier.


Car il y a eu Patrick.


A suivre.