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La sorcière Althéa

Chapitre 2

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Chapitre 2 : Accoutumance



    Je suis de retour dans ma cellule, troublé par ce que je viens de faire. J’ai baisé la sorcière Althéa à sa demande et j’ai fait jouir ma pire ennemie à deux reprises. Je ne pourrais plus jamais me regarder dans une glace, j’ai l’impression d’être un collabo. Qu’en penseraient mes frères d’armes s’ils savaient ? Non seulement je les dégouterais, mais ils me pendraient aussi sans doute pour trahison.


  Succomber et parler sous la torture, c’est une chose qu’ils peuvent comprendre, mais s’adonner au plaisir de la chair avec le pire tyran que le monde ait jamais connu pendant qu’eux meurent au combat… c’est inacceptable. Je ne sais pas ce qui m’a pris, elle a dû me jeter un sort, ce n’est pas possible autrement. Non, je me voile la face. Je… le voulais, j’en avais envie, telle la dernière volonté d’un prisonnier.


    Que va-t-il m’arriver maintenant d’ailleurs ? J’imagine que j’ai gagné un sursis, mais pour combien de temps ? Je me trouve dans le palais d’Althéa, j’ai peu de chance que mes compatriotes viennent me chercher ; je vais devoir me débrouiller seul si je veux m’en sortir.


  Ma seule satisfaction dans cette histoire, c’est que j’ai été le dominant et non le dominé pendant l’acte. Ça reste une piètre consolation : au final, je lui ai donné exactement ce qu’elle voulait.


  Les jours qui suivent, on me nourrit et on me permet de me laver régulièrement. Je vis toujours dans la merde, mais au moins, j’ai le ventre plein et je suis propre. N’ayant aucune fenêtre à ma geôle, je ne peux me fier qu’à l’heure des repas pour deviner le temps qui s’écoule. Je perds la boule, je tourne en rond comme un lion en cage.


  Finalement, on vient me sortir de ma cellule. Une liche et un serviteur zombifié me conduisent à la chambre d’Althéa. Il fait nuit, comme la dernière fois. La sorcière se tient droite et fière devant moi. Séduisante, mais mortelle, elle est vêtue d’une tenue digne d’une impératrice qui ne cache presque rien de son anatomie. Elle l’enlève, se dévoilant entièrement nue sous mes yeux, avant de bondir sur une table.


— Tu sais ce que j’attends de toi, me fait-elle en écartant les cuisses.


  Allons bon, alors c’est à ça que j’en suis réduit maintenant ? Un jouet sexuel pour la « grande » sorcière Althéa ? Soit, jouons le jeu, je n’ai pas trop le choix en ce moment. Ou plutôt, j’en ai envie. Oui, j’ai aimé la sauter l’autre fois, et une partie de moi n’attendait que ça de pouvoir recommencer. C’est une femme très belle, il y a pire comme conditions d’incarcération. J’ai quand même toujours l’impression de trahir la mémoire de mes camarades qui se sont sacrifiés pour la cause.


  Je m’agenouille et lui lèche le minou, elle gémit de plaisir en m’agrippant les cheveux. Je la goute quand elle commence à mouiller et la fouille de mes doigts.


— Baise-moi maintenant, m’ordonne-t-elle.


  Je me déshabille. J’ai honte, je suis déjà dur. Elle sourit de façon vicieuse en me sachant excité par la situation. Je la fourre et la lime comme un animal. Je ne suis pas là pour faire l’amour ni pour faire attention à son plaisir. Je prends ce que je veux d’elle, tant pis si elle aussi au passage. Je ne résiste pas comme la première fois, j’en profite autant que je peux ; après tout, chaque jour est peut-être mon dernier. Je caresse son corps doux au toucher et lui pelote ses seins fermes, je devais faire attention, je pourrais m’y habituer.


  Nous copulons dans cette position pendant de longues minutes, je sens déjà mes limites approcher. Je dois avouer que j’ai souvent repensé à la dernière fois, il est m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir eu envie de m’en masturber. Je m’en suis retenu, mais maintenant que j’ai l’occasion de remettre ça, j’ai du mal à me contenir. Ce n’est pas grave, de toute façon, je l’ai dit, je ne suis pas là pour lui donner un orgasme mais juste pour tirer mon coup. Si je deviens flasque avant qu’elle n’ait eu le temps de jouir, qu’est-ce qu’elle peut bien me faire ? Je verrais sa frustration comme une victoire.


    Je la tire donc par les fesses pour la maintenir contre moi et lui laboure brutalement le vagin. Son plaisir grimpe tandis que la possède, malheureusement pour elle, mes bourses ne tardent pas à exploser et je me fais gicler en elle :


— Prends ça ! Salope ! hurlé-je.


  Elle me sent me vider en elle, je lui remplis la chatte de sperme avant de me retirer. Comme je m’y attendais, elle est en colère :


— Imbécile ! Précoce ! Comme oses-tu jouir avant moi !


  C’est à mon tour de lui rendre un sourire vicieux. J’ai pris mon pied, elle pas, et je ne peux plus y faire grand-chose maintenant que je ramollis.


— Tu crois vraiment que tu vas t’en sortir comme ça ?! Imbécile ! Ne sais-tu donc pas à qui tu as affaire ?


  Je m’écarte d’elle, je ne doute pas qu’elle va me le faire payer, ce n’est pas comme si je ne m’y étais pas préparé de toute façon. Peu importe ce qu’elle va suivre, j’ai regagné ma dignité et ma rédemption.


  Elle pointe ses doigts vers moi, des flux magiques rosés en sortent et se dirigent vers mon pénis.


— Mais qu’est-ce que… ?!


  Soudain, je me remets à avoir une trique d’enfer, et surtout j’ai une furieuse envie de baiser jusqu’à m’en décharger les couilles.


— Sorcière ! m’écrié-je.


  Elle se retourne sur la table, me provoquant en me tournant le dos. Elle se penche en avant comme une chienne soumise pour m’inviter à venir la prendre. J’essaie de résister autant que je peux, mais sa chatte débordante de mon sperme m’appelle. Je viens juste de tirer mon coup, et pourtant, je me sens comme si je n’avais pas baisé depuis des mois et des mois. J’ai besoin de saillir une femme, n’importe laquelle, et de me faire plaisir dans son trou. Je suis submergé par mes instincts irrépressibles de mâle, c’est juste horrible.


— Allez, viens, m’incite-t-elle. Baise-moi, salaud !


  La tentation est si forte quand c’en est une torture. Je réfléchis à mes options, mais je n’en ai pas énormément. Il n’y a qu’une seule façon de me faire aller mieux, c’est de céder. J’ai compris, elle a gagné, tant pis pour ma fierté. Je reviens vers elle, attrape mon dard en main, et la fourre sans aucune douceur.


— Ah ! Oui ! Allez ! Vas-y !


  Je lui donne alors exactement ce qu’elle veut, en la sautant comme un sauvage. Bon sang, j’étais fou de vouloir lui dire non, c’est tellement bon ! J’ai besoin de profiter de son corps. Je m’affale sur elle pour humer son parfum, je lui mords l’épaule, je l’enlace dans mes bras comme pour en faire ma chose. J’ai une pensée étrange, je voudrais qu’elle m’appartienne pour pouvoir me soulager sur elle encore et encore. Foutue magie ! J’en perds complètement la tête ! Le pire, c’est que je la sens mouiller sous mes coups de reins, elle aime ce que je lui fais.


  Ce qui devait arriver arriva, elle finit par jouir. C’est cependant loin d’être terminé, j’en veux encore, et manifestement elle aussi. Je prends un pied monstrueux, c’est sans doute la meilleure baise de ma vie. Plus le temps passe, plus je perds le contrôle. Je cesse d’être un homme pour sombrer dans mon côté animal. C’est enivrant, mais un peu effrayant aussi.


  Je la vois proche d’un second orgasme. Je me demande quelles sont ses intentions. J’ai le droit de venir avec elle cette fois ? Ou risquerait-elle de me le faire payer encore ?


— Tu as envie d’éjaculer ? me demande-t-elle comme si elle avait entendu mes pensées.


  Je réponds dans un grognement par l’affirmative.


— Vas-y, tu peux.


  Je me sens soulagé. Si j’ai son approbation, je n’ai pas à me gêner. Je me lance dans la dernière ligne droite, je deviens plus brutal, je la tire par les cheveux. Je me sens comme un colosse de trois-cents kilos abusant d’une naine vierge. Notre plaisir à tous les deux atteint son paroxysme. Elle jouit en premier, je m’apprête à la rejoindre.


— Oui ! Oui ! geint-elle. Allez ! À ton tour ! Gicle ! Vide-toi les couilles ! Remplis-moi de foutre !


  Ah ! Oui ! Je sens que ça va venir ! Sauf… sauf que ça ne vient pas. Je ne comprends pas. Il faut que je la prenne encore un peu plus fort. Oui ! Non ! Rien à faire. Toujours pas.


— Qu’est-ce qui tu as ? Tu n’y arrives pas ? se moque-t-elle.


  Qu’est-ce qui se passe ? Je crève d’envie d’exploser, mais ça ne vient pas, j’ai une sorte de blocage. Je suis pourtant ultra excité et dur comme de l’adamantium. Cela ne peut pas être naturel…


— Que m’as-tu fait ! Sorcière !


  Elle rit à tue-tête tandis que je la démonte comme une chienne :


— C’est ta punition ! Tu ne jouiras pas tant je n’en ai pas décidé autrement !


  Bordel, ce n’est pas vrai ! Quel esprit pervers peut bien imaginer une malédiction pareille ! Je n’arrive pas à m’arrêter. Même si je sais que cela ne peut pas m’aider à me soulager, il faut que je baise. C’est affreux, il n’y a aucune échappatoire.


— Baise-moi bien et je te laisserais éjaculer.


  Quelle salope ! Je n’ai pas le choix, je dois lui donner du plaisir. Cela ne va pas être très compliqué, il me suffit de continuer de faire ce que je suis déjà en train de faire. Je suis dans un état second, je n’ai jamais ressenti ça. Le sexe est la seule chose qui occupe mon esprit, j’ai oublié qui je suis et ce que je fais ici. Le fait de ne pas pouvoir jouir alors qu’en temps normal, le moindre de mes va-et-vient suffirait à me finir me rend complètement dingue. Je la presse contre la table, les seins écrasés, et la lime à fond. Une mes mains la tire par les cheveux tandis que l’autre maintient ses bras derrière son dos. Ses jambes en décollent du sol tellement je suis violent, elle ne cesse de crier combien elle aime ça. Je n’arrive pas à croire ce qu’elle a fait de moi, je ne suis plus un homme, juste une bête en manque. Il n’y a aucune tendresse ni aucune passion, juste de la bestialité. Je me sens comme un gorille qui a besoin de fourrer sa queue dans n’importe trou pourvu qu’il appartienne à une femelle. Je me moque de savoir si je lui fais mal, j’ai juste besoin de me servir de son corps.


  Et pourtant, elle jouit une troisième fois.


  Elle est insatiable, elle en veut encore. Je commence à m’essouffler, mais mon excitation est trop grande pour y faire attention. Je l’emmène sur son lit et la démonte comme une chienne. Je la prends dans toutes les positions et la fais jouir un nombre incalculable de fois. Elle en veut toujours plus. Ce n’est plus du sexe, c’est de la zoophilie. Je suis son animal domestique. J’ai perdu la notion du temps qui passe. À la fenêtre, il va faire bientôt jour. Nous avons vraiment baisé toute la nuit ? Après tous les efforts physiques que j’ai faits, je me demande bien comment je fais pour tenir encore debout.


— Je n’en peux plus ! Pitié ! Laisse-moi jouir ! finis-je par crier.

— Est-ce que tu le mérites ?

— Oui ! Pitié !


  Bordel, elle n’en a pas eu assez, sérieux ? J’ai honte de la supplier, mais trop c’est trop. Je n’imaginais que le plaisir intense à l’infini pourrait être encore plus douloureux que de la torture.


— Appelle-moi « maitresse », et je te laisserais te finir.

— Jamais !

— Hmm, je peux tenir encore toute la journée, et toi ?

— Espèce de salope !


  Je la saute à quatre pattes, coinçant sa tête dans son oreiller. Je la laboure comme un bucheron. Je suis à bout de force. Combien de temps vais-je encore pouvoir tenir ?


— Je veux jouir ! Je veux jouir ! répété-je.

— Tu sais ce qu’il te reste à faire.

— Non ! Non !


  C’est peut-être moi qui la défonce, mais en réalité, c’est elle et toujours elle qui me domine. Je refuse de me soumettre ! Je ne vois pourtant pas d’autre échappatoire, c’est la seule fin possible, la seule heureuse en tout cas. D’accord… elle a gagné…


— M…maitresse, fais-je.

— Quoi ? Je n’ai rien entendu.

— Maitresse ! crié-je à haute voix.

— Qu’est-ce que tu veux, esclave ?!

— Je veux jouir !

— Tu veux éjaculer dans ma chatte ?!

— Oui !

— Tu veux la remplir de foutre ?!

— Oui !!!

— Alors supplie-moi !

— Pitié ! Maitresse ! Je ferais n’importe quoi, laissez-moi juste jouir en vous !

— N’importe quoi ? Vraiment ?

— Oui ! Promis !

— Brave garçon. Alors vas-y, tu as mérité ta récompense.


  À la seconde où elle dit ça, je me sens… différent, libéré. Je me fige au fond d’elle au coup de reins suivant. Mon Dieu ! Ça y est ! Je me sens partir ! Mes couilles explosent ! Après autant d’heures ! Je beugle lorsque je gicle enfin. Je décharge des flots de sperme au plus profond de ses entrailles. Je n’ai jamais rien ressenti d’aussi fort, d’aussi bon. J’ai l’impression que je vais m’évanouir. Mon éjaculation ne s’arrête pas, ma queue pulse encore et encore. Elle jouit avec moi tandis que je me vide jusqu’à la dernière goutte. Lorsque j’en ai terminé, je m’écroule. Ma fatigue me rattrape, je ne me rendais pas compte que j’étais autant épuisé. Je suis incapable de bouger, mais je suis heureux.


— Brave petit toutou, me lance-t-elle en se mettant sur le dos.


  Elle attrape un filet de foutre qui déborde de sa chatte d’un doigt et le porte à sa bouche pour le gouter en me fixant d’un regard vicieux. Elle n’est pas normale, elle est essoufflée, mais ne parait pas vraiment fatiguée. Elle devait dire vrai, elle aurait pu continuer encore longtemps.


— Tu as été parfait, commente-t-elle, merci pour cette folle nuit. Il est temps pour toi de retourner dans ta cage, maintenant.


  Deux serviteurs entrent dans la chambre, je n’ai plus la force de tenir sur mes jambes, on est obligé de me porter. Je sombre dans le sommeil dès qu’on me jette dans ma cellule, je n’ai aucune idée du temps que j’ai dormi.


  Il me faut plusieurs jours pour récupérer. Je ne m’en suis pas totalement remis qu’on vient déjà à nouveau me chercher. Je dois dire que j’en suis très excité, j’attendais ce moment avec impatience. On me conduit à Althéa, je connais désormais la musique : elle se déshabille et la saute avec plaisir. Je ne cherche plus à la défier cette fois-ci. Quand elle exige que je l’appelle maitresse, je m’exécute tout de suite, je n’ai pas envie de revivre la même aventure que la fois précédente.


  Je jouis une première fois en même temps qu’elle. Elle me laisse me reposer un peu avant un second round. Une fois terminé, on me ramène dans ma geôle.


  Le temps passe et le cycle se répète. Je suis peut-être devenu un esclave, mais je ne m’en plains pas. Tout ce que j’ai à faire, c’est baiser et me vider les couilles. J’ai honte de dire ça, mais c’est quand même une vie plus agréable que de vivre dans la peur et de risquer sa peau tous les jours. Je me sens mal vis-à-vis de mes camarades, je les ai trahis, je ne vois pas comment appeler ça autrement. Je ne lui ai jamais rien dit, mais si la sorcière me demandait la moindre information secrète, je ne serais pas sûr d’être capable de lui dire non. Je ferais n’importe quoi pour pouvoir continuer à la baiser. C’est dingue, elle a réussi à me soumettre sans même avoir eu besoin de recourir à la torture. Je suis devenu une bite sur patte, je ne pense plus qu’à ça. J’attends chaque jour avec impatience qu’on vienne me chercher pour que je puisse tirer mon coup.


    Au début, je pensais vraiment qu’elle me manipulait pour mieux me faire parler, mais non, ce qu’elle veut de moi, c’est juste que je la défonce.


  Elle avait raison quand elle disait que coopérer aiderait nettement à ma condition de vie. On m’a changé de cellule. J’ai désormais un vrai lit et quelques meubles. Cela ressemble limite plus à une chambre qu’à une geôle. J’ai un mal fou monstrueux à l’admettre, mais me faire capturer est peut-être la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie. Je me demande combien de temps cela va encore durer. J’imagine que je ne suis pas son premier amant et qu’elle se débarrassera de moi dès qu’elle commencera à se lasser. Ce n’est pas grave, je vis au jour le jour.


  J’ai tout de même beaucoup de difficulté à trouver le sommeil, je me sens si sale à chaque fois que je pense à qui est véritablement cette femme à qui je fais l’amour. Malgré les occasions, je n’ai pourtant jamais rien tenté contre elle. Peut-être aurais-je pu. Perdue dans un de ses orgasmes, elle était peut-être suffisamment vulnérable pour que je puisse passer à l’action ; l’idée ne m’a tout simplement jamais traversé l’esprit, et même avec du recul, je ne suis plus sûr d’en avoir envie. Est-ce que je voudrais vraiment revenir à mon ancienne vie ? Je suis un monstre égoïste. Si je venais à me faire libérer, rien ne justifierait mes actes. Mes juges ne me comprendraient pas et je finirais fusillé. Ma vie est définitivement avec elle désormais.


  Je n’en suis pas plus tendre ou passionné au lit pour autant. Lorsqu’on s’envoie en l’air, j’en oublie que c’est moi le prisonnier et j’en profite en prenant ce que je veux d’elle. Je vais toujours plus loin, histoire de tester ses limites. Une fois, au moment de me finir, je sors de sa chatte pour lui éjaculer au visage. Elle ne s’en est nullement offusquée, on dirait même qu’elle a apprécié. Elle se nettoie le visage en avalant mon sperme. C’est quand même une véritable salope ! Je la trouve terriblement belle ainsi souillée, elle m’a permis de recommencer à plusieurs reprises. Elle me laisse vraiment lui faire tout ce que je veux. Parfois, je voudrais que les circonstances soient différentes pour… non, faut que j’oublie ça, c’est n’importe quoi.


  Enfermé ici, je m’interroge souvent sur ce qui se passe dehors. Mes anciens compagnons sont-ils seulement toujours en vie ? Elle ne me parle jamais de ses activités. En réalité, elle ne me parle jamais tout court. Sauf une fois, où elle était d’humeur joyeuse. Elle m’annonça que la « conquête du monde » avait enfin pris fin et qu’elle avait envie de « fêter ça » par une bonne partie de jambe en l’air. Après avoir fini notre petite affaire, j’ai pu lui poser quelques questions sur ce qu’elle entendait par là. J’ai eu ainsi la confirmation de ce que j’avais déjà deviné : le dernier pays libre est tombé. Son règne est dorénavant total et incontesté. Il n’y a plus aucun espoir, la résistance à elle seule ne pourra jamais libérer le monde de son joug. Je ne suis pas sûr de ce que cela me fait ressentir.


  Quelques jours plus tard, elle organise une célébration dans son palais. C’est la première fois depuis que je suis ici que l’endroit est fréquenté par d’autres personnes qu’elle et moi — ses serviteurs zombifiés ne comptant pas — c’est un grand privilège qu’elle fait à ses invités. L’événement à lieu dans la salle du trône. Le dirigeant de la nation vaincue y est amené pour y être « jugé » ; c’est surtout une excuse pour Althéa d’afficher son trophée et d’en faire un exemple. C’est sans doute pour cette raison qu’on me laisse assister aux festivités ; c’est un moyen de me rappeler ma place et que personne ne viendra jamais me chercher.


Assise du haut de son trône, elle le fixe de son air méprisant et hautain :


— À genoux, lui ordonne-t-elle.


  Comme l’homme refuse de se plier, deux soldats l’y forcent en le frappant dans les jambes. Cette défiance, moi aussi je l’avais au début. Je dirais bien que cela lui passera, si j’ignorais qu’elle comptait l’exécuter aujourd’hui même. Il n’a pas été mis au courant, mais au fond, il le sait, il n’est pas idiot. Il s’ensuit un échange barbant entre les deux protagonistes, ou chacun essaie de faire la morale à l’autre. Je suis trop distrait pour faire attention à ce qui se dit exactement, perdu dans mes pensées sur mon avenir et celui du monde. Tout à coup, le prisonnier arrive à se libérer de ses liens et s’empare d’une arme d’un de ses geôliers. Il bondit en direction de la sorcière. La panique se répand dans l’assemblée. Les gardes ont à peine le temps de réagir quand ils comprennent ce qu’il se passe. C’est là que mes instincts d’ancien combattant refont subitement surface et que j’ai un réflexe qui me surprend moi-même : j’essaie de l’arrêter en me plaçant entre lui et la sorcière. Je n’ai pas réfléchi à mon acte, c’est venu comme ça, c’est dans mes veines de naturellement défendre ceux qui me sont chers. L’agresseur pointa son pistolet vers moi, hésitant. J’en profite pour me ruer vers lui et tenter de le désarmer. Dans notre lutte, un coup part tout seul, en l’air heureusement. Je lui donne un coup de coude dans l’estomac, le déstabilisant suffisamment pour parvenir à me saisir du flingue, puis j’enchaine sur une droite pour le mettre définitivement au tapis.


  Tout est arrivé très vite, mes muscles ont réagi plus vite que mon esprit. Quand je reviens à moi, je remarque que tout le monde m’acclame comme un héros. Je réalise alors ce je viens de faire, à ma propre horreur : je viens de sauver la vie de la sorcière. Enfin, « sauver », c’est un grand mot. Avec sa magie, elle ne risquait sans doute rien, mais j’en reste néanmoins bouleversé. Pourquoi ai-je fait ça ? Qu’est-ce qui m’est passé par la tête ? J’ai besoin de m’isoler, je demande à ce qu’on me raccompagne dans ma cellule pour réfléchir. Discrètement, car personne n’est censé savoir que je suis prisonnier.


  Le soir même, la sorcière me fait convoquer. Le palais est retourné à ses habitudes : désert et calme. Mon escorte m’abandonne comme toujours après m’avoir fait entrer dans sa chambre, me laissant seul avec Althéa. Je comprends bien vite que quelque chose ne va pas. Elle me regarde d’un air troublé, sérieuse, triste presque.


  Je ne dis rien, elle non plus. Du moins durant un moment, jusqu’à ce qu’elle déclare à voix haute comme pour parler à elle-même :


— C’est la première fois que quelqu’un fait ça pour moi.

— Faire quoi ?

— S’interposer pour moi, me venir en aide.

— Peut-être que si vous ne passiez pas votre temps à torturer et à tuer tout le monde, cela arriverait plus souvent, rétorqué-je.

— Alors pourquoi l’as-tu fait ? me demande-t-elle en ignorant mon affront.

— Je… je ne sais pas, dis-je.


  Et j’étais sincère, je n’explique pas mon geste.


— Étais-tu inquiet pour moi ?

— Je… oui, un peu, sur le moment.

— Tu devais pourtant savoir que je ne risquais rien.

— Je sais, mais sur le coup, je n’y ai pas pensé.

— Est-ce que cela veut dire que tu te soucies de moi ?


  Il y a quelque chose dans ses yeux, je ne la reconnais pas. Ce n’est pas la fière ni la salope sadique Althéa que j’ai devant moi, c’est une autre femme, une autre que je découvre pour la première fois.


— J’imagine que oui, peut-être.


  Il faut croire que mon corps a été plus honnête que ma tête. Oui, au fond, j’ai développé quelque chose pour elle. J’étais inquiet, je voulais qu’il ne lui arrive rien. Qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai passé ma vie à la combattre, et maintenant, je la défends. Elle, le monstre Althéa, la sorcière qui a asservi le monde.


— Personne ne s’était jamais soucié de moi avant, m’avoue-t-elle.


  Elle s’approche de moi, et commet un acte surprenant : elle m’embrasse sur la bouche. C’est notre premier baiser. Malgré toutes les fois où nous avons couché ensemble, ce n’était jamais arrivé.


— Fais-moi l’amour ce soir.


    Oui, j’en ai envie moi aussi.


    Nous nous déshabillons, puis je la prends en missionnaire sur son lit. Il y a quelque chose de différent. Elle ne veut pas juste se faire défoncer comme une chienne, et je ne veux pas juste tirer mon coup pour me vider les couilles. Nous le faisons parce que nous avons… envie l’un de l’autre, nous voulons prendre du plaisir ensemble. C’est la première fois où je me soucie véritablement de son bien-être, et où je suis un peu plus « doux » avec elle.


  Je n’étais pas sûr que cela lui plairait, sachant que son truc, c’est plutôt d’être dominée, et pourtant, elle gémit de bonheur. Je vais et viens entre ses reins en la caressant de partout. Elle fait plus vieille que moi, mais ce qu’elle est belle, ce qu’elle m’excite. Je joue avec ses seins, je les suce et en mordille les tétons. Je l’embrasse avec la langue, j’ai envie de gouter ses lèvres à nouveau, elle me rend avidement mon baiser.


  Je la prends de plus en plus fort et de plus en plus vite. Elle me colle contre elle en passant ses mains derrière le dos. Elle me fait entendre ses soupirs à mon oreille, et je lui partage les miens.


— Oooh, Althéa… c’est si bon.

— Baise-moi !


  Tel un amant dévoué, je m’attèle à ce qu’elle jouisse avant moi. Je m’apprête à me finir en me faisant jouir sur son visage, quand elle m’arrête dans mon élan.


— Attends !


  Elle se retourne et se met à quatre pattes. La tête dans les coussins, elle écarte ses fesses de ses deux mains.


— Viens, tu as gagné ta récompense. Prends-moi par le cul.


  Quoi ? Elle est sérieuse ?! Nous ne l’avons jamais fait. À vrai dire, je suis étonné de n’y avoir jamais songé avant. Trop heureux de pouvoir enculer une femme pour ma toute première fois, je dirige mon gland à son entrée. Je pousse en avant, il y a de la résistance, mais je parviens à la pénétrer. Je me fiche au fond, profitant de l’instant, puis je commence à remuer du bassin.


  Les sensations sont nouvelles et incroyables. C’est extrêmement serré, même si cela n’a pas l’air d’être sa première fois.


— Tu aimes ? fais-je.

— J’adore. Allez, vas-y plus fort. Tu sais que je préfère ça comme ça.


J’augmente mon rythme. Je suis au paradis, je sodomise une femme. Pas n’importe laquelle, la sorcière Althéa, la reine du monde. Les hommes doivent être nombreux à fantasmer de se glisser dans son lit, mais c’est moi qu’elle a choisi. Je la bourre, je la possède, je veux la faire mienne, ou plutôt être sienne, qu’elle n’ait jamais envie de m’échanger contre un autre. Non pas tant parce que j’y laisserais sans doute la vie si cela devait arriver, mais parce que l’idée me rend jaloux.


  Notre baise devient bestiale comme les autres, mais avec un brin de passion en plus. Je lui donne des fessées, je l’attrape par les cheveux, je lui montre que je suis un mâle dominant qui sait comment m’y prendre avec elle. Elle prend son pied et n’en perds pas une miette.


— Tu as envie de jouir ? me demande-t-elle.

— Oui, admets-je.

— Moi aussi. Viens, finit nous tous les deux.


  Je l’écoute et cesse de me retenir. Il ne me faut pas longtemps pour me sentir partir. Je ferme les yeux en sentant la première giclée de sperme lui inonder les intestins, je n’arrive pas à croire que je suis en train d’éjaculer dans un cul. Elle jouit tout de suite avec moi, comme si mon orgasme avait déclenché le sien. Nous vivons en diapason ce moment d’extase, avant de redescendre sur terre. C’était super, comme toujours.


  Je profite qu’elle est en train de récupérer pour me montrer câlin, je la prends dans mes bras. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je suis bien avec elle. Vient ensuite pour moi le temps que je redoutais, celui de devoir la quitter :


— Tu peux retourner dans ta cellule, me commande-t-elle. Tu connais le chemin.


  Je suis surpris qu’elle ne m’envoie pas ses gardes. Je l’abandonne presque à contrecœur. Me voilà libre, seul. Pourtant, je n’ai aucune envie d’essayer de m’échapper. C’est donc comme un animal docile que je m’en vais retrouver ma geôle.