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Toxique rencontre

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
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Une louve.

Une louve affamée.

De la pire espèce.

De celle qui n’a rien à perdre.

De celle qui est restée longtemps sans assouvir ses penchants les plus inavouables. Tant d’années de retenue, de frustration, d’envie ravalée.


Cette femme est une louve. Sournoise. Dangereuse. Prête à tout pour enfin libérer ses pulsions les plus secrètes.

J’imagine un mauvais mariage. Sans doute trop précoce. Un enfant avant que le mari ne disparaisse en la laissant seule. Abandonnée de tous. De la société. Des hommes. Alors, doucement, naît la bête. À force de ressasser sa rancœur de l’humanité et des hommes en particulier, elle grandit. À prendre racine dans ce malheur qui gangrène cette femme, la louve se renforce. Mois après mois. Année après année. Inexorablement.

Jusqu’à devenir cet animal incontrôlable, un prédateur, jusqu’à prendre la place de la femme banale qu’elle était.

Après tout, qu’en sais-je ?

Rien.

Je ne sais rien d’elle.


Pas même son prénom.

Juste qu’elle fréquente le même site de rencontres furtives que moi.

Mon imagination sans doute.

Le manque de sommeil.

Et pourtant, elle est là, devant moi.

Allongée entre mes jambes, sa tête est soudée à mon bas-ventre. Mon sexe a depuis longtemps disparu entièrement dans sa bouche. Gorge profonde. Sa langue s’enroule autour de mon membre alors que mon gland bute au fond de sa cavité buccale. Je ne bouge pas. Ses ongles acérés sont plantés dans mes cuisses. Elle me tient. Immobile. Juste son mouvement de langue sur mon sexe. Sensation étrange que cette caresse qui n’en finit pas, où se mélange plaisir naissant et douleur du frottement prolongé.


J’ai sommeil. J’ai faim. J’ai soif. Rien mangé ou bu depuis hier midi si l’on excepte sa cyprine et son urine. Le jour blafard nous éclaire doucement à travers le rideau de la chambre. Une photo en noir et blanc. Elle plie ses genoux. Ses talons aiguilles sont pointés vers le plafond. Les voir me donne la nausée. Mes reins me font mal. Mal des lacérations que ces talons ont causé. Je ne sais plus quand. Hier soir, cette nuit. J’ai perdu la notion du temps. Je me souviens… Contre le mur de l’entrée. Son visage ordinaire devant mes yeux. De ceux que l’on ne remarque pas dans la rue. Mais dont on se remémore toute sa vie lorsque l’orgasme le déforme à ce point. Empalée sur mon sexe, elle a joui en détruisant mon dos à coup de talon. Avant de lécher mes blessures en serrant la base de mon membre pour m’empêcher d’éjaculer…

Ses yeux sont fixés sur mon visage. Elle observe le résultat de sa fellation. Un de ses ongles s’enfonce un peu plus dans ma chair. Je grimace. Ses yeux brillent. Je suis las. Fatigué. Je voudrai dormir et pourtant je bande comme rarement. Jamais je n’aurai pensé demeurer en érection autant de temps. Et jouir autant. Jamais. Il semble que parfois l’alchimie des corps repousse les limites. La peur aussi. Cette peur qui vous noue le ventre et parfois vous transcende…

Sa main droite quitte ma cuisse. Ses ongles déplantés, elle porte sa main sous mes fesses. Ses yeux ne me quittent pas. Elle caresse mon anus du bout d’un doigt avant d’en forcer le passage. Sèchement. Complètement. Je me cambre sous l’intromission en gémissant. Un second doigt rejoint le premier. J’ai mal. Le doigté est profond. Elle bouge en écartant les doigts. Je vais jouir. Je sens la brûlure de mon bas-ventre descendre sur mes bourses et mon sexe. Elle doit ressentir aussi les premiers soubresauts de ma verge dans sa bouche. Ses yeux sont fixes. Ses doigts ressortent prestement de mon anus pour finalement enserrer la base de ma verge juste sous ses lèvres. Je crie car cette compression m’empêche d’éjaculer. La douleur est atroce. Lorsque les tressautements diminuent, elle libère son étreinte et je sens sa bouche glisser le long de mon membre pour finalement le libérer.

Ma verge est luisante de sa salive. Elle se redresse. Mon gland est violacé. Trop de baise depuis hier soir. La chair est à vif. Alors qu’elle descend du lit, je constate que ses lèvres vaginales sont tuméfiées également. Humides, luisantes, mais tuméfiées. Elle aussi souffre…

Mon cœur bat la chamade. Je transpire comme un porc. Et surtout, je voudrais me reposer. Pourtant je bande toujours comme un damné. Mes reins me brûlent des lacérations subies et mon bas-ventre du foutre que je n’arrive pas à éjaculer… Elle m’observe, appuyée contre la fenêtre. Dans cette semi-obscurité et en ombre chinoise, je ne la distingue pas nettement. Il me semble qu’elle se caresse en me regardant. Je me sens vidé et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, mes bourses sont encore pleines. Je dois me soulager pour me reposer. Alors je porte la main sur ma verge et commence à me masturber avec hargne. Faire jaillir mon sperme …

Aussitôt, elle se décale vers le mini-bar et l’ouvre prestement. Ma main monte et descend alors que je l’observe du coin de l’œil. Elle se redresse, referme le bar. Elle tient une mini-bouteille. De son autre main, elle ouvre la capsule. Je ne distingue pas le contenu de ce flacon. Voudrait-elle me donner à boire ? Ma main glisse vivement sur mon sexe. Une fois de plus, je sens poindre les prémisses de la jouissance. J’accélère le mouvement. Mon gland violacé et tuméfié semble sur le point d’exploser. J’entends ses talons sur le plancher. Je tourne la tête sans cesser de me branler pour voir ses jambes gainées de bas noirs se rapprocher. En deux enjambées, elle est près de moi au bord du lit. Dans la main gauche la bouteille. Elle me regarde. Ses yeux sont vifs mais son visage est d’un calme inquiétant. L’éjaculation est proche. Elle me sourit. Son regard se pose sur ma verge. Dressée. Silence. Seul le frottement de ma main sur ma hampe.


Alors, comme dans une séquence filmée au ralenti, je vois la main qui tient la bouteille s’élever au-dessus de mon corps. De ma verge. Elle verse le contenu de la bouteille sur moi. Un instant d’éternité. Le liquide s’échappe du goulot, tombe en cascade, parcourt les quelques centimètres qui le séparent de ma verge et finit par l’inonder.

Je hurle. Une douleur atroce. Mon gland n’est plus qu’une brûlure. De l’alcool. Elle a versé de l’alcool sur ma verge à vif. Tordu en deux, je me redresse et me précipite dans la salle de bain. La douche. L’eau réparatrice. Je continue de crier de peur et de douleur. Lentement, la sensation s’estompe…

Elle est là. Dans l’encadrement de la porte. Elle me regarde asperger ma verge d’eau. Je ne pense plus à éjaculer. Même pas à boire l’eau qui coule du pommeau. Je ne suis plus qu’une plaie. Je coupe l’eau. Je bande encore. Elle s’approche. J’aperçois la bouteille. Elle se plante devant moi, le sourire aux lèvres. La rage me prend. Je lui décoche une claque magistrale. Sa tête recule sous l’impact. Sa lèvre inférieure éclate. Le sang coule. Je reste figé. Elle se redresse, essuie le sang qui perle à sa lèvre d’un revers de main et le lèche en me fixant. De l’autre main, elle verse le reste de la bouteille sur son bas-ventre. Lentement. De la vodka. C’est de la vodka qui glisse sur sa toison et baigne ses lèvres, son clitoris. Ses yeux s’agrandissent un moment mais elle ne gémit pas. Pourtant, je sais qu’elle a mal. Ses lèvres vaginales sont aussi sensibles que l’est mon gland. Cela me glace le sang.

Elle s’approche de moi en jetant la bouteille à terre. Elle me pousse sur la lunette des toilettes. Je m’assois. Elle se positionne au-dessus de mon sexe dressé et descend dessus. Elle s’empale sans marquer de temps mort. À fond. Son visage est maintenant face au mien. Elle m’embrasse à pleine bouche. Je sens le goût de son sang. Ses seins frottent sur ma poitrine. Elle commence un va-et-vient qui m’arrache des gémissements. Sortant complètement avant de replonger jusqu’à la garde. Ses bas me font mal parce qu’ils frottent aux endroits où elle a planté ses ongles. Son souffle s’accélère et sa cadence augmente. Je ne sens plus ma verge mais je sens poindre la jouissance. Comme une boule de feu qui déferle du ventre. Elle ondule du bassin, la tête dodelinant de droite à gauche. Soudain, elle se cambre, la tête rejetée en arrière, les yeux exorbités, figée dans un long râle guttural. Je sens mon foutre jaillir à travers ma verge. Une tétanie incontrôlable alors que les jets de sperme s’écrasent dans son vagin.


Vidé, je ne retiens plus mes jambes et tombe en avant. Nous roulons sur le sol. Hagard, désorienté, je la sens se désempaler, se redresser et sortir de la pièce. Le bruit de ses talons m’accompagne dans le sommeil qui s’empare de moi.

La louve est partie.