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un transport VIP inattendu.

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Histoire vraie
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Je me présente ; je me nomme Adam et je suis pilote de ligne en retraite d’une compagnie aérienne européenne bien connue.

Vu que je ne pus me résoudre à rester le cul scotché sur une chaise ni a bricoler dans le jardin, il fallait que je continue à voler. J’avais le virus : un virus bien connu que tous les pilotes sur terre connaissent : « L’icarite aiguë ».

Par le biais d’un copain qui travaillait à l’aéroport de Bron, dans la banlieue de Lyon, j’avais trouvé une occupation comme pilote d’avion-taxi pour une société qui s’était spécialisée dans le transport des VIP et autres chefs d’entreprise qui voulaient voyager sur commande, sans être tributaires des horaires des vols publics, sans être contraints à la promiscuité des passagers lambda : cela me permettait de continuer à piloter... ce qui pour moi est une passion, et aussi à « mettre du beurre dans les épinards ».


Voilà comment je me suis retrouvé un jour à Tenerife en compagnie de Nathalie, notre hôtesse.


Nous avions transporté un client « au very important compte en banque », un politique de la Région Rhône-Alpes avec sa femme, ses trois filles et le petit copain de l’une d’elles. Sans doute se ferait-il rembourser la note par le contribuable !


J’avais posé le Cessna Citation 550X comme une plume, en aveugle, sur la piste occultée par un épais brouillard, sur l’aéroport de Los Rodeos au Nord de l’île de Ténériffe. L’aéroport de Tenerife Nord étant situé sur les hauteurs de « La Laguna » au pied du volcan en sommeil : Teide, (3718m). Il est assez fréquent que même en été, en fin d’après-midi, cet aéroport soit fermé à la circulation aérienne pour cause d’invisibilité.


Il était 18 heures. Nos clients étaient partis pour rejoindre leur lieu de villégiature à Puerto de la Cruz, ville touristique éloignée de 30 km de « Los Rodeos », bien connue de ceux qui préfèrent la relative tranquillité du nord au caravansérail du sud qui est largement plus mouvementé.


Le biréacteur d’affaires avait été tracté vers le parking de l’aviation privée.


Pendant que je remplissais les documents de fin de vol et les déclarations pour les douanes afin de les remettre aux autorités espagnoles, Nathalie s’affairait à nettoyer et à mettre en ordre la cabine des passagers.


C’est fou de voir ce que certaines personnes bourrées de fric peuvent être dégoûtantes et sans aucune éducation : elles jettent leurs canettes de soda sous les fauteuils, bourrent de papiers gras ou sucrés les soufflets des dossiers en face d’eux car ils considèrent sans doute que c’est se rabaisser que de remettre les détritus à l’hôtesse. J’ai même découvert un jour un dossier de fauteuil en cuir d’Alcantara tout tagué au marqueur noir. On ne me fera pas croire que les parents du coupable – car c’était un bambin qui avait fait cela – n’avaient rien vu !


Je vais vous parler un peu de Nathalie, notre auxiliaire féminine navigante, assistante de bord. Une femme charmante et très belle dans la quarantaine qui maîtrise à la perfection trois langues étrangères en plus du français. Cheveux mi-longs de couleur châtain méchés qu’elle coiffe en chignon en forme de banane ; 1,70 m environ, aux jambes splendidement voilées par des bas fumée et galbées que des escarpins aux talons aiguille rendaient encore plus érotiques (du moins pour moi). Une poitrine de 85C moulée par son chemisier blanc d’uniforme qu’elle portait comme un mannequin de haute couture. Elle ne devait pas porter de soutien-gorge car on apercevait le renflement que faisaient les tétons excités sans doute par leur frottement sur la soie du chemisier. En plus, lorsqu’elle se déplaçait dans l’appareil, elle laissait dans son sillage une odeur de parfum des plus enivrants. Ce n’était plus une « minette » comme l’on en voit dans les magazines, mais une femme dans toute sa splendeur qui ferait bander un eunuque rien qu’en le frôlant... et je suis loin d’être un eunuque !


Ce jour-là, pour ce voyage, elle portait un chemisier de soie beige ouvert jusqu’au troisième bouton... ce qui laissait apercevoir le sillon naissant de ses seins. Au cou, elle portait une écharpe aux couleurs bleue et blanche, celles de la compagnie. Une jupe de tergal de couleur bleu horizon, fendue à l’arrière, moulant ses hanches parfaites, se terminait au-dessus des genoux : pas une minijupe, quoique son physique le lui autorisait, mais un vêtement très féminin qui laissait deviner bien des délices sans les dévoiler. Il ne fallait pas qu’elle parût être là pour exciter la libido des passagers masculins et éveiller des jalousies féminines.


Moi, j’étais le « quatre galons », le commandant de bord ; j’avais 68 ans : le type qui fait rêver les petits garçons et les petites filles qui rêvent de devenir pilote plus tard, et qui provoquait encore bien de la curiosité. Mes cheveux blancs coupés court appelaient à une sorte de respect chez certains, et ma moustache rappelait certains héros de Hollywood qui avaient fait fantasmer bien des jeunes filles et mouiller encore quelques femmes que l’on qualifie de respectables.


Étant donné que notre appareil n’était pas conçu pour transporter plus de 12 personnes, la réglementation IATA n’obligeait pas la présence d’un copilote, ce qui arrangeait bien la compagnie ! Mes 1,80 m m’obligeaient à baisser la tête lorsque je n’étais pas assis sur mon siège placé à gauche dans le poste de pilotage, car l’aéronef est assez bas à cet endroit-là. J’avais mal à la nuque. L’âge avait laissé naître de l’arthrose dans mes cervicales, arthrose qui me gênait de plus en plus souvent.


Le parfum de Nathalie vint caresser mes narines. Je sentis une main amicale se poser sur mon épaule droite.


— Est-ce que tu veux que je te masse un peu les cervicales ? J’ai une crème à l’Aloe Vera dans mon sac qui pourrait te soulager.

— Merci, ne te dérange pas, on va arriver à l’hôtel. Une bonne douche chaude et ça ira.

— C’est comme tu voudras. Ce que j’en disais, c’était pour toi ; en ce qui me concerne, ça ne me dérange pas du tout.

— Je te remercie ; c’est gentil de ta part, mais ça va aller.


Cela faisait deux ans que nous faisions équipe sur le même avion, et quand je changeais d’appareil pour les besoins du travail, Nathalie suivait. C’était une pro de l’aviation civile : elle avait occupé le poste de chef de cabine sur un A320 de la compagnie Air France, et lorsqu’elle avait accouché de sa fille elle avait démissionné pour pouvoir s’occuper de son enfant. Son mari était commandant de bord sur un triple sept dans la même compagnie qu’elle et était affecté sur un long-courrier : cela veut dire qu’il n’était pas souvent à la maison. Quand sa fille eut 10 ans, elle avait repris du travail au sein de notre compagnie en qualité d’accompagnatrice navigante car elle s’ennuyait ferme, seule dans sa grande maison.


Nous avions l’avantage, chez nous, de ne pas voler tous les jours mais ponctuellement, faisant face à la demande. Notre employeur avait trois avions d’affaires : un triréacteur Falcon de chez Dassault, un King Air 350 de chez Beech et un Cessna Citation 550X, avion d’affaires de luxe. Il pouvait se passer une semaine sans que nous prenions l’air, mais quand la clientèle avait réservé un vol, le secrétariat nous appelait par téléphone. Je me rendais alors à l’aéroport pour prendre les directives et déposer mon plan de vol. Nathalie arrivait pour commander les boissons et les en-cas au fournisseur de l’aéroport puis, ceux-ci livrés, elle se chargeait de les ranger dans les placards et casiers prévus à cet effet à bord.


Nous nous respections, mais une sincère camaraderie s’était installée entre nous. Je lui faisais confiance car elle était consciencieuse dans son travail, respectueuse des protocoles en vigueur. Jamais un mot déplacé, jamais le ton plus haut que la normale, même lorsque certains « clients incultes » se croyaient autorisés de par leur potentiel financier à user de paroles ou de gestes déplacés. Elle me respectait également : j’étais le boss, et j’avais 26 ans de plus qu’elle ; j’aurais pu être son père. J’avais dû insister pour qu’elle s’autorise à me tutoyer en privé, mais devant les clients, c’était du « Commandant » en veux-tu et du « Commandant » en voilà !


Je venais de terminer mes « écritures » et me levais du siège de pilote pour ranger mon classeur dans la mallette sur roulettes qui m’accompagnait à chaque vol, là où étaient rangés les documents de l’avion, de la compagnie, mes licences, agréments et fascicules de procédures en cas d’urgence lorsque j’aperçus Nathalie de dos. Elle était courbée pour ramasser quelque chose sur la moquette. Elle ne pliait pas les genoux pour s’accroupir comme il était conseillé de le faire dans le manuel de la « parfaite hôtesse de l’air » mais était pliée en deux au niveau de la taille. La position plus qu’inconfortable avait par contre un avantage non négligeable pour le voyeur occasionnel que j’étais à cet instant précis: elle relevait la jupe très haut sur les cuisses et j’apercevais un petit bout de culotte noire. Je détournai mon regard, gêné, car je ne voulais pas qu’elle me surprenne en train de me rincer l’œil et de me régaler la vue dans cette position plus que suggestive. Elle devait avoir des yeux derrière la tête car elle me demanda :


— Tu crois qu’il fait frais dehors ?

— Couvre-toi : je viens de voir des gouttes s’écraser sur le pare-brise.

— Merde !... Et moi qui n’ai pas pris de parapluie.

— Je te passerai mon imperméable ; moi, je passerai ma veste, et avec la casquette j’espère que l’on ne se mouillera pas trop.


Nous fîmes ainsi. Nous sortîmes de l’appareil. Nathalie avait mon imper bleu marine sur la tête, et pendant que je fermais la porte à clé, elle gardait la mallette. Heureusement, les bâtiments administratifs n’étaient pas trop éloignés du parking. Nous étions encombrés de nos bagages personnels qui se résumaient à des petites mallettes sur roulettes, bien connues des personnels navigants, où nous mettions notre linge de rechange. En deux minutes nous étions à l’intérieur.


Au guichet de « Aviación civil privada » je déposai mes documents. Le guardia civil me demanda en anglais si j’avais des choses à déclarer et la date prévue pour notre retour. Vu que nous devions redécoller à vide le lendemain en début d’après-midi, il ne chercha pas la petite bête ; de toute façon, je n’avais rien à déclarer. L’avion était vide. Il passa mon carnet de vol – que j’avais remplis au préalable – à sa collègue qui apposa le tampon dans la case appropriée, et elle me rendit le document avec un sourire avenant. Je m’adressai à elle dans la langue de Cervantès, langue que je parle couramment.


— Est-ce que l’on peut nous appeler un taxi, s’il vous plaît ?

— Prenez le couloir à droite ; vous arriverez dans le terminal 3, et dehors vous serez sur la zone réservée aux taxis, Capitan.

— Gracias, Señora. Hasta mañana, luí répondis-je.


Nous fûmes rapidement dehors. Dans le couloir, réglant son pas sur le mien, Nathalie avait passé son bras sous le mien. Sur notre passage, des têtes se retournaient ; des regards mêlés d’envie, d’admiration et de curiosité.


Un taxi nous prit en charge. Nous allions à Puerto de la Cruz où la compagnie nous avait réservé deux chambres dans un hôtel 4 étoiles. Nous avions pris place à l’arrière de la Mercedes. Le chauffeur roulait très prudemment. Les vitres embuées nous empêchaient de profiter de la vue du paysage luxuriant du nord de l’île. Depuis que nous avions quitté le bord, il avait commencé à pleuvoir ; malgré le léger gilet qu’elle avait passé sur son chemisier, Nathalie frissonnait.


— Tu as quelque chose de chaud dans ta mallette ?

— Pense-tu ! Qui m’aurait dit que j’allais rencontrer la pluie sur les Canaries ?... De toute façon, on repart demain ; s’il fait trop froid, j’irai m’acheter quelque chose de plus chaud dans une boutique.


Elle était assise sur ma gauche, à côté de moi. Je sentais la chaleur de sa hanche et de sa cuisse contre la mienne qu’elle avait recouverte avec mon imper. Sur ses épaules, elle avait en effet passé un léger gilet fantaisie bleu marine qui ne devait pas apporter beaucoup de chaleur.


— Vous pouvez mettre un peu de chaleur, s’il vous plaît ?

— Claro ! Porque no ? me répondit le chauffeur en nous regardant dans le rétroviseur.


Je me tournai vers Nathalie et lui proposai :


— Si tu veux te réchauffer un peu, tu peux te blottir contre moi, tu sais...

— Tu crois ?.... Ça ne te dérange pas ? Merci, avec plaisir. Je grelotte. Pourvu que je n’attrape pas la crève : ce serait le bouquet qu’en plus de pilote tu doives te transformer en garde-malade !

— Qui sait ? Possible que ça ne me déplaise pas ! répondis-je en souriant.


Nathalie s’était rapprochée de moi, avait remonté ses jambes sur la banquette sur sa gauche, les avait bien couvertes de mon imper, et sa tête avait trouvé refuge contre mon épaule.


— Attends, j’ai une meilleure idée ; mais ne te méprends pas sur mes intentions.


J’avais passé mon bras gauche autour de ses épaules et la serrais contre moi.


— Hum... pas désagréable du tout ! me répondit-elle en se lovant encore plus étroitement contre moi. Dans des bras tels que les tiens, une femme se sent rassurée, protégée...

— Je ne sais pas si ton mari serait de cet avis !

— Oh, lui, tu sais, depuis que notre fille est née, ce n’est plus le « tout feu, tout flamme » entre nous. On est devenu plus des frères que des amants.

— Il est aveugle ou quoi ?

— Je crois plutôt qu’avec ses long-courriers, il doit avoir trouvé son « sandwich » avec l’une des filles de sa « crew » car, lorsqu’il rentre à la maison, il n’est plus l’affamé des débuts ; et puis je le comprends : avec les jeunettes qu’il a à son bord... Certaines sont prêtes à tout pour grimper, dans tous les sens du mot. Alors tu comprendras qu’avec une « quadra » comme moi...

— Arrête tes conneries, Nathalie. Des « quadra » comme toi, il n’en court pas les rues. Tu es une femme très belle, et j’en connais plus d’un qui se damnerait pour toi.

— Merci ; tu es un amour... me répondit-elle en se serrant plus fort contre moi.


Il ne fallait surtout pas que notre conversation continue sur cette voie car je commençais à sentir dans mon entrejambe quelque chose qui était en train de se réveiller. Je ne voulais surtout pas qu’elle se méprenne sur mon attitude ; si j’avais eu 25 ans de moins, j’aurais tenté une approche, surtout que la femme était belle, désirable et attirante. Mais avec mon âge, faut pas rêver ! Je gardai le silence. De toute manière nous arrivions à l’hôtel. Le taxi s’était arrêté sous le dôme qui servait d’avant-toit devant l’entrée somptueuse de l’Hôtel Teide. Je réglai la course.


Nathalie était sortie du véhicule et suivait le chasseur qui s’était chargé de nos trois mallettes jusqu’à la réception. Quand je la rejoignis, j’appris que l’hôtel nous avait affecté deux chambres voisines au dix-huitième étage. L’ascenseur nous monta à destination à une vitesse record et chacun rejoignit sa chambre en se donnant rendez-vous à vingt heures au restaurant de l’hôtel pour le dîner.


J’ouvris ma valise, sortis des sous-vêtements propres, et rapidement tout nu je passai sous la douche... une douche spa : quel bonheur ! L’eau chaude aspergeait par à-coups mes cervicales ; rapidement je me sentis fatigué mais soulagé. Je me mis à me remémorer la situation dans le taxi avec Nathalie ainsi que notre conversation ; une érection me prit. Depuis longtemps je n’avais pas ressenti mon sexe se réveiller de cette façon-là.


Oh, il n’est pas excessivement long : en pleine érection, il mesure dans les 17 cm de long et, à vue de nez, dans les 15 cm de circonférence. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas donné du plaisir à une femme... Mes rapports sexuels de couple, pour des raisons de santé, étaient totalement inexistants, et cela depuis cinq longues années. Bien sur, j’y pensais. J’avais envie d’une femme, j’avais envie de recevoir ses caresses comme de lui en prodiguer, mais je ne fonctionne pas comme un avion : je ne m’élance pas à toute vitesse sur la piste aussitôt que l’on pousse les manettes N1 à fond.


Il y a des paramètres dans mon cerveau ; il y a des conditions à respecter. Il faut que la femme me plaise aussi bien physiquement que psychiquement ; il faut qu’elle m’inspire de la tendresse, de la douceur et me fasse comprendre que je ne lui suis pas indifférent, que j’ai accès à sa sensualité, qu’elle ne ferme pas la porte... et cela, je ne l’avais pas encore ressenti jusque dans le taxi. Est-ce que je n’étais pas en train de me méprendre sur l’attitude de Nathalie ? Est-ce que je ne me prenais pas à fantasmer sur cette compagne de travail ? C’était une pente dangereuse.


La sonnerie de mon téléphone portable retentit dans la chambre. Je l’avais posé sur la table de chevet à côté du lit. Je sortis de la cabine de douche tout ruisselant, m’enveloppai la taille dans une serviette de bain de l’hôtel et, le dos tout mouillé, j’allai prendre le portable. L’écran indiquait « Nathalie ». Je décrochai.


— Oui ? Nathalie...

— Je te dérange ?

— Non, je sortais justement de la douche.

— Tu as vu ? Il y a une porte communicante entre nos deux chambres.

— Non, je n’avais pas vu.

— La clé semble être de ton côté.

— Où veux-tu en venir, Nathalie ? On est en train de jouer avec le feu, là !

— J’aime jouer avec le feu...

— Nathalie !

— Oui Adam ?

— Nous avons 25 ans de différence. Je pourrais être ton père...

— Primo, tu n’es pas mon père ; secundo, notre différence d’âge, je m’en contrefiche ! Ouvre. J’ai quelque chose d’important à te dire.


J’allai vers la cloison qui séparait nos deux chambres. Une tenture masquait la porte de communication ; une clé était dans la serrure. Je la tournai. Nathalie poussa la porte, et elle apparut face à moi seulement revêtue d’un drap de bain qu’elle avait noué au-dessus de sa poitrine. Ses cheveux étaient défaits et coulaient sur ses épaules. Ses yeux brillaient. Elle avança vers moi, les deux mains en avant et me poussa à l’intérieur de ma chambre. Ses bras se nouèrent sur ma nuque et sa bouche vint se coller à la mienne.


Ses lèvres étaient douces et chaudes. Elles avaient encore la senteur du rouge à lèvres qu’elle devait sans doute utiliser pour les peindre et qu’elle avait enlevé avant de prendre sa douche. Nos bouches s’entrouvrirent pour laisser passer nos langues qui commencèrent leur danse savante et sensuelle. Sous la serviette de bain, mon sexe se dressa. Nathalie dut s’en apercevoir puisqu’en m’embrassant elle avait plaqué son corps tout contre le mien. Mes mains lui caressaient le dos. Elle le creusait sous mes caresses en incrustant encore plus son ventre dans le mien. Elle passa ses mains entre nous pour défaire le nœud qui maintenait ma serviette éponge sur ma taille ; elle tomba sur la moquette. Elle se dégagea de mon étreinte et se laissa glisser vers le sol jusqu’à avoir ma verge à la hauteur de son visage. Elle la prit avec la main et...


— Tu es Juif ?

— Non. Pourquoi cette question ?

— Parce que tu es circoncis.

— J’ai été opéré d’un phimosis étant gosse ; pourquoi, ça te gêne ?

— Absolument pas ; c’est la première fois que je vois un sexe circoncis, voilà tout. Ce n’est pas commun.


Sur ces mots elle tira sur la peau pour bien faire ressortir le gland qui déjà laissait perler une goutte de ma liqueur de désir. Elle la lécha puis engloutit ce gland qui avait enflé et était devenu presque violet sous l’action de l’excitation. Je sentais sa langue s’enrouler autour de la couronne, suivre le sillon du frein tout en aspirant. Je n’en croyais pas mes sens, je n’en croyais pas mes yeux ! Allez, je devais être en train de rêver et j’allais me réveiller comme à l’accoutumée dans mon lit trop grand pour moi tout seul.


Lorsqu’elle s’était accroupie, le drap de bain qui ceignait sa poitrine s’était dénoué et gisait à ses pieds. Je voyais pour la première fois ses seins fermes et droits, en forme de demi-melons aux mamelons granulés, terminés par des tétons érigés comme deux tétines pour bébé ; des tétines que je voulais sucer, caresser, téter, les sentir durcir dans ma bouche, sous ma langue... Nathalie continuait à me sucer, à m’emmener dans un voyage pour lequel je n’allais pas tarder à décoller. Il y avait trop longtemps que l’on ne m’avait pas fait l’amour : je n’allais pas pouvoir résister longtemps.


— Je ne vais pas pouvoir résister longtemps, Nathalie...

— J’y compte bien ! Je t’interdis de me résister. Laisse-toi aller. Viens. Je te veux. Je veux te goûter.


D’une main elle se tenait à ma cuisse et de l’autre elle me caressait les bourses. Elle engloutit ma verge à moitié. Sa bouche était chaude et accueillante. Sa langue continuait à s’amuser avec mon gland. J’avais l’impression de voguer sur un petit nuage rose. (Tiens ! Pourquoi rose ? Ça ne fait rien, je n’efface pas.) Je sentais un bien-être indéfinissable monter du périnée vers mon sexe. Nathalie s’en rendit sûrement compte car elle engloutit totalement ma verge au fond de sa bouche, les 17 centimètres de mon membre qui s’était durci à en exploser, comme si elle voulait totalement l’avaler.


À présent elle avait posé ses deux mains sur mes fesses et les attitrait à elle. Ses lèvres touchaient les poils de mon pubis. Elle leva ses yeux vers moi ; ils me disaient « Allez, viens... Je veux te boire ! » Mon corps entier vibrait. J’étais comme un avion faisant son point fixe... Puis la pression se fit trop forte. Je ne retenais plus rien. Je lâchai tout... Un voile noir obscurcit ma vue l’espace d’une seconde ou deux. Je sentais mon sexe vibrer sous le plaisir intense, inexplicable car trop en dessous de la réalité, de l’éjaculation. Un jet intense qui me fit vibrer en entier. Puis un deuxième que j’ai apprécié plus que le premier car moins violent et plus doux, puis enfin le troisième laissant une sensation de plaisir en decrescendo... comme une symphonie de Wagner qui, après sa violence, retombe dans les vagues mélodiques.


Nathalie avait fermé les yeux et je voyais ses mouvements de déglutition sur les muscles de son cou. Elle continuait à aspirer, à m’aspirer, à soutirer toute l’essence de ma jouissance. Elle était la déesse de la fellation ! Sa langue continuait à me caresser le gland, à se promener tout autour et essayer de s’introduire dans le méat afin de m’exciter... Mais la Nature étant ainsi faite, elle se rendit compte que ce sucre d’orge était en train de rendre les armes. Elle le garda en bouche encore un instant, et lorsqu’elle le laissa enfin il n’était plus que l’ombre de lui-même. D’un macaroni, il était devenu un vermicelle. Je la relevai et la serrai contre moi dans un tendre baiser passionné. Je l’attirai sur le lit.


— Attends, chéri... j’enlève le couvre-lit afin de ne pas le tacher.


Réaction typique d’une femme au foyer, qui pense à tout, même à ne pas tacher le couvre-lit pendant l’amour. Nous nous allongeâmes tout nus sur le lit, côte à côte. Elle vint se blottir dans mes bras, la tête sur ma poitrine, une cuisse par-dessus la mienne, la main gauche posée sur mon sexe comme une coquille cherchant à le protéger.


— Merci, chéri ; il y a longtemps que j’en avais envie. C’était bon ! J’aime ta saveur.


J’en tombai des nues ! Elle avait envie de me sucer depuis longtemps ? Est-ce que j’avais bien entendu, ou est-ce que le super orgasme que je venais de vivre me jouait des tours acoustiques ?


— Comment dis-tu ?... Il y a longtemps que tu en avais envie ? Envie de quoi ? De me faire une fellation ?

— De tout ! Je vais te dire une chose mais, s’il te plaît, ne m’interromps pas, ne me rejette pas. Tu me promets ?

— Promis. Je t’écoute.

— Quand je suis entrée à la compagnie, j’ai fait mon premier vol avec Henri sur le King Air, puis un jour j’étais dans le bureau de Sophie quand je t’ai aperçu pour la première fois. Tu rentrais de ton stage d’agrément sur Falcon à Mérignac. Tu m’as plu tout de suite : ta stature, ton visage, ta façon de parler, de nous regarder Sophie et moi. J’ai posé des questions à ton sujet, et Sophie m’a expliqué que tu es un ancien commandant de bord en retraite de LH, que tu habites à Saint-Etienne, que tu n’es pas marié mais que tu vis en couple, que ta compagne est atteinte d’une grave maladie inguérissable... et que tu ne l’avais pas abandonnée. Je lui ai demandé si tu avais une PNC d’attitrée ; elle me répondit que non. Alors je lui ai demandé de m’affecter avec toi sur un vol. Tu te souviens ? Il y a deux ans de cela ; c’était le vol pour Varsovie... tu t’en souviens ? J’ai aimé ta façon de piloter « en bon père de famille », en chauffeur d’autobus... et aussi ta façon d’être avec moi : poli, prévenant, pas macho pour un seul sou, toujours prêt à rendre service.

— Et alors ?

— Alors j’ai demandé à Sophie de m’affecter avec toi en « attitrée ». Je t’avoue qu’elle a tiqué quand je lui ai demandé cela ; elle m’a même demandé s’il y avait quelque chose entre toi et moi. Je lui ai dit que non. Elle a souri et m’a même dit « Telle que je te vois partie, toi, d’ici quelque temps, tu vas le mettre dans ton lit... Je me trompe ? »

— Et que lui as-tu répondu ?

— Que je ne savais pas encore. Que si nous couchions ensemble, ce ne serait sûrement pas une vulgaire partie de jambes en l’air mais quelque chose de plus beau, de plus romantique, car tu me plais et que je suis amoureuse de toi.

— Mais enfin, Nathalie, réfléchis un peu ! Nous avons 23 ans de différence d’âge. Même si avec ton mari il n’y a plus grand-chose, il viendra sûrement un jour où tu rencontreras quelqu’un plus proche de ton âge et que tu aimeras, car avec moi tu n’as aucun avenir. Jamais je n’abandonnerai ma compagne.

— Tais-toi, s’il te plaît ! Je ne te demande rien. Je n’exige rien. Je sais très bien que jamais tu n’abandonneras ta compagne, et c’est ce que j’aime en toi. Laisse-moi seulement t’aimer et pouvoir prendre ce que tu voudras bien me donner, te donner la tendresse et l’amour auxquels tu as droit, l’amour que « ta femme » ne peut plus te donner. Ce n’est pas parce que tu as 23 ans de plus que moi que tu n’as pas droit à l’amour, à une vie sexuelle ; nous en avons besoin tous les deux, mon chéri... Alors laisse-toi aimer, prends les instants de bonheur que nous pourrons nous donner lors de nos voyages et, s’il te plaît, ne me parle plus jamais de notre différence d’âge.


Après cette diatribe, que répondre ? Nathalie était amoureuse de moi, et c’était justement le genre de femme qui me plaisait de par son physique comme de par sa façon d’être. Je savais que cela allait me compliquer la vie ; mais je n’ai jamais aimé les choses faciles, n’est-ce pas ? Vivons donc ces instants présents que la destinée de la vie me donnait en cadeau ; et la suite, eh bien on verra !


Je me tournai vers Nathalie et baisai ses lèvres qui s’ouvrirent instantanément pour laisser passer ma langue. Ma poitrine écrasait ses seins. Mes lèvres allèrent se promener dans son cou, derrière ses oreilles. Je la sentais frémir. Je descendis un peu plus bas jusqu’à pouvoir prendre un de ses tétons entre mes lèvres ; il était dur et ferme. J’avais envie de le mordre. Je me contentai de le mordiller pour l’exciter encore plus. Je jouais avec lui de ma langue. Je le suçais, l’aspirais pendant que de l’autre main j’emprisonnais l’autre sein et le caressais.


J’inversai mon action. J’abandonnai le sein droit pour m’occuper du gauche. Le téton dans la bouche, je roulais l’autre entre mon pouce et mon index. J’entendais la respiration de Nathalie de plus en plus forte et rapide. Elle aimait ce que je lui faisais. Elle aimait mes caresses.


Tout en me régalant des tétons de ma belle, j’allais de ma main droite en exploration puisque à part son visage et ses seins, je n’avais encore rien vu de son intimité. Ma main exploratrice arriva au-dessus de son sexe qui était glabre comme celui d’une petite fille impubère. Mon doigt trouva la fente entre les grandes lèvres toutes trempées par le désir et le plaisir. Je descendis ma tête au niveau de son pubis. Elle ouvrit les jambes en équerre et je vis... son abricot aux grandes lèvres entrouvertes laissant apparaître le rose des nymphes.


De mes deux mains passées par dessous ses cuisses, j’ouvris son sexe et j’aperçus les deux merveilles de ma belle : l’entrée de sa vulve toute baignée de son envie et son clitoris voulant sortir de son capuchon. Il était tout rose, brillant comme une groseille gavée de rayons du soleil. J’approchai ma bouche de cette petite baie si impatiente et y déposai un baiser. Nathalie sursauta. J’essayai de le gober pendant que ma langue le caressait de bas en haut et de gauche à droite.


Nathalie respirait de plus en plus fort, de plus en plus rapidement. Ses mains avaient lâché ses cuisses pour se poser sur ma nuque afin de me tenir le visage tout contre son fruit d’amour. D’un seul coup, elle me lâcha pour attraper les draps de lit à pleines poignées. Elle se cambra, arquant son corps comme un pont et elle poussa un cri qu’elle essaya d’étouffer en plaquant sa bouche contre l’oreiller. Elle jouissait.


Je continuai ma dégustation car je la trouvais succulente. Nathalie lâcha un peu de sa liqueur d’amour qui vint tremper ma moustache ainsi que ma barbe ; elle avait un goût salé comme l’eau d’une huître fraîchement ouverte, une odeur de champignon fraîchement cueilli dans la mousse de la forêt. Je continuai ma gourmandise en faisant entrer mon index dans son vagin totalement inondé de sa liqueur d’amour ; je sentais sur la pulpe de mon doigt les parois plissées de la gaine qui allait me recevoir d’ici quelques instants. Lorsque j’appuyai sur la partie haute, Nathalie cria « Chéri... Mon amour ! Je meurs... Viens, prends-moi ! Je veux te sentir en moi, viens. »


— Tu veux venir sur moi ? lui demandai-je.

— Non, je veux te sentir... Je veux que ce sois toi qui me prenne.


Je me positionnai à genoux face à ma compagne, entre ses cuisses. Nathalie s’était arc-boutée, s’appuyant sur ses jambes écartées, positionnant ainsi l’entrée de sa vulve au niveau de ma verge qui avait repris toute sa vigueur. J’approchai mon gland de l’entrée de sa vulve, et d’un mouvement du bassin Nathalie vint au devant de moi, se pénétrant elle-même avec mon sexe érigé comme une épée. C’était chaud, accueillant et bon. Je poussai un peu en avant mon bassin pour la pénétrer un peu plus encore.


— Attends, chéri... Laisse ma foufounette s’habituer à ton sexe. Tu es monté assez fort, tu sais, et je n’en n’ai pas l’habitude...


En effet, le vagin de ma partenaire m’enserrait comme un gant. On aurait dit qu’il avait été taillé sur mesure pour moi, pour enserrer ma verge qui sentait ce vagin l’habiller comme une gaine. Laissant passer un instant, je me retirai un peu.


— Non ! Ne t’en vas pas ! J’aime ton sexe comme il me remplit. Vas-y, continue doucement jusqu’au fond...


Je poussai délicatement jusqu’à sentir au fond quelque chose contre laquelle butait mon gland. Mon pubis était tout contre les grandes lèvres. Contractant un peu mon périnée, je sentis mon sexe se raidir encore plus dans ce vagin qui mouillait de plus en plus. Je glissais à présent plus aisément en lui. Nathalie avait les yeux grands ouverts, les pupilles dilatées comme deux soucoupes.


— Viens tout contre moi... Je veux te sentir, sentir ta peau, ta chaleur, ta poitrine contre mes seins.


Je m’allongeai de tout mon long sur elle tout en gardant ma verge au fond de son vagin. Elle avait relevé son bassin et encerclé ma taille de ses jambes. Nos lèvres s’unirent dans un torride baiser par lequel nous échangeâmes, j’ai l’impression, des litres de salive. Nathalie commençait à onduler du bassin sous moi. Je continuais mes lents mouvements de navette en avant jusqu’à buter contre cette chose que je soupçonnais être le col de son utérus, puis je reculais en prenant bien soin de ne pas laisser sortir mon gland de son gant si chaud et visqueux. Je sentais mon sexe devenir de plus en plus dur et sensible. Nathalie aussi, car elle accélérait son mouvement...


— Continue. Surtout, ne t’arrête pas ! Vas-y, mon chéri, viens bien au fond de moi. Je te sens... J’aime ta bite qui me remplit. Je vais venir...

— Alors viens, trésor ! Je crois que je vais venir avec toi


J’accélérai mes mouvements de va-et-vient avec le plus d’ampleur possible, le plus de profondeur. Mon pubis frappait avec force l’abricot de Nathalie jusqu’au moment je sentis cette vague me submerger, monter le long de mon entrejambe sous mes bourses, en même temps que les bras de ma compagne m’enserraient très fort contre elle...


— Ouiiiii !... Moi aussi je viens ! Donne-moi tout, mon amour ; vas-y, donne-moi toute ta force... Ouiiiii ! Mon Dieu, comme je t’aime, toi...


Pour la deuxième fois en l’espace d’une heure et demie, je déversais en longs jets – enfin, c’est ce que je ressentais – ma semence dans cette femme qui, cinq heures plus tôt, n’était que ma camarade de travail. Nathalie me souriait tout en me retenant prisonnier en elle de ses jambes croisées derrière mes fesses. Son regard était celui d’une femme rassasiée, d’une femme heureuse... Elle se hissa sur les coudes pour poser ses lèvres sur les miennes.


— Merci, Adam... Merci, mon chéri, pour ces instants.

— Merci pour quoi, Nath ? Ces instants ont été pour moi aussi... Oufffff ! Je ne sais pas comment l’exprimer. Il y avait si longtemps... Je croyais que tout cela appartenait au passé. Tu as réveillé Lazare que je croyais mort de vieillesse.

— Non, rassure-toi : ton Lazare n’est pas mort ; il y a beaucoup d’hommes plus jeunes que toi qui t’envieraient, s’ils savaient.

— Alors tu es la « réssuciteuse de Lazare », ma puce ! lui répondis-je en riant.


Ma verge avait déclaré forfait après ces dernières prouesses et était retournée à son attitude habituelle, celle de vermicelle. Elle s’était échappée de ce vagin si accueillant et je m’étais allongé sur le dos, essayant de reprendre mes esprits comme mes forces. Nathalie vint se placer au niveau de mon ventre, et avant de prendre ma verge dans sa bouche, elle m’avertit :


— Ne prends pas peur, mon amour ; je ne vais pas te faire des misères : je vais seulement la nettoyer avant de passer dans la salle de bain car j’ai l’impression que ton sperme ne va pas tarder à sortir de mon ventre.


Nathalie avait englouti mon sexe entièrement dans sa bouche. Elle l’aspirait afin d’extraire tout le reliquat qui se trouvait encore dans le méat. Ses joues accusaient un creux de chaque côté. Elle avait fermé les yeux et continuait ce qu’elle appelait son « nettoyage ». Elle titillait de sa langue le sillon du frein et la couronne du gland. À ma grande surprise, je sentis ma verge reprendre un peu de sa consistance ! Elle se retira, prit mon sexe dans le creux de sa main comme pour le soupeser, puis me dit d’un air coquin :


— Tu viens avec moi sous la douche avant que ce coquin ne se réveille ?


Nous étions tous deux dans la cabine de douche qui, la porte fermée, se révéla être on ne peut plus exigüe. L’eau nous coulait sur le corps. Nathalie me faisait face ; elle me savonnait les épaules et le torse pendant que moi, joignant l’utile à l’agréable, les mains pleines de gel douche, je lui massais les seins en insistant sur les mamelons et les tétons qui, sous mes doigts, devenaient de plus en plus durs.


Je recommençais à bander ; Nathalie s’en aperçut. Elle prit ma verge dans sa main savonneuse et la plaça entre ses cuisses. Elle dut même se hausser sur la pointe des orteils pour pouvoir la placer là où elle le voulait : contre son sexe. Son regard amoureux en disait long sur les espoirs de sa tentative. Elle commença une langoureuse danse du bassin, mais mon sexe ne voulait plus danser : il avait eu sa dose ! Mais quand on pense à sa mise en retraite forcée durant cinq années, je m’étonnais moi-même de ses performances : coup sur coup, deux fois de suite en l’espace de deux heures. À 68 ans, la fougue de la jeunesse n’était plus qu’un souvenir mais la qualité avait remplacé la quantité.


Nathalie se retourna, plaquant ses fesses contre mon dard qui commençait à perdre de sa rigidité. Je l’entourai de mes bras et la plaquai contre moi. Le savon la rendait glissante ; c’était agréable. Mes mains repartirent à la recherche de ses seins. Je les caressai délicatement, alternant de rapides pressions sur les tétons et les aréoles. J’étais bien ! Elle posa ses mains contre le plexi de la cabine et se pencha en avant, m’offrant ses fesses à la vue. Elles étaient belles, ses fesses : ni trop grosses ni trop maigres, juste comme je les aime ; une invitation sans paroles. Ma main partit en exploration. Mon doigt passa entre ses lèvres et je reconnus l’entrée de son vagin.


— N’y mets pas le doigt, il est plein de gel douche ; et avec ces produits chimiques, je ne veux pas attraper une infection vaginale.


Je n’insistai pas et fis faire à mon doigt une promenade en remontant sur le sillon de la raie des fesses. Il rencontra la rose du bonheur, la fleur secrète, toute petite et plissée. Je ne la voyais pas mais je la sentais sous mon doigt. L’eau ruisselait sur son dos, coulait comme un ruisseau, trouvant son chemin dans la raie de ses fesses comme à l’intérieur d’un canyon fabuleux pour terminer en cascade au niveau du sexe.


Je m’agenouillai. Je m’aidai de mes mains pour écarter ces deux globes qui me cachaient tant de belles choses, et je le vis... ce petit trou de couleur beige, de la même couleur que les aréoles des seins, tout plissé dont les replis allaient se perdre à l’intérieur. Pas un seul poil... Une vue sublime ! Je m’étais rincé les doigts et commençai à caresser cette vulve qui s’offrait à moi, cet anus tout timide et arrogant à la fois. Il m’excitait à un point... Ma bouche partit à sa rencontre. Ma langue en fit le tour et goûta chaque repli. Cet endroit sentait bon le gel douche.


— Arrête, sinon je ne réponds plus de moi ! m’avertit Nathalie. Tu es fatigué ; il faut que tu reprennes des forces, et nous avons toute la nuit devant nous.

— J’adore ton petit cul...

— Celui là est vierge : il n’a jamais servi pour autre chose que ce dont la Nature lui a destiné pour mission.

— Même pas avec Gérard ? (L’époux de Nathalie se nomme Gérard).

— Tu plaisantes ! Lui, c’était le missionnaire, un cunni de temps en temps, et quand il avait envie... une levrette. Alors lui proposer une sodomie, cela aurait été l’impensable. Et toi, chéri, tu as déjà pratiqué la sodomie ? Que je suis bête : bien sûr, voyons.

— Oui, cela m’est arrivé avec ma compagne avant que sa maladie ne lui interdise tout rapport sexuel.

— Tu n’as plus rien, absolument plus rien avec ta compagne ? Même pas une prise en bouche ?

— Le calme plat. Je me refuse de m’en servir comme vide-couilles. Excuse-moi l’expression ; je suis désolé.

— Ne t’excuse pas ; je te comprends bien. Pour en revenir à la sodomie, chéri, cela doit être douloureux la première fois, surtout avec toi qui es monté assez gros.

— C’est une question de préparation et de mise en situation. Je ne vais pas me coucher avec l’intention de pratiquer une sodomie : ça arrive dans le feu de l’action, dans la chaleur de la tendresse et de la sensualité. Maintenant, ce n’est pas une obligation.

— Je crois que je vais la tenter avec toi car je sais que tu es tendre et prévenant, que tu feras ton possible pour ne pas me faire mal ; mais auparavant, je passerai dans une pharmacie pour acheter de quoi me faire propre à l’intérieur et du lubrifiant. Tu te rends compte, s’il y avait un accident ? Je ne saurais plus où me mettre, tellement j’aurais honte...

— Ne t’inquiète pas, chérie : on prendra nos dispositions le moment venu. Pour le moment, j’en connais une qui est impatiente d’entrer en toi par derrière...

— Alors viens ! me répondit-elle en cambrant ses fesses en arrière et en écartant les jambes pour que je puisse m’introduire en elle en levrette.


Je dus fléchir mes genoux pour pouvoir positionner ma verge à l’entrée de son vagin. Je poussai, et le gland entra dans ce couloir de bonheur, tout chaud et lubrifié à souhait. Je poussai à fond jusqu’à que mon pubis arrive à la rencontre de ses fesses. Elle poussa un petit cri... qui était plus une exclamation de l’inattendu que de douleur. Je commençai à aller et venir en elle. De ses fesses, elle accompagnait mes mouvements, venant au devant de moi, se synchronisant comme dans une symphonie céleste. Je me tenais à ses hanches, lui donnant des coups de boutoir de plus en plus forts car je réalisai que sa respiration commençait à devenir plus rapide, plus forte...


— Continue, mon chéri... Surtout ne t’arrêtes pas... Je suis en train de décoller ; mets les gaz !


J’accélérai mes mouvements. Mon ventre butait contre ses fesses en provoquant des claquements. Nathalie râlait...


— Ouiiiii !... Je viens... Ouiiiii ! Je t’aime, je suis au paradis...


Je continuais mes mouvements mais ne ressentais absolument rien qui puisse m’annoncer une éjaculation de ma part. Par contre, Nathalie avait joui : j’avais ressenti sur mon sexe et sur le haut de ma cuisse un liquide chaud, visqueux... Je sortis du vagin de ma compagne, ma verge perdant sa consistance, me faisant sentir qu’elle n’en pouvait plus : elle n’était plus habituée à cette gymnastique, à ce traitement. Nathalie se redressa et se retourna. Elle noua ses deux bras autour de ma nuque, pressa sa poitrine contre la mienne et déposa un baiser sage sur ma bouche.


— Toi, alors... Tu es un phénomène : tu m’as fais décoller trois fois ce soir ! Par contre, toi, tu n’as pas fini. Je vais te finir avec la bouche, ou tu préfères que je le fasse avec ma main ?

— Ni l’un ni l’autre, chérie : Miss est fatiguée. Elle n’est plus habituée...

— Et tu n’éprouves aucune frustration de ne pas avoir joui ?

— Non. Seulement du bonheur que toi, tu aies pu le faire.


Nathalie s’accroupit, se saisit de mon sexe et déposa un baiser plein de douceur sur le gland, juste sur la pointe, là où s’ouvre le méat.


— Je t’aime, toi !


À qui s’adressait-elle ? À ma verge, ou à son propriétaire ?



(Si vous avez aimé, vous pourrez lire la suite très prochainement.)