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Vacances en chambre d'hôte.

Chapitre 5

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Jessica prît son verre sur la petite table du salon et se repositionna dans son canapé. Ce geste ne changea pas vraiment la position de sa robe. Elle montrait encore la lisière du bas et de la peau nue.


Cherchait-elle à l’allumer ? Ou se faisait-il des illusions ?


Son regard ne pût s’empêcher une nouvelle fois de se poser sur ses jambes découvertes. 


-    Alors comment trouvez-vous ce petit cocktail de mon invention ?

-    Il est très bon. Rafraîchissant et léger, j’aime beaucoup.


Rafraîchissant peut-être, léger, il n’aurait pas donné cette qualification à ce breuvage. Il y avait mélangé quelques alcools et le dosage était assez fort. Ceci dit, c’est souvent l’effet que font les cocktails ; les plus forts en alcool se boivent comme du petit lait.


-    C’est un barman qui m’en a donné la recette… enfin, je l’ai un peu modifié.

-    J’aime beaucoup, comment s’appelle-t-il ?

-    Le nom ne donne pas vraiment envie d’y gouter… Zombie.

-    Effectivement…

-    Il y a du rhum ambré, du rhum blanc de la liqueur d’abricots, du citron vert, du jus d’ananas et du sucre de canne et j’ai remplacé le sirop de grenadine par de la liqueur de mûres.

-    Hou-là, vous voulez me saouler Marc ?


Elle éclata de rire.


Son rire était plaisant et élégant. Marc l’aimait bien et avait aussi apprécié qu’elle utilise son prénom. Elle ne l’avait plus utilisé depuis qu’il lui avait donné. 


-    Je vous en prépare un 2eme dans ce cas Jessica…


Blagua-t-il.


-    Non, non, merci, Marc, il est excellent, mais ce serait abuser.


Elle but une nouvelle gorgée.


-    Il n’a pas l’air si fort que cela pourtant.

-    Oui, c’est un peu trompeur, je dois l’avouer.


Elle n’était pas saoule, mais elle commençait à se débrider et à rire plus facilement. Il s’absenta une nouvelle fois, cette fois, elle ne bougea pas du canapé. 


-    J’espère ne pas avoir été trop long ? Nous allons pouvoir bientôt dîner, il ne me reste plus qu’à préparer la table.


Jessica finit son verre et se leva.


-    Je vais vous aider.

-    Merci, mais ce n’est pas la peine, j’en ai pour 2 minutes.

-    Si, si, Marc, j’insiste.


Finalement, il abdiqua et elle le suivit.


-    Il est difficile de vous résister.


Dit-il en ouvrant la porte de la salle à manger.


-    Et je dois avouer que je n’ai pas non plus vraiment envie de vous résister  Jessica.


Ajouta-t-il en l’invitant à pénétrer la première dans la pièce. Il avait accompagné ses paroles d’un petit geste pour l’inviter à avancer. Pour cela, il avait posé sa main dans son dos. Un petit geste qui n’avait rien de déplacé ou de coquin, mais le contact physique ne fut pas pour lui déplaire.


Elle avait quant à elle rit à sa phrase puis sourit à son geste. Elle n’y avait vu qu’un geste de galanterie. Celui d’un gentleman qui laisse le passage à une date, sans aucune arrière-pensée, mais le contact l’avait, elle aussi, un peu « bouleversée».


Était-ce l’alcool, mais sentir cette main sur elle lui avait procuré une agréable sensation. Le trouble fût plus prononcé par la suite.


Alors qu’elle se dirigeait vers la table pour y déposer les assiettes, elle se prit les pieds dans le tapis et perdit l’équilibre, Il n’était pas loin et la rattrapa avant qu’elle ne tombe. Elle se retrouva ainsi dans les bras de Marc.


Marc plongea son regard dans celui de Jessica. Elle ne chercha pas à le fuir. Ils restèrent ainsi quelques secondes sans rien dire. Elle finit par détourner les yeux en ébauchant un petit sourire timide. Ils étaient tous les 2 troublés pas cette situation.


Ils reprirent finalement leurs occupations et la table enfin mise, il proposa à Jessica de s’installer pendant qu’il apportait les plats. Elle n’osa pas cette fois lui proposer de l’aider.

Tout au long du repas, ils essayèrent de ne plus repenser à cet «agréable incident ». La tenir dans ses bras, avait accentué le désir de Marc. Jessica avait, elle aussi, ressenti une étrange impression. Marc avait dans un mouvement prompt réussi à éviter sa chute, mais bien que fait dans l’urgence et la précipitation,  le geste était doux et même sensuel. Il l’avait attrapé par le bras et ramené vers lui et ainsi blotti contre lui, elle s’y était sentie en sécurité. Elle avait ensuite croisé son regard et se rendit compte qu’il avait de beaux yeux noisette et un regard qui offrait un doux mélange de fermeté et de douceur. Elle avait eu beaucoup de mal à s’en extirper.


Ils avaient beaucoup ri, le vin accentuait certainement les effets du cocktail et elle avait l’alcool plutôt joyeux.  Elle le félicita aussi pour ces qualités culinaires. Elle se sentait à l’aise avec  lui, il était charmant, prévenant et galant. Son humour était fin et plaisait beaucoup à Jessica. Il lui avait montré une réelle culture qui n’avait rien de prétentieuse.


Quelquefois, leurs regards se croisaient et se ponctuaient à chaque fois d’un petit sourire de Jessica. Elle était sous le charme de son hôte, il était en admiration devant elle.


-    Je vous propose de poursuivre dans le salon.


Le dessert terminé, elle accepta donc de prendre le café au salon. A peine était-elle dans le canapé que le téléphone sonna.


-    Désolé Marc, c’est  Vincent …

-    Pas de problème, je vais d’ailleurs préparer le café.


Il décrocha.


-    T’es où ? bien rentrée ?


Sans vraiment écouter,  il entendait quand même leur conversation,  elle dit à Vincent qu’elle n’était pas encore couchée.


-    Non, nous n’avons pas encore terminée le repas.


Elle lui fit comprendre qu’elle n’était pas seule dans la pièce sur ces mots, Marc s’éclipsa. Elle avait un peu parlé de lui à Vincent, surtout pour vanter ses talents culinaires.


-    Un véritable cordon bleu.


Marc avait pu entendre avant de partir dans la cuisine que lorsqu’elle parlait de lui, soit elle disait « notre hôte », soir l’appelait « monsieur Beauchamp »… jamais elle n’indiqua son prénom à Vincent.


Quelques minutes plus tard, alors qu’il s’apprêtait à entrer dans le salon, il ne put s’empêcher d’entendre à nouveau leur conversation.


-    Non, arrête, je ne peux pas…


Elle avait dit cela en gloussant.


-    Non, il peut revenir à chaque instant…


Il hésita à faire son apparition…


-    Non, je ne sais pas quand nous aurons terminé le repas, il est parti pour l’instant chercher la suite et …


Vincent a dû l’interrompre,  car elle ne termina pas sa phrase.


-    … nous sommes passés à table tard…


Il devait s’étonner qu’elle ne soit pas encore couchée et elle semblait ne pas vouloir lui dire qu’elle était au salon et surtout ne semblait pas vouloir abandonner son hôte pour continuer sa conversation avec Vincent dans sa chambre.


Marc le remarqua et en fut ravi.


Il entra finalement dans le salon, en faisant un peu de bruit. Jessica en le voyant fît un grand sourire puis fit comprendre à son mari qu’elle n’était maintenant plus seule. Après avoir échangé encore quelques mots, ils se quittèrent.


-    Désolé, c’était Vincent…

-    Oui, j’ai cru comprendre. La route fut bonne ?

-    Oui, un peu plus de circulation qu’il ne pensait, mais il est maintenant bien arrivé.


Elle était installée dans le canapé, mais cette fois-ci, sa robe était bien ajustée. Marc fut un peu déçu de ne plus pouvoir en profiter, mais elle était quand même toujours agréable à regarder.


-    Cette jeune femme était vraiment belle…


Se disait-il intérieurement en la regardant de moins en moins discrètement.


Jessica ne pouvait plus ne pas s’apercevoir que les yeux de Marc se régalaient sur son corps. Il se comportait encore en gentleman, son regard était certes, un peu plus lubrique, mais restait « convenable ». Ils parlaient de choses et d’autres, mais elle ne pouvait ignorer l’effet qu’elle lui faisait. Elle voyait bien l’attention qu’il portait sur ses jambes, puis sur sa poitrine. Il cherchait quelquefois à forcer un contact visuel et elle était obligée de s’avouer qu’elle n’avait pas envie de se détourner de son regard et quand elle le faisait, c’était à regret. Elle ne pouvait se mentir, quand elle esquivait, après quelques secondes, ce regard, elle attendrissait d’un sourire qui voulait montrer à Marc qu’elle n’avait nullement été importunée par celui-ci.


Il n’avait plus l’âge de jouer les godelureaux.


Le fait qu’elle soit plus jeune que lui, n’était pas un problème en soi pour lui, bien entendu, mais encore faut-il que ce n’en soit pas un pour elle. Il lui semblait qu’elle n’était pas insensible à son charme. Pourtant, il hésitait à pousser plus loin son avantage.


Non pas une fausse pudeur, ni une quelconque timidité, mais c’était une cliente et son mari devait revenir dans 2 jours. Il pensait qu’elle n’aurait rien contre…


-    Pour preuve, déjà sa tenue… élégante et sexy, c’est une tenue pour séduire.


Se dit-il dans sa tête comme pour se donner du courage.


-    Ses regards qui ne s’offusquent nullement des miens.


Ajouta-t-il  à son argumentation…


Jessica aurait certainement pu expliquer la première partie de son raisonnement, il était vrai qu’elle n’avait que des vêtements destinés au plaisir de Vincent et qu’elle ne pouvait savoir qu’il ne serait pas là, mais comment pourrait-elle nier prendre un vrai plaisir à être ainsi admirée. Même quand il se faisait bien plus discret qu’il n’était en ce moment, elle avait remarqué qu’il s’attardait de temps en temps sur ses formes.


Non, elle n’avait rien prémédité, ni cette robe qui laisse deviner un peu trop sa jambe quand elle s’était assise dans le canapé avant le repas, ni cette chute qui s’est terminé dans les bras de Marc. Mais celui-ci ne l’aurait pourtant pas affirmé. Le hasard fait bien les choses, mais, là, cela fait quand même un peu beaucoup.


Il n’y avait plus de Jocelyne, plus de lesbienne dans les pensées de Marc. Uniquement Jessica.  Il imaginait sa lingerie, elle devait être fine et de qualité. De la soie peut-être ou de la dentelle. Il savait qu’elle avait préféré le bas au collant, ce qui pour lui signifier qu’elle était séductrice dans l’âme. Cette tenue visible, celle qu’il imaginait sous ces vêtements, mais aussi le comportement de Jessica, laissa Marc deviner qu’elle était une femme qui aime plaire. Pas une allumeuse, car elle avait trop de classe pour cela, mais pas non plus une fille coincée, pour ne pas dire frustrée, qui s’offusque dès qu’un homme montre de l’intérêt pour elle. 


Il savait, ou du moins en avait la certitude, qu’elle ne se froisserait pas s’il cherchait à la séduire plus ouvertement. Il était aussi incontestable pour lui qu’elle n’irait pas se plaindre auprès de son mari… même si elle l’avait éconduit. En effet, tout à l’heure, quand elle avait eu Vincent au téléphone, elle avait parlé de Marc en l’appelant par son nom. Elle lui avait dit aussi ne pas avoir fini de Dîner et ne donc pas remonter dans sa chambre pour se retrouver avec son mari en tête-à-tête téléphonique.


Marc ne connaissait pas assez Vincent pour en avoir la certitude, mais il s’imaginait fort bien ce qu’il a dû lui demander.


Comme beaucoup d’hommes, il aurait certainement aimé qu’elle aille dans la chambre pour se retrouver dans un lieu plus discret. Puis il lui aurait certainement fait l’amour par téléphone. Lui aurait demandé de se caresser pour qu’il puisse entendre son plaisir.


Quelques photos coquines pour l’exciter, elle avait peut-être un ordinateur, Marc se souvenait que son mari lui avait demandé les codes d’accès au wifi et il espérait alors certainement faire une petite « cam » érotique… 


Mais elle lui avait refusé tout cela pour rester avec  Marc… il n’en était pas certain à 100%, mais il en avait un fort pressentiment.


Il lui posa quelques questions anodines sur l’endroit où ils habitaient, mais aussi sur le travail qu’elle faisait. Il la félicita d’avoir si bien réussi professionnellement. Et doucement commença à la flatter.


Il se leva de son fauteuil et vint s’asseoir à côté d’elle. Il l’avait fait cela de manière naturelle, mais, bien entendu avec une petite idée derrière la tête.


Elle continuait à converser avec lui, sans s’étonner pour autant de ce mouvement d’approche.


Il l’écoutait avec intérêt et lui répondait surtout pour relancer la discussion. Il s’intéressa à ses activités de loisir, il parlait et lui posait des questions. Il s’était tourné vers elle, en appui avec son bas sur le haut de dossier du canapé. Elle était maintenant à proximité de lui, mais ne semblait pas être mal à l’aise.  Soudain, une notification indiquant l’arrivée de message fit sursauter Jessica.


-    Tu dors ?


Le texto était de Vincent. Marc l’avait discrètement  lu par-dessus l’épaule de Jessica. Elle s’était penchée un peu en avant pour le lire et il avait profité de ce mouvement pour étendre son bras sur le dossier du canapé sans qu’elle s’en aperçoive.  Elle referma son téléphone et le remis dans son petit sac qu’elle reposa sur ses genoux.


-    Rien d’important ?

-    Non, rien qui ne puisse attendre demain…


Marc comprît qu’elle n’avait pas envie de répondre à son mari et qu’elle n’avait que tout pas envie de mettre fin à leur soirée en tête-à-tête. Ce message aurait été un bon prétexte pour prendre congé et regagner sa chambre, mais elle en avait décidé autrement.


Marc s’était approché d’elle au moment où elle lisait le sms de son mari. Le bras droit tendu sur le haut du dossier du canapé derrière elle, offrait une certaine proximité.  De sa main libre, il se permit de prendre en main son petit collier


-    Joli bijou que vous avez là.

-    Merci…


Elle allait lui répondre que c’était un cadeau de son époux, mais il ne la laissa pas répondre. Il posa un doigt sur les lèvres de Jessica comme l’on fait pour dire chut. Elle arrêta sa phrase.

Il chercha son regard et le trouva facilement. Il s’approcha doucement d’elle. Sans rien dire, elle fit un petit signe non de la tête. Il s’arrêta à quelques centimètres d’elle, ses yeux toujours plongés dans ceux de Jessica.  Ils étaient tous les 2 silencieux et restèrent ainsi quelques secondes. Le doigt de Marc était toujours sur les lèvres de Jessica,  celui-ci était droit et immobile pour symboliser le « chut », mais encouragé par la passivité de Jessica, il commença à doucement caresser les lèvres de sa partenaire. Puis du bout de son doigt fit légèrement écarter celles-ci pour caresser l’intérieur de ses lèvres.  Il lui fit un petit clin d’œil, elle hésita et répondit finalement d’un petit sourire. Il enleva alors son doigt, posa sa main sur son bras et approcha sa bouche. Elle ne chercha pas à fuir cette approche et ne fit plus son petit « non » de la tête. Ses lèvres touchèrent celle de Jessica, elle hésita et accepta son baiser.


La main gauche de Marc se glissa sous la robe de Jessica, elle caressait la partie nue des cuisses pour remonter vers l’étoffe. Ses doigts écartèrent le tissu pour découvrir une toison bien humide. Ils taquinèrent le petit abricot magique, celui qui lorsqu’il est bien manipulée offre à sa propriétaire d’agréables sensations et l’oblige souvent à gémir d’aisance.


Jessica n’avait jamais trompé Vincent, ni personne d’autres avant lui d’ailleurs. Elle était de nature fidèle et ne savait pas ce qu’il lui avait pris d’accepter ce baiser. Elle se posait la question et pourtant, elle ne refusait aucune des caresses de Marc. Son esprit vagabondé entre le plaisir qu’elle éprouvait  et sentiment de culpabilité qui l’envahissait. Elle oubliait Vincent pour offrir de réels gémissements de plaisir à son bienfaiteur pour l’instant d’après, s’interroger sur ce qu’elle faisait.


Ce qu’elle faisait… en fait, elle ne faisait rien, elle était complétement passive et ne cherchait nullement à caressait Marc, elle ne faisait qu’accepter, elle ne faisait qu’apprécier.


Elle devenait folle, elle rendait les baisers de Marc avec gourmandise et envie, elle souleva même ses fesses quand Marc entreprit d’enlever sa petite culotte… elle écartait les jambes pour faciliter l’accès aux doigts de Marc dans son intimité tout en s’interdisant d’y prendre plaisir… s’interdisant… pour au même moment fermer les yeux, ouvrir ses lèvres et lâcher un gémissement de bien être… elle n’avait pas encore jouis, mais elle savait que l’orgasme était proche… elle ne voulait céder à ce dernier et pourtant, elle avait envie de crier son plaisir et s’y abandonner.


-    NON !!!


Cria-t-elle finalement en libérant son corps dans un spasme « orgasmique » des plus intenses… elle n’avait jamais autant jouis par la seule qualité d’une main experte.