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Erika_Xstory
Administrateur
12-02-2013
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Les aventures d’auteur de Pikatchu

Post proposé à la modération par l'auteur et membre Pikatchu


Préambule

J’ai écrit cette histoire non pas pour faire de l’audimat ni pour ramasser des lauriers, mais dans le but de sensibiliser les auteurs débutants (dont je fais partie) et autres ; pour que ceux qui souhaitent publier leurs histoires sachent comment se passe leur validation et leur publication. Mis en avant lors de l’inscription d’un membre par exemple, ce texte l’informerait sur le déroulement d’une mise en ligne.

J’ai eu l’idée d’écrire ceci à cause de « topics » d’auteurs et de nouveaux auteurs inquiets de savoir si leur histoire serait validée, publiée, lue, appréciée, notée, commentée. Ces inquiétudes, je les ai eues également, d’où ce texte.

Pour conclure, je crains de décevoir tous ceux qui espèrent trouver dans cette histoire une excitation quelconque, car point de sexe – ou si peu – n’y sera décrit. Donc une main sur la souris, l’autre sous le menton ou la tasse de café (attention de ne pas le renverser sur le PC, il n’aime pas) bonne lecture !


L’écriture

Cette histoire réelle date de mon inscription sur le site en décembre 2015. Alors que je cherchais sur Internet des titres de littérature érotique, je découvre le site de Xstory. Curieux, j’y vais et je cherche les catégories, quelques histoires.

« Mouais… Il y a des histoires bien, des moins bien, des pas terribles, des nulles à chier ! » J’arrête là mes réflexions et continue à fouiller, à la recherche une histoire que me plaise. « Putain, il y en a plus de seize mille ! »

À force de tourner en rond, lassé de chercher et ne trouvant rien que me plaise vraiment, je décide de me mettre au travail et d’écrire. Ça fait longtemps que je n’ai pas vraiment écrit ; pendant toute ma période d’activité, j’ai plus manipulé des tournevis, des clés et d’autres outils que la plume : en réalité, je suis frigoriste.

Qu’à cela ne tienne, je me lance. J’écris le premier chapitre d’une histoire (À la découverte d’un monde inconnu). Je me lis, relis ; OK, tout va bien. Je poste. « Ah, flûte ! Il faut s’inscrire et se présenter. Bon, OK ». Mais c’est plus facile à dire qu’à faire ; c’est la première fois. Allez, j’y vais ! Un pseudo, c’est mieux. Présentation : un petit blabla. C’est fait. En retour : des bienvenues, des boutades. Sympa, le site !

Ça y est, j’ai posté. Ah oui, j’ai oublié : il faut choisir une catégorie. Là, dilemme ; je mets ça dans quoi ? Je réfléchis. Le fil conducteur, c’est quoi ? Qui ? Où ? Qui fait quoi ? Pour finir, la facilité : « Inceste ». Elle a l’air bien, cette catégorie ; visiblement, il y a de l’audience, et puis on met des « J’aime » et des commentaires : j’y ai lu des « Super ! », « J’aime ! », « La suiiiiiiteeeee !… »

J’attends la réponse ; elle tombe : « Votre histoire sera publiée le … » Super !
Je me remets au travail. « Mec, avec ton histoire, tu vas faire un carton ! » me dis-je.
J’écris, publie un second chapitre ; idem, ça passe. Le premier est en ligne. Vite, l’audience : ça marche, les gens aiment.

J’en écris d’avance, j’en poste deux d’un coup. Réponse : « Votre histoire a été refusée. » Et les deux, en plus ! Et pourquoi les deux ?

Je fais un mail à Erika contact.xstoryfr@gmail.com:
Pourquoi Hors charte ? Les fautes ? Je ne comprends pas.
Réponse. Hors charte : vous avez marqué « presque » 18 ans, donc mineure. Et les fautes, je vous conseille de demander l’aide d’un correcteur, car la prochaine fois vous ne pourrez plus publier votre histoire.
Et là, second « pourquoi ».
Réponse : s’il y en a une de refusée, les suivants le sont systématiquement. Et pan dans la tronche !
« Oh, ils sont un peu compliqués dans ce truc… Et merde ! Mon histoire avec mon héroïne qui devait s’en prendre plein les fesses pour son anniversaire ! »

Je reprends mon histoire ; je modifie, relis, et relis encore ; bon, OK, il y avait quelques fautes. Je passe mon correcteur d’orthographe (j’écris sous Word) et le leur ; donc il n’y a pas de raison. Je reposte. J’attends, serre les dents, les fesses, enfin tout, quoi. La réponse arrive, et re-pan dans la tronche : histoire refusée car trop de fautes. « Quoi ? Ils déconnent… Deux correcteurs d’orthographe, et trop de fautes ? Ils on fumé, les mecs ! »

Mail d’Erika : « Comme vous êtes nouveau, on vous fait une fleur : faites corriger, sinon… »

En désespoir de cause : SOS ! Cherche correcteur.
Une réponse de Lioubov : « Alors, mec, t’es dans la merde ? (Je l’entends se marrer…) Envoie-moi ton texte, je regarde. » Sitôt dit, sitôt fait, avec en plus une autre demande : « Est-ce que vous pouvez m’expliquer ? » Pas de souci : cet homme qui aurait pu être mon grand frère a pris le temps de me donner des explications destinées à m’améliorer. Il me donne des exemples sur les erreurs que j’ai faites, m’engage à me lire et relire plusieurs fois.

Toutes ces réflexions que je me suis faites, bon nombre d’auteurs se les sont faites également.
De ces péripéties, j’ai tiré des leçons et des conclusions que j’applique maintenant :

En premier, avant d’écrire une histoire, je me fais un mini-scénario.
Ensuite j’écris mon histoire.

Perso, je me suis fait une devise, visible sur mon profil, qui dit : « Ce n'est pas parce qu'on dit "moche comme un cul" que les histoires de cul ne doivent pas être jolies ! »

Pour moi, une histoire doit être belle, sentimentale, poétique, érotique, proche de la réalité ; elle doit faire rêver. Ou alors une fiction irréelle, un peu folle, comique, sexy, mais jamais vulgaire. Ça, c’est moi : on a beau être sur un site de cul, ce n’est pas pour autant qu’on doit écrire comme des cochons.

Bon, mon histoire est écrite. Je l’ai lue, relue ; tout va bien. Je ne prends pas de risques : je la transmets à mon correcteur avec un petit mot (c’est important, le petit mot sympa : on n’est pas des bêtes, quoi… même s’il a mis une tête de loup en guise d’avatar). Je me dis : « Putain, quand il va corriger ça, je vais prendre des baffes, ou pas ? »

Donc je suis arrivé à la correction. Je dois dire que je suis tombé sur un correcteur qui veut des textes biens écrits ; je sais qu’il a de très bonnes connaissances en littérature, et que par conséquent il est très exigeant.

Après quelques chapitres et avoir lu des histoires dont le niveau d’orthographe était très inférieur au mien, je lui ai demandé si je pouvais continuer seul. Il m’a gentiment renvoyé mon dernier texte, accompagné d’un petit mot me disant : « Compare mot à mot la correction avec ton texte, et après on verra. » Je lui ai demandé des exemples, et voici (entre autres) les conseils qu’il m’a envoyés :


A) Fais précéder (et suivre) chaque bloc de dialogues d'un saut de ligne.
B) Erreurs le plus fréquemment rencontrées :

1) Des inversions de certaines parties d'une même phrase qui en changent le sens.
Exemple : « […] pour transformer l’adolescente en femme qu’était Julie. » Là, on comprend que Julie était déjà une femme, alors que c'est tout le contraire ; c'est pourquoi j'ai corrigé en « […] pour transformer en femme l'adolescente qu'était Julie. »

2) Des problèmes d'accord.
Exemple 1 : « Non Julie tu n’as pas eu d’enfant encore, donc tu n’es pas encore pareil ! » "Pareille", puisque Julie est du sexe féminin.
Exemple 2 : « Elle s’est jetée un déshabillé sur les épaules. » C'est le déshabillé qui a été jeté, pas Julie. Déshabillé : masculin singulier. Donc « Elle s’est jeté un déshabillé sur les épaules. »
Par contre, il faudrait écrire « Elle s'est jetée à l'eau », le cas échéant.

3) Des problèmes de conjugaison.
Exemple 1 : « […] un baiser qui traverse le lit et lui reviens aussitôt. » => "revient" (il [le baiser] : 3ème personne du singulier).
Exemple 2 : « Alors ne t’excites pas trop ! » Au mode impératif, pas de "s" à la deuxième personne du singulier. L'orthographe correcte est : « Alors ne t'excite pas trop ! »
Exemple 3 : « Tes enfants son là ? » Tu confonds le pronom possessif avec le verbe être.
Exemple 4 : « Jean-Mi vient s’assoir à côté d’elle. » À l'infinitif, le verbe "s'asseoir" s'écrit avec un "e".

4) Les incises. Lorsqu'on s'adresse à une personne, son prénom doit être placé entre deux virgules.
Exemple : « Rien Manu, ça va ? » Il aurait fallu écrire « Rien, Manu, ça va ? »

5) Des négations qui changent le sens de la phrase.
Exemple 1 : « Vous croyez que vous n’allez pas vous en tirer comme cela, petits coquins ! »
Il aurait fallu écrire : « Vous croyez que vous allez vous en tirer comme cela, petits coquins ? » Ou bien : « Vous n'allez pas vous en tirer comme ça, petits coquins ! »
Exemple 2 : « […] mais comme il ne faut pas que le pain ne soit pas trempé » revient à dire qu'il faut que le pain soit trempé (deux négations = une affirmation, tout comme "moins" multiplié par "moins" donne "plus").

6) Le temps de narration.
Exemple : « […] reprit-elle en riant. » Le reste de l'histoire est au présent ; donc « […] reprend-elle en riant. »

7) Des phrases incompréhensibles :
« […] ouvre le portail en la porte d’entée. » C'est le portail, ou la porte ?
Et "entée" signifie "greffée". Il manque un "r". Il faut te relire non pas en survolant le texte (là, ton cerveau rectifie de lui-même sans que tu t'en aperçoives), mais lentement.

8) Confusion entre le pronom démonstratif "ce" et le pronom personnel "se", ou bien entre le pronom démonstratif "ces" et le pronom possessif "ses".
Exemple : « […] une main dans ces cheveux. » => « […] une main dans ses cheveux. »

9) Les omissions de pronoms personnels qui modifient le sens de la phrase.
Exemple 1 : « Jean-Mi se retourne vers Alice, le regard interrogateur va pour ouvrir la bouche. » Là, tu laisses entendre que c'est le regard qui va ouvrir la bouche.
Il aurait fallu ajouter un point-virgule, une virgule, et le pronom personnel : « Jean-Mi se retourne vers Alice ; le regard interrogateur, il va pour ouvrir la bouche. »
Exemple 2 : « Prenant la pose d’un conquérant de l’antiquité rajoute […] » Là, il n'y a aucun sujet. Il aurait fallu écrire : « Prenant la pose d’un conquérant de l’antiquité, il rajoute […] » (Ou mieux : "il ajoute").

10) Petite observation en passant : de nos jours, plus personne ne connaît la signification du "r" ajouté devant un verbe. Tout le monde écrit : « Il rentre, il rajoute, etc. » alors que la forme normale est : « Il entre, il ajoute, etc. »
On rentre (une nouvelle fois) dans un lieu dont on était déjà sorti, sinon on y entre (pour la première fois). De même, on rajoute lorsqu'on a déjà ajouté quelque chose, sinon on ajoute.

11) Les expressions latines ne comportent pas de lettres accentuées.
Exemple : « […] il en connait un bien à priori. » => "a priori".

12) Enfin, évite de mettre trop de points d'exclamation dans tes dialogues.


Tu devrais comparer tes originaux à mes corrections en recherchant dans la liste ci-dessus pour quelles raisons j'ai modifié tes textes ; cela t'en dirait plus long que mes remarques !


À présent que mon texte est corrigé et posté, il faut attendre la validation. Il sera validé s’il est bien écrit, sans trop de fautes, en bon français, dans la charte, etc. J’ai demandé à Lioubov de m’expliquer comment se passe une validation et une mise en ligne ; voici ce qu’il m’a répondu :

« Tout d’abord, le texte est analysé automatiquement afin de rechercher certains mots-clé qui justifieraient son refus (en particulier, des âges inférieurs à 18 ans). Il est alors soumis à une équipe de validateurs qui déterminent (en se référant à la charte) s’il est publiable. Dans ce cas, il est mis en attente avant sa publication, car de nombreux textes sont validés chaque jour. Le délai d’attente avant publication est généralement compris entre une et deux semaines).

En cas de non-respect de la charte, le texte est renvoyé à l’auteur afin qu’il modifie les éléments qui ont motivé ce premier refus. Les modifications ayant été effectuées (ou non), l’auteur soumet son texte une deuxième fois à l’équipe de validation. Si le texte est accepté, il va rejoindre la file d’attente pour être publié quelques jours plus tard. Mais si les validateurs le refusent à nouveau, le texte sera définitivement rejeté : on ne peut soumettre un texte que deux fois.

À noter que l’acceptation ou le refus d’un texte n’est pas le fait d’un unique validateur : l’équipe en comporte plusieurs, et la décision qui est prise est fonction de la majorité des avis. »



Voilà ma petite histoire ; j’espère avoir levé les inquiétudes et répondu aux questions que l’on se pose lors de l’écriture d’un texte.

Bonne écriture à tous !
Pikatchu

Merci à lui pour cette aide aux nouveaux auteurs d'XStory. Erika


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