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toutendouceur
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05-03-2017
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Comment s’exprimes-tu ?

Quelle est donc l’origine de cette expression ? J’ai finalement un doute.

En quoi notre jargon, et particulièrement certains, relèvent du détournement ou de l’affirmation de plaisirs indécents.

Pourquoi ces dérisions de sexe mêlées ? Pourquoi autant de mots imagés ?

Qui sont ces polissons qui voulaient aussi mettre ces vilaines choses dans notre bouche ! 

Mots choisis, evidences, double-sens ou grossièreté : Pourquoi y a-t-il à la fin, une couille dans l' potage ?

Et quand Mamie dit benoîtement qu'elle aime se faire bichonner, pourquoi Papi sourit-il, concupiscent, à imaginer un chien tremper son biscuit et foutre la pagaille.

L’étymologie n’est pas une science exacte, les spécialistes ou ceux qui les ont lu devraient nous faire la leçon.  Mais pourquoi ne pas tenter ensemble d’émettre certaines hypothèses, parlons du sens pour nous, listons ces expressions qui enhardissent subtilemnt la femme mondaine, recensons le champ lexical des techniciens qui ont la tête ailleurs quand ils verbalisent leurs activités...

Pornographes amateurs et émérites, simples turlupins comme moi, préparons la nouvelle encyclopédie.

toutendouceur
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05-03-2017
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Comment ne pas commencer par
La chatte.
Partons de ce mot et fouillons un peu, depecons, triturons... quelles connotations* ?

En cherchant l'étymologie de ce mot, je tombe sur 3 pistes qui me ramènent à 3 points pas si éloignés, comme un triangle.

Il y a bien sûr cet animal aux poils doux qu’on a plaisir à caresser, qui ondule sous nos doigts, qui ronronne de plaisir. Même le méchant loup en devient toute chose. Quand l’aimée se fait fait chatte, le mot fait déjà s'envoler notre imagination. 

Ne perdons pas de vue la chasteté, du latin castus, ce qui est pur, intègre, exempt de. C’est aussi ce qui est d’autant plus désirable qu’il est à prendre. On promettait sa chasté. On était chaste, pas nécessairement pudibond, mais on désirait l’amour pur, refusait l’amour illégitime. La chaste femme avait baucoup de follower sur Insta.

Sans oublier l'interaction avec le chas, peut-être du latin capsus, la bulle, la cavité devenue le petit trou de l’aiguille.

Trois racines qui nous ramènent, obsédés que nous sommes, au même endroit. Alors jeux de mots, associations des contraires, sous et malentendus, des cochonneries, le sens érotique que l’on ne peut s’empêcher de donner au choses … la vie quoi !

A moins que le minet, minois, minou, nous ramène à sa femelle.

Quelques expressions
- Le petit chat est mort
- Donner sa langue au chat (mais quelle idée ? Pourquoi n'aurais-je plus rien à dire ?)
- Jouer au chat et à la souris et quand le chat n’est pas là les souris dansent.
- Avoir d’autres chats à fouetter (Pourquoi c’est le chat qui se fait fouetter ? A moins que fouetter ait à voir avec foutre ?)
- Il n’y a pas de quoi fouetter un chat
- Il n’y a pas un chat. On peut dire pas un chien aussi.
- Laisser le chat aller au fromage

* Connotation : ce n’est pas un concours, mais le sens pour soi

Dernière modification par toutendouceur (Le 19-02-2021 à 13h01)

toutendouceur
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05-03-2017
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Ah le con !
Je débarque ici comme un chien dans un jeu de quilles. J'embraie sur un sujet un peu prétentieux, peut-être réservé, personne ne confirme la lecture. De quoi me faire repérer par les fans de Michel Audiard pour qui les cons, ça ose tout, et c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Justement, il y a un con que je n'arrive pas à m'expliquer.
Précisément, c'est quoi ce con qui fait parfois le con ?

Qui dit étymologie, dit latin et tout de suite je pense à cunnilingus. Je m'emmerdais grave en latin, mais ce mot là, je ne le décline pas non plus. La langue et le cunni, "Cunnus" : le fourreau, la gaine. C'est ça, la langue dans le fourreau. Ils sont forts ces romains ! 

Mais bon, pas d'autres mots en français qui commence par cunni : donc à part l'intervention de l'église... J'imagine bien finalement un moine tirant la langue en couchant le mot à la plume, avec une énorme enluminure dans la soutane.
Je me dis que c'est sans doute un peu grâce à eux. Peut-être le vœu pieux sans pieu, il nous reste donc un X. Sœur Cunégonde, assoyez-vous confortablement ...

J'ouvre un ou deux dico, et là patatras, on me renvoie à "connin" ou "conin", en vieux français : lapin. Du lapin à la romaine : "cuniculus"
Rongeur ou fourreau ?
Je suis un peu perdu. Mais comme lapin aime lapine : logique. Ils sont forts ces gaulois !

Une doute m'habite, il faut rendre à César ce qui appartient à César. S'il nous ont mis une pâtée à Alésia, il y a peut-être un rapport avec alèse comme quoi ils étaient très fort sous la couette des gauloises. César, l'homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes. Bande de pervers ces romains.

Bon.
Quel mot dans mon dico commence par CUNNI ou même CONNI, il est vrai qu'"U" fait parfois "O".
Voilà : Connivence. C'est qui cette Yvence, encore une bonne sœur ?
Nom d'une pipe*, c'est quoi ce mot encore ?
Mais moi, je lui ai dit sérieusement à ma femme : vu que compte tenu de notre connivence ... n'a ni queue ni tête si raisonnablement je ne te propose pas de ton époux le nom. C'est pour ça qu'elle a réfléchi longtemps ? 
Connivence : du latin "coniventia : indulgence, complaisance ??? Il faut y mettre un mât ?
Mais c'est quoi cette science ?

Synthèse :
Comme con s'écrit au féminin conne, j'en déduis que le lapin n'a rien à voir et sort du chapeau des non-pratiquants.
Quoi ? "coniglio" et "coño" respectivement en italien et espagnol, le lapin et le sexe de la femme ?
C'est parce que l'animal mange des carottes ? Haut les mains peau d'lapin, la maîtresse en maillot de bain ?
Le terrier ? La bestiole du nom de l'habitat troué. Peut-être un truc là, à creuser.

Quelque petites expressions :
Le con de la femme a donc fini par insulter l'homme qui ose s'interdire de réfléchir. D'où un double sens dans certaines expressions.
- Faire le con, jouer au con
- Con comme une bite, con comme un manche
- Con comme la lune, con de la lune

*Nom d'une pipe : elle n'est pas un peu suspecte cette expression là aussi ?

Dernière modification par toutendouceur (Le 21-02-2021 à 14h44)

MaîtreRenard'Ô
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Et les cuniculteurs ils comptent pour du beurre?

Sournoisement,


Maître Renard fouisso-fisteur , flagellateur à ses heures, pour sa Duchesse, son bonheur , sadique avec du cœur <3
toutendouceur
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Merci Maître, 
votre intérêt pour cette proie ne doit effectivement pas souffrir des limites de mon imagination simplement curieuse pas spécifiquement cunicole.

J'avais aussi trouvé "cunette", mais j'ai préféré éviter la référence, pour ne pas m'embourber.
Cuneiforme : dont les racines sont encore plus anciennes que le cunnis.
Cuniculé : creusé. Ce que le Renard a sans doute encore une fois flairé.
Il y avait Cunt en anglais, les racines saxes et nordiques Kut, Kunta.  Toujours cet écart entre le trou et la parois qui permet de ne pas parler du vide. Très souvent un vagin et un ahuri.

Faut pas déconner ou enconner, entre l'indo-européen et nos langues européennes, on ne sait pas exactement pourquoi nous partageons ces façons de dire et de connoter.

toutendouceur
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Si vous me trouvez un peu culotté, j'admets avoir pris un peu de recul.
Permettez-moi cette culbute pour la transition, mais, si on s'intéressait à un autre mot fondateur.

Devinette pour le sens premier de ce substantif masculin :
- On se le gèle, le fend, on lui donne des coups de pied, puis on le place entre 2 chaises. On se le casse, le tortille, le botte, le passe par dessus tête. On montre le sien, et chemise. On le baise, certains le lèche, d'autres le flaire ou le peigne. Par paresse on le tire. On se le tape par terre, voire on recommande de la faire, ...., Et on a plein le ...
- On le torche, on le pète, on est aux petits soins de son petit trou... certains pèteraient plus haut que lui.
- Il a ses histoires, ses affaires, on le prête, le vend, il a particulièrement des couilles ou du poil, on lui met le feu ...
- Il est terreux, bénit, nu, simplement quelqu'un, petit - gros - vieux - une espèce de, ou donne un air ...


C'est pourtant un mot noble qui a une origine latine.
culus : derrière, cul
Qui donne enculer : placer derrière.
Oui, je n'ai pas pu m'en empêcher mais ... restons calme. Dans des temps plus anciens, si les soldats pouvaient sodomiser au campement ou à l'occasion de visites de courtoisie chez les villageois, ils enculaient l'ennemi. PSG ! On t'encule - vous retrouvez bien ce sens premier chez les supporteurs les plus érudits. On vous prend par derrière, sinon, c'est hors-jeu.

Mais alors pourquoi pas sobrement le derrière ?
deretro : en arrière, adverbe mieux connu
Vade retro satanas = passe la marche arrière de ton Santana Sport

Si le derrière est la face à l'opposé du devant, le cul a le sens de fond. Lui part de la face arrière et va jusqu'à la face avant, c'est un volume. Et le culot, un petit volume.
Il faut dire aussi que le sens premier s'est rapidement entendu de 4 points de vues :
- de derrière : à la base les fesses et le fondement
- en zoom arrière : réduit au milieu des fesses
- en plan avant : le sexe devant les fesses
- de très haut : la personne décrite par sa bosse

Un mot qui a à voir avec la vulgarité ou l'interdit social.
Pourtant, il fallait bien un substantif pour désigner cette partie de notre anatomie, sans arrière pensée. Une forme, un fondement qui se retrouve dans les objets et les noms de ville. Pas de chichi, on a tous un cul, la belle affaire.

Mais il fallu que ce mot devienne un peu plus que le popotin, que les rondes fesses. Si j'aime les beaux postérieurs, je ne parle pas du derche. Une demoiselle assise l'est sur ses fesses.  Alors que le cul, quelque soit le point de vue, le problème c'est surtout ce qu'on fait avec : le pire et meilleur. 

Si l'érotisation du mot était inévitable et il eût été regrettable de se priver du fameux "feu au cul". Comment montrer que le sien ne peut pas être la proie d'intentions viles ? Oui Monseigneur, bannir le mot, par respect et le laisser au petit peuple. Pauvre cul ! Mon séant a des façons que je ne vous permets pas. Autant les dédaigner par leurs propres mots. En retour, le lèche-cul, le courtisan qui s'achète une conduite, pourquoi ne pas lui faire entendre ce qu'il n'ose plus dire. La trivialité est devenue une injure des classes sociales.

Il ne manquait plus que l'objet fuse, il n'a vraiment pas eu de bol.
Ce mot fourre-tout a été la proie de combats acharnés. Les plus pudibonds l'ont fessé, les plus vulgaires en ont fait l'acte et l'adore. Alors que la fesse yikes (encore plus douteux je ne vois pas) il faudra qu'on prenne un peu de temps pour en parler, mais passons fissa fissa. 

Donc notre cul est devenu un mot très familier, trop. Pour ne pas dire vulgaire, comme la gueule. Seuls les animaux et les objets ont un cul respectable et vous êtes prié Messieurs, Mademoiselle, d'utiliser un terme plus précis pour bien dire ce que vous avez en tête.

Heureusement, il y a un moment où la question de la vulgarité ne se pose plus.
A force de ne plus pouvoir parler de tout, et quand l'idée et l'envie ne peuvent plus se contenter de la nuance, il faut reconnaître que ce mot est indispensable et irremplaçable. Comme un désir volontairement coupable : une libération, une confession. Puisqu'il n'est pas possible de le garder pour soi et pour de mauvaises raisons.

Les plus grands auteurs ne se sont jamais privé de son emploi.
J'adore ces descriptions de personnage léchées, ces tranches de vie romancées et là sous mes yeux, le cul d'un personnage mentionné sans faux-semblants. Le verso de l'origine du monde, la touche crue qui ramène une note d'humanité. Un artifice pour que la vision de l'auteur ne soit pas trop condescendante ? Comme si la vulgarité avait échappé à l'auteur, alors qu'elle nous renvoie aux envies les plus crues mais tellement propres à nous, donc tendres et touchantes. Pour la considération complète du personnage, l'être reprend du volume et ne reste pas qu'une façade.

Si le mot « cul » est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n'entendra que ce mot (Renard)
Entièrement d'accord : ça peut sous-entendre que nous ne sommes que des obsédés, mais aussi s'expliquer parce que l'auteur n'a pas pu s'en empêcher.

Sans passer pour un malotru, il nous reste encore le p'tit cul, les culs-nus avec un regard enfantin. A croire que les hommes ont finalement préféré les petits cul pour pouvoir s'exprimer sans grossièreté.
C'est un peu troublant quand même, on pourrait dire
- j'adore ton petit cul
mais si on dit
- j'adore ton gros cul
... ça ne sonne pas pareil.
Admettons que ces deux femmes soient fières de leurs formes et qu'elles acceptent avec intérêt ces commentaires callipyges, vous n'avez pas l'impression que je passe du compliment à peine trivial à un avis beaucoup plus chargé de sous-entendus ?

ça ne vous fait pas peur d'enfermer le mot cul avec petit, genre mignon? Mais où va-t-on ? On fait quoi avec de tels attributs ? J'ai bien mon avis et je vais vous le dire : on s'emmerde, on pousse les femmes à l'anorexie, on en deviendrait barbieophile, voir p..ophile.
Arrêtons les frais, parlons du cul, de l'énorme et langoureux, des poisseux et ténébreux, des poilus et des époilés, des gros joufflus ..
Pierre Perret nous avait bien réhabilité les zizis, à quand celle de tous les culs ? Mesdames, s'il vous plaît, chacun son tour.

Je n'ai bien sûr pas fais le tour de la question et je me demande :
La tête dans le cul ? Dans le gaz ? super suspect tout ça
Le cul bordé de nouilles, et pourquoi on a du cul ? ou de la chatte d'ailleurs ?
La culotte ?
...

Des experts pour nous aider ?

Dernière modification par toutendouceur (Le 28-02-2021 à 19h44)

Lioubov
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Quelle cul-ture !
En tout cas, tu n'as pas la tête dans le tien.

MaîtreRenard'Ô
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

J'apprécie ce topic cultivant.


Maître Renard fouisso-fisteur , flagellateur à ses heures, pour sa Duchesse, son bonheur , sadique avec du cœur <3
keny33
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Re: Comment s’exprimes-tu ?

Merxci tout en douceur pour ce topic cultivant et plaisant !