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pierheim
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Re: Au fil des mots / maux...

Je voulais vous faire partager, ce texte,  car j'adore cette façon de jouer avec les mots :

Étonnamment monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas !

On se veut
On s'enlace
On se lasse
On s'en veut

Je t'enlacerai
Tu t'en lasseras

Là les pères vont en mer
Là les mères vont en paire

— L'alphabet des aveux, Louise de Vilmorin

smile

PM


Hunvre Dihun
Pour retrouver la poésie : Topic : Au fil des mots / maux...
666Lucifer666
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Re: Au fil des mots / maux...

pierheim :

Je voulais vous faire partager, ce texte,  car j'adore cette façon de jouer avec les mots :

Étonnamment monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas !

On se veut
On s'enlace
On se lasse
On s'en veut

Je t'enlacerai
Tu t'en lasseras

Là les pères vont en mer
Là les mères vont en paire

— L'alphabet des aveux, Louise de Vilmorin

smile

PM

très beau en effet

Galilée
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Re: Au fil des mots / maux...

Sharhajar 5.0 :

Je vais te baiser, te baiser, te rebaiser
A ce qu'il parrait t'aimes plus ton ex
Je vais te baiser, te baiser, te rabaisser

Blueberry89 :

C'est dingue comme c'est musical, t'as pensé à écrire des chansons ?

Complètement d'accord.
Les textes aussi ont une musicalité.

Suite des poèmes postés, impression renforcée
Fait nous du sale et pose le sur du son
Le Beat comme bouclier, sa peau à déshabiller
Je ne me lasse pas du vrai des émotions

Sharhajar 5.0
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Re: Au fil des mots / maux...

(C'est vite parti en couille, la fin est éclatée)

Chatte sans tact au bigot plein de vices
Neuf queues en contact mais une seule vie
Trop secouée, je crois que mon cerveau dévie
Une lumière dans le crâne qu'ils dévissent
Des pensées magistrales quand je dors
Assise sur un banc dont rien ne sort
Box des accusées face à famille aimante
Ceux qui me ressemblent le plus me mentent
Parasiste de l'arbre, et ça vous démange
Du ziste sous teint arabe et ça vous dérange
Une saveur amère dans la bouche
Les pleurs de ma mère sous la douche
Vos erreurs dans la peau pendant l'autopsie
Tout roule mais je vrille et l'auto aussi

J'aime quand mon corps se tort
J'aime quand mes pores se colorent
J'ai joué à la roulette au bar hier
Tize, drogue et sexe dans le barillet
Shit marocain et rhum antillais
Au casino y a pas de barrières
Tremblotte à mort sur la gâchette
Jusqu'à devenir corps qu'on achète
Parle moi argent, pas de honte
Pas des gens qui me démontent
Juste de la soie, de l'or et de l'ivoire
Quoi que je sois, qu'ils adorent mon miroir
C'est pas tant que j'aime mes pairs
Mais je les aime plus que mon père

Les souvenirs résonnent quand je sors
Comme si j'avais jamais pris mon essor
Bloquée dans quartier de gros menteurs
Plein de clios éclatées aux gros moteurs
Dans ma famille, hier ressemble à demain
Entre eux et toi, j'ai toujours du trancher
Marquée des épaules aux deux mains,
Je cache mon dégoût au fond des tranchées
Depuis ma naissance je cotoie des gens sombres
Ma renaissance depuis là où les gens sombrent
Entourée de bras cassés j'ai du me ré-élever
Même les jambes cassées faut se relever
Je compte plus jamais m'affaisser
Sauf si c'est pour te baiser
Jagger, haleine boisée
Ce soir faudra pas se croiser

Dernière modification par Sharhajar 5.0 (Le 16-09-2021 à 23h26)


The Gouine of Spades.
J'aime sa gueule de Sheita
C'est pas la peine d'appeler au secours en liberté y a pas de gardien,
T'es toute seule avec ta honte.
Blueberry89
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Re: Au fil des mots / maux...

Sous le feuillage épais, parmi la calme forêt,
Innocente demoiselle, avec la nature se mêle.
Malicieuse Nymphe des bois, attend patiemment son roi,
Adossée à l'écorce rêche, pieds nus dans la mousse fraîche,
Savourant de tous ses sens, ces interminables secondes d'absence.
Enfin les feuilles mortes craquent, son rythme cardiaque se détraque,
Arrive alors la délivrance, première salve d'offense,
Lignes rouges écarlates,  cicatrices sur sa peau délicate.
Il suffit d'un souffle, une simple brise, et la voici à son maître, soumise,
Se délectant de cette emprise, de cette douleur si exquise.
Entre ses mains, elle quitte son armure,
Sous ses coups de reins , savoure cette luxure
Jusqu'à ce qu'enfin, s'achève la torture,
Que son souverain, appose sa signature.


“Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis.” E. A. Poe
Donatien A.F. de Sade
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Re: Au fil des mots / maux...

L'ivresse des maux

Le soleil se lèvait avec l'aurore
Et il s'embrasait encore une fois
Il était parti au bout du monde
Défendre son pays pour leurs droits

Il revenait au bercail en autocar militaire
L'amour dans l'âme, le cœur fébrile
Il avait hâte de revoir sa tendre et chère
Il fut longtemps parti, souvent en péril

Il entrait dans la maison, scandant son nom
Aucune réponse, il déposait son baluchon
Montant vers leur chambre, il voyait illuminer son sourire
Seulement, il aurait préféré rester au front et y mourir

La surprise parut dans ses yeux immoraux
Lorsqu'elle s'est aperçue de sa présence
Il lui tournait le dos et partit sur sa moto
Malgré le fait qu'elle l'appelait avec instance

Il la laissait là, les bras ballants, avec son amant
Elle l'avait jeté comme une vieille cigarette
Elle lui avait brisé le cœur en mille fragments
Il essayerait de passer sa vie à la mettre aux oubliettes

Ils l'avaient vu boire, essayant d'adoucir sa peine
Chaque jour un peu plus, pour essayer de l'effacer
Il n'avait de cesse, jour et nuit, de faire cette rengaine
Mais il n'était jamais assez saoul pour enfin l'oublier

Son service terminé, il avait souhaité partir avec elle
Jusqu'à l'autre bout du monde tout comme avant
Il l'avait aimé et il l'aimait encore, quelle ritournelle
Sa reine était allé vers un autre, c'était différent

Seul avec sa peine, il allait de bar en bar
Elle le manquait toujours de peu
Le cherchant sans relâche de part en part
Pour se faire pardonner cet acte honteux

Il posait contre sa tête la bouteille de bourbon
Et appuyait sans condition sur la gâchette
Il l'avait finalement oubliée dans la boisson
Il partit aussi vite que passe une comète

La vie est courte mais cette fois s'en était trop
Il n'avait plus la force de se relever de sa chute insonore
Ils l'ont retrouvé le visage dans un coussin rétro
Avec un mot disant qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort

Ils l'ont enterré à l'orée du grand saule pleureur
Ses amis, sa famille étaient tous là pour pleurer
Ce soldat de la seconde guerre qui recevait les honneurs
Cependant, tous murmuraient de sa présence non désirée

Les rumeurs couraient au travers de la grande foule
Personne ne se doutait à quel point elle s'en voulait
Pendant des années, elle essayait de cacher cette boule
Se remord et cette haleine teintée de whisky à jamais

Elle buvait pour oublier sa peine, toujours un peu plus
Mais elle n'était jamais assez saoule pour l'oublier
Elle essayait de se punir en allant vers les inconnus
Mais au moment de conclure elle ne pouvait continuer

La vie est courte mais cette fois elle avait atteint le fond
Elle n'avait plus la force qu'elle aurait dû avoir pour se relever
Elle posa contre sa tête la bouteille de whisky de contrefaçon
Et appuyait sur la détente pour finalement pouvoir l'oublier

Ils l'ont retrouvé la tête dans un coussin aux motifs d'alvéoles
Se cramponnant fortement au cadre contenant sa photo
Ils l'ont mise auprès de lui, côte à côte, sous le grand saule
Sur sa pierre tombale fut inscrit : l'amour est plus fort que les maux


(Cette poésie est inspirée de la chanson "Whisky lullaby" de Brad Paisley et Alison Krauss)


Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination.
- Donatien Alphonse François de Sade alias Le Marquis de Sade
Ce sont les écrivains qui manquent au peuple, ce ne sont pas les lecteurs qui manquent aux écrivains. - Alphonse de Lamartine