Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le batteur de la promenade des anglais - Août 2026 — Chapitre 3 · Nico - la formation du trio
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le batteur de la promenade des anglais - Août 2026
Chapitre 3 · Nico - la formation du trio
Jean avait dix-neuf ans. Il passait une semaine de vacances à Nice avec ses parents, dans un camping un peu à l’écart, du côté de la colline. Il dormait dans une petite tente bleue, juste à côté du mobil-home. Depuis quelques jours, tout s’était accéléré. D’abord le rêve du batteur brésilien, torse nu sur la Promenade des Anglais. Puis Léo, le blond de vingt-deux ans, musculature fine, rencontré dans les sanitaires. Ils s’étaient parlé à la piscine. Une romance discrète avait commencé : des regards, des phrases simples, une main posée trop longtemps. Ensuite Nico était arrivé. Vingt et un ans. Un corps façonné par la musculation intensive, presque trop. Les trois s’étaient déjà retrouvés. Mais le lendemain, au bain à remous, quelque chose de plus lent, de plus dangereux, allait prendre le temps de naître.
L’après-midi était lourde. Le soleil tapait encore fort sur le béton clair autour de la piscine. L’eau du grand bassin brillait. Des enfants criaient au loin. Un couple d’âge moyen lisait sous un parasol. Deux adolescentes discutaient près des douches extérieures. Le bain à remous formait un cercle à part, légèrement surélevé, bordé d’une haie basse et de quelques transats. L’eau y bouillonnait sans arrêt. Les bulles cassaient la surface, rendaient le fond flou, laiteux.
Jean arriva le premier. Il posa sa serviette, retira son t-shirt, garda son short sombre. Sa longue verge, même au repos, dessinait une ligne nette sous le tissu mouillé par la chaleur. Il s’assit un moment au bord, les pieds dans l’eau chaude, et regarda.
Léo apparut ensuite. Cheveux blonds encore un peu humides d’une première baignade, serviette sur l’épaule. Son corps fin se lisait clairement : épaules dessinées sans excès, pectoraux plats et fermes, ventre lisse aux abdominaux discrets, hanches étroites, jambes longues. Il sourit en voyant Jean. Le sourire n’était plus seulement celui d’une rencontre furtive. Il y avait maintenant une complicité, une tendresse encore maladroite.
— Tu as bien dormi ? demanda Léo en s’asseyant à côté de lui.
— Oui. Enfin… plus ou moins.
Ils rirent bas. Leurs genoux se touchèrent. Ni l’un ni l’autre ne recula.
Nico arriva quelques minutes plus tard. On le voyait venir de loin. Il marchait droit, serviette à la main, short de bain très court. Son corps imposait le silence un instant, même à ceux qui ne le regardaient pas vraiment. Les épaules étaient énormes, rondes, presque trop larges pour le reste. Les trapèzes montaient haut, épaississant sa nuque. Les pectoraux bombés, séparés par un sillon profond, se soulevaient à chaque pas. Les bras étaient massifs : biceps épais même relâchés, veines dessinées sur les avant-bras, triceps qui apparaissaient dès qu’il pliait le coude. Le ventre n’était pas seulement plat : les abdominaux formaient un bloc dense, en relief, comme taillés trop profondément. Le dos s’élargissait en V jusqu’à la taille relativement étroite. Les cuisses, épaisses, tendaient le tissu du short. Une fine couche d’huile ou de sueur faisait luire sa peau mate. Il n’avait rien de délicat. Tout en lui parlait d’effort répété, de charge, de volume.
Il s’arrêta près d’eux.
— Vous êtes déjà là.
Sa voix était calme, un peu grave. Il posa sa serviette, s’étira sans y penser, et les muscles de son dos se séparèrent en lanières nettes. Jean détourna les yeux une seconde trop tard. Léo aussi regardait, plus ouvertement.
Ils entrèrent dans le bain à remous un par un. L’eau chaude les prit jusqu’à la poitrine. Les jets massaient les mollets, le bas du dos, parfois plus haut selon la place. Jean s’assit au fond, le dos contre la paroi. Léo à sa droite. Nico à sa gauche. Leurs épaules se frôlaient déjà. Autour d’eux, la vie du camping continuait. Le couple tournait les pages. Un homme passait avec une glace. Personne ne s’intéressait vraiment aux trois jeunes gens dans l’eau agitée.
Au début, ils parlèrent.
Léo raconta qu’il avait appelé son ami resté à Monaco. Nico parla de sa séance du matin : développé couché, rowing, un peu de jambes. Il décrivait les mouvements sans vanité apparente, mais chaque phrase rendait son corps plus présent. Jean écoutait, conscient de la chaleur de l’eau, du contact de leurs peaux, de sa propre verge qui commençait à s’alourdir sans raison immédiate.
Un jet plus fort frappa la cuisse de Jean. Il sursauta légèrement. Léo sourit.
— Ça va ?
— Oui. C’est juste… chaud.
Nico changea de place d’un mouvement lent, s’approcha d’un demi-siège. Son genou toucha maintenant celui de Jean sous l’eau. La masse de sa cuisse était étonnante, ferme, chaude. Jean ne retira pas la jambe. Léo, de l’autre côté, laissa son avant-bras reposer contre celui de Jean. Trois corps, trois températures, trois silences qui s’allongeaient entre les phrases.
Le désir ne vint pas d’un coup. Il s’installa.
D’abord les regards. Jean regardait la ligne du pectoral de Nico quand l’eau reculait un instant, la façon dont le muscle se tendait rien qu’en posant un coude sur le rebord. Il regardait aussi le profil de Léo, plus doux, la pomme d’Adam qui bougeait quand il parlait, la fine musculature de son épaule mouillée. Léo regardait la bouche de Jean. Nico, lui, regardait tout le monde sans se cacher vraiment, comme un homme habitué à être vu.
Puis les mains.
Celle de Léo glissa la première, presque par accident, sur le genou de Jean. Elle y resta. Les doigts dessinaient de petits cercles absents. Jean sentit sa longue verge durcir davantage dans le short. Il essaya de respirer normalement. En face, une femme s’installait sur un transat, mettait ses lunettes, ouvrait un livre. Le danger était là, concret, banal.
Nico posa ensuite sa large paume sur le bord, juste derrière l’épaule de Jean. Ses doigts touchaient parfois la nuque. La main était lourde, calleuse. Jean ferma les yeux une seconde. L’eau bouillonnait entre eux. Personne au-dehors ne pouvait voir ce qui se passait sous la ligne des bulles.
— Tes parents sont où ? demanda Nico, bas.
— Au village. Jusqu’au soir.
Léo pencha un peu la tête.
— On a le temps, alors.
Le mot « temps » changea l’air.
La main de Léo remonta le long de la cuisse de Jean, très lentement, s’arrêta à mi-chemin, redescendit, remonta plus haut. Jean sentit les doigts atteindre le bas du short, hésiter, s’y glisser enfin. Ils trouvèrent la verge déjà longue, déjà lourde, encore pliée dans le tissu. Léo ne la prit pas tout de suite. Il l’effleura seulement, suivit le contour, comme pour s’assurer de ce qu’il savait déjà. Jean retint sa respiration. Un adolescent passa près du bain à remous, téléphone à la main. Les trois se turent. La main de Léo s’immobilisa, toujours là, toujours sur lui. L’adolescent s’éloigna. La main reprit.
Nico, de l’autre côté, descendit enfin sa propre main dans l’eau. Elle trouva le genou de Jean, puis l’intérieur de la cuisse, puis le short. Deux mains maintenant, l’une fine, l’une large, se partageaient l’espace. Nico tira légèrement le tissu. La longue verge de Jean glissa hors du short, encore à demi retenue, puis tout à fait libre. Elle se dressa sous l’eau, trop longue pour disparaître entièrement dans une seule paume. Léo enserra le gland. Nico prit la base. Leurs doigts se rencontrèrent au milieu de la tige.
Jean posa ses avant-bras sur le rebord, le visage tourné vers Léo, comme s’ils discutaient. Ses lèvres bougèrent à peine.
— Lentement.
Léo obéit. Sa main montait et descendait avec une lenteur presque cruelle. Nico serrait plus bas, plus fort, sans aller vite. Les bulles cachaient tout. Un homme vint s’asseoir deux mètres plus loin, les pieds dans le grand bassin, et alluma une conversation au téléphone. Jean devait garder les épaules basses, le regard vague. Le plaisir, pourtant, montait déjà, mêlé à la peur d’être vu. Cette peur le rendait plus dur encore.
Nico se rapprocha. Son torse massif frôla le bras de Jean. Sous l’eau, sa propre queue, épaisse, était sortie du short. Elle appuya contre la hanche de Jean, chaude, lourde. Léo baissa aussi le sien. Sa verge plus fine toucha l’autre cuisse. Les trois sexes se trouvèrent dans un espace étroit, frottés par l’eau, tenus par des mains qui se relayaient. Parfois Léo caressait Nico. Parfois Nico prenait Léo. Puis ils revenaient à Jean, à cette longueur qui demandait deux prises.
Le temps passa. Dix minutes. Peut-être plus. Autour d’eux, le couple rangea ses affaires et partit. La femme au livre s’endormit derrière ses lunettes. Il restait encore du monde, mais plus loin. L’excitation de l’interdit ne diminua pas. Elle changea seulement de forme : moins la terreur d’être surpris, davantage le vertige de continuer malgré tout.
Léo se tourna un peu vers Jean, le visage tout près.
— Je peux ?
Jean comprit. Il hocha la tête.
Léo se déplaça avec une lenteur calculée, comme quelqu’un qui changeait simplement de place pour mieux parler. Il passa une jambe de l’autre côté, s’assit face à Jean, presque sur ses genoux. De l’extérieur, deux amis trop proches. Sous l’eau, Léo guida la longue verge, posa le gland contre lui, s’enfonça progressivement. Jean sentit d’abord la résistance, puis la chaleur qui s’ouvrait, centimètre après centimètre. Léo avait les lèvres entrouvertes, les yeux dans ceux de Jean. Il s’arrêta à mi-course, reprit son souffle, redescendit. Enfin Jean fut entièrement en lui. Leurs ventres se touchaient sous la surface trouble.
Nico attendit. Il regardait le dos fin de Léo, la façon dont les omoplates se dessinaient. Puis il se plaça derrière Léo. Ses mains énormes tinrent les hanches étroites, les firent paraître plus fragiles encore. Il prépara, lentement, sans brusquerie malgré sa taille. Puis il s’enfonça à son tour. Léo ferma les yeux, la tête un instant contre l’épaule de Jean. Deux présences maintenant en lui : la longueur de Jean par-devant, l’épaisseur de Nico par-derrière. Il fallut du temps pour que les trois corps trouvent un rythme commun, assez lent pour rester invisibles.
Les mouvements étaient courts. Un va-et-vient contenu, presque intérieur. Chaque fois qu’un passant s’approchait, ils s’immobilisaient, encore emboîtés, le cœur trop fort. L’eau continuait de bouillonner, indifférente. Jean sentait Léo se serrer autour de lui, sentait aussi, à travers ce corps fin, les poussées profondes de Nico. Les pectoraux massifs de Nico touchaient parfois le dos de Léo, parfois l’épaule de Jean. La sueur et l’eau se mêlaient. Un gémissement trop net monta dans la gorge de Léo. Jean l’embrassa pour l’étouffer. Le baiser, lui, pouvait passer pour de la tendresse maladroite.
Le plaisir monta très progressivement, à cause de cette lenteur forcée. Jean caressait le ventre de Léo sous l’eau, puis sa verge, en cadence avec les mouvements. Nico respirait plus fort, les muscles du cou saillants, mais son visage restait presque calme. Léo était le plus exposé : pris entre les deux, il tremblait par moments, puis se reprenait, souriait même vers le bord, comme si de rien n’était.
Quand Léo jouit, ce fut en silence. Son front contre celui de Jean, la bouche ouverte sans cri, le corps qui se tendit et se serra. Les contractions firent basculer Jean presque aussitôt. Il s’enfonça jusqu’au bout et se vida en lui, longuement, en retenant les hanches pour ne pas laisser voir le tremblement. Nico continua encore quelques poussées profondes, puis se retira et jouit contre le bas du dos de Léo, sous l’eau, les abdominaux denses contractés une dernière fois.
Ils restèrent ainsi, collés, le temps de reprendre une respiration normale. Léo se releva avec la même lenteur qu’à l’aller, se rassit à droite. Nico reprit sa place. Les shorts furent remis sous les bulles. Un homme entra dans le bain à remous à l’autre bout, s’installa, ferma les yeux. Trop tard pour eux. Tout était déjà fini, et pourtant tout restait dans leurs corps.
Jean regarda Léo, puis Nico. Personne ne dit grand-chose. Autour, le camping continuait, innocent, bruyant, indifférent. Sous l’eau encore chaude, leurs genoux se touchaient. Le désir n’avait pas disparu. Il s’était seulement apaisé, plus grave maintenant, lié à autre chose qu’un geste caché : à la possibilité de se revoir, demain, et encore après.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()