Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jalousie et perversion — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jalousie et perversion
Chapitre 2
Le lendemain, à peine réveillé par une sonnerie bien trop matinale pour que j'ai pu récupérer des émotions de la veille, je saute dans un taxi en direction de l'aéroport. Évidemment, j'avais omis de dire à Roxane que ma copine venait me voir et que nous allions profiter de cette occasion pour prendre une semaine de vacances ensemble après la conférence.
Je réfléchis longuement à la situation, incapable de savoir comment j'allais réagir devant Margaux. C'est la première fois en 12 ans de relation que je trompe, et l'idée de ne pas arriver à mentir me taraude l'esprit. Un coup d'œil à ma montre me confirme que je suis en retard, et à mon arrivée sur le parking, j'aperçois au loin une silhouette que je reconnaîtrais entre mille. Je descends de la voiture et lui fais signe de me rejoindre.
Je la regarde se rapprocher, cette silhouette gracieuse, ses beaux cheveux blonds tombent en cascade sur un manteau de feutre. Elle marche d'un pas assurée, l'air sûr d'elle… hautaine dirait Roxane. Ma belle Margaux s'approche de moi, nous échangeons un doux baiser, instantanément, je retombe amoureux. Elle met un terme à notre étreinte, tandis que je saisis sa valise pour la ranger dans le coffre et qu'elle s'installe dans la voiture. Je la rejoins, et la voiture démarre en direction de mon hôtel.
Nos regards se croisent, son regard clair me transperce, j'ai l'impression qu'elle va à chaque instant ouvrir la bouche pour me confronter. Je porte le poids de ma trahison, j'ai l'impression que ma voix est tremblante, mon corps maladroit, mais Margaux ne semble rien remarquer. Au contraire, notre discussion est apaisée, joyeuse, ma chérie semble être en grande forme, heureuse de commencer ses vacances. Elle me parle de ses collègues de travail, de Rodrigo beaucoup, un peu de Nathan… J'essaie de ne pas y prêter attention, de ne pas sombrer dans la jalousie, mais les mots de Roxane résonnent dans ma tête : garce… pétasse… pute…
Je secoue la tête, essayant de me débarrasser de ces pensées nauséabondes. En arrivant à l'hôtel, alors que la voiture repart, Margaux me glisse :
— Je te trouve étrange Yannis… Ça ne va pas mon chéri ?
— Sisi, ça va.
— Sisi, ça va.
Elle fronce les sourcils sans en croire un mot. Je me sens obligé de me justifier :
— Juste… J'ai la tête dans le séminaire de cet après-midi. Je dois faire une présentation.
Elle passe tendrement sa main dans mon dos et déclare avec tendresse :
— Je suis sûr que tu vas gérer.
En entrant dans l'hôtel, j'aperçois à l'autre bout de la réception Roxane qui sort depuis les escaliers. Je souffle à Margaux :
— Prenons l'ascenseur, avec ta valise ça sera plus simple.
Cette dernière secoue la tête :
— Ce n'est qu'au deuxième étage… ça te fera du bien de porter ma valise.
Je tente de protester, mais déjà elle se dirige vers les escaliers, et je n'ai d'autre choix que de la suivre. Roxane et Margaux se croisent, s'arrêtent toutes les deux. Je sens Margaux réfléchir un petit instant, avant de déclarer :
— Ça alors c'est une surprise… Roxane ? Ça doit faire 10 ans non ? Je suis contente de te revoir.
Sa voix est joyeuse, elle arbore un grand sourire… faux et hypocrite, je ne peux m'empêcher de le penser.
— Coucou Margaux, bienvenue ici. Désolé je dois filer, je dois finir de préparer des slides.
— Au plaisir de te revoir, il faudra que tu me racontes ce que tu deviens.
— Au plaisir de te revoir, il faudra que tu me racontes ce que tu deviens.
Roxane part sans répondre, tandis que Margaux commence à monter les escaliers. En passant devant moi, Roxane me souffle en chuchotant :
— Le gentil toutou a retrouvé sa maîtresse ? N'oublie pas d'aboyer, tu auras peut-être le droit à une récompense.
Je me dépêche de rejoindre Margaux, qui est déjà en train de monter les premières marches. Elle attend que Roxane ne soit plus à porté de voix pour me dire :
— Tu ne m'avais pas dit qu'elle était là.
Je sens le mépris dans le “elle”. Je balbutie :
— Je ne pensais pas… que tu te souvenais de Roxane.
La voix de Margaux reste chaude et joyeuse, mais je sens une petite accusation derrière sa voix :
— Vous ne vous êtes pas parlé ?
— Non… enfin pas vraiment… Quelques banalités, rien de plus.
— Non… enfin pas vraiment… Quelques banalités, rien de plus.
Je me maudis intérieurement, incapable de mentir convenablement… La grande blonde se retourne, je sens un légère suspicion dans son regard, avant qu'elle ne change de sujet :
— Bon… dépêche-toi, j'ai un programme de visite chargé aujourd'hui comme tu ne vas pas être là pour me ralentir.
— On se retrouve en fin d'aprem après ma présentation ?
— On se retrouve en fin d'aprem après ma présentation ?
Elle secoue la tête :
— J'ai prévu qu'on se retrouve pour le dîner plutôt. Il y a un restaurant pas loin d'ici, je te donnerai l'heure par message.
Je me retrouve à accepter sa proposition, enfin son ordre, ne trouvant pas la volonté de répondre ou de créer une dispute au moment de nos retrouvailles. Margaux range ses affaires, puis nous nous séparons, moi vers la conférence, elle vers les hauts lieux touristiques de la ville.
La journée se déroule sans accroc, ce qui signifie que ne croise pas Roxane, pour mon plus grand soulagement. La conférence se termine sur ma présentation, à laquelle elle assiste. Je cherche son regard plusieurs fois, involontairement, mais le sien est braqué sur le vidéo-projecteur. À la fin, alors que plusieurs personnes se lèvent pour venir me parler, l'aperçoit quitter la salle.
Je rentre piteusement à l'hôtel, les pensées tourbillonnantes, incapable de savoir ce que je dois faire. Pour passer le temps en attendant l'autorisation de Margaux de la rejoindre, je m'assois au bar de l'hôtel pour y siroter une bière. Au bout de quelques minutes, une voix moqueuse vient interrompre le fil de mes pensées :
— Alors ces retrouvailles ? Tu es seul ici à boire comme un alcoolique parce que vous vous êtes déjà disputés ?
Je me retourne pour dévisager la brune insolente qui se moque si ouvertement de moi. Je répond d'une voix étonnamment calme et posée :
— Figure toi que nos retrouvailles se passent pour le mieux, et que nous allons manger ensemble ce soir au restaurant. Je t'aurais bien invité à nous rejoindre, mais j'ai peur de ne pas pouvoir supporter tes remarques acerbes une soirée entière.
Je m'attends à une forme de colère de la part de Roxane, mais elle prend place à côté de moi sans se départir de son sourire.
— Tu essaies de me vexer, mais ça ne va pas fonctionner.
Je prend une grande inspiration, avant de dire :
— Hier… c'était une connerie. Franchement dès que j'ai vu Margaux, ça a sonné comme une évidence. Est-ce que tu peux me promettre de garder cette histoire pour toi et de ne jamais lui en parler ?
Elle me regarde en secouant la tête, je lis sur son visage une sorte de déception… non de pitié :
— En général, les chiens se montrent désagréables et agressifs contre ceux qui n'apprécient pas leur maître. Il suffit de les nourrir un peu pour que leur allégeance change.
— Si tu pouvais arrêter les comparaisons canines, ça serait très agréable. Tu te comportes comme une adolescente Roxane.
— Si tu pouvais arrêter les comparaisons canines, ça serait très agréable. Tu te comportes comme une adolescente Roxane.
Elle éclate de rire, je rougis, vexé par son rire. Elle répond :
— Tu es bien placé pour parler d'adolescent… Regarde comment tu te comportes avec l'autre poufiasse, on dirait que c'est la première fille avec qui tu es de ta vie alors que ça fait 12 ans… 12 ans sérieusement…
— Arrête de l'insulter. C'est une femme merveilleuse.
— Oh ! Monsieur se rebelle et défend sa pimbêche. Tu n'y as pas mis autant de cœur quand j'étais en train de jouer avec ta petite queue.
— Arrête de l'insulter. C'est une femme merveilleuse.
— Oh ! Monsieur se rebelle et défend sa pimbêche. Tu n'y as pas mis autant de cœur quand j'étais en train de jouer avec ta petite queue.
Je jette un coup d'œil autour de moi, inquiet que quelqu'un puisse entendre la discussion. Heureusement, personne n'est assez proche de nous pour avoir entendu Roxane.
— Chhhhh. S'il-te-plait Roxane. On peut garder ça entre nous ?
Elle pose sa main sensuellement sur ma cuisse, me faisant rougir de gêne.
— Je ne vais rien dire à la garce. Et arrête de rougir comme ça, on dirait un adolescent.
En disant ces mots, elle remonte vers mon pantalon, effleurant mon pénis à travers mon pantalon. La situation accentue encore plus mon malaise, ce qui semble beaucoup amuser Roxane. Je finis par repousser fermement sa main, et déclare d'une voix presque suppliante :
— S'il-te-plait. Arrête.
— Pffffff, tu n'es vraiment pas…
— Pffffff, tu n'es vraiment pas…
La sonnerie de mon téléphone retentit, un message de Margaux qui me donne l'adresse du restaurant. Je me lève prestement, heureux de me sortir de cette situation inconfortable, sous le regard acerbe de Roxane :
— Bon toutou, va vite rejoindre ta maîtresse. Ouaf ouaf…
Je lui jette un regard noir, sans répondre à ces provocations. La suite de la soirée se déroule à merveille, Margaux me raconte sa journée de tourisme avec bonne humeur. Après une promenade en ville, nous finissons par rentrer à l'hôtel. À peine arrivé dans la chambre, nous échangeons un long baiser tendre, qui s'interrompt par une sonnerie de téléphone, le sien. Je lis le prénom : Rodrigo. Margaux m'adresse un sourire gêné :
— Désolé mon chéri, j'avais promis à Rodrigo de l'appeler aujourd'hui. Tu peux aller sur la terrasse profiter de la vie en attendant.
Je pensais avoir chassé ces pensées, mais les mots de Roxane reviennent furieusement : garce… poufiasse… Je quitte la pièce, laissant la voix enjouée de ma compagne avec son… collègue. Après une heure à poireauter dehors, Margaux finit enfin par me rejoindre :
— C'est bon Yannis. Tu te souviens du film qu'on avait vu ensemble avant ton départ ?
Je la dévisage un moment, sentant une forme de colère monter en moi :
— Sérieusement ? Tu n'as rien de plus à dire que “C'est bon Yannis” ?
Elle me regarde, interloquée :
— Comment ça ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
— C'est nos retrouvailles, je m'attends à passer la soirée avec toi, en amoureux, et toi tu me laisse en plan pendant une heure. Pour papoter avec ton plan c… ton collègue.
— C'est nos retrouvailles, je m'attends à passer la soirée avec toi, en amoureux, et toi tu me laisse en plan pendant une heure. Pour papoter avec ton plan c… ton collègue.
Elle semble outrée par mes propos, prend l'air de victime innocente qu'elle prend toujours à chaque critique ou remontrance. D'habitude, je la prends immédiatement en pitié, mais pas cette fois. Elle répond d'une voix geignarde :
— J'ai le droit de parler à d'autres gens que toi, ou alors il me faut ton autorisation explicite ? Peut-être que je dois te faire un compte-rendu de chacune de mes interlocuteurs ? Tu ne supportes pas que je sois une femme libre et indépendante ? Ça contrarie tes velléités patriarcales ?
J'écoute son discours sans broncher, admirant sa ténacité et son talent pour inverser la situation sans répondre aux critiques. Je reste calme :
— Rien de tout cela. Je crois simplement que oui, tu me dois quelques mots d'expliquer pour me laisser en plan le jour de nos retrouvailles.
— Je ne te dois rien. Ne crois pas un instant pouvoir contrôler ma vie.
— Tu ne comp…
— Je ne te dois rien. Ne crois pas un instant pouvoir contrôler ma vie.
— Tu ne comp…
Elle me coupe la parole :
— Bravo à toi, tu as tout gâché. Je vais me coucher, j'espère que la nuit t'aidera à réfléchir à ton comportement.
Elle tourne les talons avec la souplesse et la grâce qui la caractérise, et rentre dans la chambre, me laissant seul sur la terrasse.
Je reste un moment à réfléchir, seul, perdu dans mes pensées. Est-ce que je dois partir ? Est-ce que Roxane a raison ? Mais en même temps Margaux est exceptionnelle… Soudain, je reçois un sms d'un numéro que je n'ai pas enregistré :
"Vos retrouvailles ont l'air de se passer pour le mieux comme tu dis”. Suivi d'un émoticône moqueur. Je devine sans difficulté quelle est la seule personne qui pourrait m'envoyer ça. Je suppose qu'elle était aussi sur sa terrasse et qu'elle a entendu une partie de la discussion. J'hésite un instant à répondre, puis décide d'ignorer le message. Je n'ai vraiment pas la tête pour ces gamineries et pour supporter les remarques acerbes de Roxane.
Quelques minutes après, je reçois un nouveau message :
"Arrête de bouder et vient ouvrir la porte”
Je soupire, déjà laissé de ce petit jeu. Je me lève, traverse la chambre, contemplant la belle chevelure de Margaux qui dort dans le lit. Son drap se soulève à intervalles réguliers, son souffle est calme, détendu. J'ouvre discrètement la porte de la chambre, dévoilant Roxane, entourée d'un long manteau gris qui laisse dont dépassent deux jambes nues. J'ouvre la bouche, prêt à lui dire de partir, mais elle pose son doigt sur ma bouche, m'intimant le silence.
Ce doux contact me dissuade de protester. Elle ouvre son manteau, dévoilant une magnifique nuisette de satin rouge. Mon regard se fixe sur ses petits seins agréablement mis en valeur, je suis comme subjugué par la présence de Roxane. Elle me pousse délicatement pour forcer l'entrée dans ma chambre, et referme la porte, nous plongeant dans la pénombre de la chambre. Roxane avance à pas feutré dans la pièce, pour se positionner devant le lit, dans lequel Margaux dort, cette dernière ne semble pas avoir été réveillée par la lumière du couloir, ce qui ne m'étonne pas car elle a le sommeil assez profond.
Je m'avance à mon tour, sans bien savoir ce que compte faire Roxane. Je sens que mon pénis durcit dans mon pantalon, j'ai les sens émoustillés par la merveilleuse vision de la nuisette de mon ancienne camarade de classe. Lorsque j'arrive à sa hauteur, cette dernière me saisit le cou, puis nous échangeons un long baiser silencieux. Nos langues s'entremêlent, nos salives se mélangent, nos lèvres fusionnent, je suis pris d'un irrésistible élan sexuel. Je saisis les seins de Roxane sous sa nuisette et les malaxe doucement, pinçant ses tétons qui durcissent sous mes doigts.
Toujours sans bruit, elle défait mon pantalon, puis mon caleçon qui tombent sur mes chevilles. Je regarde sur le côté, tendant l'oreille, mais la respiration de Margaux est toujours aussi régulière. Je sens les lèvres de Roxane se poser sur mon cou, me lécher tendrement la peau, puis remonter vers mon oreille. Je bande comme un fou, la situation m'excite au plus haut point. Impatient, j'approche ma queue de l'entrejambe de Roxane, qui écarte délicieusement les cuisses, me laissant le champ libre.
Je caresse doucement l'entrée de son vagin avec mon gland, puis remonte lentement vers son clitoris, avant de redescendre en sens inverse. Elle est trempée de cyprine, visiblement aussi excitée que moi. Je rentre en elle sans effort, un peu brusquement, ce qui lui arrache un petit gémissement. Nous nous arrêterons, attentifs à un éventuel signe de réveil de Margaux, qui ne vient pas. Roxane me mordille l'oreille, tandis que j'enfonce à nouveau mon pénis dans son vagin. La position n'est pas la plus confortable, mais là puissante pulsion sexuelle qui me contrôle n'y prête pas attention.
Roxane chuchote dans mon oreille, sa voix semblable à un léger souffle chaud et torride :
— Si seulement ta petite chérie se doutait de quelque chose.
Sans répondre, j'agrippe de ma main gauche les fesses de Roxane, puis commence de lent mouvement de va-et-vient, sous ses encouragements :
— Baise-moi fort, putain c'est bon de sentir ta bite en moi…
J'accélère le rythme, incapable de me contrôler, le désir prend le dessus.
— Vas-y plus fort…. Oublie ta pute, ne pense qu'à moi et à mon plaisir.
Mon bassin oscille à un rythme effréné, le corps de Roxane répond au diapason à mes coups de bassin.
— Depuis hier je ne pensais qu'à une seule chose, ta queue dans ma chatte. Putain c'est tellement bon… plus vite ! Hmmmmmm….
Je sens mon orgasme monter. Mon corps entier vibre de plaisir, tandis que je jouis abondamment en Roxane. L'orgasme qui traverse mon corps est irrésistible.
— Je suis sûr que l'autre poufiasse ne t'as jamais fait jouir comme ça. Tu penses qu'elle aimerait nous voir baiser ?
Rapidement, je sens que c'est au tour de Roxane de venir. Elle réprime de moins en moins bien ses gémissements :
— Hmmmmmm…. Je la déteste tellement, c'est une belle vengeance de me faire baiser par son mec devant elle non ? Hmmmmmm… Mon dieu… ouiiiiiii….
Je plaque ma main droite sur la bouche de Roxane pour empêcher ses gémissements qu'elle ne parvient plus à contenir. Elle se cambre, ressert puissamment les cuisses, tandis que j'accentue la pression de ma main sur sa bouche pour l'empêcher de crier son plaisir. Je sens son corps vibrer de plaisir, et plusieurs gémissements étouffés par ma main parviennent à mon oreille.
J'entends un bruit de drap, puis la voix embuée de sommeil de Margaux :
— Ya… Yannis ?
Je ne réponds pas, complètement tétanisé. Je sens vaguement dans la pénombre que Roxane s'est baissée et qu'elle s'écarte doucement de moi pour aller dans un coin encore plus sombre de la chambre. Je rassemble mon courage, rationalise en me disant qu'elle ne peut pas voir que je suis nu dans cette obscurité, puis répond d'une voix douce :
— Oui Margaux ?
Malgré ma voix calme, mon cœur bat la chamade. Je prie intensément pour qu'elle n'ait rien entendu.
— Tu fous quoi ?
Sa voix est de plus en plus réveillée. Je tente une réponse crédible :
— Je suis sorti faire un tour, je mets mon pyjama et je te rejoins, désolé pour le bruit.
Elle marmonne une phrase incompréhensible, puis je l'entends se retourner dans le lit. Intérieurement, je pousse un profond soupir de soulagement. Je range rapidement mes affaires et enfile mon pyjama, tandis qu'un bref éclair de lumière m'apprend que Roxane a quitté la pièce, sans faire le moindre bruit. Je m'allonge à côté de Margaux, la queue encore dégoulinante de la mouille de Roxane.
À suivre...
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