La cliente du supermarché
Chapitre 1 · La cliente du supermarché
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La cliente du supermarché — Chapitre 1 · La cliente du supermarché

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Jacques31
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La cliente du supermarché

Chapitre 1 · La cliente du supermarché

Bonjour à tous.
Voici une fiction que j'ai imaginée d'après le témoignage de ma femme, abordée de manière très directe par un employé de supermarché.
Cela faisait déjà un an que je travaillais dans ce petit Intermarché. Différents postes m’étaient attribués, de la caisse aux stocks, en passant par le rangement et le nettoyage des rayons. La caisse, c’est assez pénible, malgré le contact, très peu de personnes discutent. Il faut aller vite. Tout le monde est pressé. C’est pourtant déjà mieux qu’en magasin où les échanges sont presque inexistants, si ce n’est pour aider à trouver un article. Mais il y a le rayon fruits et légumes. Là, bien plus souvent, on nous demande de l’aide pour choisir un produit de qualité. C’est celui que je préfère, car j’aime le contact et j’y ai mes habitués.
Il y a surtout cette belle, élégante femme, la cinquantaine, qui vient régulièrement faire ses courses et me demander des conseils. Au fil du temps, nous avons appris à nous connaître. Je sais qu’elle s’appelle Caroline, qu’elle a trois enfants et travaille à mi-temps. Elle ne fait pas beaucoup d’heures, c’est plus une petite occupation qui lui permet de consacrer du temps à ses enfants, à elle-même.
De fil en aiguille, nous avons fait connaissance, nous avons commencé à papoter sur les promotions et sur la qualité de certains fruits.
Je suis très rapidement tombé sous le charme. C’est une personne de vingt ans mon aînée, très élégante, toujours bien habillée et avec qui la conversation est un plaisir. À chaque rencontre, nous échangeons quelques politesses sur la météo ou le travail. J’essaie malgré tout, au travers de mes questions, de la connaître un peu plus. En vain. J’aimerais tout savoir d’elle, mais nos échanges restent superficiels. Pourtant, je pense qu’elle sait qu’elle ne me laisse pas indifférent.
Quand je la croise, je ne peux m’empêcher d’essayer d’imaginer ce qu’elle porte comme sous-vêtements. Je les imagine très chics. Et surtout, comment est-elle dans son intimité, comment se comporte-t-elle avec son mari après tant d'années de mariage. Est-elle sauvage ? Ou juste soumise, lassée par trop d’années de mariage, acceptant de temps à autre de remplir son devoir conjugal, dans la position du missionnaire, en simulant son plaisir pour satisfaire son homme et ainsi raccourcir autant que possible cette corvée ?
À quoi pense-t-elle dans ces moments-là ? Est-ce une femme fidèle ? S’accorde-t-elle des plaisirs à l’extérieur du couple pour casser sa monotonie et, surtout, pourrait-elle s’égarer un instant avec moi ?
Un soir, en déposant les dernières barquettes de fraises sur l’étal, je l’avais vue passer dans l’allée centrale.
Elle portait une robe légère couleur crème, presque transparente, elle s’était retournée une fraction de seconde. Juste assez pour qu’un sourire discret m’atteigne avant qu’elle disparaisse au bout du rayon.
Des fois, le soir, comme ce soir-là, seul chez moi, je n’arrive pas à penser à autre chose qu'à elle. Le silence de mon deux-pièces devient pesant, les objets du quotidien me renvoient vers sa légère robe et vers son sourire.
Alors je me laisse aller, je ferme les yeux et mon fantasme prend possession de moi comme une marée montante.
…J'imagine que nous prenons un dernier verre tous les deux dans le salon de mon appartement. Puis, sans un mot, après un long regard, je l’entraîne dans ma chambre. Tout doucement, je l’allonge sur mon lit et j'approche mon visage du creux de son cou. L’odeur de son parfum chaud et sucré me fait fermer les yeux.
Ma main remonte lentement le long de sa cuisse sous l’étoffe de sa robe d’été. Je saisis sa petite culotte en soie blanche que je fais glisser jusqu’à ses chevilles. Elle ne dit rien, nos regards sont connectés et soutenus, nos cœurs battent lourdement. Sans un mot, elle ouvre ses jambes et me laisse découvrir son trésor que je convoite depuis si longtemps, sa toison d’or impeccablement taillée aux contours bien lisses.
Je plonge ma langue dans son sexe brûlant de désir. Je m’attarde, j’écoute sa respiration changer de rythme, je perçois trembler ses cuisses contre mes joues. Ce détail, ce frisson-là, à peine perceptible, me consume.
Ses doigts s'agrippent aux draps, ses poings se serrent et la chaleur inonde son bassin.
Alors je me relève, me déshabille et lui retire un à un le reste de ses vêtements, jusqu’à ce que nous nous retrouvions entièrement nus comme deux naufragés sur une île déserte.
Puis, je m’allonge délicatement sur elle, entre ses jambes, plaçant mon gland gonflé de sang à l’entrée de sa vulve déjà humide et d’un mouvement de bassin laisse lentement ma verge toute raide d’impatience s’introduire et glisser profondément en elle.
Nous ne formons plus qu’un. Une embarcation au long cours, un seul aller, sans retour d’où l’on ne revient jamais.
Ses tapes sur mes fesses me donnent la cadence et m’ordonnent très rapidement un rythme soutenu que j’essaie de contenir. Mais en vain, un râle me fait comprendre son envie de grandes traversées. Son impatience prend très vite le dessus. Telle la tempête, nos ébats deviennent plus sauvages, plus puissants.
Alors, presque malgré moi, dans ma triste solitude, je me mets à me masturber. Je pense à ses longues jambes que j’ancre autour de mon cou avant de faire basculer mon buste vers l’avant et ainsi accéder à ses abysses.
Puis toujours noyé dans mon fantasme, elle se positionne en amazone et avec une maîtrise absolue, elle entame de lents et amples mouvements remontant jusqu’à l’extrême limite de mon gland avant de se laisser retomber. Les yeux dans les miens, un demi-sourire aux lèvres, elle me plonge et m’entraîne dans le tourbillon de sa jouissance.
Ce passage de cap sur l'échelle de mon excitation onanique ne me laisse pas d’autres choix que d’imaginer la retourner autoritairement à quatre pattes et lui mettre quelques claques sèches sur les fesses. Après m’être amarré solidement à ses hanches, je me réintroduis profondément en elle en faisant taper mon bassin contre son cul jusqu'au point de non-retour.
Mais la fin est toujours la même, j’éjacule dans un mouchoir, le fantasme s'évanouit et je me laisse engloutir par un sentiment de frustration, lié à une jouissance isolée et incomplète.
Un jour, la caisse principale transféra sur mon téléphone interne l'appel d'une cliente qui voulait un renseignement. C’était elle. Un peu paniquée, il lui manquait un ingrédient indispensable pour terminer en urgence une recette qu’elle devait servir le soir même. Elle voulait savoir si j’en avais en rayon et si je pouvais lui mettre de côté. Au fond de moi, j’étais ravi. C’était providentiel ! J’allais lui rendre un grand service. Je m’employai à retourner toute la réserve, car il m’était impensable de lui répondre par la négative. Je finis par lui trouver une boîte. Soulagée, elle me remercia et s’empressa de prendre la route.
Dix minutes plus tard, elle arriva au magasin et se dirigea droit sur moi. Je lui tendis le paquet ; elle insista sur le fait que je lui sauvais son repas et me demanda comment elle pouvait me témoigner sa gratitude.
Mille choses me traversèrent l'esprit. C’était mon moment, celui qui ne se présente qu’une fois. Comme elle insistait, j’y vis une ouverture.
Prenant mon courage à deux mains, je lui répondis avec une fausse assurance :
— Venir boire un verre un après-midi chez moi, pour faire davantage connaissance.
Elle se figea un court instant. Je pense qu’elle comprit immédiatement le sous-entendu. Puis, elle me fit un grand sourire, se rapprocha, posa sa main sur mon bras et dit :
— Je vous remercie pour cette proposition.
Le contact de sa main eut l’effet d’une bombe. Mon cœur s’emballa, mes tempes se mirent à battre. Avec un regard que je devinais coquin, elle ajouta :
— Mais je crains ne pas comprendre ce que vous appelez "faire connaissance" ?
Engaillardi par cette réponse, je lui dis qu’entre adultes consentants, on pouvait laisser libre cours à notre imagination et qu’elle ne serait pas déçue.
Elle inclina légèrement la tête sur le côté, me regarda dans le fond des yeux et avec beaucoup de malice, elle rétorqua :
— Vous n’y allez pas par quatre chemins !
J’étais en pleine ébullition. Mes pulsions devenaient presque incontrôlables, je n’arrivais plus à réfléchir sereinement. Je vis dans sa réponse une incitation à être plus explicite. Excité par la situation, je perdis légèrement mon sang-froid. Puisqu’elle semblait se prendre au jeu, je me rapprochai de son oreille et lui dis de façon très directe que je saurais la combler comme elle ne l’avait jamais été et lui ferais découvrir des choses que son mari ne lui avait jamais faites.
Elle ne s’attendait visiblement pas à cette audace. Elle recula imperceptiblement de deux pas, devint rouge écarlate, des épaules jusqu'au visage. Son regard changea. C’est là que je compris que j’avais dépassé les limites du jeu.
Elle me répondit :
— Ah, je comprends mieux ! Mais ce ne sera pas possible. Je suis certaine de votre savoir-faire, mais mon homme a largement de quoi satisfaire la moindre de mes envies, et je suis toujours aussi amoureuse de lui.
Je me sentis alors terriblement bête. Vraisemblablement, nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’onde. Mes désirs et mes fantasmes avaient altéré ma perception de la réalité.
Le malaise m'envahit. Je lui demandai d’oublier ce que je venais de dire, reconnaissant que c’était déplacé. Elle ajouta que ce n’était pas grave, me remercia encore pour le service, et prit le chemin de la caisse.
Je repris mon travail, partagé entre honte et frustration.
Mais j’étais sûr d’une chose : ce soir, seul avec moi-même, je reprendrai la route du grand large.
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Camaro 64
12 octobre 2026 à 22:18
Ayant travaillé 15 années dans la distribution et notamment comme responsable fruits et légumes j'ai plusieurs fois ressenti la même attirance envers certaines femmes mais sans jamais oser sauter le pas. Merci pour cette histoire.
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CocoMike
12 octobre 2026 à 20:51
Bien écrit, bravo et le râteau à la fin reste vraisemblable . C'est resté juste un fantasme inassouvi. Il n'y a pas eu de culbute au fond de l'entrepôt ou de féllation entre 2 rayons. La drague n'a pas super marché !
Modifié 12 octobre 2026 à 20:54
Photo de profil de hinéros
hinéros
12 octobre 2026 à 15:20
C'est une jolie histoire, bien racontée, montrant les limites de l'acceptable avec une inconnue.
Reconnaissons que sur un malentendu cela aurait pu marché.
Mais telle est bien souvent la vraie vie. Sauf que celui qui n'ose pas...
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
12 octobre 2026 à 15:06
Dommage, quelle frustration.
Tu aurais pu imaginer une fin plus "heureuse" pour le protagoniste.
L'avantage des histoires c'est qu'elles peuvent prolonger nos fantasmes par le biais d'une fiction.
Mais on moins on ne pourra pas te reprocher d'être insincère et non réaliste.
Bien écrit en tout cas.

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