Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le laveur de vitres — Chapitre 1
Auteur
Le laveur de vitres
Chapitre 1
Trente ans de métier, des kilomètres carrés de vitres nettoyées et des litres de sueur, sans jamais le moindre regard déplacé sur mes clients, hommes ou femmes.
Et puis, le grand choc : l'accident de moto. La chute brutale, la tête qui tape, et l'AVC dans la foulée. Le genre de coup du sort qui vous laisse comme un légume au fond de l'évier, prêt à être épluché sans pouvoir esquisser la moindre résistance.
À l'hôpital, la toilette, c'est tous les jours. Et quand l'envie leur en prend, ils — ou plutôt elles, au pluriel — viennent vous récurer de fond en comble. Et le fond, croyez-moi, est souvent comblé. Ici, pas d'infirmière fantasmée à la blouse trop courte, déboutonnée sur un 95C — et je ne parle pas de la température. Non, là, il s'agit d'une aide-soignante et d'une auxiliaire de vie. Une "auxiliaire de vit", comme je l'appelais en mon for intérieur.
Et puis, le grand choc : l'accident de moto. La chute brutale, la tête qui tape, et l'AVC dans la foulée. Le genre de coup du sort qui vous laisse comme un légume au fond de l'évier, prêt à être épluché sans pouvoir esquisser la moindre résistance.
À l'hôpital, la toilette, c'est tous les jours. Et quand l'envie leur en prend, ils — ou plutôt elles, au pluriel — viennent vous récurer de fond en comble. Et le fond, croyez-moi, est souvent comblé. Ici, pas d'infirmière fantasmée à la blouse trop courte, déboutonnée sur un 95C — et je ne parle pas de la température. Non, là, il s'agit d'une aide-soignante et d'une auxiliaire de vie. Une "auxiliaire de vit", comme je l'appelais en mon for intérieur.
Laissez-moi vous raconter, si le cœur vous en dit — et plus si affinités —, ma toute première aventure. Une histoire de bain chaud et mon tout premier écart conjugal… à mon corps défendant.
La baignoire d'hôpital est un dispositif gonflable posé en hauteur sur deux tréteaux, une fois le patient glissé à l'intérieur. Pour ce bain, les deux professionnelles m'ont déshabillé — ce qui est rapide quand on ne porte que la tunique "cul-nu" standard. Je vous garantis que c'est impressionnant : vous êtes immobile, incapable de bouger le côté gauche à cause de l'hémiplégie, les poignets droit et gauche fracturés lors du crash, emballés et attelés comme deux gros pieds de veau malhabiles. Ces deux petits bouts de femme vous soulèvent à l'aide d'une grue pour vous déposer à un mètre du sol. Toute la manœuvre se fait à sec, à l'air libre, dans le bac en plastique encore vide. On se sent alors comme un gros bébé tout nu, le petit ver recroquevillé sur des testicules frigorifiés.Je crois bien que ce bain fut le déclencheur de ma nouvelle vie.
C'est là que mon cinquième membre a profité de l'inaction forcée de ses collègues. Dès que l'eau chaude a coulé, il s'est érigé fièrement au milieu de mon anatomie, tel l'obélisque de la Place de la Concorde.
Ce n’était pas le cinquième Beatles que tout le monde finirait par oublier. C’était le Mick Jagger des débuts, prêt à soumettre le monde et à le jeter à ses genoux pour une prière, bouche ouverte et yeux fermés. Ce fut le signal : prendre le plaisir quand il vient et se laisser aller, complètement, sans retenue.
C'est là que mon cinquième membre a profité de l'inaction forcée de ses collègues. Dès que l'eau chaude a coulé, il s'est érigé fièrement au milieu de mon anatomie, tel l'obélisque de la Place de la Concorde.
Ce n’était pas le cinquième Beatles que tout le monde finirait par oublier. C’était le Mick Jagger des débuts, prêt à soumettre le monde et à le jeter à ses genoux pour une prière, bouche ouverte et yeux fermés. Ce fut le signal : prendre le plaisir quand il vient et se laisser aller, complètement, sans retenue.
Je ne me souviens plus de leur prénom, ni même de leur visage. Il ne me reste que la sensation de l'eau chaude qui ruisselle et réchauffe mon corps, et cette main froide, gantée, qui descend lentement le long de ma poitrine. Elle caresse mon ventre, glisse jusqu'à mon sexe et le décalotte. J'entends encore la voix de la rouquine :
"Voilà un petit bonhomme qui ne fera de mal à personne."
Le ton était donné. Et son air gêné devant ce sexe miniature est resté gravé en moi.
"Voilà un petit bonhomme qui ne fera de mal à personne."
Le ton était donné. Et son air gêné devant ce sexe miniature est resté gravé en moi.
— Arrête, ne sois pas si dure, réplique sa collègue en la bousculant de sa large hanche.
Les deux poules gloussent, caquetant quelques obscénités. Pendant ce temps, ma peau se réchauffe. Mes idées, pourtant embrumées depuis mon réveil en traumatologie quelques semaines plus tôt, convergent toutes vers le même point névralgique. Une intensité douloureuse s'y concentre, comme un fer blanc porté au rouge.
Les deux poules gloussent, caquetant quelques obscénités. Pendant ce temps, ma peau se réchauffe. Mes idées, pourtant embrumées depuis mon réveil en traumatologie quelques semaines plus tôt, convergent toutes vers le même point névralgique. Une intensité douloureuse s'y concentre, comme un fer blanc porté au rouge.
Alors qu'elle repousse la peau pour mettre le gland à nu et le nettoyer, je les devine plus que je ne les vois, penchées sur moi. J'imagine leurs visages tournés vers mon petit bout de chair bleutée, défigurés par un rictus de méchanceté et de bêtise. Pendant ce temps, je me recentre sur moi-même. Je me concentre sur mes testicules et mon pénis qui remplissent désormais l'entièreté de mon univers. Ces trois lambeaux de chair s'apprêtent à redéfinir mon être à jamais. Droit dans mes bottes jusqu'au bout, je ne vivrai plus que pour ce sexe nouveau, jaillissant de la main d'une petite dinde qui ignorait encore sa destinée.
Je vois les hanches lourdes de la plus âgée frotter sensuellement contre celles de la petite rousse au derrière bien dessiné.
— Oh, regarde, on dirait qu'il aime bien mes exercices, le petit soldat. Allez, une, deux, une, deux ! lance-t-elle en me caressant doucement.
— Hmmm... c'est carrément mieux que tout à l'heure, répond l'autre, la voix devenue un peu plus rauque.
— Oh, regarde, on dirait qu'il aime bien mes exercices, le petit soldat. Allez, une, deux, une, deux ! lance-t-elle en me caressant doucement.
— Hmmm... c'est carrément mieux que tout à l'heure, répond l'autre, la voix devenue un peu plus rauque.
En plus de mes trois pièces d'artillerie en pleine manœuvre, une sensation profonde et sourde me submergeait le ventre. Partant de l'anus, elle m'ordonnait de cambrer le bas-ventre, d'écarter les fesses et de tendre mes hanches vers le ciel, dans un tumulte de désirs contradictoires mais fulgurants.
Le souffle des deux soignantes se faisait court. Leur frôlement les poussait l'une contre l'autre, jusqu'à ne plus former qu'un seul corps. Pour contenir mon érection, elle dut ouvrir grand la main. Le petit soldat s'était jeté dans la bataille, désormais aux commandes d'un char d'assaut au canon majestueux.
— Je n'ai jamais vu un si petit bout devenir énorme à ce point, murmura la première, stupéfaite.
— Moi non plus... souffla la suivante, en avançant à son tour la main pour palper la réalité de leur désir.
— Je n'ai jamais vu un si petit bout devenir énorme à ce point, murmura la première, stupéfaite.
— Moi non plus... souffla la suivante, en avançant à son tour la main pour palper la réalité de leur désir.
Aveugle à ce monument devant lequel se prosternaient mes deux premières servantes, j'avais l'impression qu'un colosse dardait entre mes jambes. Ce géant de bronze reluquait les deux péronnelles et leur intimait l'ordre de se prosterner devant le maître.
Aveugle peut-être, mais ouvert aux parfums qui s'échappaient de mes baigneuses. Un fumet lourd et entêtant de femme en sueur, prête à partir à l'aventure dans un royaume de chaleurs humides.
Aveuglé, oui, mais pas sourd au silence pesant que ne rompaient que les souffles grandissants des deux femmes, chacune une main sur mon sexe et l'autre se pressant sur le corps de sa voisine.
Aveuglé, oui, mais pas sourd au silence pesant que ne rompaient que les souffles grandissants des deux femmes, chacune une main sur mon sexe et l'autre se pressant sur le corps de sa voisine.
Je voyais une main remonter le long de la cuisse de la rouquine, soulever la blouse, dévoiler d'un geste sec une culotte de coton virginale... À cet instant précis, tout mon être s’est figé, concentré en un point unique. Un éclair blanc. Puis le néant.
De la suite, il ne me reste qu'un souvenir brumeux. Les mouvements fébriles de ces deux garces qui me récurent à la hâte, frottant leurs propres vêtements comme pour effacer leurs traces. Et un épuisement total.
Une image, pourtant, est restée gravée : ce reflet indélébile sur leurs visages. La marque unique que laissent le bonheur et la soumission.
De la suite, il ne me reste qu'un souvenir brumeux. Les mouvements fébriles de ces deux garces qui me récurent à la hâte, frottant leurs propres vêtements comme pour effacer leurs traces. Et un épuisement total.
Une image, pourtant, est restée gravée : ce reflet indélébile sur leurs visages. La marque unique que laissent le bonheur et la soumission.
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