Dans l’ascenseur du parking
Chapitre 1
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Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Dans l’ascenseur du parking — Chapitre 1

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Winy
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Dans l’ascenseur du parking

Chapitre 1

Note de l'auteur

Ce récit n’est pas le mien, il a été écrit par un homme avec qui j’échangeais sur mes fantasmes, il a transformé mes fantasmes en scénario. Voici l’une des quelques histoires que je lui ai inspirée. (J’espère le recroiser un jour)
— S'il vous plaît ! L'ascenseur !
Vous courez vers la porte de l'unique ascenseur en état alors qu'elle se referme et que vous pensez déjà à ces interminables minutes d'attente dans ce sous-sol humide et mal éclairé. Vous venez d'y avoir une belle peur bleue quand, alors que le plafonnier rendait l'âme une fois de plus, vous vous êtes retrouvée dans le noir et avez senti une masse, peut-être de la taille d'une main, tomber sur votre épaule et dévaler le long de votre bras, vous arrachant un cri de surprise. Tout en courant, vous ressentez une nouvelle fois le frisson de dégoût qui vous a pris à cet instant et vous a laissée presque paralysée une demi-minute quand la lumière est revenue – il n'y avait rien ?! Vous avez imaginé ça ?! –, puis vous chassez ce souvenir de votre esprit.
La porte se referme inexorablement sous vos yeux. Plus que quelques mètres... et vous la franchissez alors qu'une main vigoureuse et que vous connaissez déjà, retient la porte pile au dernier moment. Vous êtes à peine essoufflée, et feignez d'être immédiatement plongée dans vos pensées pour cette journée de labeur qui commence. Vous appuyez machinalement sur le bouton du quatrième tout en remarquant distraitement que celui du deuxième est déjà allumé.
— De rien. Et bonjour.
L'homme à votre droite, qui a retenu l'ascenseur pour vous, esquisse un léger sourire alors qu'il fait semblant de bougonner. Il porte une blouse, des écouteurs blancs rivés aux oreilles et un dossier d'où débordent de nombreux feuillets, papiers et notes. Vraiment, il est plutôt bel homme, vous dites-vous tout en passant votre langue sur vos lèvres. Vous voyez du coin de l'œil sa main battre la mesure sur ce qui doit être un morceau de rock plus ou moins commercial.
— Oh. Oui. Bonjour, et… merci pour l’ascenseur.
Vous esquissez vous aussi un sourire en guise de remerciement, lui lancez un très bref clin d'œil, et retournez à vos pensées, non sans noter au passage que l'unique néon de votre cabine menace lui aussi de s'éteindre, à force de clignotements et grésillements de mauvais augure.
—2. -1. RC. 1. 2. 3. À part cette vieille dame montée du premier au deuxième étage, ce qui vous vaut un bref échange de coup d'œil et de haussement d'épaule avec votre comparse, personne ne vient troubler votre ascension en compagnie de l'homme en blouse.
À peine quittez-vous le troisième étage pour rejoindre enfin votre service que l'ascenseur semble faire un bond sur son rail, s'ébranle, tremble quelques fractions de secondes puis... s'arrête.
— Quelle poisse !
Votre compagnon d'infortune appuie sur plusieurs boutons, soupirant de dépit, et vous remarquez en même temps que lui que le haut-parleur d'urgence semble HS. D'ailleurs, personne ne répond, à part un grésillement.
— Sérieusement ?
Vous souriez.
— Y'a vraiment rien qui marche ici, comme PAR HASARD.
Vous souriez de plus belle en faisant mine de sortir votre smartphone, quand le néon décide lui aussi de se joindre à la fête. Vous voilà plongés tous deux dans le noir, dans un ascenseur en panne.
Vous sentez presque immédiatement une présence à votre droite. Sa présence. Très, très proche. Vous sentez qu'il est presque contre vous mais sans vous toucher. Vous l'entendez respirer très doucement.
Vous retenez votre respiration, dans l'attente, quand vous sentez... une masse de la taille d'une main toucher votre épaule puis dévaler votre bras droit. Le frisson vous revient, et la compréhension avec.
— Salaud ! C'était toi au sous-sol ?!
Il se met à rire.
— Tu m'as fait flipper ! Refais plus jamais ça !
Il rit encore un peu, vous serre légèrement, tendrement le bras.
— Comment je peux me faire pardonner ?
Il vous parle au creux du cou, juste derrière l'oreille. Vous sentez son haleine saveur fraise, et l'odeur épicée de son parfum.
— Le coup de la panne, c'est déjà un bon début, tu n'as rien laissé au hasard.
Vous souriez dans le noir, et vous vous pressez contre lui. Vous sentez son sexe dressé à travers son jean, contre votre hanche. Sa main est déjà affairée à se glisser sous votre blouse, qu'elle soulève sans ménagement, puis sous votre chemisier. Vous sentez un petit frisson, de plaisir cette fois, remonter le long de votre échine tandis que sa main saisit votre sein droit et en caresse le téton déjà dressé.
— Je continue ?
Tout en posant la question, sa langue se pose à la base de votre cou, puis remonte doucement, goûtant le sel de votre peau soyeuse, jusqu'à votre oreille, dont il commence à mordiller le lobe doucement.
Votre main droite se saisit de son chibre à travers son jean et vous commencez à caresser son sexe à travers l'étoffe tendue de désir.
— Je prends ça pour un oui.
Il vous aide à retirer votre blouse qui finit en boule dans le coin opposé, vous retirez votre brassière, et tandis que sa main droite reprend sa danse avec vos mamelons au garde-à-vous, son autre main glisse le long de votre dos, ses doigts vous arrachant chacun des milliers de frissons. Vous, vous vous contentez de le branler à travers son jean. Il ne mérite pas davantage. Pour le moment en tout cas. De toute façon, aujourd'hui c'était prévu comme ça : tout pour vous.
Vous entendez quelqu'un appeler, au-dessus de vous.
— Ho ? Y'a quelqu'un ? Dans l'ascenseur, vous êtes bloqués dans l'ascenseur ?
Vous ne répondez pas, et votre amant non plus, mais vous gloussez tous deux tout en poursuivant votre corps à corps sensuel.
Sa main s'est faufilée entre vos fesses fermes en relevant votre courte jupe, effleurant votre petit trou serré à plusieurs reprises, s'attardant à sa marge, faisant un tour, puis deux. Pour poursuivre sa route plus bas. Vous êtes trempée, littéralement. Votre culotte est mouillée de désir, et ses doigts n'ont aucun mal à vous rendre visite. Un, puis deux. Un mouvement de va-et-vient et une légère torsion alternée vous arrache plusieurs soupirs de plaisir. Vous sentez la chaleur vous emplir, la mouille n'en finit pas d'exprimer votre excitation, et tous deux, vous aimez ça.
Sa main droite abandonne votre poitrine et se joint à la fête, plus bas. Deux doigts se posent de part et d'autre de votre clitoris et entreprennent avec lui une danse imprévisible mais diablement efficace. Des cercles, des tapotements, des pressions, des petits pincements, des soulèvements, tout cela accompagne à merveille les autres doigts qui vous pénètrent avec aisance. Votre bourgeon turgescent se tend, gonfle, vous envoie une multitude de signaux de jouissance.
Votre complice vous repousse alors doucement vers la paroi de l'ascenseur. Vous manquez trébucher, et il en profite pour saisir votre jambe gauche, la soulever en vous tenant par le dessous de la cuisse qu'il fait passer au-dessus de son épaule, tout en s'accroupissant, à genoux devant vous. La tête à l'oblique, voilà maintenant sa bouche qui remplace ses mains. Du moins la droite, car la gauche, elle, se glisse par en dessous et par derrière et, cette fois, le pouce trempé de cyprine vous pénètre légèrement l'anus. C'est ce moment que choisit sa langue brûlante pour déguster votre chatte trempée. Vous la sentez pénétrer en vous, ne laissant aucune zone de votre vagin sans visite. Les caresses exquises vous tirent de nombreux soupirs, presque des petits cris. Vous sentez en même temps sa lèvre supérieure bouger sur votre clitoris, le presser, le masser. C'est divin.
Soudain, sa bouche remonte vers votre petit bouton d'extase, l'entoure de ses lèvres douces, l'aspire progressivement, faisant le vide autour d'elles, et la langue se met à l'enlacer, le parcourir en tous sens, l'encercler. Vous êtes aux anges. Vous sentez son souffle caresser votre vulve, son pouce gauche à l'entrée de votre anus, ses lèvres contre vos petites lèvres, sa langue vous faisant méthodiquement abandonner toute conscience de l'endroit où vous êtes – un ascenseur en panne qui pourrait s'ouvrir d'un moment à l'autre sur vos collègues ? –, d'avec qui vous êtes, même, pour ne laisser que vous, et votre plaisir vous envahir.
Vous la sentez, la jouissance. Elle naît au creux de votre ventre, entre vos cuisses. Elle monte en puissance, inéluctable.
Sa bouche, ses lèvres, sa langue, ses doigts. Tous sont entièrement voués à votre satisfaction. Votre clitoris inonde votre corps d'extase. Et soudain c'est l'explosion. Vous sentez votre fontaine couler sur votre partenaire, vos muscles se contractent, votre anus se serre autour du pouce désormais pris au piège, votre périnée est pris de spasmes, votre souffle est erratique, vous tremblez. Et vous lâchez un cri, que vous avez tôt fait de réduire au silence d'une main tremblante.
Vous avez à peine le temps de reprendre vos esprits que vous entendez du bruit. Au-dessus, en dessous. Le néon se rallume. Vous êtes à moitié nue, la jupe remontée sur le ventre. Votre bienfaiteur a le visage trempé mais un sourire satisfait le traverse de part en part. Vous aussi, d'ailleurs. Fébriles tous deux, il vous aide à vous rendre de nouveau présentable, vous vous passez la main dans les cheveux pour leur redonner leur aplomb, et au moment où vous finissez de défroisser votre blouse, l'ascenseur se remet en marche, pour s'arrêter quelques secondes plus tard au quatrième étage.
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