Puis j'ai appris à aimer les mots, à voyager à travers les phrases de Jules Verne, puis de Théophile Gautier et d'Alexandre Dumas et enfin de David Gemmel, de Christopher Paolini et de Camus.
Et naturellement, j'ai commencé à écrire, des poèmes d'abord, difformes et maladroits. Mais motivé par la jeunesse du talent de Rimbaud, par la volupté d'Éluard et par la force d'Aragon j'ai continué. J'ai reçu les compliments et les encouragements de proches, dont la bienveillance absout la fausseté des éloges, et j'ai décidé de continuer, me persuadant de mon don.
La littérature m'est restée de cet élan de jeunesse, de ces lectures passées et de ces proses inachevées. Et quand j'ai découvert des histoires fantastiques, mêlant les plaisir charnels au format écrit, j'ai de suite accroché.
Mais je suis vite resté, de lectures en lectures, frustré. Rien n'était bon. Tout empestait ce relent de sur-excitation, ce manque de cohérence et de réalisme, qui, soit me sortait du récit, soit me dégoûtait par la médiocrité de son écriture ou la barbarie de sa pornographie. Je perdais de vue la beauté des scènes érotiques dissimulées dans les œuvres de Dan Simmons ou de Lian Hearn.
J'ai donc enfin décidé de m'y essayer. Il y a six mois à peine, et dans le but d'étancher mes frustration par le plaisir, purement sexuel, de l'écriture. Mes récits se veulent donc érotiques, condensés, excitants, du début à la fin. Et si je veux garder la beauté de l'écriture elle ne doit en rien desservir la tension sexuelle que je recherchais de prime abord. C'est le but que je me suis fixé, et la jouissance pure est mon aspiration. Pour cela j'ai choisi d'utiliser les détails et les descriptions, les crescendos et les mise en situation, mais toujours dans le but d'accrocher votre imagination.
Je vous invite sur ce sujet, à vous épancher en tous sortes de remarques ou confidences dévoilant votre arrivée dans ce microcosme de la littérature érotique :
Oh punaise, pour peu on dirait qu'il a copié sur Transformers.
"Avant le commencent des temps il y avait le Cube."
Sunstone
9 novembre 2022 à 10:47
J'ai commencé à écrire du sexe à seize ans, au lycée durant les perm', avec des fanfictions érotiques Naruto 😁 C'étaient mes premières expériences d'écriture tout court, en gros. Ça, et la participation à un forum de RP.
J'ai rapidement lâché. Ce n'est que plusieurs années plus tard que j'ai découvert les histoires érotiques sur internet, ce qui est rapidement devenu un de mes supports masturbatoires principaux pour les années qui suivirent, et jusqu'à aujourd'hui. En parallèle, j'ai passé deux ans dans un groupe de musique où j'ai écrit quelques textes. Mais à l'époque, il ne m'est pas du tout venu à l'esprit de me mettre à écrire "pour de bon", de l'érotisme ou autre.
L'envie d'écrire réellement s'est pointée tout près de mes trente ans, à une période que j'ai très bien vécu mais où je me suis dit "bon, si tu veux commencer à faire quelque chose de ta vie, c'est maintenant". J'ai commencé un matin où mon environnement du moment m'a inspiré une scène, et cette scène est devenue une histoire que j'essaie de coucher en comic-book depuis (... à mon rythme).
Très peu de temps après, je me suis mis à écrire ma première histoire érotique, à la fois pour pallier une frustration sexuelle et sentimentale dans mon couple, et par envie toute simple d'écrire spécifiquement le porno que j'aurais envie de lire (car ça peut régulièrement être frustrant de ne pas arriver à trouver précisément les kinks qu'on a envie de lire dans nos recherches... Pour moi en tout cas ça l'était souvent!).
Maintenant j'écris beaucoup de choses diverses, et c'est très régulier. Je me suis mis à écrire assez naturellement tous les jours ou presque, et je suis assez content d'en être arrivé à ça en un peu moins de deux ans :)
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 11:04
Personnellement, j'ai commencé à écrire sur impulsion, l'envie d'essayer.
GakaMadria
9 novembre 2022 à 11:51
Oh punaise, pour peu on dirait qu'il a copié sur Transformers.
"Avant le commencent des temps il y avait le Cube."
Tu n'as pas reconnu ? C'était :
<<Au commencement il n'y avait rien. Et ce rien n'était ni vide ni vague : il n'appelait rien d'autre que lui même. Et Dieu vit que cela était bon. Pour rien au monde il n'eût créé quoi que ce fût. Le rien faisait mieux que lui convenir : il le comblait.>>
D'Amélie Nothomb
Mais ça évoque surtout le fameux :
<<Au commencement, il n’y avait rien. Et Dieu dit : “ Que la lumière soit ! ” Alors, il n’y avait toujours rien, mais tout le monde le voyait>>
De Dave Thomas
Modifié
9 novembre 2022 à 11:52
GakaMadria
9 novembre 2022 à 11:59
On a, du coup, un peu commencé pour la même raison toi et moi, Sunstone : Pour retrouver nos fantasmes dans les écrits.
Je pense que l'écriture apporte d'ailleurs encore plus de vibration et de force à nos ''kinks'' car durant la mise en page nous choisissons parfois un seul scénario, mais il arrive que nous taisions des dizaines d'autres idées tout aussi stimulantes. En écrivant, en plus de vivre des histoires qui nous correspondent, nous développons tout un imaginaire hautement érotique.
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 12:06
Oh punaise, pour peu on dirait qu'il a copié sur Transformers.
"Avant le commencent des temps il y avait le Cube."
Tu n'as pas reconnu ? C'était :
<<Au commencement il n'y avait rien. Et ce rien n'était ni vide ni vague : il n'appelait rien d'autre que lui même. Et Dieu vit que cela était bon. Pour rien au monde il n'eût créé quoi que ce fût. Le rien faisait mieux que lui convenir : il le comblait.>>
D'Amélie Nothomb
Mais ça évoque surtout le fameux :
<<Au commencement, il n’y avait rien. Et Dieu dit : “ Que la lumière soit ! ” Alors, il n’y avait toujours rien, mais tout le monde le voyait>>
De Dave Thomas
Hélas non.
GakaMadria
9 novembre 2022 à 13:21
Tu peux m'expliquer en mp ?
J'ai voulu te demander ''pourquoi non?'' mais je ne peux t'en envoyer...
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 13:45
Tu peux m'expliquer en mp ?
J'ai voulu te demander ''pourquoi non?'' mais je ne peux t'en envoyer...
Je ne connais pas ces auteurs, que je n'ai jamais lu.
GakaMadria
9 novembre 2022 à 14:04
Ah, autant pour moi... La citation était trop grosse je n'ai pas vu que tu répondais à la question. Je ne les ai pas lu non plus, mais leur citations sont connues. Surtout la deuxième très biblique qui reprends le premier vers de la genèse.
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 14:26
Au commencement était le vers...
...dans des recueils qui m'ont de beaucoup précédée. Il s'en trouvait quelques uns dans la maison où j'ai grandi. Je ne me souviens plus à quel âge j'ai promené mes yeux et mon nez dedans la première fois, mais tôt, c'est sûr.
Une culture de mon entourage d'alors assez tournée vers ces époques-là, une enfance isolée de ma génération, souvent absente de l'école aussi et livrée à mes rêveries dans cette maison... Je crois que je me suis "construite" dans l'imaginaire baroque.
C'est assez vite que mes pensées - pas bien intéressantes pourtant - ont commencé de déborder sur le papier. Pour les enlever de ma tête souvent, pour pallier parfois un défaut de mémoire du aux médicaments.
J'ai grandi assez loin des écrans aussi. Beaucoup de lettres, envoyées et reçues. Familiales ou spirituelles pendant longtemps. Amicales depuis.
Quelques poèmes esquissés sans doute vers mes douze ans... je n'ai jamais cessé depuis. Une fois en couple dans mon coeur, ils prirent la couleur de l'amour. Et demeurèrent ainsi jusqu'à ce qu'on se mette en ménage.
A ce moment-là, la sexualité a débarqué dans ma vie. Elle a donc imbibé aussi ma plume amatrice, qui est l'un de mes "centres", la sexualité en devenant un autre sans tarder. L'expérience de prose des lettres est devenue une prose de récit, et je rédigeais les brouillons de ce qui serait plus tard ma première histoire sur XStory.
Et le vers s'est fait chair, et il a habité parmi nous.
Côté poésie, je n'avais jamais songé à y faire advenir le sexe non plus. Je restais dans les sentiments et les émotions. Mais lorsque mon mari s'est fait érotique dans ses vers, j'y ai répondu en me faisant telle dans les miens.
Trois ans plus tard, vint le temps pour lui de me pousser vers la virtualité. Sa geekerie m'était étrangère, et l'y rejoindre en "découvrant" l'informatique fut un projet simple et concret pour entretenir la complicité de couple.
Ma santé me contraint à une vie souvent retirée à demeure, et j'avais donc beaucoup de temps pour être devant l'écran.
J'ai découvert ce site et la pornographie par son entremise, à peu près en même temps.
Un monde nouveau, dont je n'avais ni la connaissance, ni les "codes". Je crois me souvenir qu'il m'a fallu plus d'une semaine à concrétiser la création de mon compte ici. C'était comme franchir un mur.
J'y vins à l'origine seulement pour y remettre en forme et publier ces "Mémoires" (tellement détournée depuis, que je n'ai jamais terminé ce projet initial... ^^).
Je fuyai d'emblée le forum comme un endroit dangereux et effrayant... Il me faudra neuf mois, il me semble, pour oser m'y plonger tout à fait. Le temps aussi de comprendre un langage inconnu jusqu'alors... de réaliser que certaines personnalités y sont des personnages... que la plupart des émotions et affects exprimés y sont au second degré... et qu'il en est pourtant certain.es pour qui le forum est vécu avec le coeur, sans filtre. Là, pour la première fois, j’interagis en groupe par et dans l'écriture, qui devenait une communication esthétique, détachée de tout visuel, désincarnée en somme.
Ma découverte de la messagerie et de l'écriture à deux fut plus "brutale" et soudaine. Forcément. Sans les "codes", pas de conscience de me protéger non plus... Et malgré son oeil bienveillant gardé sur moi de loin, il ne put empêcher des prises de contact nombreuses, plus ou moins respectables et respectueuses.
Bientôt, quelques fleurs sortirent du lot, et l'écriture devint relation... et au forum, les vers devinrent adressés en légèreté, dans l'instantané et l'oubli derrière...
Des amitiés naquirent en chemin. Certaines se délitèrent et se sont estompé. D'autres se ont grandi qui se maintiennent et s'intensifient (<3). D'autres enfin continuent d'éclore, amenées par les premières... et la relation d'écriture, qui n'exclut pas les sujets sexuels, se fait désintéressée de la stimulation et en dépit des genres. Comme en réel.
Deux ans de réel sont encore passés depuis, qui furent aussi deux ans de virtuel. Et voici qu'aujourd'hui, pour la seconde fois de mon existence, j'Aime.
A présent vient le temps que mon écriture se consacre à cet amour nouveau-né, appuyée sur tout ce qu'elle aura appris ici... Puisse-t-elle être digne du sien.
Je suis la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole.
Modifié
9 novembre 2022 à 14:31
Utilisateur supprimé
9 novembre 2022 à 14:30
Ah, autant pour moi... La citation était trop grosse je n'ai pas vu que tu répondais à la question. Je ne les ai pas lu non plus, mais leur citations sont connues. Surtout la deuxième très biblique qui reprends le premier vers de la genèse.
Je ne connaissais pas.
En lisant au commencement je n'ai pensé qu'à ceci
"Avant le commencement des temps, il y avait... le cube. Nous ne savons pas d'où il vient, seulement qu'il renferme le pouvoir de créer des univers et d'y insuffler la vie. C'est ainsi que notre espèce est née. Nous avons d'abord vécu en harmonie mais ce pouvoir suprême fut convoité par certains pour faire le bien, par d'autres pour faire le mal. C'est alors que la guerre a éclaté. Une guerre qui a ravagé notre planète jusqu'à en faire un lieu de mort et de désolation. Et le cube fut perdu aux confins de l'espace. Nous avons parcouru la galaxie dans l'espoir de le retrouver pour reconstruire notre planète, fouillant chaque étoile, chaque monde. Et alors que tout espoir semblait perdu, la nouvelle d'une découverte nous parvint et nous conduisit vers une planète inconnue appelée Terre. Mais il était déjà trop tard."
GakaMadria
11 novembre 2022 à 13:08
Tu décris très bien le forum Ardsy, message hautement intéressant que celui que tu viens de nous livrer.
J'ai failli passer à côté... Mais je suis heureux de l'avoir lu, il fait réfléchir à notre façon d'exister, de vivre, avec notre époque et avec internet. Tu m'as fait entrevoir une possibilité, de se distinguer, d'échapper à ce carcan. Ou du moins de se l'imaginer. En deux mots : très inspirant.
Ta personne aussi est une mine de mystères et, je dois l'avouer, une source d'incompréhension presque totale pour moi, mais que j'essaie de surmonter, notamment à travers la lecture, il y a quelques mois, de tes récits.
Je te souhaite de continuer à vivre avec joie et dignité !
Utilisateur supprimé
11 novembre 2022 à 15:15
Tu décris très bien le forum Ardsy, message hautement intéressant que celui que tu viens de nous livrer.
J'ai failli passer à côté... Mais je suis heureux de l'avoir lu, il fait réfléchir à notre façon d'exister, de vivre, avec notre époque et avec internet. Tu m'as fait entrevoir une possibilité, de se distinguer, d'échapper à ce carcan. Ou du moins de se l'imaginer. En deux mots : très inspirant.
Ta personne aussi est une mine de mystères et, je dois l'avouer, une source d'incompréhension presque totale pour moi, mais que j'essaie de surmonter, notamment à travers la lecture, il y a quelques mois, de tes récits.
Je te souhaite de continuer à vivre avec joie et dignité !
Oow... Euh... Je ne sais pas trop quoi vous répondre. Peut-être un merci ferait-il l'affaire ? Pas tellement douée pour recevoir des compliments, je ne sais jamais quoi en faire... ^^ Et là je ne sais même pas vraiment si c'en sont... Alors disons euh... reçu. :-)
Modifié
11 novembre 2022 à 15:18
GakaMadria
11 novembre 2022 à 16:15
Le remerciement conviendrait à la première ou à la dernière phrase. Pour ce qui est du milieu je ne résumerais pas ça à un compliment. Je répondais simplement à ton message qui dérivait dans le sujet que j'ai créé (et dont je me sens un peu responsable).
Mais tout message n'attends pas forcément de réponses. C'est poli certes, mais un simple ''reçu'' me convient !
Bonne fin de semaine à toi, et à tout ceux qui viendraient à passer par là.
Dan
GakaMadria
11 novembre 2022 à 16:17
En plus vous avez utilisé la même maquette que mon post initial pour rédiger votre message. C'est moi qui devrait vous remercier, la copie est la plus belle des flatteries.
GakaMadria
11 novembre 2022 à 16:20
Aragon a une place spéciale pour moi...
Jolie citation confrère !
GakaMadria
13 novembre 2022 à 00:07
Oui !
GakaMadria
13 novembre 2022 à 00:09
J'aime cette citation, malgré son pessimisme que je ne partage plus.
Puis j'ai appris à aimer les mots, à voyager à travers les phrases de Jules Verne, puis de Théophile Gautier et d'Alexandre Dumas et enfin de David Gemmel, de Christopher Paolini et de Camus.
Et naturellement, j'ai commencé à écrire, des poèmes d'abord, difformes et maladroits. Mais motivé par la jeunesse du talent de Rimbaud, par la volupté d'Éluard et par la force d'Aragon j'ai continué. J'ai reçu les compliments et les encouragements de proches, dont la bienveillance absout la fausseté des éloges, et j'ai décidé de continuer, me persuadant de mon don.
La littérature m'est restée de cet élan de jeunesse, de ces lectures passées et de ces proses inachevées. Et quand j'ai découvert des histoires fantastiques, mêlant les plaisir charnels au format écrit, j'ai de suite accroché.
Mais je suis vite resté, de lectures en lectures, frustré. Rien n'était bon. Tout empestait ce relent de sur-excitation, ce manque de cohérence et de réalisme, qui, soit me sortait du récit, soit me dégoûtait par la médiocrité de son écriture ou la barbarie de sa pornographie. Je perdais de vue la beauté des scènes érotiques dissimulées dans les œuvres de Dan Simmons ou de Lian Hearn.
J'ai donc enfin décidé de m'y essayer. Il y a six mois à peine, et dans le but d'étancher mes frustration par le plaisir, purement sexuel, de l'écriture. Mes récits se veulent donc érotiques, condensés, excitants, du début à la fin. Et si je veux garder la beauté de l'écriture elle ne doit en rien desservir la tension sexuelle que je recherchais de prime abord. C'est le but que je me suis fixé, et la jouissance pure est mon aspiration. Pour cela j'ai choisi d'utiliser les détails et les descriptions, les crescendos et les mise en situation, mais toujours dans le but d'accrocher votre imagination.
Je vous invite sur ce sujet, à vous épancher en tous sortes de remarques ou confidences dévoilant votre arrivée dans ce microcosme de la littérature érotique :