On utilise nos cerveaux, nos muscles, nos dons et ce qu'on a travailler en nous pour améliorer notre qualité de vie et atteindre nos objectifs. Qu'on soit scientifique, avocat, sportif, mécanicien...
Pourquoi quand on utilise son corps pour échanger des faveurs sexuelles contre un moyen d'atteindre un objectif là on est moralement et éthiquement hors clous?
Jalousie? pudibonderie? conservatisme et contrôle du corps de la femme?
Je me suis disputée avec une collègue et maintenant ex-amie à cause de ça et depuis j'essaie de comprendre ce qu'elle me reproche
Société et étiquettes collées sur tout et n'importe quoi.
Religion et autres barrières.
C'est la même histoire depuis que le monde se pense "intelligent".
Les seules à ne pas être trop sévèrement jugées sont les prostituées. Parce qu'on a décidé qu'elles étaient en quelque sorte "d'utilité publique".
Toi, si j'ai bien compris, tu penses que "profiter de tes charmes" te servirais pour arriver à tes fins.
C'est bien ça ?
Et si c'est ça... Tu seras moins bien considérée qu'une prostituée puisque tu ne rends aucun service à personne, sauf à toi-même.
Bien sûr je schématise un peu mais c'est ce que je pense dans le moment.
J'oubliais... Je pense que si on est capable d'assumer ses idées et ses actes, on doit pouvoir s'asseoir tranquillement sur des conventions idiotes. Ce n'est que mon avis 🙂
Modifié
3 octobre 2026 à 18:44
houria
3 octobre 2026 à 18:39
Je n'ai jamais craché sur les prostitués.
Chacun et chacune ses choix.
Tant que rien n'est forcé, imposé, contraint, entre personnes adultes, au pire on pourrait parler d'un jeu de manipulation, de donnant donnant ou que sais je, le monde professionnelle n'est pas forcément le monde le plus chevarlesque qui soit.
J'estime que chacun a ses armes et est libre de les utiliser s'il le souhaite
Celtica
3 octobre 2026 à 18:43
C'est ce que je dis. J'ai ajouté une ligne pour que ce soit plus clair.
Modifié
3 octobre 2026 à 18:46
houria
3 octobre 2026 à 18:52
on est d'accord :-)
si chacun s'occupait de ses fesses mais le monde serait un paradis!
dresseur92
10 octobre 2026 à 12:22
Certains appellent ça le respect des valeurs humaines. Le soucis c'est que chacun a des convictions et principes différents
Pavillon Noir
10 octobre 2026 à 12:53
Ta collègue ne défend pas une vertu immaculée, elle panique devant la rupture d'un contrat social.
Le système tolère qu'on vende ses méninges ou qu'on brise ses vertèbres à l'usine parce que le marché a codifié cette aliénation là. En revanche, faire du sexe un levier direct déclenche l'alarme morale : comme l'a démontré Silvia Federici dans Caliban et la Sorcière, la mise au pas des femmes a toujours exigé le contrôle étatique et patriarcal de leur chair. Fixer toi-même la valeur de ton corps sans passer par les convenances bourgeoises, c'est refuser la docilité attendue.
Ce qui la choque relève aussi du mythe méritocratique cher à Pierre Bourdieu. Ceux qui triment quarante heures par semaine en courbant l'échine ont besoin de croire que l'effort vertueux est l'unique voie légitime. Utiliser un raccourci aussi brut leur renvoie violemment l'absurdité de leurs propres sacrifices.
Garde pourtant la tête froide : dans un système où les hommes gardent le pouvoir et le chéquier, monnayer ses faveurs n'est jamais un acte d'émancipation pure. Tu n'es pas coupable de négocier ta place, mais le tribunal social condamne systématiquement la femme qui vend, jamais l'homme qui achète.
Bon j'arrête mes délire Psycho, ethno, sociologique
Espère que tu trouveras ta place et le clan que tu merites
Pourquoi quand on utilise son corps pour échanger des faveurs sexuelles contre un moyen d'atteindre un objectif là on est moralement et éthiquement hors clous?
Jalousie? pudibonderie? conservatisme et contrôle du corps de la femme?
Je me suis disputée avec une collègue et maintenant ex-amie à cause de ça et depuis j'essaie de comprendre ce qu'elle me reproche