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E.

Chapitre 1

Une oeuvre-d'art

Erotique

J’arrivai à l’immeuble où vivait E. Le froid était saisissant en cette fin d’année. Fort heureusement, j’avais trouvé une excellente solution pour me réchauffer. J’aimais beaucoup E. Elle représentait quelque chose de très à part de ce que j’avais pu vivre et rencontrer. Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une petite Anglaise au crâne rasé, et tatouée de bout en bout, et qui dessine sur des musiques de tous les styles. Je l’avais rencontrée il y a peu, et le contact s’était fait très vite. La musique avait plus qu’adouci les mœurs.

Je rentrai dans l’ascenseur, et appuyai sur le 8. J’étais... nerveux. Je tremblais. Mais pas par le froid ni par de l’excitation. Plutôt à cause d’un souvenir ancré profondément. Je me reconcentrai sur le présent. Je ne voulais pas que la petite punk me voit comme ça.

Je m’approchai de la porte, puis sonnai. J’entendis ses petits pas derrière la porte, juste avant qu’elle n’ouvre.


— Salut.

— Hi, répondit-elle en souriant. Come in.



Je passai à côté d’elle. Elle était en débardeur et en boxer, ce qui comptait comme un pyjama pour elle. Ses tatouages de vampires et de fleurs couvraient presque tout de ses bras, et s’enfouissaient sous le tissu blanc, pour ressortir sur ses cuisses frêles. Elle referma la porte, et se retourna vers moi pour m’approcher. Ses yeux bleus se fermèrent en même temps que sa bouche s’ouvrit. Sa langue rencontra la mienne, et ses mains se posèrent sur mes épaules, tout doucement. Je posai ma main sur sa nuque pour la maintenir contre moi. C’était doux, et très agréable. Mais ce n’était pas ce dont j’avais envie, et elle le savait très bien.


Ma main glissa sur le devant de son cou, puis je la fis reculer jusqu’à ce qu’elle soit contre la porte. Je relevai son menton pour exposer le côté de son cou. J’y plantai mes dents, avec une pression douce au début, puis de plus en plus forte jusqu’à ce qu’elle laisse échapper un cri de surprise. Je me redressai, lui adressai un sourire pour la rassurer. Lui faire un peu mal, oui. Lui laisser des traces : sans hésiter. Mais lui arracher la jugulaire, cela aurait manqué par trop de politesse. Je fis glisser le débardeur sur ses épaules, qu’elle se sente presque nue. Je me mis à genoux, et soulevai son haut pour passer ma langue sur le tourbillon noir de son nombril. Au début, cela eut l’air de la chatouiller. Puis je sentis ses mains passer dans mes cheveux, ses jambes un peu fléchir. Mes mains étaient posées sur ses cuisses, mais remontaient lentement. Mes doigts se glissèrent sous le boxer des deux côtés, testant les frontières de son intimité.


À son premier vrai gémissement, je me relevai, pris le bas du débardeur et lui enlevai en lui levant les bras. J’enlevai mon t-shirt, et la plaquai de nouveau contre la porte, pour l’embrasser tout en plaçant une main sur sa gorge, et l’autre vers le bas de son ventre, que je fis plonger dans son sous-vêtement. Tout mon corps se raidit contre elle, pour qu’elle sente toute la différence avec la douceur du début. Je sentais son pouls rapide dans ma poigne, et son sexe de plus en plus humide alors que je massais son clitoris. Je resserrai mon emprise, et appuyai de plus en plus sur son entrejambe. Je vis son visage rougir, et une petite larme couler au coin de son œil. Elle pouvait me faire arrêter de bien des façons, mais elle aussi aimait cela.


J’arrêtai de l’étrangler après un moment, pour la laisser respirer. Ma main maintint son visage sur le côté contre la porte. Je lui donnai un large coup de langue de la mâchoire jusqu’au front, puis redescendis. Sous le boxer se cachait une œuvre d’art. L’encre dessinait une porte dont la pointe allait à mi-chemin du nombril. Des vignes grimpaient sur les côtés, supportant un démon d’un côté et un ange de l’autre, au niveau de l’aine. Cela représentait parfaitement l’expression « sanctuaire des sanctuaires ». Ma langue se substitua à mes doigts, qui allèrent faire des ronds à l’entrée de son sexe. Ma main droite resta en haut de son corps, de nouveau sur sa gorge. E. était autant rasée en haut qu’en bas, ce qui donnait à mes cunnilingus un côté... disons « langue de chat ».


— Oh. Yes. Yes continue. Get in please.


Get in. Très bien. Je dressai trois doigts inflexibles que je fis entrer lentement en elle. Du moins au premier aller. Dès qu’ils ressortirent, j’imprimai des va-et-vient plus rapides, plus violents. Mes doigts enrobés de cyprine se glissaient sans effort dans son sexe. Je la sentis s’agripper à la poignée derrière elle, à mes cheveux, à ma nuque. Ses gémissements se firent plus aigus, plus rapprochés. Mais j’étais loin d’avoir fait tout ce que je voulais de son corps.

E. était maigre, suffisamment maigre pour que je lui tende de la nourriture de temps en temps pour la faire rire. Elle savait comment elle était, et elle était heureuse ainsi. Et cela avait des avantages que je souhaitais exploiter.

J’arrêtai de la doigter et de la lécher. Je tirai son boxer vers le bas d’un coup sec, et replongeai ma langue contre sa vulve, ses jambes serrant faiblement ma tête. Je fis passer mes bras derrière ses cuisses, et mes mains sur ses fesses puis dans le bas de son dos.


— Accroche-toi bien.


Mais je ne lui laissai pas le temps de savoir si elle connaissait ce mot en français. Je pris appui sur un pied puis sur le second, et me redressai complètement en la gardant entre mes bras. Sa tête touchait presque le plafond, et elle saisit ma tête et mes épaules comme elle put pour garder l’équilibre.


Je ne pouvais pas maintenir éternellement cette position, mais je savais qu’on aurait le temps d’en profiter. Je nous fis aller dans la vraie pièce de son studio, et posai mes mains contre son armoire. E. put attraper le haut du meuble juste derrière sa tête, et ses cuisses reposaient encore sur mes épaules. Moi, je continuai encore les vrilles et les cercles de ma langue, ma tête serrée, au plus près de son corps. Ses jambes serraient mon cou, mais je me concentrais sur ma langue, sur son sexe, sur ses cris de plus en plus libérés. Soudain, un moment étonnamment silencieux me fit comprendre son orgasme. Ses cuisses se détendirent, et je pus enfin voir clair. Tout en la retenant, je la fis redescendre dans mes bras, sur le côté, ses deux jambes pendant derrière mon bras droit. Elle avait les yeux mi-clos et un sourire aux lèvres. L’effort m’avait laissé moite, il fallait que je la pose.


D’un signe de tête, je lui montrai le canapé, en même temps que je commençai à la balancer dans mes bras. Je lui adressai un large sourire, et elle prit une expression choquée quand elle comprit.


— Don’t you dare !


Je la lançai sans vergogne sur le canapé, sur lequel elle atterrit sans se faire mal et hilare. Je déboutonnai mon pantalon et enlevai tout ce qui me restait comme vêtement. Je la rejoignis en un éclair, en me baissant au passage pour saisir ses chevilles et placer ses genoux sur mes épaules, en l’adossant au fond du canapé. Dans cette position, je la sentais toute à moi. Ses yeux d’un bleu profond me fixèrent, comme dans un état second, mais avec envie. Elle se mordit les lèvres alors que je me replaçai et avançai mon sexe dressé vers le sien.


Entrer en elle fut une vraie libération. Mon sexe n’avait pas cessé de pulser sous mon jeans, d’impatience, d’envie. Elle était chaude, lubrifiée, écartée par sa position. Je la voyais rebondir contre le canapé sous les coups, elle lâchait un petit bruit de plaisir chaque fois que j’étais au plus profond d’elle. Elle saisit ma main gauche pour la porter à sa gorge. Je la serrai fort, peut-être de plus en plus fort, alors que mon plaisir montait vite. Elle me regardait sans cligner, et je lui rendais son regard. Alors que son visage tournait au rouge, je sentis le bas de mon ventre exploser. Je me maintins en elle malgré mes soubresauts, et ne relâchai vraiment ma prise sur son cou que lorsque toute pression fut redescendue. Nous restâmes ainsi un moment, reprenant nos souffles, nos sueurs se mêlant dans le silence chaud de cette pièce.


Le calme était revenu. Les yeux fermés, je ne faisais qu’un avec tout ce qui m’entourait. E., l’odeur de nos corps, celle des peintures dans le coin de la pièce, la lumière jaune de la lampe. Le bruit faible de la rue, le vent qui secouait les arbres.


Je souris sans réfléchir à quoi que ce soit d’autre.

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