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N.

Chapitre 1

Créature

SM / Fétichisme

N. et moi nous voyons depuis plusieurs semaines. C’est une fille de mon âge. De longs cheveux bruns, des yeux marron, un petit bout de nez adorable, un rire génialement ridicule. Mais le meilleur, cela a été la vitesse où le courant est passé. Nous savons tous les deux que notre relation n’est pas sentimentale, et nous nous sommes rapidement dit nos goûts particuliers, que d’autres ne pourraient pas comprendre. J’avais été un peu surpris des siens, et combien ils s’accordaient à certains de mes fantasmes. Depuis qu’E. était repartie en Angleterre, mes goûts avaient changé. J’avais ressenti le besoin de laisser plus libre cours à certains instincts, à essayer des choses plus intenses, plus extrêmes. Avec N., la moitié du temps c’est simplement elle et moi, au naturel. Mais d’autres fois, nous aimons jouer des personnages, des rôles et des comportements différents.


Nous sommes d’accord que cela ne doit pas arriver à chaque fois, pour que ce soit encore plus appétissant quand cela nous vient.

Le printemps commence à éclore, et je passe le jardin de sa résidence sous quelques chutes de pétales blancs portés par le vent. Je suis excité à l’idée de la revoir. Et en ce matin de semaine, nous pouvons faire tout le bruit que nous voulons.


Je tape le code pour entrer dans le hall, et monte les marches quatre à quatre jusqu’au deuxième étage. Je toque deux fois à sa porte. Les clefs jouent dans la serrure, et la porte s’entrouvre. Le regard chocolat de N. me détaille, en même temps qu’un sourire charmeur passe une seconde sur son visage, avant de devenir une expression toute triste.


— Oh le Maître est revenu ! Entrez, je dois vous avouer des choses.


Je sais déjà que ça va être un bon jour. N. ouvre la porte en grand, dévoilant ses talons noirs, sa jupe lie-de-vin, et un haut blanc léger, au décolleté prononcé. Je finis d’écarter la porte d’une main, et je pénètre chez elle. Le soleil remplit son appartement d’une lumière vive et chaude.


— La Créature doit confesser de mauvaises choses au Maître, dit-elle en se mettant à genoux et en baissant les yeux. La Créature n’a pas pris de quoi manger comme vous l’aviez demandé, car elle était paresseuse dans son lit. La Créature a croisé un homme dans la rue et elle a eu des pensées impures. Et même qu’après, tout à l’heure, la Créature s’est touchée en pensant à lui, et pas au Maître...


Que ce soit vrai ou pas n’avait aucune espèce d’importance. Je savoure tous ces aveux, car c’est sa manière de justifier sa demande d’être sévèrement punie. Et je ne vais pas me priver. Elle continue :


— Alors... alors la Créature a peur de ne plus sentir qu’elle appartient au Maître. Si elle lui appartient encore, la Créature obéira à tout ce qu’il demandera.


J’espère bien.


— Je vois qu’on ne fait pas beaucoup de progrès.


Je saisis son menton pour qu’elle me regarde, mais elle garde les yeux baissés, faussement honteuse. Je la vois retenir difficilement un sourire en coin. Je la gifle une première fois. Une gifle nette, mais qui ne fait pas trop mal encore.


— Ça, c’est pour les courses. Je laisse la douleur redescendre pendant une seconde.


Une deuxième plus forte :


— Ça, c’est pour tes vilaines pensées.


Une troisième, de l’autre côté :


— Pour t’être touchée en pensant à un autre.


N. se redresse un peu et lève enfin les yeux vers moi, juste à temps pour que je lui donne une quatrième gifle. Son regard trahit un peu de surprise.


— Et celle-là... C’est simplement parce que j’en ai le pouvoir, dis-je en gardant un air sévère.

Intérieurement, je me mords les lèvres, mais elle ne doit pas le savoir.


— Nous allons devoir reprendre les bases. Mais le Maître n’aime pas se répéter. Alors il va te faire comprendre encore plus fort que tu n’es qu’à lui, et que tu dois lui obéir. Premièrement, la Créature est-elle humaine ?


N. hoche la tête négativement :


— Non la Créature n’est pas humaine.

— Alors pourquoi la Créature porte-t-elle des vêtements d’humain ? Déshabille-toi tout de suite.


N. ne réfléchit même pas un instant, elle enlève ses vêtements comme s’ils la brûlaient. Elle se précipite, et perd du temps sur ses chaussures, son haut, et sur ses sous-vêtements de dentelle rouge. Elle retire ses bagues et son bracelet en argent. Une fois entièrement nue, elle se remet à genoux devant moi.


— À quatre pattes.


Elle s’exécute. Je sors de mon sac un collier à piques que j’attache autour de son cou, et sa laisse noire, que j’accroche tout de suite. N. sait qu’elle ne peut que me suivre et m’obéir.


— Puisque tu as commis trois fautes, le Maître va utiliser trois objets. La laisse. Et puis...


Je me dirige vers la cuisine me servir un verre, puis je vais dans la chambre, toujours en la tirant derrière moi. Elle reste tout près de mes jambes, comme pour me montrer qu’elle est bien obéissante. Pour qu’elle se tienne tranquille, je fais passer la laisse sous elle, entre ses jambes, et lui ordonne de me tourner le dos. Je farfouille dans la boîte contenant les accessoires que nous avons pris spécialement pour nous. J’en profite pour tirer un peu sur la laisse, tirant la tête de N. vers le bas, et frottant son entrejambe. Je sais que le contact de la laisse est dur sur sa peau, surtout sur une zone aussi sensible. Mais elle a été très vilaine. Elle ne mérite aucune pitié aujourd’hui. Je mets la main sur ce que je voulais.


— La tête contre le sol.


La Créature se penche, exposant sa croupe à mon désir. Je m’agenouille, et lui insère un gode fin et ondulé dans le vagin. Je mouille mes doigts et la masse entre les fesses. Je l’entends soupirer au premier objet, puis se tendre un peu plus au contact de mes doigts. Je continue de la masser jusqu’à ce qu’elle se détende, puis pousse la première boule métallique du chapelet de trois dans son anus, tout doucement. Le bruit qu’elle fait laisse entendre sa surprise, son plaisir, et sa concentration pour l’accepter en elle. J’attends quelques secondes, puis fais rentrer une seconde boule. Je laisse la troisième et la boucle à l’extérieur. Pour l’instant. Je prends la commande du gode, ainsi qu’un autre objet dans la boîte, que je ne lui montre pas.


Je tire sur la laisse et fais un nœud au bout du gode. Si elle relève la tête ou si je tire dessus, cela le tirera plus loin en elle. Je me relève et sors de la chambre. N. me suit, la laisse entre les fesses. Je m’amuse à presser le pas pour faire bouger le gode. Et comme elle traîne, je décide de l’allumer, à faible puissance. Elle gémit presque immédiatement, s’arrête une seconde, puis reprend la marche, plus vite, jusqu’à me rattraper. Je passe dans la cuisine me laver les mains, et me dirige vers le salon. Je m’assieds dans le fauteuil presque au milieu. Elle vient se mettre tout près, le cou contre ma jambe droite. Je défais le nœud du gode, et lui donne une bonne fessée.


— C’est pas mal. Prends le journal sur la table basse, et ramène-le-moi. Avec les dents.


N. acquiesce vite, et se dirige vers la table. Elle s’évertue à placer le journal sur le bord, mais ne parvient pas à bien le saisir et il tombe au sol. Je tire sur la laisse fermement.


— Il va falloir faire beaucoup mieux que ça. Ramène-moi l’un des deux livres, sur l’étagère de droite.


Alors qu’elle s’éloigne, je passe le gode à une puissance au-dessus. Je la vois ne pas aller droit vers l’étagère. Elle gémit. Je sais que son plaisir monte, et qu’elle aime devoir obéir à tout ce que je peux lui demander. La faire se concentrer même sur des tâches simples rallonge le temps avec le gode en elle. Et si elle échoue, c’est encore plus long... Elle s’applique, et m’amène un livre bien plus épais que le journal entre ses dents.


— Ce n’est pas celui que je voulais, lui dis-je d’un ton sévère.


Elle retourne poser le livre, non sans frémir de plaisir, et m’amène le second. Je lui prends sans la remercier, essuie la trace de salive sur son visage, et commence à lire, l’ouvrage dans ma main gauche. N. se remet à quatre pattes, patiente, mais fébrile. Elle doit savoir que je ne la regarde pas, qu’elle n’a pas d’importance. Je finis par briser le silence seulement agrémenté de quelques jouissements de sa part.


— Tourne ma page. Viens sur les genoux du Maître.


N. vient s’agenouiller sur mes cuisses, tournée à 90° pour être vers le livre. Ses mains sont sur l’accoudoir sous ma main gauche. Elle tourne la page et attend que je lui fasse signe pour le faire une nouvelle fois. Ma main droite se pose sur son dos. Je lui souris, lui dis que c’est bien. Ma main descend vers ses fesses rondes. Ma caresse la fait frissonner. Je fais faire plusieurs tours de mon bras avec la laisse, pour lui tirer la tête en arrière. Je place mon pouce dans la boucle du chapelet, et coince le bout du gode entre mes doigts. Je commence à doucement tirer et enfoncer encore les boules et le gode dans son corps. Elle doit rester dans cette position si elle veut bien m’obéir. Je la sens trembler de plus en plus, et je vois ses ongles s’enfoncer dans l’accoudoir. Oui. Vas-y, ma belle créature, prends ton pied. Je sens mon désir à l’étroit sous mon jeans. Mais soyons patients.


N. commence à onduler au rythme de ma main, de plus en plus fort. Ses seins suivent sa respiration et les mouvements de son corps. Elle soupire de plaisir, se mord les lèvres.


— Tourne ma page.


N. a la tête en arrière et ne voit pas le livre. Elle tâtonne et échoue à bien placer ses mains. Je réitère mon ordre plus durement, tout en intensifiant les va-et-vient en elle et sur la laisse. Elle y parvient difficilement, en poussant de longues complaintes de plaisir. Puis elle commet une erreur. Une terrible erreur. Dans ses expressions de jouissance, elle prononce mon nom. Je lâche le livre, arrête le mouvement de mon autre main. Je l’attrape par la laisse et tire pour lui faire face et l’étrangler. Je lui donne une gifle bien plus violente que celles de mon arrivée.


— La Créature n’a pas respecté le Maître. Le Maître va devoir lui faire regretter, dis-je d’un ton furieux.


Je la force à se mettre par-dessus mes cuisses, les genoux au sol, les bras de l’autre côté, pendants. Je la fesse brutalement, par trois fois. Je sais que le choc fait bouger les accessoires, et qu’elle les ressent. Je passe le gode à la puissance maximum. J’écarte ses fesses et fais rentrer la dernière boule du chapelet. Je sors de ma poche un petit plug, cale la boucle du chapelet autour, et l’introduis à son tour dans son anus. Je l’allume également. N. est secouée de tremblements.


— Comment la Créature doit-elle m’appeler ?

— Maître...

— Je n’entends rien.

— Maître !


J’enserre sa nuque de la main droite, et la guide pour qu’elle se relève. Je prends la laisse dans ma main gauche pour ne lui offrir aucune marge de mouvement, et la conduis vers la chambre en maintenant sa tête baissée.


Je me sers de la laisse pour lier ses poignets près de son cou, et suspendre le tout à la poignée de la fenêtre, qui est assez haute. Les rideaux sont ouverts, et tout le monde pourrait la voir nue de l’extérieur. Mais N. ne se débat pas ni ne me demande d’arrêter ou de tirer les rideaux. Elle pourrait tout arrêter avec un mot magique. Et je sais exactement ce que ça signifie : elle adore ça. J’enlève ma ceinture et la prends par les deux bouts pour faire une boucle ferme. Le bruit de la boucle l’a prévenue, elle sait ce qui l’attend. J’assène un premier coup fort sur ses fesses. N. est secouée vers la gauche, mais se replace pour attendre le suivant. Je continue avec un deuxième coup de ceinture, puis un troisième. Je ne les compte pas. Je répète mes coups jusqu’à ce que sa croupe soit écarlate, chaude et sensible au moindre effleurement. J’enlève la laisse de la poignée, mais laisse ses mains tout près de son cou.


— Arrangeons un peu cette vilaine gorge qui ne respecte pas les règles.


Je la fais s’adosser au pied du lit, par terre, jambes écartées. Je m’empare du gode et commence à la pilonner de ma main gauche. N. bascule la tête en arrière et n’arrive pas à garder le silence.


— Oui, oui, Maître ! La Créature aime ça.


Aux mouvements de son corps, je sens qu’un orgasme la guette. J’ouvre ma braguette et baisse mon boxer pour dégainer un sexe rigide, impatient d’en découdre. Je passe ma main droite dans ses cheveux, et les serre en chignon. Je la force à pencher la tête pour me sucer vite et fort. Je la sens atteindre un sommet de plaisir et trembler, puis je lâche le gode. Cela ne me suffit pas, j’ai besoin de plus. Je me relève, la fais se redresser un peu, et maintiens sa tête contre le bord du matelas. Mon sexe entre en elle jusqu’au fond de sa gorge. Je reste quelques secondes, pour qu’elle sente qu’elle n’est que ma chose. Ses mains parviennent à se poser tout doucement sur ma cuisse, en une caresse, pour me dire qu’elle m’aime ainsi en elle. J’attends quelques réflexes de déglutition de N. avant de sortir. N. fait craquer sa mâchoire, et me regarde, toute souriante. Elle transpire de partout, et des larmes ont fait couler son eye-liner.


Elle aimerait souffler un instant, mais le gode et le plug l’empêchent de retrouver son calme. Je sens son plaisir remonter pour un deuxième orgasme.


— Il commence à être tard. La Créature a faim ?


N. acquiesce sans un mot pour ne pas trahir ses sensations. Je reprends la laisse et la conduis dans la cuisine. Je lui verse quelques gâteaux secs dans sa gamelle, et lui fais signe de manger. N. s’approche sans hésiter. C’est le genre de point où je me suis avoué surpris, mais c’est bien d’elle que vient ce fantasme. Manger l’oblige bien à tendre les fesses. Je m’agenouille derrière elle, et j’empoigne sa croupe rougie à pleines mains. Ma langue vient titiller son clitoris sous le gode, que je fais discrètement aller et venir. J’appuie périodiquement sur le plug, et sa vibration fait légèrement tinter la boule de métal contre lui. Les vibrations qu’elle ressent doivent être énormes, et j’en deviens sûr quand je la vois lutter pour finir sa gamelle. Un second orgasme vient la secouer de bout en bout et je vois quelques gouttes de cyprine couler sur ses cuisses. Puis elle se concentre assez pour finir de manger. Je vois qu’elle a fini.


Je me saisis de la gamelle, et me branle juste au-dessus. N. suit mes mouvements et m’adresse un regard faussement choqué, un éclat de désir dans les yeux. Je ne lâche pas son regard impatient jusqu’à ce que je jouisse dans la gamelle, que je pose brusquement au sol devant moi. Je reprends ses cheveux en main, et maintiens sa tête vers le bas pour la forcer à nettoyer l’écuelle à fond. De ma main libre, j’empoigne le gode et la pilonne plus fort que jamais. Son corps se tortille dans tous les sens, elle tremble de tous ses membres. La coquine attend un troisième orgasme avant de finir sa gamelle, ce qui ne tarde pas à arriver.


Lorsqu’elle finit, je la fais se redresser sur ses genoux, et lever la tête vers moi. Elle en a partout.


— La Créature se sent-elle encore à quelqu’un d’autre ?

— Non, dit-elle tout heureuse. La Créature n’est rien qu’à vous, mon Maître.

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