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1968 : une révolution puissance X

Chapitre 5

l'innocence ensemencée

Histoire médaillée
Avec plusieurs hommes

Puisqu’ils s’étaient pliés aux exigences de Sandrine, cette dernière ne pouvait qu’accepter de les rejoindre au salon.


Elle hésita à exiger qu’on la ramène. Mais Juju était en train de rouler un joint. Les deux hommes n’étaient pas en état de conduire. Et Jimmy la rassura :


— Il y a plusieurs chambres. Tu pourras dormir tranquillement. Personne ne t’importunera.


Elle s’attendait à une réunion de pervers. Elle se méfiait tout particulièrement de Juju. A n’en pas douter, un obsédé sexuel de la pire espèce. Et à sa grande surprise, l’homme se révéla posé et révérencieux, l’accueil bienveillant, la nonchalance ambiante contagieuse. Même Marianne évitait de la taquiner.


Certes, des effluves sexuels flottaient dans l’air, tel un sous-texte implicite à cette insouciance. Mais les débauchés étaient passés sous la douche et le soin de corps adoucissait le parfum de scandale. Marianne, nue sous un ample tee-shirt blanc, emprunté à Juju, dissimulait l’essentiel. Juju était drapé dans une élégante tunique indienne bleu turquoise.


Sandrine s’assit à côté de Jimmy, sur le canapé recouvert de tissus bariolés, le corps raide et l’esprit emprunté par un trouble inconfortable : ses fesses siégeaient exactement où, peu avant, présidait la partouze endiablée. Une table basse en bois norvégien la séparait de Juju et de Marianne confortablement vautrés sur de larges coussins de sol. Une platine, quelque part, diffusait une pop électrique parfaitement déconstruite. Des sonorités bizarres, discordantes.


Elle ne peut pas dire qu’elle apprécie :


— Heu, c’est quoi ce truc que vous écoutez ?

— Un tout nouveau groupe, Pink Floyd. The Piper at the Gates of Dawn. C’est génial, non ?

— Franchement, je n’y comprends rien à cette musique.

— Quand tu auras fumé, tu comprendras tout... Et plus encore.


Premier moment de basculement quand Sandrine accepta de tirer sur le joint. Elle se fit prier...


— Essaie. Pour ne pas mourir idiote.

— Je suis médecin, Sandrine, et je te garantis qu’à petite dose, c’est sans danger pour la santé.

— Ça rend juste heureux.


... Mais céda à la curiosité...


Toute la pression envolée. Une acuité des sens phénoménale. Et de si bizarres associations d’idées. Sous l’effet d’une lucidité incongrue, Sandrine appréhendait maintenant dans les propos de ses compagnons des connotations improbables, des consonances fantasques et elle se mêla sans réserve à la joute verbale, rebondissant aisément sur des tremplins sémantiques renversants de drôleries. Un échange du coq à l’âne, mais à l’unisson d’une complicité insouciante. Sans juge et sans contrôle. Avait-elle déjà autant ri ? Détendue comme jamais, plus d’arrière-pensées, de calcul, la tête posée sur l’épaule de Jimmy tout simplement parce que cette promiscuité enjouée participe de l’euphorie...


... Elle avait perdu toute notion du temps. A mesure que la nuit progressait, le relâchement se rapprocha du silence. Les discussions s’éteignirent au profit de l’espace intérieur et d’une disponibilité accrue pour accueillir la musique. Elle était confortablement abandonnée contre Jimmy, la joue sur le torse de l’homme, profitant en toute confiance de cette robustesse apaisante, une fraternité tendre sans aucune intention sexuelle. Et cette musique qui improvisait des circulations miraculeusement fluides et aériennes dans son être. Quelle était la clé de ce merveilleux transport ? Pour ne pas casser la magie, elle posa la question le plus doucement possible. Elle eut l’impression que sa voix résonnait dans la cage thoracique de Jimmy :


— C’est quoi ce qu’on écoute là ?


Jimmy souffla la réponse à son oreille, comme on partage un secret inouï :


— Kind of blues, de Miles Davis.


Elle était musique...

Elle s’endormit...

N’entendit pas Juju et Marianne quand ils partirent se coucher.


Un peu plus tard, Jimmy la réveilla le plus délicatement possible.


— Viens, on va se coucher.


L’aube perçait.

Elle se laissa guider jusqu’à la chambre. Jimmy lui tendit un tee-shirt taille XL.


— En guise de chemise de nuit. Je n’ai pas plus élégant à t’offrir.

— Jimmy... Je...

— Si tu ne veux pas de sexe ; aucun problème. On dort ensemble en copain.


Et dans la pénombre, il se déshabilla. En slip, il se glissa sous les draps.

Elle pouvait lui faire confiance.

Elle se dévêtit à son tour. Dos tourné, l’absence de lumière protégeait sa pudeur. Elle ôta sa robe, puis son soutien-gorge, enfila le tee-shirt. Il couvrait jusqu’à mi-cuisse. Bien évidemment, elle garda sa petite culotte.


Le voile d’ombre érotisait les gestes empruntés de grâce. La rectitude fragile au délié encore assoupli par les courbes de la féminité, l’épure de cette silhouette à la peau blanche et à la crinière blonde, émouvait au plus haut point Jimmy. Il ne s’en cacha pas :


— Qu’est-ce que tu es belle, Sandrine !

— Tu m’as promis que...

— Je respecterai totalement ta volonté. N’empêche que tu es terriblement désirable.


Elle était flattée. Indéniablement attirée par cet homme. Elle n’entendait pas pour autant céder sur ses principes.


— Mais moi, je ne veux pas.

— Alors il ne se passera rien.


Elle se coucha sur le flanc. Il vint dans son dos, contre elle, et déposa un baiser délicat dans le cou, provoquant un frisson délicieux qu’elle refréna ; prête à se cabrer s’il insistait. Il eut l’élégance de ne pas persévérer.


— Bonne nuit princesse. Je vais veiller sur ton sommeil.


La masse corporelle de cet homme à la fois tiède, enveloppante et rassurante, ne représentait donc aucun danger. C’était même un abri alors qu’elle s’assoupissait et qu’un rêve onctueux essaimait ses bourgeons dans ce refuge douillet...


... Elle naviguait... La barque tanguait sur l’océan apaisé, un roulis capiteux, elle discerna une légère fuite dans la cale, le bois résineux poreux suintait, sans gravité, au contraire, ses pieds pataugeaient avec plaisir dans cette eau douce tiède, il n’y avait aucun vent ; à perte de vue, la mer, toujours d’huile, et pourtant, le bateau oscillait avec une certaine célérité, accélérait, droit vers la plage où la silhouette de Philippe se détachait de plus en plus nettement... Elle avait tellement hâte de le rejoindre...


... Le flux et le reflux, toute cette liquidité, cet écoulement bienheureux...


... Elle se réveilla... émergea, s’emberlificota lentement à une espèce de réel vaporeuse, quitta la torpeur libidineuse du rêve pour pénétrer dans la moiteur d’une matinée d’été déjà bien avancée... Sa chair pressée contre le matelas ! Jimmy, en guise de pressoir... Il était enchâssé à elle... et... pas de doute, le salop bandait comme un taureau. La raideur de la grosse queue franchement écrasée contre son arrière-train exigeait une réaction déterminée. Elle se devait d’éconduire avec une fermeté sans faille cette rigidité (tentante). Dormait-il ? Les volets clos jugulaient la lumière, mais pas la touffeur réverbérée par l’extrême promiscuité. La sudation engluait leurs corps et cette sueur confluait avec l’humidité liquoreuse, plus que douteuse, exsudée par sa chatte.


Jimmy, vautré pesamment sur elle, grogna de contentement et accentua encore son emprise. Il était pratiquement en train de la monter. Heureusement qu’ils avaient gardé leurs sous-vêtements ! Pour tenter de se débarrasser de cet inconvenant cavalier, elle rua, donna de la croupe. Mais, on s’en doute, le hussard accompagna la ruade, s’employa à exploiter les trémoussements d’un aussi adorable petit cul au rebondi si ferme, il opposa la dureté intraitable de sa pine. Il la chevaucha de plus belle, de toute sa masse, dompta la fougue de la si jolie pouliche... pour bientôt la...


— Jimmy arrête !

— Dommage...


Il se détacha immédiatement. Cette déférence honorait la jeune femme tout en désappointant les pulsions de la femelle. Il l‘avait chauffée et elle était suffisamment chaude pour fondre... Mais tout en jouant les glaçons. Car, elle ne pouvait avouer publiquement que l’insistance du mâle, bien qu’intempestif, se révélait profondément gratifiante à l’endroit des faiblesses de son sexe.


— On avait dit en copain !

— Tu sais, on peut très bien le faire en copain.

— Je ne veux pas.

— Pourtant tu en as envie.

— Je ne veux pas tromper Philippe.

— Si tu lui dis, tu ne le trompes pas.

— Quoi ? Tu es fou ?

— Pourquoi ? S’il t’aime vraiment, il acceptera que tu aies des expériences de ton côté. Vous êtes encore jeunes. C’est normal que tu découvres des choses par toi-même. Quitte, après, à les partager avec lui...

— N’insiste pas !

— Bon, alors, on reste juste comme ça...


Le salop est revenu se coller à elle, le torse puissant dans son dos, le bras sécurisant enroulé autour de son épaule, cuisses contre cuisses et... forcément, la turgescence prodiguée contre son derrière, mais, cette fois, sans insistance exagérée, juste l’évidence d’un mâle en rut, qui, digne de confiance, respectueux, sait se dominer. Une forme de politesse évidente dans cette exigence contenue. Pourquoi repousser un homme si révérencieux ?


Mais quand même, recadrer cette virilité envahissante :


— Jimmy, c’est quand même hypergênant.

— On ne fait rien de mal.

— Quand même... ça me gêne de sentir que...

— Que je bande comme un fou pour toi ? Impossible de te le cacher. Tu es tellement désirable... Pourquoi en aurais-je honte ? Quoi de plus naturel ? D’ailleurs, j’admire ta volonté...


Il l’enlaça plus intimement, épousant son dos, le bras pressa le sein droit et la paluche épaisse se posa comme par inadvertance sur le sein gauche. De toute évidence, le désir gonflait la mamelle, le téton en était turgescent, la respiration saccadée trahissait le trouble de la délicieuse... Une fois de plus, il frotta sa grosse queue contre la croupe moelleuse... Elle était sur le point de céder... Non, pas encore !


— Jimmy !


Dans un effort quasi surhumain, elle se détacha ; toujours sur le flanc, elle se déporta de quelques centimètres vers le bord du lit... De quelques centimètres à peine... Trop peu pour s’arracher au sortilège libidineux... Elle savait pertinemment qu’il allait revenir à la charge... Au fond de son âme, elle espérait une nouvelle offensive, chaque fois plus insidieuse, chaque fois plus envoûtante, toujours persuadée de pouvoir, in fine, y résister...


Jimmy se régalait. Ce manège érotique tournait vers la volupté. Car, il n’avait aucun doute, elle allait se laisser baiser. Il serait patient. Elle le méritait.


Il revint donc se lover à elle, le plus délicatement possible. Surtout ne pas la brusquer.


— Jimmy, il ne faut pas...

— On n’est pas bien comme ça ?

— Si, mais ce n’est pas bien.

— Ça nous fait trop de bien pour que ce soit mal.

— Mais Philippe... Je l’aime ! Je ne veux pas le tromper.

— Tu lui dis tout à ton Philippe ?

— OUI !

— Tu lui racontes quand tu te masturbes ?

— Mais non...

— Alors tu vois que tu ne lui dis pas tout.

— Ce n’est pas pareil.

— Si ! C’est juste un petit câlin... Un petit câlin de rien du tout...


L’étreinte se précisait. Le salop n’avait plus à faire semblant, il branlait explicitement son braquemart contre le derrière de Sandrine. La passivité de la jeune femme était un encouragement évident. S’abstenir de fuir c’était consentir au mouvement de va-et-vient explicitement copulateur de cette grosse queue qui la veille avait arraché les feulements de l’orgasme à Marianne. Pourquoi ne pas obéir à l’instinct ? Il suffisait d’écarter les cuisses... La main gauche du mâle massait le sein, les doigts agiles, à travers le tee-shirt, et provoquait le téton ; la paluche droite fila vers la culotte... Sandrine serra les cuisses, juste à temps.


Sa voix était humide, sa supplique on ne peut plus équivoque :


— S’il te plaît, Jimmy...

— Je te câline juste un peu. Pas plus...

— N’en profite pas pour...

— Si tu ne veux pas, je ne te la mettrai pas.

— Promis ?

— Promis. Juste un tout petit câlin de rien du tout.


Et il commença à la branler. D’abord à travers le tissu, la cible était facile à circonvenir, la mouille décalquait la partie bombée de l’abricot, il n’avait qu’à souligner de l’index le dessin ; le coton s’inséra entre les lèvres du fendu, il appuya encore. Elle mordit ses lèvres pour étouffer les gémissements. Impossible d’empêcher les doigts de glisser dans la culotte. Touche-touche avec le con, cache-cache tactile avec le bouton de jouissance, débusqué, titillé, grâce à la haute conductibilité de la cyprine, le bourgeon, grassement badigeonné, est d’autant gonflé.


Jimmy était un véritable expert de la branlée féminine. Pour faire bonne mesure, son autre main s’était également immiscée sous le tee-shirt. Qu’elle était sensible des seins ! Le clitoris et les tétons érigeaient ensemble une si délicieuse dictature, la tyrannie des plaisirs.


Elle gémissait. Elle écartait les cuisses. Elle était prête à se faire enfiler. Il sortit sa bite du boxer. Avec l’agitation du branlage, la petite culotte s’était déjà bien débinée, il en profita et baissa encore un peu le tissu pour que la belle ait le cul pratiquement à l’air...


Et la queue précisa encore les intentions copulatrices. Au contact de la grosse barre contre sa croupe, face à l’éminence de la saillie, la pouliche se cabra. Une ultime résistance :


— Jimmy ! Tu m’avais promis que...

— Si tu ne veux pas, je ne te la mettrai pas dans la chatte. Juste je te branle avec.

— Mais...

— Ecarte juste un peu... Là, je la glisse entre tes cuisses... Voilà... Comme ça ! Frotte-toi... Oui, ondule dessus... Ne me dis pas que tu n’aimes pas ça.

— Si c’est bon... Mais...

— Fais-moi confiance, chérie. Penche-toi un peu plus en avant, là... comme ça... Tu sens comme ma queue épouse mieux ta fente ?

— Ô Bon Dieu, c’est trop bon... Mais qu’est-ce que tu fais ? Non ! Jimmy ! N’enlève pas ma culotte...

— Je la baisse juste sur tes cuisses pour que tu profites au maximum du frottement de mon braquemart. Ce n’est pas encore meilleur comme ça ?

— Hummmm !


Il agrippa la taille étroite pour bien la tenir, pour accentuer l’emprise.


— Penche-toi encore un peu, ma douce, là, oui, chérie, comme ça, tu sens, à chaque fois, mon gland qui vient astiquer ton clitoris ?

— Ô oui.

— Encore ?

— Juste un peu, alors... Et après on arrête... Ô comme elle est dure !

— Oui ! C’est parce que tu es trop belle. Là comme ça ! Que tu es bonne ma chérie ! Tu es absolument délicieuse...


Elle était prête ! Trempée !


— Maintenant, si tu veux bien, je vais te la mettre un peu... Tu vas voir, tu vas te régaler...

— Jimmy, je... Si j’ai un enfant ?! Ce serait terrible !

— Tu as eu tes dernières règles quand, chérie ?

— Heu... Pourquoi ? Il ne faut pas parler de ces choses-là ! C’est sale !

— C’est tout à fait naturel d’avoir ses règles, ma chérie. Dis-moi quand... Tu peux tout me dire...

— Heu... Il n’y a pas longtemps. Elles sont finies depuis avant-hier...

— Et en moyenne, elles durent combien de temps ?

— Eh bien... A chaque fois, cinq jours... Plutôt quatre...

— Alors tu ne risques absolument rien.

— Comment tu peux en être aussi sûr ?

— Tu ne connais pas ton cycle ?

— Ben non...

— Si tes règles durent quatre jours, cela signifie que ton cycle menstruel est de 28 jours. Une femme n’est fécondable que quatre ou cinq jours par cycle. L’ovulation, dans ton cas, a lieu le quatorzième jour après le déclenchement de tes règles. Entre le dixième et le quinzième jour, tu peux être fécondée. Tu n’es qu’au sixième jour de ton cycle, tu ne risques donc rien. Personne ne t’a appris ces choses-là ?

— Ben non.

— Tu as encore tellement de choses à apprendre, ma chérie. Je me délecte d’avoir la chance d’être ton professeur. Alors, tu me laisses te la mettre un peu ?

— Je ne risque rien ? C’est sûr ?

— Absolument rien.

— Alors, juste un peu...

— Comme ça ? Tu la sens ?

— Ô, doucement, elle est si grosse !

— Tu aimes doucement comme ça ?

— Ce n’est pas bien Jimmy...

— Mais si, c’est trop bon... Tends un peu mieux ton adorable cul. Oui, comme ça, cambre-toi, pour mieux m’offrir ta chatte. Ô, tu es délicieuse à enfiler, ma chérie. Oui, comme ça. Maintenant, je te baise un peu plus fort ? D’accord ?

— Oui... Un peu...

— Comme ça ? Encore un peu plus à fond ?

— Ô oui, encore...

— Je te la mets bien à fond ?

— Oui... Vas-y...

— Ô, tu es si bonne à baiser, ma chérie !


Il était bien décidé à la régaler. D’abord sur le flanc et puis en levrette, la partie la plus charnue de l’adorable salope bien offerte. Elle ne fit plus d’histoire, malléable, sous la conduite du mâle, se mit, maladroitement, mais docilement, à quatre pattes. Quelle grâce, tout en timidité, et en cambrure effrontée, l’attendrissant émoi de ce magnifique petit cul, malgré lui, arrogant ! Quelle invitation à la saillie, alors que Jimmy agrippe fermement la taille étroite, ainsi corsetée, l’accusation du bassin fécond exige la fertilisation ! Quelle suprême motivation, cette symétrie parfaite des deux rondeurs, une plénitude encore accentuée par la rainure profonde, si étroit accès au fondement de la beauté ! Il masse la chair ferme et moelleuse, en profite pour écarter délicatement le sillon, un clin d’œil à l’œillet serré, discret et effacé, bien plus réservé que la matrice qui, elle, s’ouvre sans réserve à la pénétration.


L’abricot juteux est largement fendu ; les lèvres se sont effacées pour que le vagin puisse avaler gloutonnement la copieuse dose de chair. La queue travaille les parois étroites, coulisse, enserrée par la gaine-ventouse qui, sans rien capituler, s’assouplit sous la poussée. La résistance du con, parfaitement lubrifié, relève de la plus délicieuse des collaborations. Leur sueur dégouline par tous les pores, torride conducteur d’embrassement, elle cimente la fornication...


Il lime méthodiquement, au summum de l’amplitude pour les va-et-vient, pour que la jeune salope profite, au maximum, de toute la longueur de la bite. Les gémissements stridents donnent la mesure. Sandrine monte encore dans l’aigu, comme de petits cris de souris, quand enfilé jusqu’aux couilles, calé au fond du vagin, le mâle se permet quelques ruades. Rien de très méchant. Il espace ainsi les bourrades vicieuses pour bien faire vibrer la femelle. A chaque coup de bourre, il a l’impression de la remplir un peu plus. La pine bute dans le vif de la matrice, les grosses couilles s’écrasent pesamment contre les lèvres de la fente et cela provoque un très encourageant couinement de satisfaction, preuve indubitable qu’elle a besoin de se faire secouer. Mais il sent qu’elle n’est pas en condition pour une vraie bonne défonce. Alors il se retient... Enfin non, il ne se retient pas. Il ne se retient plus...


— Je vais jouir, chérie.

— Oui, vas-y !


C’est la première fois qu’un homme éjacule au fond de son vagin. Et ce n’est pas Philippe. Dommage, mais c’est bon quand même. Elle s’agrippe au drap pour ne pas s’affaler sur le matelas, alors que Jimmy, dans un grognement bestial, perd complètement le contrôle, pousse de toute ses forces et l’ensemence. Un final tumultueux. Le désordre absolu ! Bon Dieu que c’est puissant un homme ! Et, le sperme gicle, se répand, se déverse en elle et quelque part la renverse...


Ultimes coups de reins, un dernier, long, mugissement, et le taureau, assouvi, couilles vidées, s’écroule de tout son long sur elle... Leurs corps amalgamés par la transpiration, cette montagne de chair, appesantie, mais pas accablante, encombrante, mais alanguie, fond et se confond avec sa propre chair. La vigueur de la bite fichée dans sa chatte mollie. Instinctivement, pour contrer ce dégonflé, Sandrine comprime les parois du vagin, prolonge un peu la sensation de remplissage ; le foutre visqueux lubrifie la perte de possession...


Elle a donc cédé aux dérèglements des sens. Sans être débordée. Pas d’orgasme. Une débauche vaine ? Des errements inconséquents ? Elle ne regrette pas vraiment, mais, maintenant qu’elle retrouve toute sa raison, l’embarras prévaut. Un brin de culpabilité, une once d’inquiétude et beaucoup de doutes contredisent le plaisir. Un plaisir prit illégitimement ? Extorqué aux convenances ?


Le mâle a repris ses esprits :


— Tu n’as pas joui, chérie ?

— Je ne sais pas.

— Crois-moi que quand une femme a un orgasme, elle le sait.

— C’était bien quand même.

— Tu n’as jamais eu d’orgasme ?

— Non, je ne crois pas... Euh, tu es sûr que je ne risque pas de tomber enceinte...

— Sûr et certain.


Il bascule sur le dos. Elle accompagne le mouvement et se love contre lui, pose sa tête sur le torse athlétique. Contre sa joue, le chatouillis de la toison luisante de sueur suscite une envie animale de s’emmitoufler dans l’épiderme duveteux et musculeux, de s’agglutiner à ces émanations viriles que rehausse encore une enivrante flagrance chargée en testostérone. Et la sensation de fuite en avant libidineuse se confond à l’empreinte éjaculée en elle, au foutre qui dégorge de sa chatte.


— Il faut que tu te lâches plus, chérie. Que tu te libères de tous tes blocages. Déjà, tu devrais prendre la pilule.

— La quoi ?

— La pilule. Pour faire l’amour sans risque de tomber enceinte.

— Mais c’est hyper dangereux ça ! On attrape le cancer ! On risque de devenir stérile ! Et de toute façon, c’est interdit.


Il la gratifia d’un sourire compréhensif, empathique puis s’employa à chasser les préjugés et à apaiser les craintes.


— Tu sais, Sandrine, je suis médecin. Bien sûr que la pilule ne se prend pas comme un bonbon. Elle supprime l’ovulation et comme n’importe quelle chimie, n’est pas sans conséquence. Certaines femmes la supportent moins bien que d’autres. Avant de te prescrire la pilule, un médecin consciencieux te posera des tas de questions afin de trouver le bon dosage, afin de te proposer la pilule qui te convient le mieux. De toute façon, le risque zéro n’existe pas. Il est possible que la pilule puisse augmenter les risques d’attraper certains cancers et, par contre, diminuer la survenue d’autre maladie. Tout dépend de tes antécédents médicaux, de ton hérédité. Une chose est sûre, et la communauté scientifique est unanime sur ce point : les bénéfices sont largement supérieurs aux risques.

— Les bénéfices ?

— Ton émancipation ! Ne plus faire l’amour avec la peur au ventre. Développer une vie sexuelle, donc sentimentale, épanouie. Choisir d’avoir un enfant ou pas. Décider quand et avec qui tu veux procréer. Ne plus être réduite aux fonctions de reproduction, aliénée à la maison à élever sept, dix, voir douze enfants...

— Mais tous ceux qui sont contre disent que...

— A ce jour, en 1968, les contempteurs de la contraception ne considèrent jamais ni le bien-être ni la santé des femmes. Les anathèmes ne sont que surenchères d’arguments réactionnaires, patriarcales, misogynes...

— Mais c’est interdit !

— Non, chérie. Le 19 décembre 1967, au terme d’un long et très courageux combat, le député Lucien Neuwirth a fini par avoir gain de cause. L’Assemblée nationale a adopté la loi autorisant la contraception. Certes, les réactionnaires, avec l’appui de l’Église, usent et abusent de leur pouvoir de nuisance. Il y a fort à parier que les décrets d’application mettront encore des années avant de voir le jour. Mais l’essentiel est là. Si tu le désires, je peux te prescrire la pilule... en trichant juste un peu.

— Pourquoi tricher ?

— Parce que tu n’as pas encore 21 ans et que je suis censé exiger une autorisation parentale. Mais j’estime que tu as l’âge où on est responsable de sa vie...

— Je ne sais pas... Tout cela est si nouveau...

— Réfléchis-y tranquillement, ma chérie.


Elle se sentait aspirer vers ces chemins de la liberté. Même pas une révolution, juste une inclinaison qui progressivement devient irréversible. Une pente si évidente à suivre. Avec quelques étapes, quelques moments décisifs.


Elle avait d’abord, à l’insu de ses parents, fréquenté « en tout bien tout honneur », pendant un an, Philippe, puis, en couchant avec lui, transgressé la loi familiale qui exigeait la virginité jusqu’au jour du mariage. Rejoindre Marianne à Saint Raph participait de cette même dynamique subversive, inévitable, car inscrite dans un mouvement de société beaucoup plus profond. De même, les événements qui se succédaient depuis (accompagner sa cousine dans un « lieu de perdition », suivre deux hommes jusqu’à leur domicile...) avaient beau paraître extraordinaires par rapport à son éducation, ils étaient parfaitement conformes à l’air du temps...


Certes, elle avait d’abord refusé de partouzer avec Marianne, Juju et Jimmy. Elle était restée sagement cantonnée dans la cuisine. Mais ce n’était reculer que pour mieux se faire sauter. A travers les murs, elle avait tout entendu de la débauche sexuelle. Un témoin auditif complaisant. Déjà complice. La contamination était à l’œuvre. La preuve, elle s’était ensuite droguée, avait fini la nuit dans le lit de Jimmy et fatalement, rompant son serment de fidélité à Philippe, s’était laissée baiser par ce quasi-inconnu.


Jusqu’où ce renversement des certitudes et des valeurs ? Avec quelles conséquences ?


— Jimmy, comment être sûre de ne pas se fourvoyer ? De ne pas faire le mauvais choix ? Je me demande si... Jimmy ? Tu m’écoutes ?


Cruche... Il s’était endormi !

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