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Addiction lesbienne

Chapitre 1

Lesbienne

1 L’auto-stoppeuse

 

 — Ça va, Maud ?

 On pouvait le penser, enfin. Les grands yeux noisette s’illuminaient sous la mèche rebelle qui taquinait le front haut, les traits se détendaient, les joues pleines retrouvaient des couleurs, les lèvres sensuelles s’étiraient aux commissures, ça faisait plaisir de voir un premier sourire à peu près sincère. C’était loin d’être gagné tout à l’heure au bord de la D 732 à la sortie de Cognac. Je ne prenais jamais d’auto-stoppeur d’habitude, trop dangereux de nos jours ; par contre, c’était inhabituel de rencontrer une jeune femme perdue seule en pleine nature le pouce levé, ça valait de faire une exception.

 En réalité, j’étais incapable de résister à une nana en détresse. En approchant au ralenti, histoire de m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un piège, j’avais remarqué les cheveux châtain clair décoiffés par la brise flottant au niveau des épaules, le joli minois poupon malgré la tête de déterrée, la silhouette gracieuse à travers une chemise blanche transparente à cause du soleil, les petites fesses moulées dans un jean. Maud n’aurait pas remporté le titre de Miss France, elle était mimi comme la plupart des jeunes quand elles savaient rester naturelles. L’envie était trop forte, je me suis arrêtée à sa hauteur.

 Son histoire ne pouvait laisser personne insensible, surtout pas une mère poule dans mon genre. Quel parent fallait-il être pour jeter sa fille à la rue deux semaine après son dix-huitième anniversaire ? Difficile de lui infliger une plus terrible punition. Tout ça à cause d’un malentendu au sujet du petit copain, une relation platonique d’après Maud. Son père était abruti ou quoi ? Tout ce qu’il avait réussi à faire, c’était la braquer. La situation avait dégénéré entre le moraliste borné et la révolutionnaire en herbe avide d’émancipation, jusqu’à l’issue fatale ce matin.

 — Oui madame. C’est joli ici.

 Calme en plus. Ce bout de terrain, acheté une bouchée de pain car rien n’y poussait, surtout pas le raisin, servirait un jour de cadre à un complexe hôtelier de luxe au cœur du vignoble de Château Margaux, un vieux rêve. En attendant, ça restait un petit coin charmant bordé par un petit ruisseau, à l’abri des regards derrière une forêt de hêtres, de chênes et de châtaigniers.

 Vu l’heure, on aurait pu pousser jusqu’à Saint-Laurent-Médoc, mais j’avais besoin de faire une pause après des heures au volant, et pourquoi me priver d’un petit moment romantique avec la belle inconnue prise en stop sur un coup de tête, ou plutôt sur une poussée hormonale. Quelques courses dans une supérette, de quoi improviser un petit pique-nique sans prétention, voilà le travail. Ma fille ne rentrerait que dimanche soir ou lundi, rien ne pressait.

 — Encore un peu de vin ?

 La pousser à boire pour parvenir à mes fins aurait été trop dégueulasse, Maud n’était pas bourrée, seulement détendue ; la gourmande semblait apprécier certains plaisirs de l’existence, dont l’alcool, elle n’avait eu besoin d’aucun encouragement pour s’enfiler les trois-quarts de la bouteille. Ça tombait bien, j’avais encore de la route à faire. Alors, puisque quelques verres pouvaient la maintenir à flot, autant lui administrer une dose capable de la ramener du côté des vivants.

 — C’est pas raisonnable.

 — Ça, ma chère petite, on s’en fout royalement, c’est moi qui conduis. Tu vas passer le week-end à la maison, puis on avisera.

 Une petite ride d’expression marqua le front haut. Maud s’abîma un instant dans ses pensées.

 — Vous ne connaissez personne qui embauche ?

 Évidemment, travailler devenait une priorité ; malheureusement, son premier choix ne devait pas se porter sur la culture de la vigne. Aucune importance, on trouverait de quoi l’occuper au domaine, avec Odette par exemple.

 — Ça t’intéresserait de donner un coup de main à la cuisinière jusqu’à la fin des vendanges ? Le Smic plus la nourriture et le logement, tu pourras te faire un petit pécule qui te permettra de voir venir.

 Je parlais comme si c’était acquis, une mauvaise habitude. Maud réfléchit assez vite malgré un début de journée dramatique.

 — Euh… je veux bien, merci madame.

 — Je t’en prie, appelle-moi Candice.

 

♀♀

 

 Il faisait beau, presque chaud, en temps normal, j’aurais tombé le maillot de bain sitôt après déjeuner. C’était génial de pouvoir se mettre à poil derrière la maison sans craindre les regards indiscrets des employés qui allaient et venaient des remises au chai, ou à l’entretien du matériel dans la cour. Si les gars avaient eu connaissance de la lubie de la patronne, ils auraient trouvé n’importe quel prétexte pour venir mater. Maintenant, pas question de changer les bonnes vieilles habitudes à cause de la présence d’une jeune inconnue ; j’enlevai mes fringues en surveillant la réaction de Maud.

 J’avais chopé le virus du naturisme pendant un séjour au village vacances de la Jenny, pas très loin d’ici sur la côte, une idée de ma fille. Justine me ressemblait sur bien des points, délurée, provocante, sans aucun complexe, aussi obsédée que moi, c’était peu dire. Comment lui en vouloir, moi aussi j’avais voulu croquer la vie à pleines dents à 19 ans. Mes parents, très conventionnels, avaient pensé me déshériter en découvrant mon homosexualité, autres temps, autres mœurs. Une chance, les pauvres ne s’étaient jamais rendus compte de mon addiction sexuelle.

 Maud ne devait pas s’attendre à un spectacle aussi osé de la part d’une châtelaine propriétaire d’un grand cru mondialement réputé. Elle rougit, incapable de détourner le regard. Quoi ! J’étais encore bien foutue, même si ça tombait un peu à certains endroits et s’alourdissait à d’autres. Beaucoup auraient voulu me ressembler à 43 ans, et puis on était toutes faites pareilles à quelques détails près. L’idée me chatouilla de l’encourager à se mettre à l’aise aussi, une silhouette pareille, ça devait valoir le coup d’œil. Mais ça aurait été trop bête de la brusquer au début du week-end, on avait le temps.

 — Un café ou autre chose ?

 Le ton badin de la vieille cuisinière poussa notre jeune amie au bord de l’apoplexie, parce que rien de mon attitude ne pouvait plus choquer Odette après vingt-six ans de loyaux services au château et avoir vu naître ma fille. Autant dire qu’elle faisait partie de la famille.

 — Je veux bien une bière.

 

♀♀

 

 — Fais comme si je n’étais pas là.

 Pour la rassurer, j’avais employé le ton de la bonne copine en apparence détachée. En apparence seulement, car la tension devenait palpable dans la salle de bain. Enfin, après m’avoir refusé ce plaisir tout l’après-midi, la charmante demoiselle décida d’enlever le maillot de bain que je lui avais prêté, bien moins seyant sur moi que sur elle. Ouah ! il aurait fallu être asexué pour ne ressentir aucun émoi à la vue des rondeurs appétissantes, l’incarnation du péché originel.

 Maud exhiba un corps superbe dessiné pour l’amour. Seul bémol, la jungle au niveau du bas ventre, une épaisse friche sombre mal taillée témoignait d’un certain laisser-aller, sans doute une conséquence de ses malheurs. En revanche, elle avait des seins superbes, des poires délicieusement galbées qui attendaient d’être cueillies, savourées. Incapable de contrôler mes pulsions, je palpai un globe d’une main franche.

 — Hummm… ferme avec ça.

 Maud se dégagea pour se planquer dans la baignoire, un peu tard, si mollement que le reliquat de pudeur ne trompa personne. La caresse eut le résultat voulu, la réaction du mamelon me laissa rêveuse. J’avais eu envie de cette nana dès qu’elle était montée dans la voiture, et ce foutu désir n’avait cessé de grandir tout au long de la journée. Je pris le matériel dans l’armoire à pharmacie.

 — Installe-toi là, je vais t’arranger un peu. T’inquiète, j’ai l’habitude.

 Justine et moi, on se servait mutuellement d’esthéticienne quand le besoin s’en faisait sentir ou que l’envie nous prenait de changer de look. Un instant paniquée en devinant mes intentions, Maud s’assit sur le rebord de la baignoire. Je commençais à tailler dans le vif.

 — Tu te sentiras plus à l’aise après.

 C’était certain. Après avoir désépaissi le mont de Vénus, le bien-nommé, je dégageai l’abricot dodu, ne laissant dessus qu’un duvet. L’épilation des aines et de la raie des fesses prit davantage de temps.

 — Voilà, tu es toute belle. Je t’attends dans le salon.

 Le moment était mal choisi de jouer les prédatrices. On pouvait être une lesbienne accro aux plaisirs du sexe et respecter quelques valeurs morales, même si la majorité hypocrite m’aurait volontiers traitée de perverse nymphomane.

 

♀♀

 

 Maud somnolait sur le canapé devant la télévision, assommée par les nombreuses péripéties de la journée, sans doute abrutie d’alcool. Elle n’y avait pas été de main morte depuis notre pique-nique. À croire que la pauvre avait besoin de se rincer les idées, ou de les noyer. Odette me secoua d’un coup de coude.

 — Tu devrais l’amener se coucher, la pauvre a l’air crevée.

 Exact, j’amenai notre invitée dans une chambre exposée à l’Ouest, à l’ombre une partie de la matinée. Rien ne pressait demain samedi, autant lui permettre de récupérer. Je m’apprêtai à éteindre la lampe de chevet quand Maud me retint, le regard suppliant.

 — Tu veux que je reste ?

 Le moral redescendait un peu à l’instant d’affronter la solitude, rien de plus logique. Je m’assis près d’elle à la tête du lit, sa joue tomba contre mon épaule, à la recherche d’un peu d’affection.

 — Merci de tout ce que vous faites pour moi.

 Euh… elle ne devait pas me prendre pour sa mère, non plus, mes intentions étaient bien moins sages en la ramenant à la maison. D’accord, je me voyais mal lui balancer l’évidence maintenant, toutes les vérités n’étaient pas bonnes à dire.

 — De rien. Moi aussi on m’a soutenue aussi quand j’avais ton âge. C’est ton petit copain qui te manque ?

 Répondrait ou pas, Maud me laissa poireauter une bonne minute, on aurait dit qu’elle avait peur de se confier.

 — De toutes façons, il m’a larguée.

 Évidemment, la solitude restait le plus effrayant des maux son âge.

 — Tu es amoureuse ?

 L’hésitation tendait à prouver le contraire, mais qu’est-ce que j’en savais vraiment. Ma vie sexuelle avait commencé sur le tard, c’était difficile de se revendiquer lesbienne à la campagne dans les années 90.

 — Pas vraiment, je suis contente d’en être débarrassée, tous les mecs sont des salauds de toutes façons.

 À mon tour de prendre le temps de choisir les mots, je ne voulais pas couper Maud dans son élan.

 — Il t’a quitté après avoir obtenu ce qu’il voulait ?

 — Nan ! J’ai jamais couché avec un mec… pas encore.

 La violence de la réponse m’aurait effrayée sans ce sourire coquin. Elle mentait, ou elle ne disait pas tout. Et j’avais très envie de savoir.

 

♀♀

 

 — Avec une copine alors.

 Nouvelle hésitation, je soulevai son menton pour plonger mon regard dans le sien.

 — Euh… on s’est juste embrassées une fois.

 Accident ou envie d’expérimenter ? L’histoire ne remontait pas à loin, un souvenir apparemment agréable. Ça me rassura.

 — C’est tout ? Même pas quelques caresses ? Ça ne prête pas à conséquence entre amies. Comment tu fais quand t’as envie ?

 — Bin… comme toutes les nanas.

 La voix soudainement rauque m’interpela, Maud devait ressentir plus de frustration que de plaisir en solitaire. La masturbation aussi s’apprenait.

 — Et maintenant, t’as pas envie de te toucher ?

 La délicieuse ingénue m’observa, inconsciente de mes intentions. Je m’étonnai de la voir aussi calme.

 — Tu sais, c’est meilleur quand ça vient d’une autre personne. On peut essayer si tu veux, j’ai de l’expérience.

 Une fois passée la surprise qui teintait les yeux noisette de gris. La peur disparut par enchantement, Maud hocha la tête. Je n’aurai pas imaginé qu’elle avait envie de moi, c’était surtout un besoin de soulager la pression. Lentement, pour ne rien précipiter, j’insinuai une main dans l’échancrure du peignoir en dénouant la ceinture de l’autre. Aucune réaction sinon un soupir langoureux, la preuve d’un désir de plus en plus difficile à contenir.

 Les jolies poires me provoquaient. L’envie me tenailla de les manger rien que pour les voir gonfler, je me contentai de les pétrir, de taquiner les larges aréoles roses. Les tétons commencèrent à pointer.

 — Hummm…

 Forte de cet encouragement, je glissai une main entre les cuisses tremblantes. Un reste de fébrilité poussa Maud à m’en refuser l’accès.

 — Détends-toi.

 Je lissai la fente jusqu’à la sentir s’ouvrir avant de glisser un doigt dans le réceptacle. La belle s’efforçait de contenir ses émotions, pourtant, l’envie de lâcher prise ne faisait aucun doute. Je l’explorai avec dévotion, lentement, pour réveiller chacune des terminaisons nerveuses.

 La journée à rêver de cet instant, à fantasmer sur cette petite chatte encore neuve qui n’avait connu que des attouchements superficiels, c’était rare de trouver une novice de 18 ans. Je m’acharnai à la fouiller de fond en comble jusqu’à avoir mal au poignet. Maud resta inerte, elle ne ressentait vraiment rien ? Puisque la nature avait jugé bon de me filer deux mains, j’en profitai pour caresser les seins.

 Soudain ou enfin, l’antre devint moite, la belle commença à mouiller. Une invitation à pousser l’exploration, il ne fallait pas laisser retomber la pression positive. L’hymen avait disparu, sans doute victime d’une masturbation impatiente. J’entrepris de la baiser d’un doigt, puis de deux. Maud s’abandonna.

 Au bout d’une éternité, la belle chercha son clito. Pas question de la laisser faire, mon orgueil de lesbienne en aurait pris un coup, je débusquai le petit organe et l’agaçai. Son plaisir monta inexorablement, Puis s’arque-bouta bientôt, prise de contractions. C’était l’apothéose, la fin du voyage.

 

♀♀

 

 De retour au salon, Odette me sourit.

 — Ça va mieux ?

 Évidement, je m’étais absentée assez longtemps pour permettre à son imagination de vagabonder. Et inutile de lui raconter des craques, elle me connaissait trop bien.

 — Maud oui, moi non.

 — Ma pauvre chérie. T’as besoin d’une main secourable ?

 Vu mon excitation, pourquoi pas ? Odette restait désirable à 62 ans, douée d’un gros appétit. Elle avait été la première à deviner mon orientation, à m’expliquer la normalité de ce phénomène, la première à me masturber, puis à brouter le minou. Et des années plus tard, comme une évidence, ce fut encore elle qui initia Justine aux joies du sexe entre femmes.

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