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L'admirateur secret

Chapitre 24

Tu es vraiment un patron en or

Hétéro

Mois d’août ; j’ai repris le boulot et Maëlle est partie tout le mois en Catalogne avec Lulu, près de Barcelone. C’est un ami (plutôt un ex, si j’ai bien compris) de la rouquine qui les accueille.


Je n’ai rien dit à cette dernière de ce qu’il s’est passé sur l’île. Malgré tout ce qu’elle a fait pour m’aider, je crois que ça ne la regarde pas. Ce moment appartient à Maëlle et moi, et à personne d’autre. Et puis c’est plus facile de revenir à une situation normale si personne ne nous rappelle sans cesse ce qu’il s’est passé, surtout Lulu, qui aurait aimé que l’on aille plus loin.


Quoi qu’il en soit, les deux amies sont en Catalogne. J’ai un mois de tranquillité pour prendre du temps juste pour moi, me préoccuper uniquement de moi, et ça, ce n’est pas plus mal. Un mois sans Maëlle me préparera à la rentrée où elle ne sera plus très souvent à la maison, les week-ends (et encore) ainsi que les vacances.


J’avoue, je m’ennuie quand même. Quand je rentre le soir, la maison paraît vide. C’est trop calme. J’essaie de voir le bon côté des choses. C’est peut-être le moment pour mettre de côté mes fantasmes incestueux avec l’espoir de m’en débarrasser complètement.


Bon, j’ai quand même des nouvelles de ma fille, autant comme père qu’admirateur. Maëlle téléphone à son père tous les trois jours environ pour lui signaler que tout va bien. L’admirateur a droit à quelques SMS tous les soirs (c’était aussi le cas sur l’île) mais sans plus. Elle est très occupée ; c’est normal, et pas plus mal même si je me sens quelque part abandonné. Sentiment stupide, je sais, mais je n’y peux rien.


Comme je l’ai dit, j’ai repris le boulot. Bien que ce soit un retour plutôt calme, je me donne à fond. J’évite ainsi de penser à autre chose. Valérie est revenue de ses vacances une semaine après moi. C’est marrant, c’est une femme avec qui j’ai couché plusieurs fois, mais elle m’était complètement sortie de la tête, comme si je l’avais oubliée. Elle n’a pas l’air très en forme à son retour, fatiguée ou déprimée, je ne sais pas trop. Elle ne m’a fait aucune avance, c’est dire ! Peut-être le blues de la rentrée, ou des vacances un peu trop mouvementées.


Je laisse couler les deux premiers jours. Au troisième, c’est toujours pareil. Je la convoque dans mon bureau. Je la fais asseoir et ferme la porte derrière elle.


— Voilà, je voudrais te parler parce que j’ai cru remarquer ces derniers jours que tu n’avais pas la tête au boulot. Je veux savoir si tout va bien pour toi.


Pour toute réponse, elle éclate en sanglots. Merde ! Je ne m’attendais pas à cette réaction. Visiblement, il y a quelque chose de sérieux. Je me lève de mon fauteuil et viens derrière elle pour lui passer une main réconfortante sur l’épaule. Oh, joli décolleté aujourd’hui ! Quel crétin, ce n’est pas le moment d’y penser… Elle met plusieurs minutes à se calmer. La crise passée, je retourne m’asseoir sur mon fauteuil, prêt à l’écouter.


— C’est mon mari, explique-t-elle, il veut divorcer.

— Oh ! comprends-je. Je suppose qu’il a découvert que tu le trompais.

— Même pas ! Il s’est entiché d’une de ses étudiantes et me quitte pour une gamine d’à peine vingt ans. Je ne sais pas ce que vous avez vous autres à préférer des gamines à des femmes mûres. Ce n’est pas juste, on a l’impression de vivre avec une date de péremption : « À consommer avant quarante ans, voire même trente ans. » C’est vraiment n’importe quoi !


Je ne réponds pas, plutôt mal à l’aise. Toutes les autres femmes avec qui j’ai eu des rapports cette année ont moins de vingt ans ; il vaut mieux que je ne la ramène pas trop sur ce sujet.


— Pour me venger, continue-t-elle, je lui ai balancé à la gueule que je l’avais trompé plusieurs fois. Et tu sais quoi ? Il n’en a rien eu à foutre ! Tu vois, moi, je l’ai trompé, mais dans mon cœur je lui suis restée fidèle. Je l’ai toujours aimé. Mais lui, c’est comme si je n’existais plus pour lui.

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— Je comprends, et je suis vraiment désolé pour toi. Si tu veux reprendre quelques jours pour te reposer ou réfléchir, tu le dis, on peut s’arranger. C’est plutôt calme en ce moment.

— Non merci, je crois que je suis tout aussi bien ici ; ça me distrait un peu de mes problèmes. Désolée, je vais faire plus d’efforts pour être plus efficace.

— Bah, comme je te l’ai dit, c’est plutôt calme en ce moment. Ne te mets pas trop la pression. Vas-y à ton rythme.

— OK, merci beaucoup, Adam. Tu vois, je crois que ça m’a fait déjà du bien de t’en avoir parlé. Je devais vider mon sac, je crois. Merci, je retourne bosser.

— Tant mieux. Si u as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à venir m’en parler.


Je me lève et l’accompagne à la porte que j’ouvre, mais avant de sortir elle se tourne vers moi avec une lueur étrange dans le regard.


— Adam, tu es vraiment un patron en or. Je suis heureuse de travailler pour toi.


Elle repousse la porte du pied et tend ses lèvres vers moi pour m’embrasser. Son baiser n’est pas fougueux comme d’habitude ; il est plus tendre et doux. Ses doigts commencent à défaire les boutons de ma chemise. Je l’arrête.


— Es-tu sûre que c’est ce que tu veux ?

— Oui, je crois que j’ai besoin de me sentir femme. Fais-moi l’amour, Adam, je t’en supplie…


Je verrouille, l’embrasse et la fais asseoir sur mon bureau. En quelques mouvements nous sommes torse nu. Je m’agenouille, lui enlève sa culotte et lui écarte en grand les jambes. J’ai envie de lui faire vraiment plaisir, de ne chercher que le sien. Sa détresse m’a touché, je crois, et je veux qu’elle se sente mieux. Alors mon visage plonge dans son entrejambe. Valérie soupire quand ma langue atteint son clitoris. Une main atterrit sur ma tête et me caresse la chevelure. Ma bouche embrasse ses lèvres intimes. Mes doigts explorent sa grotte. Je suis déjà en terrain conquis, je sais comment la faire réagir. Je m’applique et déguste ses sucs. Valérie se détend et se laisse aller.


— Oh oui, c’est bon ! Fais-moi l’amour maintenant !


Je me relève, défais ma ceinture et baisse mon pantalon. Mon sexe pointe vers elle, et le regard de Val vers lui. D’un pied elle me pousse dans mon fauteuil. Je comprends qu’elle veut prendre la suite des opérations. Elle descend du bureau, m’enjambe pour venir s’asseoir sur mon pénis.


Elle oscille avec lenteur sur ma verge, prenant son temps pour savourer la pénétration. Nous échangeons baisers et caresses en abondance. Je la trouve belle, là, le visage forgé par le plaisir, plus belle qu’elle n’a jamais été. Je la serre contre moi.


Rien à voir avec nos anciennes baises : notre face-à-face actuel est bien plus intime, sensuel. C’est une véritable communion. Je me sens plus proche d’elle que je ne l’ai jamais été. Je ne sais pas si c’est parce que son malheur m’a touché. Moins préoccupé par Maëlle, je suis peut-être juste plus réceptif à Val. Ce moment est pour elle, c’est mon seul objectif.


Son orgasme déclenche le mien. Val lève de bonheur les yeux au ciel tandis que je me vide en elle. Elle retombe dans mes bras pour s’y réfugier quelques minutes.


— Merci, Adam, c’était bon.


Nous nous rhabillons sans nous presser. Cette fois, elle s’apprête à sortir pour de bon de mon bureau.


— Surtout, si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à venir me voir, répété-je.

— Je n’y manquerai pas.


Son clin d’œil et son sourire coquin me le confirment et me rassurent : Valérie est toujours là ! Je passe près de la demi-heure suivante à songer à notre échange. C’est marrant, parce que d’habitude je passais vite à autre chose. Nos baises ne me marquaient pas tant que ça, mais aujourd’hui c’est différent. Bon, quoi qu’il en soit, je me remets au boulot sans me poser plus de questions.


* * *


C’est deux soirs plus tard que Maëlle m’annonce par SMS qu’elle va se connecter sur Twibook et qu’elle voudrait bien que je la rejoigne. Je me dépêche de me connecter au compte de l’admirateur sur l’ordinateur du salon. Son visage d’ange souriant apparaît sur mon écran.


« Dis donc, tu as l’air en forme, toi ! » remarqué-je.

« Oui, plutôt bien. Je suis contente d’avoir un peu plus de temps pour te parler. Tu vas bien, toi ? Tu ne t’ennuies pas trop de moi ? »

« Si tu savais, ma belle… Alors raconte. Comment tes vacances se passent ? Tu t’amuses bien ? »

« En fait, je voulais te parler d’un truc, mais je ne sais pas vraiment comment tu vas le prendre. »


Aïe, ma mâchoire se crispe. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Je la pousse tout de même à me raconter son histoire.


« Voilà, on était à la plage avec Lulu et il y avait un groupe de mecs qui nous ont approchées. Ils ont voulu faire connaissance, sans plus. Ils semblaient sympathiques, alors on a discuté et bu quelques bières ensemble. Nous les avons vus plusieurs fois, et dans le tas il y en a un qui a commencé à me draguer. »


Ouais, je sens le truc venir. Mon cœur se serre d’avance.


« C’est pas trop mon genre de type – un peu trop beau parleur – mais j’avoue qu’il avait du charme et une belle gueule. Et puis il n’était pas lourd. C’était agréable de se sentir désirée ; même si au début je ne comptais pas aller plus loin, j’étais tout de même flattée. J’ai commencé à repousser ses avances mais j’ai fini par être hésitante. J’en ai parlé à Lulu et elle m’a poussée à franchir le pas avec lui. Elle m’a parlé de volcan, aussi, je n’ai pas bien compris pourquoi. Enfin bref, j’ai lâché prise et j’ai couché avec lui. »

« OK. »


Je suis sûr qu’elle attend plus, mais je ne trouve rien d’autre à dire. Je ne sais pas vraiment comment réagir à la nouvelle.


Elle reprend : « Je ne sais pas trop ce que nous sommes, toi et moi ; ça fait des mois que nous nous fréquentons. Nous sommes très proches l’un de l’autre, mais je ne sais pas si nous formons un vrai couple. J’espère que je ne t’ai pas blessé. J’ai le sentiment de t’avoir trahi. »


Je réfléchis bien une bonne minute avant d’écrire :


« Maëlle, nous n’avons jamais fixé de règles entre nous. Tu as toujours été libre de tes mouvements et je n’ai jamais voulu t’empêcher de vivre ta vie. Tu ne m’as pas trahi, rassure-toi, ni là, ni avec le type dans le bus. »

« Ce n’était pas pareil, cette fois : nous n’avons pas couché. Et puis c’était encore le début entre nous. »

« Je comprends tes craintes mais, encore une fois, rassure-toi : tout va bien. »

« OK, merci. J’avais peur de t’avoir fait du mal. »

« Pour être honnête, je t’avouerai être tout de même un peu jaloux de lui. Il t’a connue comme jamais je ne t’ai connue. »


C’est vrai, ma petite fille a grandi et les hommes lui courent après. L’un d’entre eux me l’a ravie, même si c’est pour une nuit ou deux. Cela fait toujours un pincement au cœur de l’apprendre. À quand celui qui me la ravira définitivement ? Car oui, je sais que je la perdrai inévitablement. Bientôt, à coup sûr elle m’échappera.


« Oui, mais jamais lui ne me connaîtra comme toi tu me connais. Je me suis livrée à toi plus qu’à n’importe qui, et même si nous n’avons jamais fait l’amour, tu es la relation la plus importante de toute ma vie. »

« Merci beaucoup, ma belle, heureux de le savoir. Et sinon, tu as passé un bon moment avec lui ? »

« Tu veux que je te raconte ? Ça a commencé classique, par des préliminaires. J’ai voulu lui montrer ce que je savais faire. Il avait l’air heureux de ma performance. Il a voulu ensuite me rendre la pareille. C’était cool, sans non plus être extraordinaire. Lulu se débrouille bien mieux. Après... »


Et elle se lance dans un long récit que je ne supporte qu’en m’imaginant être le protagoniste masculin de l’histoire. Autant j’avais pu éprouver de l’excitation quand elle m’avait raconté son expérience dans le bus, autant là, la jalousie me fait souffrir. Ô, Maëlle, si tu savais à quel point j’ai encore envie de toi et combien je suis terrifié que tu m’échappes à jamais…

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