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Alain, ancien professeur

Chapitre 1

Hétéro

PREMIÈRE PARTIE : LES ANNÉES LYCÉE


Alain dénoue la serviette qui ceint la taille et la dépose sur le couvre-lit. Nu comme un ver il s’examine devant la glace de l’armoire. Le reflet lui renvoie l’image d’un sexagénaire bien proportionné. Pas de bourrelets disgracieux. Les séances de cultures physiques et les joggings réguliers qu’il s’impose depuis l’époque où il fréquentait la faculté ont porté leurs fruits. Il se tourne pour inspecter ses fesses. Là aussi rien à redire. Il connaît de nombreux collègues plus jeunes qui ne peuvent en dire autant.

Ses collègues de lycée… Ses ex-collègues plutôt. Il ne les regrette pas. Non, il ne regrette pas d’avoir pris sa retraite de professeur à l’issu de l’année scolaire précédente. Les derniers mois ont été pénibles. Les relations avec les autres enseignants s’étaient dégradées. Il ne s’était pas rendu compte jusqu’alors qu’il suscitait tant de jalousie. Il en a souffert, surtout de la part des contractuelles dont il pensait être apprécié. Avec les élèves, heureusement, il avait pu travailler correctement. Il n’aurait pas pu tenir si longtemps si la passion d’enseigner l’avait abandonné. D’accord, les potaches semblaient plus préoccupés du dernier tube à la mode ou des récentes innovations en matière de portable que d’assimiler les bases mathématiques qu’il s’efforçait de leur inculquer, mais il a réussi à maintenir jusqu’au bout dans ses classes la discipline et une ambiance studieuse. Il était fier de son taux de réussite au baccalauréat, taux que lui enviaient ses collègues…


Il en a conduit des élèves jusqu’à la redoutable épreuve ! Avec émotion il se souvient des sourires qui illuminaient les regards quand il détendait l’atmosphère en racontant quelques anecdotes amusantes voire croustillantes au sujet des mathématiciens célèbres dont il développait les théorèmes. Les garçons arboraient une mine entendue et faisaient les fanfarons et les filles baissaient les yeux pour la plupart, essayant de masquer leur intérêt.

Les filles de terminale, presque des adultes… Quelles étaient jolies, surtout leur jeune poitrine… Il ne s’est jamais lassé de les admirer. Depuis ses débuts comme professeur, il a toujours eu du succès auprès d’elles grâce à son physique de sportif qui surprenait de la part d’un scientifique et qui lui a valu une admiration non démentie au fil des ans. Même en dernier, ses tempes grisonnantes ne rebutaient pas les lycéennes qui tentaient d’attirer son attention. S’il avait voulu…


Il sourit à son reflet. Il ne regrette pas d’avoir résisté à la tentation, un professeur et ses élèves on ne sait pas jusqu’où cela peut vous conduire. Et dieu sait qu’il en avait eu des tentations ! Depuis ses débuts. Combien de fois une élève l’a appelé en cours pour se faire expliquer une formule inscrite sur son cahier ! Comme par hasard, les boutons du corsage échappaient de la boutonnière juste quand il se penchait et offraient à son admiration de tendres rondeurs prometteuses. La main lui démangeait… Lui démange encore au souvenir. Au fil des ans, la répétition du manège l’amusait. Les générations de lycéens se succédaient, les modes vestimentaires évoluaient mais les filles usaient des mêmes stratagèmes que leurs aînées. Manque d’imagination ou comportement ancestral de jeunes femmes désireuses d’attirer l’attention de l’Homme avec un grand H ? Plutôt que tenter de résoudre cette énigme métaphysique, il se réjouissait du spectacle. Les cours du dernier trimestre étaient un véritable supplice… Un délicieux supplice. Alain ferme les yeux sur l’image de seins libres d’entraves sous un chemisier léger que les plus délurées des élèves offraient à son admiration. Quand il avait de la chance, il pouvait même apercevoir une petite pointe rose qui dardait à la limite du corsage. Il parvenait difficilement à détacher son regard et rejoignait l’estrade marchant légèrement courbé pour dissimuler la bosse qui déformait son pantalon…


Alain sourit au souvenir de ces nombreuses années d’enseignement. Il se doute bien que toute la classe était au courant, mais par un accord tacite renouvelé rentrée après rentrée, personne n’en parlait. Comme le travail et la discipline n’en pâtissaient pas il laissait les filles le vamper en mettant en avant leurs rondeurs affriolantes. Les garçons qui profitaient eux aussi du spectacle ne disaient évidement rien. Il sortait de ces cours, ravi mais dans un état d’excitation extrême. Inquiet même au début de sa carrière, car il s’interrogeait sur sa capacité de résistance… Un jour, après trois ans d’enseignement, il s’était trouvé en position délicate. Une terminale redoublante qui en cours lui avait fait admirer son corsage et ce qu’il y avait dedans, a demandé à rester en fin de leçon pour soi-disant obtenir un éclaircissement. Dès que le dernier potache avait fermé la porte, elle avait dégrafé son chemisier. Lui prenant la main elle l’avait posé sur sa poitrine. Le contact de cette chair ferme et douce lui avait fait perdre la tête. Sans conviction il avait tenté de la raisonner en arguant qu’un professeur ne pouvait avoir de relations sexuelles avec une élève mais elle avait rétorqué qu’ayant plus de 18 ans elle pouvait faire ce qu’elle voulait et l’avait embrassé. Il se rappelle encore avec honte le plaisir éprouvé quand la petite langue avait frétillé entre ses dents. Ses mains, échappant à sa volonté, éprouvaient la rondeur des seins qui l’avaient émoustillé le cours durant, et s’aventuraient sous la jupe. Un bruit de seau dans le couloir les avait interrompus. Ne voulant ni l’un ni l’autre être surpris, ils s’étaient rapidement réajustés, maudissant la femme de ménage qui s’est excusée en les voyants. Le charme était rompu. L’élève est sortie de la salle et n’a pas cherché à obtenir un autre entretien particulier. Sur le coup il en a été vexé.

Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours qu’il évalua à sa juste valeur la chance, oui la chance qu’il avait eue d’être dérangé. Une liaison avec une élève ! Même si elle était majeure, rien de tel pour ruiner une carrière d’enseignant. Il ne fallait pas que cela se reproduise. Il s’est alors fixé des règles qu’il a respectées jusqu’à la retraite. N’ayant pas le courage de renoncer à la vision fugitive de poitrines juvéniles, il avait réservé aux seules terminales le droit de jouer de leurs charmes. Il avait bataillé, réprimandé même pour décourager les gamines qui tentaient leur chance dès la première. Elles n’en étaient que plus audacieuses l’année de préparation au baccalauréat ! Finies aussi les discussions en fin de cours avec une seule personne. De même il a refusé de donner des leçons particulières ne voulant pas tenter le diable en recevant sans témoin chez lui ou chez l’élève, des jeunes filles trop audacieuses auxquelles il avait peur de céder. Ces précautions lui ont permis de résister, mais à quel prix ! Que de fois il a béni la sonnerie de la récréation qui lui permettait de fuir avec les honneurs ! Que de fois, il s’est agrippé à son bureau pour ne pas sauter sur une jeune imprudente qui tardait à sortir en lui lançant des regards énamourés ! Il n’ose penser à la tournure qu’auraient prise les événements si Marie n’avait débarqué dans sa vie…


Marie… Alain la revoit, jeune contractuelle arrivée en cours d’année scolaire pour faire des remplacements de français, histoire et géographie au gré de l’absence des titulaires. Il l’avait pris sous sa protection à un moment ou la jeune femme allait craquer face à la cruauté des élèves qui, connaissant son statut précaire, en jouaient avec délectation. Un jour il avait fait irruption dans sa classe au beau milieu d’un chahut. La pauvre suppléante était débordée. Alain a reconnu avec tristesse sa meilleure terminale. Il ne pensait pas que ses élèves préférés puissent se conduire aussi mal. Son arrivée avait calmé les esprits. Il avait menacé de mesures de rétorsion si cela se reproduisait. Après cet éclat, l’autorité de Marie s’est raffermie et elle lui en a été reconnaissante. Souvent pendant les inter-cours, au lieu de s’enfermer dans la salle des professeurs, ils s’isolaient de leurs collègues. Ils aimaient s’accouder à la balustrade qui surplombe le terrain de sport au bout de la vaste cours de récréation. Là, ils échangeaient leur avis sur les élèves, les professeurs, le métier d’enseignant. Ils en arrivèrent aux confidences…


« Un jour, il rejoint perturbé sa jeune collègue à leur belvédère. Une terminale l’avait appelé près d’elle pour un renseignement. Comme d’habitude il s’était précipité savourant à l’avance le spectacle qui l’attendait, sans remarquer la proximité de l’heure de la récréation. A peine avait-il eu le temps d’apercevoir les rondeurs qui l’émoustillait que la sonnerie de fin des cours dispersa sa classe. On lui a volé son plaisir ! Marie s’étonne de le voir tout rouge. Il avoue qu’il s’en est fallu de peu qu’il admire la poitrine d’une de ses élèves. Devant la mine offusquée de sa collègue il tente de se justifier en dévoilant le petit jeu auquel se livrent les plus délurées de ses lycéennes.

— N’avez-vous pas peur que cela dégénère ?

— Je fais très attention. Je ne veux pas me laisser entraîner dans une histoire de sexe avec une gamine. Ce… Ce ne serait pas correct. Pas digne de la confiance qu’ils ont en moi.

— Qui ils ? Vos collègues ?

— Oh ! Eux ? Je m’en fiche. Non, je pense à mes élèves.

Il note avec satisfaction l’effet positif de sa réplique.

— Cela vous arrive souvent ?

— Assez oui, reconnaît-il.

— Vous allez reprendre les cours dans cet état ?

— Bien obligé. Je n’ai pas de douche froide à ma disposition.

Ils rient tous les deux. Le silence les enveloppe à peine troublé par le brouhaha lointain. Alain se dit qu’il devrait quand même faire attention et peut-être décourager ses admiratrices. Ce n’est pas bien de commencer un cours dans cet état d’excitation surtout qu’il y a dans la prochaine classe des jeunes filles peu farouches à la poitrine particulièrement généreuse et qui en ont déjà joué.

Tout à coup il sent une main se poser la bosse de son pantalon.

— Oh ! Que faites-vous ?

— J’ai peut-être mieux qu’une douche froide… Bougez pas tant ! Vous allez nous faire remarquer, insiste-t-elle quand Alain tente de se soustraire aux doigts qui ont empoigné la hampe à travers le tissu.

La caresse est efficace. Il serre les lèvres en jetant des coups d’œil autour de lui. Personne ne fait attention à eux, ni dans la cour ni en bas sur le terrain de sport. Marie descend la fermeture de la braguette. Sa main s’introduit par l’ouverture, farfouille jusqu’à se refermer sur la verge palpitante et entamer un mouvement de bas en haut. Alain ouvre et ferme la bouche au rythme imposé par sa voisine. Cela ne dure pas longtemps. La tension accumulée lors du cours précédent, leurs confidences et la surprise, abrègent sa résistance. En quelques coups de poignet la masturbation atteint son but. Il se casse en deux en gémissant sous le poignard de la jouissance. Dès qu’elle perçoit les prémisses de l’éjaculation, Marie, prudente, retire la main.

— Je vous demande pardon, s’excuse-t-elle, mais je n’ai pas de mouchoir pour m’essuyer.

Les doigts d’Alain blanchissent tellement il serre la balustrade.

— Ce… Ce n’est… Rien, hoquète-t-il pendant que sa queue se vide dans son slip en de multiples soubresauts.

Il n’ose y porter la main pour se soulager. Il respire profondément. Cette Marie ! On peut dire qu’elle l’a étonné ! Il ne s’attendait pas à cela de la part de la timide contractuelle qu’il croyait connaître. Il enveloppe la verge dans son mouchoir avant de refermer la braguette.

— Excusez-moi, je vais aux toilettes. Me pardonnez-vous de vous abandonner ?

— Je vous en prie.

Il fonce vers les cabinets réservés aux professeurs. Là, il déroule à moitié le rouleau de papier WC pour essuyer le slip maculé. Par chance le sperme n’a pas taché le pantalon. Il pourra sortir la tête haute.

Il ne revoit la jeune femme que deux jours plus tard. Elle tourne la tête quand il s’approche. Il s’étonne.

— Vous m’évitez ? Que vous ai-je fait ?

— J’ai peur que vous m’en vouliez.

— Vous en vouloir ? Loin de moi cette pensée !

Ils s’éloignent vers leur coin favori. Accoudés à la balustrade, ils contemplent sans les voir les élèves qui s’entraînent à la course.

— Vous savez…

— Que voulez-vous me dire ? encourage-t-il.

— Je m’excuse pour avant-hier. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Vous devez avoir une drôle opinion de moi !

Il pose la main sur celle de la jeune femme. Elle veut la retirer, il insiste.

— Vous aviez raison.

Elle tourne vers lui des yeux interrogateurs.

— C’est plus efficace qu’une douche froide.

— Oh ! Vous vous moquez de moi !

— Pas du tout, je suis sincère. C’est plus efficace et surtout plus, beaucoup plus, agréable.

— Vous ne m’en voulez pas ?

— De quoi ?

Elle sourit à son tour.

— Vous êtes rassurée ? demande-t-il.

— Oui, n’en parlons plus.

— C’est ce que vous souhaitez ?

— Ben puisque nous avons fait la paix…

— Parce que… Euh… Si d’aventure la situation se reproduisait…

— Que voulez-vous dire ?

— Euh… Si je sortais d’un cours un peu… Euh… Excité… Et que je devais… Euh…

— Arrêtez-moi si je me trompe. Ne seriez-vous pas entrain de me suggérer de recommencer dans le cas où vous craindriez ne pas être assez calmé pour assurer votre enseignement ?

— Je n’osais vous le demander.

— Ben vous êtes culotté vous !

L’éclat de son regard dément la sévérité de ses paroles. Il insiste.

— Croyez que c’est dans l’intérêt de mes élèves.

De nouveau elle lui lance un regard interrogateur.

— Oui, explique-t-il, je n’aurais plus la tentation de leur sauter dessus.

— Mais vous m’avez dit…

— Que je ne voulais pas détruire la confiance qu’elles ont en moi, mais saurai-je résister longtemps ?

Elle ne répond pas. Sa main tremble sous celle d’Alain. Il la porte à ses lèvres. Elle rougit mais s’éloigne sans un mot.

Le lendemain, dans la cour de récréation, elle remarque tout de suite son état d’excitation.

— Elles vous en ont fait voir n’est-ce pas ?

— Fais voir ? Vous ne pensez pas si bien décrire la situation ! Quelle petite dévergondée ! Jusqu’à la pointe des seins qu’elle m’a laissé admirer !

— Vous, vous avez besoin de mes services, n’est-ce pas ?

Sans attendre sa réponse elle lui prend la main pour l’attirer vers leur rambarde habituelle.

— Non, pas là !

Il l’entraîne dans un couloir sombre et ouvre un local éclairé par un vasistas.

— Ici nous serons tranquilles.

Il l’enlace. Elle se défend mollement.

— Comment voulez-vous que je vous calme si vous me tenez ainsi ?

— Ce n’est pas de votre main dont j’ai besoin.

Il ouvre le corsage de Marie, embrasse les seins à la limite de la dentelle du soutien-gorge.

— Aah !

La jeune femme cesse de se défendre. Il soulève la jupe, atteint la petite culotte qu’il fait glisser le long des cuisses. Elle recule le temps d’ôter le dessous encombrant pendant qu’il ouvre la ceinture de son pantalon qui glisse à mi-cuisses. Elle se réfugie dans ses bras. Il la pousse contre des cartons vides. Elle se suspend à son cou. Il pelote ses fesses d’une main pendant que de l’autre il dirige sa queue entre les cuisses. Elle soulève une jambe. Il tâtonne, trouve le bon orifice et s’enfonce d’un coup de rein.

— Aah !

— Ahh ! répond-elle en écho.

Les cartons les soutiennent. Ils halètent, soufflent, gémissent. Rien ne les arrête.

— Aaaah !

— Mmmmh !

La jouissance éclate simultanément qui les laisse hors d’haleine. Il se calme le premier. Contre lui la jeune femme tremble de tous ses membres. Il bécote son visage, assèche les larmes qui sourdent des paupières fermées. Sa bouche glisse sur la joue, les lèvres. Sa langue écarte les dents de Marie pour leur premier baiser.

Sans un mot ils se séparent. Ils se sourient, heureux de leur complicité amoureuse. Alain sort de sa poche des mouchoirs en papier, en extrait un et propose le paquet à Marie qui le prend en souriant. Par discrétion ils se retournent pour s’essuyer. Elle cherche son slip du regard. Alain plus vif s’en empare.

— S’il vous plaît, quémande-t-elle.

— Laissez-le moi en souvenir.

— Non, je vous en prie.

— Un bon mouvement.

— Non, c’est impossible.

— Pourquoi ?

— Vous ne vous rendez pas compte ? Si un élève s’en aperçoit, comment retrouver mon autorité ?

— Vous avez raison.

Il lui rend le dessous. Pendant qu’elle l’enfile, il jette un coup d’œil dans le couloir. Personne.

— Nous pouvons y aller.

De leur refuge, ils n’ont pas entendu la sonnerie de reprise des cours. Ils rejoignent en retard leurs classes respectives sous l’œil courroucé du censeur… »


C’est ainsi que tout a commencé entre lui et Marie. Au gré de l’humeur de la jeune femme, et du temps disponible dans les intercours, ils s’isolaient contre la rambarde pour une caresse manuelle ou dans le cagibi pour une étreinte complète. Ces passades rapides ne leur suffisaient pas. A la prière d’Alain, Marie s’est installée chez le professeur et ils se sont mariés dès les vacances suivantes. Un jour ils ont trouvé la porte de leur cagibi particulier fermé. Le local de remplacement découvert par Alain ne présentait pas les mêmes garanties de confidentialité. Loin d’exiger de son époux qu’il cesse son manège avec les élèves, Marie a privilégié les caresses en plein air, pour le décontracter disait-elle. Elle était devenue experte pour le soulager au vu de tous sans que personne ne devine leur occupation. Le soir à la maison elle réclamait la juste rétribution de ses services et plusieurs étreintes successives étaient nécessaires pour la satisfaire.

Pour ne pas s’éloigner de son époux, Marie refusait les promotions. Cela a nui à son avancement car elle conservait son statut précaire de contractuelle. Ce n’est qu’au bout de quatre années de mariage, que Alain par son entre-gens a obtenu l’intégration de la jeune femme dans la fonction publique sans l’obligation de changer de résidence. Mais à leur grand désespoir, la jeune femme n’a pas été nommée au lycée mais dans un collège proche. La mort dans l’âme ils ont accepté car on leur a fait comprendre en haut lieu que c’était la dernière chance pour Marie. Finies les caresses pendant les récréations sauf en de rares occasions lorsque leurs emplois du temps permettaient à l’un de rendre visite à l’autre pour une brève entrevue.

Leur éloignement est plus perturbant pour Alain que pour Marie. De savoir que sa femme le calmerait durant les intercours, l’avait dopé. Il se livrait sans restriction à la contemplation des tendres rondeurs de ses lycéennes. Celles-ci en rajoutaient, satisfaites de l’état dans lequel elles plongeaient leur professeur. Maintenant que Marie n’était plus là, comment retrouver la sérénité indispensable pour affronter une nouvelle fournée d’adolescentes ? Il lui fit part de son intention de décourager ses élèves pour qu’elles cessent leur manège ou au moins le réduisent. Marie l’en dissuada.


« - Elles ne comprendraient pas ton changement d’attitude. Et puis, je suis sûre que ces petites entorses à la morale participent au bon équilibre de tes classes.

— C’est dur tu sais de reprendre les cours maintenant. Tu me manques.

— Je serais toujours là pour toi le soir. Qu’est-ce que deux ou trois heures de patience ?

— Quand même !

— Allez ! Que diable ! Un peu de courage. Je suis sûre que tu y arriveras.

— Tu me laisseras pas tomber n’est-ce pas ?

— Mais non mon gros. »


Effectivement, il y arriva, mais pas sans mal. Certains soir, n’y pouvant plus, il fuyait dès la fin des cours rejoindre sa tendre épouse. Ils se jetaient dans les bras l’un de l’autre pour une étreinte torride avant même de se raconter les petites anecdotes de la journée…


A suivre…

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