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Alain, ancien professeur

Chapitre 5

Avec plusieurs hommes

DEUXIÈME PARTIE : LES LEÇONS PARTICULIÈRES


Mardi quatre heures. Alain prépare un emplacement pour travailler avec Manon. Où ? Le bureau ou la salle à manger ? Plutôt la salle à manger, ils auront plus de place sur la table pour étaler les documents. Pour éviter d’abîmer le bois, il le recouvre d’une toile cirée et d’une nappe blanche.

— Ah ! Elle aura peut-être soif !

Que lui offrir ? Café ? Thé ou une boisson froide non alcoolisée ? Il vaut mieux attendre sa venue. Elle choisira. En attendant, il se replonge dans le dernier cours de terminale qu’il a enseigné. Il a une réputation à soutenir et ne doit pas hésiter devant un problème !

Elle se présente à cinq heures sonnantes. Il est tout étonné de sa subite timidité. Dans ce nouvel environnement, ce n’est plus la jeune fille un peu arrogante qu’il a rencontré le dimanche précédent. Elle reste plantée dans l’entrée ses livres et cahiers sous le bras.

— Veux-tu te débarrasser ? Pose tes affaires sur le guéridon et donne-moi ta veste que je la suspende.

— Merci, murmure-t-elle en se laissant dépouiller du vêtement.

Dessous elle porte un chemisier juste assez translucide pour laisser deviner le soutien-gorge blanc. Une jupe plissée complète sa tenue.

— Allons dans la salle à manger. C’est plus commode pour travailler à deux.

Elle n’est pas contrariante.

— Où c’est ?

— La première porte à droite…


Peu à peu, encouragée par Alain à chaque bonne réponse, Manon se décontracte et suit avec applications. Au bout d’une heure, il décide qu’ils ont assez révisé pour la première fois. Il frotte ses tempes grisonnantes.

— On a bien travaillé n’est-ce pas ? S’inquiète la jeune fille.

— Dis donc, mademoiselle, tu n’as pas toujours bien écouté ton professeur n’est-ce pas ?

— Je ne comprends pas toujours ce que Cracra nous explique et il veut jamais répéter quand on lui demande.

— Bon, tu as quelques lacunes mais rien de grave. Nous allons corriger cela les prochaines leçons.

Manon s’étire faisant saillir sa poitrine. Subrepticement, elle défait deux boutons du corsage et surveille Alain du coin de l’œil. Il se laisse piéger et s’oublie dans la contemplation des rondeurs soulignées par le soutien-gorge. Il n’avait pas remarqué que celui-ci en forme de balconnet ne cache que le bas des mamelons jusqu’à l’aréole dont il devine la naissance au ras de la dentelle.

— C’est comme ça qu’elles faisaient ?

— Quoi ? Que veux… Euh… Je…

Il bafouille vexé de s’être laissé surprendre.

— Tu ne veux pas me répondre ?

— Ce n’est pas à moi de te l’indiquer.

— Allez, sois gentil.

— Interroge les redoublantes ! As-tu soif ? demande-t-il pour changer de conversation. Que veux-tu boire ?

— Qu’est-ce que t’as ?

— Froid ou chaud ?

— Froid s’il te plait.

— Orangina, Schweppes, jus de fruit ?

— Jus de pomme s’il y en a.

— Pas de problème.

Il se lève pour chercher la boisson et des verres. Manon n’a pas bougé offrant toujours sa poitrine aux regards. A son retour, elle fait semblant de s’apercevoir que son chemisier est déboutonné.

— Oh ! Pardon !

Elle fait mine de le refermer. Il sourit, pas dupe.

— Cela ne me dérangeait pas.

— Je peux rester comme ça alors ?

Sans attendre une réponse, elle ouvre deux boutons supplémentaires. Le tissu mal maintenu s’écarte et dévoile le soutien-gorge qui cache à peine les tétons. Ses yeux lancent un défi à Alain. Il soutient sans broncher son regard en lui tendant son verre, puis se détourne pour cacher un sourire…


Il est rassuré en raccompagnant Manon à la porte. Cette première leçon ne s’est pas mal déroulée. La jeune fille a joué de ses charmes, mais cela n’était-il pas prévisible ?

— A jeudi après-midi.

— Dis, est-ce que je peux venir vers quatre heures et demie ?

— Si tu veux. Tu pourras rejoindre plus tôt tes parents.

Elle ne le contredit pas, mais sa moue souriante en dit long sur ses intentions. Alain est préoccupé en refermant la porte. La jeune fille se ménage du temps à passer avec son professeur. Qu’a-t-elle derrière la tête ? Que Manon veuille le vamper à l’instar de ses anciennes élèves, c’est compréhensible, voire normal vu sa réputation. Le spectacle offert cet après-midi était charmant. Dans une salle de classe, en public il n’aurait rien à redire, au contraire. Mais là, le contexte n’est pas le même. Ils sont seuls dans l’appartement. Comment faire comprendre à la gamine qu’il ne faut pas aller trop loin ? Et que signifie « trop loin » pour une jeune fille majeure et vaccinée, et surtout déterminée ?


Il est fébrile le jeudi suivant en recouvrant la table de la salle à manger de la toile cirée. Il se doute que la jeune fille lui réserve une surprise, qu’aura-t-elle inventé ? La sonnerie de la porte d’entrée interrompt sa rêverie. Il se précipite et ouvre à son élève. Pleine d’assurance elle suspend sa veste au porte-manteau, pénètre dans la salle à manger et ouvre son porte-documents sur la table.

— On commence ?

Alain se secoue de la contemplation de la jeune fille.

— Oui, oui !

Ils travaillent d’arrache pied une bonne heure.

— As-tu bien compris ? interroge-t-il.

— Euh… Je pense.

— Je te propose à partir de la prochaine fois de t’interroger par quelques exercices en début de cours pour contrôler si tu as bien suivi et révisé les leçons précédentes.

— Si tu veux. Euh… J’y pense, j’ai deux bons copains qui aimeraient suivre eux aussi des cours. Tu veux bien qu’ils viennent ? Ils te paieront.

Alain hésite, puis réfléchit que la présence d’étranger empêchera la jeune fille d’être trop provocante.

— D’accord, amène-moi tes candidats. Bon, que dirais-tu d’une boisson avant de partir ?

— C’est pas de refus.

Elle n’a pas bougé quand il revient déposer deux verres remplis de jus d’orange sur une petite table dans la partie salon de la pièce.

— Viens ici, nous serons mieux pour boire, invite-t-il.

— Un instant. Tu pourrais m’expliquer ? Y-a quelque chose que je ne comprends pas bien.

Il s’approche sans méfiance et regarde par-dessus son épaule. Le choc ! Manon a déboutonné son chemisier. Elle ne porte pas de soutien-gorge et il peut voir jusqu’aux tétons qui poussent le tissu léger. Il avale sec.

— Que veux-tu me montrer ? Balbutie-t-il.

— C’est comme ça qu’elles faisaient, n’est-ce pas ?… Ne nie pas, je me suis renseignée !

Elle lève la figure vers l’homme qui la domine. Les pans du chemisier s’écartent. Alain tarde à réagir, fasciné par le spectacle d’une pointe de sein qui frotte contre le tissu. Tout à coup, elle prend sa main et la pose sur le mamelon. Il frémit au contact de la chair tendre. Manon guide la main pour un doux massage qu’il accompagne involontairement de caresses des doigts. Que c’est tendre une poitrine de jeune fille ! Ils restent ainsi plusieurs secondes. Elle interrompt la pression que sa main exerçait. Alain se traite de sale débauché mais n’a pas la force de se retirer. Pire, ses doigts se referment sur le tétin… Une main tâte la braguette de son pantalon. Cela le réveille. Il se redresse et pose les paumes sur les épaules de son élève.

— Viens boire, s’il te plait, la boisson va se réchauffer.

Elle se lève et se blottit contre lui. Elle lève des yeux inquiets.

— Je te plais pas ?

Il veut se dégager. Elle résiste. Elle se frotte contre lui. De sentir ce jeune corps le fait fléchir. Elle le sent.

— J’ai envie de faire l’amour avec toi.

Elle cherche à l’embrasser. Il détourne la tête.

— Tu veux pas me faire l’amour ?

Il est tout heureux de pouvoir refuser.

— Je ne peux pas.

— Avoue que tu préfères Isabelle.

— Que vas-tu imaginer ?

— Ne nie pas. Je vous ai vus vous embrasser quand t’es venu chez nous.

— Et alors ? Ta mère et moi sommes bons amis.

— C’était pas un baiser d’ami que vous échangiez. Avoue que vous vous êtes envoyés en l’air.

— Pas du tout. C’est avec ton père qu’elle a fait l’amour, pas avec moi. Je te répète, je ne peux pas.

— Comment tu peux pas ?

Ils sont toujours serrés l’un contre l’autre. Il se laisse aller à caresser la peau nue des épaules repoussant le chemisier.

— Tu prétends ne pas pouvoir baiser ?

— Quel langage dans la bouche d’une demoiselle !

— Laisse tes moqueries de coté, réponds-moi. Tu peux pas baiser ?

— Non.

— Je te crois pas.

— C’est pourtant la vérité.

— C’est faux ! Un jour je vous ai épié Maman et toi. Je vous ai vu dans sa chambre. Si vous faisiez pas l’amour, tous les deux nus sur le lit, c’était bien imité !

Il rougit. Cette gamine, car à l’époque c’était une gamine, qui les a surpris et qui n’en a rien dit !

— Alors, on ne réplique plus ?

— Je maintiens, je ne peux pas, pardon je ne peux PLUS faire l’amour, ni à toi, ni à ta mère ni à personne… Depuis la mort de ma femme.

Il la repousse doucement mais fermement. Le chemisier glisse sur les avants bras découvrant la poitrine juvénile. Il ne peut s’empêcher ses mains de caresser les globes tendres. Elle se jette à genoux et ouvre la ceinture.

— Tu ne me crois pas, n’est-ce pas ?

Sans répondre, elle ouvre la braguette. Il ne se dérobe pas. Il justifie sa passivité en se persuadant que tant qu’elle n’aura pas contrôlé par elle-même elle ne le laissera pas tranquille. Manon extrait le sexe mou.

— Tu es contente ? Tu as vu ? Bon, ben relève-toi.

Loin de lui obéir, elle décalotte la verge souple et la porte en bouche.

— Aah !

— Ça te plait hein ? lui lance-t-elle.

Elle reprend sa sucette. Alain est surpris par la brusque montée de la jouissance. Il veut s’écarter, n’en a pas le temps et libère quelques gouttes de sperme sur la langue qui le suce. Manon s’essuie les lèvres du revers de la main avant de se relever.

— Je savais bien que tu pouvais faire l’amour.

— Détrompe-toi. J’ai déchargé, oui, mais mon membre est resté mou comme tu as pu le constater. Trop mou pour une pénétration qui reste impossible.

Ils restent face à face. Lui, braguette ouvert, la verge pendant misérablement, elle les seins à l’air, intimidée après son coup de force. Il se réajuste et, après une dernière caresse sur les tétons, recouvre la jeune poitrine avec les pans du chemisier. Il la guide vers le canapé et lui tend un verre. Elle le porte en bouche et grimace.

— C’est tiède.

— Ta faute !… Bon, je vais chercher du jus de pomme frais…

A son grand soulagement, la jeune fille n’a pas bougé à son retour. Ils dégustent leur boisson en silence.

— Dis ? Tu m’en veux ? Interroge-t-elle un peu inquiète.

— Non, mais que cela ne se reproduise plus.

— Pourquoi ? J’ai bien aimé quand tu me caressais les seins, tu sais. Et toi ? Il m’a semblé que tu détestais pas que je te suce, pas vrai ?

Il lui sourit. Inutile de feindre.

— Alors ? Insiste-t-elle. C’est pas grave que tu fasses pas l’amour, tu sais. Je me contenterai de caresses.

— Que dirait ta mère, hein ? Que dirait-elle ? Elle ne te paye pas des leçons pour ça.

— Qu’a-t-elle à le savoir ?

Il devrait se récrier, lui faire honte de son comportement. Son silence est l’aveu de sa capitulation. Il la laissera agir à sa guise. Elle est majeure, se donne-t-il pour excuse. Pas depuis longtemps peut-être mais cela n’empêche pas d’être responsable de ses actes. Elle veut s’amuser en étudiant ? Et alors ? De toute façon avec lui cela ne peut aller très loin. Il la regarde rassembler ses affaires.

— Alors, à mardi ?

— C’est ça à mardi.

Tout à coup il repense aux copains de Manon. S’ils viennent, il ne sera pas question de caresses. Il soupire ne sachant si c’est un bien ou un mal.

— Tes copains viennent ?

— Sûrement.

Brusquement elle se jette à son cou et applique la bouche sur ses lèvres pour un rapide baiser, puis s’enfuit…

Il se félicite d’avoir refusé tant qu’il était en activité, de donner des leçons particulières. Comme aujourd’hui il n’aurait su résister à l’imagination fertile de ses élèves et sa carrière en aurait irrémédiablement souffert. Mais maintenant, il ne risque plus rien… Et Manon est si jolie…


Le samedi, il rencontre Isabelle et sa fille en ville. Après les embrassades d’usage, la jeune femme interroge Alain.

— Alors, comment se passent ces leçons ? Manon n’a rien voulu me révéler.

— Très bien.

— Oui, maman. Je suis bien contente, j’aime bien la manière dont Alain enseigne.

Il tousse dans son poing pour qu’on ne le voie pas rougir.

— A-t-elle des chances pour le bac ? poursuit Isabelle.

— Oui, oui. Elle a quelques lacunes mais nous les comblerons rapidement, n’est-ce pas Manon ?

— Euh… Nous avons le temps jusqu’au bac.

Elle ne tient pas à ce que les leçons terminent trop tôt !

— Tu as raison ma chérie. Tant qu’à prendre des cours que cela en vaille la peine. Dis, Alain ? Tu ne pourrais pas lui en donner plus ?

— Ce ne serait pas raisonnable. Les autres matières sont aussi importantes que les maths et ta fille doit avoir le temps de les réviser.

— Je m’incline. Euh… Tu ne veux pas venir demain ? On prépare un barbecue comme la semaine dernière.

— Non merci, je… Euh… Je suis pris chez des amis.

C’est inexact mais Alain ne se sent pas le courage d’affronter la mère et la fille ensemble.

— Je regrette, tant pis.

Ils s’embrassent sur le trottoir. En cachette d’Isabelle, Manon caresse la braguette. Alain rougit mais s’efforce de rester impassible… C’est dur…


Le mardi suivant, Alain met une rallonge à la table. Il faut de la place pour accueillir deux élèves supplémentaires. Il est étonné en la voyant arriver seule.

— Ils ne viennent pas tes copains ?

— Pas aujourd’hui, le jeudi seulement.

— Que les jeudis ? C’est gênant.

— Pourquoi gênant ?

Manon est étonnée. Cela l’arrange bien elle, d’avoir un jour son professeur à son entière disposition.

— Il me sera difficile de vous faire réviser les mêmes chapitres. Enfin tant pis, je me débrouillerai.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

— Ben je serai obligé de préparer deux cours au lieu d’un et deux séries d’exercices.

— Excuse-nous.

— Ce n’est rien ce n’est pas grave. Pose tes affaires et commençons.

Manon dispose son livre.

— Prend une feuille de papier.

— Pourquoi faire ?

— Je te fais faire quelques exercices pour savoir si tu n’as rien oublié depuis les leçons précédentes.

Manon ouvre son porte-documents et sort deux copies blanches. Elle suce son crayon l’air absorbé. Un sourire se dessine sur ses lèvres.

— Dis Alain ?

— Oui ?

— Tu vas me noter ?

— Non ce n’est pas la peine.

— J’ai une idée. Si je réponds bien, est-ce que je pourrai agir à ma guise à la fin de la leçon ?

Il sourit. Il se doute bien de la récompense qu’elle exigera.

— Crois-tu que cela te motivera ?

— J’en suis sûre.

— Pourquoi pas ? décide-t-il. Mais il ne faut pas que cela soit à sens unique. C’est moi qui ferai ce que je veux si tu réponds mal.

— D’accord !

Alain sort d’un sous-main les trois questions qu’il avait préparées.

— Allons-y ! déclare-t-il.

Il dicte les énoncés des trois exercices.

— A toi ! Tu as dix minutes pour répondre. Ce ne devrait pas te poser de problème puisque nous avons révisé cette partie du cours.

Il se lève et disparaît dans la cuisine. Manon le regarde partir avec un petit sourire. Elle a son idée pour forcer le destin…


Quand il revient, elle n’a rien écrit sur sa feuille.

— Qu’est-ce qui te prends ? interroge-t-il courroucé. Tu ne veux pas faire ces exercices ?

— Si mais… Euh… Je les comprends pas.

Il s’assied en colère.

— Tu te fiches de moi ! Dis-le si tu ne veux pas de mes leçons et on en reste là !

— Si, si ! J’ai besoin de tes leçons !

Il lui prend les mains et la regarde en face.

— Je sens qu’il faut mettre les choses au point. Tu espérais que j’en profiterai pour imaginer un petit intermède érotique en fin de cours n’est-ce pas ? Ne secoue pas la tête comme ça, je sais que j’ai raison. Et bien tu as tout faux ! Je ne dis pas que je n’y aurais pas pensé si tu n’avais pas fait l’imbécile, mais maintenant il n’en est plus question.

Manon baisse la tête confuse.

— Dorénavant, il faudra que tu répondes correctement à toutes les questions si tu veux gagner le droit de t’amuser.

— Oh ! C’est pas juste ! Et si je réponds bien à deux questions sur trois ?

— Trois sur trois, il ne fallait pas faire l’idiote ! Et aujourd’hui puisque tu déclares ne rien avoir retenu de la leçon précédente nous allons la refaire. Ouvre ton livre à la page…

La jeune fille mâtée s’empresse d’obéir. Elle redouble d’attention voulant se faire pardonner sa bévue. L’heure se passe sans encombre. Alain se lève.

— Termine ce petit exercice, je vais chercher à boire. Que veux-tu ? Jus de pomme ? Schweppes ? Coca-Cola ?

— Oui, Coca.

Pour lui il se prépare un pastis léger et dépose sur la petite table du salon les verres et la boite de Coca-Cola.

— As-tu terminé ?

— Oui… Euh… Je crois.

Il se penche sur son épaule et contrôle le travail.

— Oui… Oui… Oui… Oui. Tu vois quand tu veux.

— C’était facile.

— Pas plus facile que les exercices que soi-disant tu ne savais pas faire.

Elle baisse la tête sous la remontrance.

— Bon, n’en parlons plus. J’espère que ça te servira de leçon.

Il l’entraîne vers la partie salon. Ils s’installent face à face sur les canapés et sirotent leur boisson.

— J’ai pas droit à une petite caresse ? Implore Manon en reposant son verre vide.

Alain soupire. Il crève d’envie de tenir la jeune fille dans ses bras mais il se sent lié par la déclaration faite sous le coup de la colère.

— Non ! Quand tu auras répondu correctement aux trois questions que je poserai en début du cours tu pourras exiger ce que tu désires, pas avant.

— Tu regrettes, avoue !

— Je le nie pas, mais je resterai inflexible, prends-le comme une punition.

Une pensée inquiète Manon.

— Dis, tu me poseras pas de questions trop difficiles ?

— Je te promets que si tu m’écoutes avec attention, tu sauras répondre sans peine.

— Tu verras, je t’étonnerai.

— Cela me fera plaisir sois-en sûre.

Au moment du départ, il la repousse doucement lorsqu’elle veut lui offrir ses lèvres.

— A jeudi. Au fait comment s’appellent-ils tes copains ?

— Enzo et Lucas. Tu verras, ils sont très sympas.

— Je n’en doute pas puisque ce sont tes copains. L’important pour moi, c’est qu’ils étudient bien. A jeudi.

Il la pousse hors de l’appartement par les fesses.

— Bon, c’est pas tout, soliloque-t-il en refermant la porte, Il faut que je prépare une nouvelle cargaison d’exercice pour mademoiselle. Et puis non, pas jeudi prochain. Il faut que je teste au préalable les connaissances de mes deux nouveaux zouaves…


Le jeudi après-midi, Manon présente toute fière ses deux camarades de classe. Ils font bonne impression à leur professeur. En quelques coups de sonde, Alain découvre qu’ils sont tous trois d’un niveau comparable ce qui va lui faciliter la tâche. Inutile de préparer des cours différents pour chaque participant.

En fin de leçon, Manon aborde la question des exercices.

— Quels exercices ? S’inquiète Lucas le moins déluré des deux.

— Les trois exercices portant sur la leçon précédente qu’Alain nous demandera de faire en début de cours, explique-t-elle.

— Sur LES leçons précédentes, corrige Alain.

— Oui, et celui qui répond le mieux pourra faire ce qu’il veut avec les autres à la fin du cours.

Ça c’est Marion et pas lui qui le déclare, il pensait réserver aux seuls mardis la récompense prévue en cas de réussite, mais si les autres sont d’accord, pourquoi pas ! Ils sont majeurs et responsables de leurs actes.

— Ce qu’il veut ? interroge Enzo avec gourmandise.

— Oui, si cela reste dans des limites raisonnables, tempère Alain.

— Et en cas d’ex æquo ?

— Vous vous débrouillez entre vous.

— Qu’est-ce qui se passera si on répond bien à toutes les questions ? demande Lucas.

— Dans ce cas c’est Alain qui se met à notre disposition. S’exclame Manon.

Lui qui croyait échapper à l’imagination de la jeune fille en présence des garçons, est piégé. Mais que dire ? Il a autorisé le jeu. Il doit en supporter les conséquences.

— Euh… Seulement si tous les trois répondez sans faute.

Manon est déçue.

— Tous les trois ?

— Oui, tous les trois.

— Nous avons donc intérêt à bien réviser alors.

— Je ne te le fais pas dire. Bon, les enfants…

Il s’attire des sourires condescendants sur les lèvres de ces presque adultes.

— …Ramassez vos affaires et partez. Je dois sortir.

La porte refermée, il entend les trois jeunes gens discuter ferme en descendant l’escalier. Il est soucieux. Il se rend compte de son imprudence. Autoriser ces gamins en pleine croissance sexuelle à laisser libre cours à leur imagination ! Pourvu que son appartement ne devienne pas un baisodrome ! Il y veillera… Euh… Qu’adviendra-t-il s’il est le perdant ? Il n’a qu’à glisser un exercice difficile parmi les autres. Non ! Ce ne serait pas juste. Il soupire. Le métier de professeur particulier comporte d’étranges développements !


A suivre…

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