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Aller simple vers la docilité

Chapitre 1

SM / Fétichisme

Anais avait pris place dans le Bus 9 qui la déposerait juste à côté du centre commercial. Les soldes étaient d’actualité et personne n’est jamais assez satisfait de sa garde-robe. Connaissant par cœur cette ligne, elle était occupée à observer les gens qui montaient et descendaient de ce bus pour aller à leurs occupations. De plus, l’été ayant pointé son nez depuis une semaine à peine, les corps se dévoilaient et l’hiver était dorénavant bien oublié. Anais s’était elle-même fait jolie car elle aimait se sentir sexy et attirante.


Elle avait tout juste vingt ans. C’était une jeune femme ronde, pas forcément celle vers qui on se retourne. Elle avait cependant l’avantage d’avoir une poitrine imposante qu’elle savait mettre en valeur. Elle avait aujourd’hui choisi un t-shirt rouge décolleté qui laissé entrevoir le haut de sa poitrine. Son short noir tombant juste au-dessus de ses genoux et ses petits talons de la même couleur donnaient un bon ensemble. Maquillée légèrement autour des yeux, elle se sentait heureuse en ce jour. Les hommes, eux, n’étaient pas non plus en reste. Ils pouvaient enfin dévoiler la musculature sur laquelle ils avaient travaillé tout le restant de l’année.


Anais passa donc le trajet à observer, un peu rêveuse, les hommes qu’elles trouvaient mignons et physiquement jolis à regarder. Les réactions à son regard étaient variées, certains hommes détournant le regard, d’autres jouant avec elle sans jamais oser faire le premier pas. Elle était presque arrivée. Trois arrêts avant sa destination finale, elle vit monter un jeune homme qui attira de nouveau son attention. Un homme plutôt mignon, brun, fleuretant avec le mètre quatre-vingt-dix, physique élancé, venait de rentrer dans le bus. Anais lui aurait donné autour des vingt-cinq ans, peut-être moins. Elle était cependant sous le charme et sa barbe de quelques jours renforçait la virilité qu’il dégageait. Il prit place face à la porte de sortie, au milieu du bus, appuyé sur la rambarde.


Anais essaya de capter son regard. Elle aimait ressentir ce petit battement de cœur lorsqu’elle croise un homme inconnu du regard, ce petit moment où une sorte de petite tension sexuelle s’installe. Après tout, tout le monde a bien fantasmé sur une personne croisée dans la rue. Et l’inconnu était un ingrédient qu’elle avait toujours aimé. Toujours occupée à regarder ce beau garçon, celui-ci posa enfin son regard dans sa direction. Son expression de visage ne changea pas lorsqu’il croisa les yeux d’Anais, qui elle, eut l’impression de rougir légèrement. Ses petits yeux bruns qui semblaient plein de passion lui faisaient de l’effet et son cœur battait à présent un peu plus fort. Après quelques secondes, le jeune homme détourna le regard comme si de rien n’était.


Plongée dans ses pensées pendant encore quelques minutes, Anais sursauta lorsque la voix préenregistrée indiqua la proximité de son arrêt. Elle prit son sac à main d’une main et avança d’un pas mal assuré vers la porte de sortie. Elle s’arrêta devant la porte et le jeune homme, posé derrière elle, en profita pour contempler le physique d’Anais. La jupe qu’elle portait ne dévoilait pas trop ses formes mais le t-shirt, lui, les dessinait parfaitement.


Les portes s’ouvrèrent enfin. Anais quitta le bus et se dirigea vers le centre commercial, regorgeant de bonnes affaires. Alors qu’elle avait presque oublié ses petits jeux du regard tout le long du trajet, une voix la stoppa :

— Bonjour, quelle heure est-il, s’il te plait ? s’exprima le grand brun.

— Bonjour, il est… Il est 14h45. Répondit Anais après avoir cherché précipitamment son portable dans son sac.

— Tu vas faire les magasins ?

— Oui, oui…


Anais n’était pas de nature timide mais cet homme l’impressionnait réellement. Sa voix grave le rendait plus assuré qu’il ne l’était déjà. Elle était un peu stressé alors qu’il n’y avait pas lieu d’être mais elle n’arrivait pas vraiment à se détendre.


— Je suis venu te parler parce que le regard que tu m’as lancé avait surement un sens mais je ne suis pas certain de sa signification…


La jeune femme sentit son cœur s’accélérer jusqu’à une vitesse incroyable en quelques secondes. Et après avoir déglutit, elle put enfin s’exprimer :


— Il n’y avait pas de sens particulier. Je… Je passais juste mon temps à observer les gens.

— Je te plais ? rebondit directement le jeune homme sans prendre en compte l’explication d’Anais.

— Heu… non… enfin… Je-je suis désolé, mais vous me rendez un peu mal à l’aise.


Après un court silence, le jeune homme s’exprima :


— Je te trouve vraiment immature. J’ai bien vu que tu exprimais du désir mais tu n’as pas le courage de l’assumer. Je ne vais pas perdre mon temps plus longtemps. Voici mon numéro, si tu changes d’avis, tu sais quoi faire.

Le jeune homme eut le culot de déposer le numéro de téléphone avec lenteur dans le décolleté d’Anais qui regarda l’homme s’éloigner les jambes flageolantes.


Elle passa le restant de son après-midi à déambuler dans les magasins du centre commercial. Elle était encore sous le choc et se remémorait ses instants de peur combinés à une chaleur dans son ventre qu’elle n’arrivait pas à localiser précisément. Après deux heures passées à se remettre de ses émotions à Carrefour, Anais se dirigea vers la caisse avec un magazine féminin, histoire d’acheter quelque chose. Tant pis pour le shopping, elle y repassera dans les jours qui viennent.


La soirée passa à une vitesse folle. Anais était toujours plongée dans ses pensées et réfléchissait à ce qu’elle allait faire. Le numéro entre ses doigts, elle ne trouvait pas la solution. Elle n’avait qu’à jeter ce bout de papier et c’en était fini. Après tout, pour qui se prenait-il ? Etre mignon n’offre pas tous les droits. Il l’avait peut être impressionné mais il ne fallait pas se laisser faire comme ça. La jeune femme fit une boulette avec le numéro et le plaça dans sa corbeille.


— Fin de l’histoire. Pensa-t-elle avec un peu de soulagement.


Epuisée par ces péripéties, Anais se mit au lit et tenta de trouver le sommeil. Malgré sa fatigue, son esprit était toujours occupé à penser à ce grand sportif brun. Pourquoi cette obsession ? C’était encore tout frais, se dit Anais. Quelques jours et il n’y penserait plus. Il faut juste se calmer un petit peu. La jeune femme repensa alors au moment où il avait déposé ce bout de papier entre ses deux seins et le dos de sa longue main fine qui avait effleurait sa poitrine. Le cœur d’Anais reprit du service.


Elle passa sa main sous son short de pyjama et commença à stimuler le contour de son clitoris en repensant à ce moment. La chaleur qui se promenait innocemment dans son ventre prenait du sens. J’ai pris du plaisir à me faire dominer se dit-elle. Son mouvement de main s’excellera en conséquence tandis que sa main libre était occupée à caresser tour après tour ses deux seins imposants. Anais n’eut aucun mal à atteindre un orgasme intense.


Soulagée, elle resta quelque temps sur son lit avant de se lever et se diriger vers sa corbeille. Elle déchiffonna le papier, le fixa un instant et le plaça bien à plat sur son bureau. Elle reprit place dans son lit et s’endormit après quelques minutes.


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