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Alyssa au pays des harems

Chapitre 1

L'inscription

Divers

À la frontière du club X, les douaniers du Grand Modérateur autorisent les entrées et conduisent les expulsions. Ce jour-là, je me trouve devant le poste de contrôle, déterminée à pénétrer les lieux.


— Voilà mon passeport, monsieur l’agent.


Le garde me regarde avec de gros yeux ronds, puis répond :


— Mais vous êtes pas folle, vous, rangez-moi ça.


Je suis surprise. Comment cela, pas de passeport ? Était-il besoin, de surcroît, de m’insulter ?


— J’ai seulement besoin d’une adresse, madame.


Une adresse, très bien. Elle est sur mon passeport. Je n’ai qu’à lui pointer la page.


— Raaah, madame ! Je vous ai déjà dit de me ranger ça ! me crie le garde en se cachant les yeux. Fermez ce passeport tout de suite !


Cette fois, c’est moi qui fait de gros yeux ronds :


— Mais monsieur, mon adresse se trouve dans mon passeport !


Le garde rit.


— Elle est gonflée celle-là ! Comme si j’en avais quelque chose à faire de là où vous habitez !

— Vous m’avez bien demandé mon adresse ?

— Écoutez, madame, si vous continuez comme ça, je vais devoir vous faire partir. Vous n’imposerez votre identité à personne, ici.


Je commence à angoisser. Si je ne parviens pas à passer, je suis foutue.


— Je vous en prie ! Ma vie est menacée. On dit que vous accueillez tout le monde. J’ai vraiment besoin de votre hospitalité. Dites-moi seulement ce que je dois faire, je suis prête à tout !


Je me mets à genoux. Je suis en pleurs.


— Hum… Relevez-vous. C’est gênant. Si vous voulez faire une fellation à un homme en uniforme, c’est à l’intérieur, dans la forêt des obscénités. Je fais mon travail, ici, madame.


Pardon ?


— Bon, allez ! On ne va pas y passer la journée. Une suceuse de flics, c’est bien. Y’a toujours des amateurs. Donnez-moi une adresse et choisissez un pseudonyme. Nous vous enverrons alors votre code de confirmation.


Misère… c’est donc cela, l’hospitalité du club X. Une prostitution organisée de l’immigration. Plutôt mourir.


— Je regrette, je ne sucerais personne. Si c’est cela votre hospitalité, je n’en veux pas.


L’agent fronce les sourcils.


— J’ai décidément beaucoup de mal à vous comprendre, madame.


C’est le pompon ! Il n’y comprend rien, le bougre. Je ne sais plus quoi faire. J’abandonne.


— Écoutez, c’est vous qui avez rapproché votre bouche de mon entre-jambe, je… dit-il avant que je le coupe.

— J’ai quoi ?

— Enfin, madame ! On n’interrompt pas un agent ! N’avez vous donc aucun respect pour les forces de l’ordre, de là où vous venez ?


Je l’écoute parler, puisqu’apparemment, tout ce que je dirais sera retenu contre moi.


— Je comprends que vous êtes en capacité sociale réduite, dit-il avec un ton empathique. Ce n’est pas grave. Il y a aussi un public pour cela. Vous pourrez toujours faire du trash.


Je ne dis rien. J’ai le sentiment que si je reste seulement là sans rien dire, j’aurais plus vite des réponses à mes questions. Le douanier ne dit pourtant plus rien et après un long silence, je perçois même qu’il a peur. Peur ? De moi ? Elle est bonne, celle-là. Je n’ai plus rien à perdre. J’ai tenté toutes les options qui me semblaient prudentes. Au grand n’importe quoi, il n’y a plus qu’à réagir n’importe comment.


— Je suis Alyssa 1ère, grande reine-déesse de tu-hors-de-ma-vue, et j’exige un libre passage immédiat. Faites attention à ce que vous faites ou il vous en coûtera.

— Eh bien, voilà. Vous voyez que quand vous voulez, vous pouvez faire preuve d’imagination. C’est beaucoup trop long par contre. J’enregistre Alyssa I. Le reste, vous le raconterez à qui veut bien entendre ces sornettes, au domaine de Bienvenue. Adresse ?

— Euh… grand manoir de tu-hors-de-ma-vue.

— Un peu de sérieux, madame ! Une adresse valide ! Comment voulez-vous avoir votre code de confirmation, sinon ?

— Mais… je…

— Quoi ?

— Je n’ai que mon adresse personnelle. Et je ne peux pas m’y rendre. Je suis en danger dans mon pays.

— Oh ! Mais ce n’est rien, ça. Vous n’avez qu’à en créer une nouvelle.

— …

— Allez, madame. On perd du temps.

— Mais c’est ce que je viens de faire !

— Une adresse existante ! Eh bien, vous êtes vraiment très réduite, vous. Y’a des pervers qui vont adorer. TOI donner MOI emplacement TERRE, dit le douanier en faisant de grands gestes et en me regardant de haut.


Quel abruti ! J’explose :


— Ah ouais ?! Bon, bah, à mes pieds, ça ÊTRE bon emplacement TERRE ?

— Enfin ! Je m’excuse. Je n’avais pas saisi l’étendue de votre réduction. On va y arriver. OUI, moi CONTENT. Vous, ATTENDRE. CODE arriver à PIEDS.


Quoi ?! Je veux lui dire : m’appeler personne réduite pour éviter de dire handicapée mentale, n’est pas observer un plus grand respect, quand il se permet de parler ainsi avec autant de dédain et de mépris pour son interlocuteur, quel qu’il soit. Je garde cela pour moi, cependant. Je vais avoir mon code de confirmation. Je vais entrer au club d’X ? C’est vraiment réel ?


J’attends. Il ne se passe rien, bien-sûr, mais n’étant plus désespérée, je perds ma témérité et me contente de patienter, encore. Je ne voudrais pas me compromettre. Ma survie en dépend. Le temps est long. Le douanier ne fait rien. Absolument rien. Sa vie doit être un enfer.


Je m’assieds. Je pense au chemin parcouru pour me rendre ici. Je soupire. J’attends. C’est chiant. Puis, il se passe quelque chose. Une femme à vélo toute sourire, en ensemble jaune or et un sac sur le dos, vient vers moi. Je la regarde. Elle descend de son véhicule et enlève son sac.


— Excusez-moi, me dit-elle.

— Oui ? Me contenté-je de répondre, anticipant que je ne dois surtout pas chercher à anticiper ce qu’elle pourrait dire, vouloir dire et vouloir entendre.

— Pouvez-vous décaler vos pieds, s’il vous plaît ?


Je m’exécute, désabusée.


— Merci beaucoup ! me dit-elle

— De rien, répondis-je


La dame en jaune fait une moue de la bouche puis marque un instant d’arrêt. Oh, non. Qu’est-ce que j’ai dit encore ?


Je panique finalement pour rien. Ce n’est pas lié à moi. Elle a seulement du mal à ouvrir son sac à dos. La fermeture éclair de la poche semble bloquée. Je n’interviens pas. Je suis tétanisée. C’est très dur de n’avoir aucune idée des conséquences qu’auront vos actes.


— Et voilà ! dit-elle, toute joviale, retrouvant son sourire alors qu’elle a réussi à ouvrir son sac et en sort une enveloppe : mon code.


Je tends la main, impatiente.


— Bas les pattes ! Lance-t-elle en me donnant une petite tape sur les doigts, avant de poser la lettre là où j’avais mon pied avant qu’elle ne m’ai demandé de me décaler.


Elle s’en va. J’attends, de peur que saisir l’enveloppe trop tôt ne provoque l’apocalypse.


— C’est toujours comme ça que ça se passe ? Osé-je questionner le garde.

— Oui. Enfin, non. C’était bien trouvé le coup des pieds. Je vous ai sous-estimée.

— Comment ça ?

— Eh bien, d’habitude, les gens choisissent un point-relais anonyme, ils réservent une boîte postale et ils y font livrer le code de confirmation. Ils ne peuvent donc pas se permettre de rester là à attendre, comme vous. Le processus de livraison est bien plus long.

— Vous vous rendez compte que l’on aurait pu me donner la lettre en main propre, que ce serait revenu au même ?

— Vous dites n’importe-quoi ! L’adressage du code de confirmation est essentiel pour vérifier que vous n’êtes pas une machine.

— Hein ?!

— Réfléchissez un peu. Si vous pouvez créer une adresse et y recevoir du courrier, alors vous n’êtes pas une machine. Les machines ne sont pas admises ici, vous savez.

— Ah… mon adresse personnelle, mon identité et ma présence ici en chair et en os ne suffisaient pas ?

— Vous êtes quand même un phénomène ! Qui peut bien vouloir révéler son identité en venant à club X ? C’est bien la première fois que je vois ça.

— C’est interdit ?

— Euh… personne n’a jamais fait ça, vous n’alliez pas commencer.

— D’accord, on suit les coutumes, ici. Au moins une chose que je comprends, génial.

— Bon, allez, donnez-moi votre code de confirmation.


J’ouvre l’enveloppe et en sort un papier dont je lis le contenu à voix haute :


— Dkgihj3gkg77.

— Parfait. Vous pouvez entrer ! Voici votre badge.


J’exulte. J’ai réussi. Peu importe comment. Je m’apprête à traverser la frontière quand soudain, le garde me saisit par l’épaule et me dit :


— Pas si vite !


Je le regarde d’un air qui veut dire : quoi, encore ?


— Je dois vous donner la charte.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Ce sont les seules règles du club X. C’est très simple, vous allez voir.

— Oh, oui, cela en a l’air.


Bien-sûr, mon commentaire était ironique. Le garde me tend un petit cahier que je prends avec moi avant de, enfin, pouvoir traverser la frontière. Je marche un moment le long d’une petite route en terre. Je pousse un soupir de soulagement.


J’arrive devant le portail d’entrée du domaine de Bienvenue. Derrière ses grilles en métal se trouve un grand jardin où les nouveaux adhérents sont conviés à un barbecue avec les membres confirmés. Je n’invente rien. Sur un panneau en face de moi, un rectangle de bois peint imposant de deux mètres sur quatre, on peut lire en lettres noires sur fond blanc :


— Vous arrivez devant le portail d’entrée du domaine de Bienvenue. Derrière ses grilles en métal se trouve un grand jardin où les nouveaux adhérents sont conviés à un barbecue avec les membres confirmés.


Intéressant. Mais les grilles sont fermées. J’observe autour et je vois que, sur le mur latéral, une ouverture est creusée en forme de vagin.


C’est là que je réalise que mon “badge” est un pénis en pierre. D’ailleurs on peut y lire en lettres romaines :


— La moyenne ici.


Le pénis en pierre est particulièrement long et épais. Il doit faire dans les vingt centimètres sur huit, au moins. La moyenne, ouais, mais oui, bien-sûr. Bon, je suppose qu’il faut mettre la bite dans la chatte. Je soupire. Je vais bien devoir m’habituer à ce monde étrange. Je n’ai pas le choix.


Je met donc le pénis dans le vagin et mon badge se fait avaler. Quoi ?! Je panique à nouveau. Je fais comment maintenant ? Mais, j’ai pris peur trop vite. Les portes, apparemment automatiques, s’ouvrent devant moi. Je vais pouvoir me rendre au barbecue. Ça tombe bien, j’ai faim.

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