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Amazonie

Chapitre 8

Crimes au couvent

Divers

Comme toutes les religieuses, je devais périodiquement me confesser. Sur le fond, cela ne me posait pas de problème, même si ma croyance avait fortement évolué depuis mon séjour chez les amazones. Je concevais désormais l’exercice comme purement formel et me permettant de continuer à avoir la paix dans le système. Je disais donc au prêtre ce que j’avais envie de dire ou ce qu’il avait envie d’entendre, sans aller trop loin. Le Père Felipe Gonzalez était donc le confesseur attaché à notre couvent. Comme je l’avais pressenti lorsque la mère supérieure m’avait reçue dans son bureau et m’avait parlé de lui, je n’appréciai pas cette rencontre. Encore un homme qui profitait de sa position de mâle dominant pour asseoir son pouvoir patriarcal sur le groupe de femmes que nous étions. 

Une enquête interne me révéla rapidement qu’il manipulait certaines de nos sœurs à des fins sexuelles, profitant de leur manque d’éducation, de leur croyance aveugle dans la religion et dans la nécessité de pénitence dans un contexte de secret de la confession. L’absolution avait un prix et avec cet odieux individu, cela passait par l’acte sexuel à consentement forcé. J’étais révoltée. Je m’ouvris des résultats de mon enquête à Sœur Mercédès lors d’un de nos entretiens que nous faisions chaque semaine en tête à tête.

La mère supérieure m’avoua avoir des doutes à son sujet depuis longtemps, mais jusqu’ici, aucune des nonnes n’avait osé s’ouvrir à elle, sans doute à cause du secret de la confession. Le Père n’avait jamais rien tenté avec elle, privilégiant apparemment, comme mon enquête l’avait révélé, des sœurs ayant des faiblesses apparentes.

Je proposai à Sœur Mercédès qu’elle en parle à la hiérarchie de notre ordre, pour le faire remplacer. Sa réponse fut décevante, mais réaliste :


— Personne ne nous écoutera, l’Église est un système fermé, propice à la loi du silence. Et puis elle a été créée pour les hommes par les hommes. Nous les femmes religieuses, nous sommes une sous-catégorie, quasiment des esclaves. Il y a même des monastères où naissent des enfants.

— Ce n’est jamais arrivé ici, avec l’activité de ce prêtre ?

— Non, pas à ma connaissance.


Ce dernier point était assez mystérieux pour moi. Comment procédait-il ? Utilisait-il des plantes pour éviter la conception ? Y avait-il des avortements clandestins ? Avait-il des pratiques particulières ? Il fallait que j’en sache plus. Je proposai à Sœur Mercédès de poursuivre mon enquête et de lui en reparler dès que j’aurais de nouveaux éléments.

Il me fut assez facile de progresser. J’avais identifié en première phase de l’enquête une partie des victimes de ce prêtre prédateur, et non prédicateur, si je peux me permettre ce jeu de mot. Je me mis donc en observation discrète de la confession d’une des sœurs sous l’emprise du monstre. Je ne pus hélas rien entendre de ce qui se disait dans le confessionnal, preuve que le concept mis en place par l’Église marchait bien. Il faudrait un jour inventer de quoi entendre des conversations lointaines, me dis-je, cela serait pratique. Une fois le dialogue terminé, la sœur quitta le lieu, très rapidement suivie par le prêtre. Il se dirigèrent vers une salle proche de là et non occupée. Nous étions après Vêpres et les lieux étaient déserts. La salle où ils étaient entrés était grande avec un volume qui aurait fait penser qu’elle aurait pu avoir deux étages de plafond. J’avais de la chance, une coursive extérieure longeait celle-ci à l’étage supérieur et une petite fenêtre dans ce même couloir y donnait de la lumière le jour.


J’avais enlevé mes sandales pour ne pas faire de bruit et je pus en toute discrétion rejoindre la coursive pour voir ce qui se passait depuis la fenêtre en question.

Mon intuition avait été bonne. De mon point d’observation, je voyais les deux personnes en contrebas, les quatre bougies allumées m’offrant un éclairage suffisant. Le temps que j’arrive, le couple s’était déshabillé. La sœur était agenouillée en position de prière les mains jointes devant le prêtre. J’entendais leurs propos de manière claire :


— Ma sœur, voici le programme de votre pénitence pour ce soir.

— Oui, Mon Père.

— Vous commencerez par me lécher le sexe et les bourses, puis je vous prendrai par le con. Enfin, pour expier vos péchés, nous le ferons à la manière de Sodome pour que vous repentiez bien par la suite et exorcisiez la chose.

— J’accepte la pénitence, Mon Père.


Ainsi fut-il fait. Le prêtre approcha son sexe de la femme toujours agenouillée et lui ordonna de le prendre en bouche. Elle voulut s’aider de ses mains mais le prêtre la réprimanda sèchement lui imposant de les garder en position de prière. Il s’interrompit un instant pour aller lui placer une bougie dans le cul ou dans le con, je ne saurais dire vu la distance et l’éclairage. Il alluma la bâton de cire et, se replaçant devant elle, lui demanda de reprendre son ouvrage. Si le cierge était consacré, c’était carrément blasphématoire ! Il finit par jouir dans sa bouche et elle avala sa semence sans protester.

Vint ensuite le coït vaginal. Il avait tout d’abord retiré le cierge et l’avait éteint avant de lui donner à lécher l’endroit qui avait pénétré son intimité. Elle se mit à quatre pattes en attendant la pénétration. Je le vis alors sortir d’une besace un petit étui qui semblait assez souple et dont il recouvrit son membre encore bandé. Sans doute une vessie de porc, pensai-je, voilà qui expliquait en partie l’absence de conception. Ainsi équipé, le prêtre vint se placer derrière la femme et la prit sans ménagement pendant quelques temps avant de changer d’orifice. Après avoir bien limé sa partenaire, il finit par jouir dans son cul. 

La sœur se releva et le remercia pour cette pénitence. Ils sortirent chacun à leur tour de la pièce, la sœur en premier. Je redescendis rapidement de mon poste d’observation et arrivai à temps pour pouvoir suivre le prêtre à distance. Il se dirigeait alors vers la sortie du couvent. Alors qu’il s’éloignait dans la campagne sous la pleine lune, je conclus qu’il rentrait à son logement en ville.

Je trouvai une occasion le lendemain pour raconter en privé ces événements à la mère supérieure. Je n’avais pas l’intention de lui donner des détails scabreux, mais elle insista pour que je lui décrive la nature des actes.


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— Qu’allons nous faire, me demanda-t-elle ?

— Nous avons deux options, lui dis-je, ne rien faire ou le neutraliser.

— Le neutraliser ? Qu’est-ce à dire ?

— Ma mère, avez-vous parfois l’impression que la justice des hommes n’est pas une justice ?

— Certes, Ma Fille, mais il y a la justice de Dieu.

— Et si je vous disais que nous pourrions accélérer le passage de ce prêtre devant le tribunal de Dieu ?

— Vous voulez dire…

— Qu’il aura des comptes à rendre devant Saint-Pierre sous peu, si vous me l’autorisez.

— Mais vous parlez là de meurtre ?

— Vu l’étendue de ses crimes, je parlerais de rééquilibrage. Et puis nous sommes très largement en dessous du niveau de crime de l’Église à travers le monde, que ce soit aux Amériques ou ici avec la Sainte Inquisition.

— Vos arguments sont dignes des jésuites ou des dominicains, Ma Fille. Mais, admettons que je vous laisse faire et que nous soyons débarrassées de ce monstre, qui nous dit que le nouveau confesseur ne sera pas du même tonneau, voire pire ?

— C’est un risque à courir, mais il y aura un message quand ils trouveront le corps.

— Soit.



— Cela me laisse rêveuse, dit Mélanie. Elle va assassiner ce mec de sang froid ?

— Elle en paraît tout à fait capable, voyons la suite, lui répondis-je.


J’avais décidé de tuer le prêtre à la lune noire suivante, pour limiter le risque d’être vue. Je fabriquai également une tenue noire adaptée aux mouvements à partir de tissu utilisé pour les robes bénédictines. Pour la peau des mains et du visage, du charbon de bois ferait l’affaire, je nouerais aussi mes cheveux. Au cas où il y aurait enquête, la mère supérieure et moi aurions passé cette soirée à faire les comptes du monastère, c’était mon alibi. Mon plan était prêt.

Le soir dit, alors que le prêtre était surement en confession, je sortis discrètement du couvent dans ma tenue d’assassin. Je me cachai dans un bosquet en bordure du chemin menant à la ville, armée d’une dague. J’attendis une heure environ, je pense. L’homme marchait sur le chemin en sifflotant, visiblement content de lui. Je le laissai passer devant moi, surgis derrière lui, lui faisant une clef au bras d’une main et appliquant immédiatement la dague sur sa gorge. 


— Pas un cri, salopard, lui dis-je.

— Qu… Qu… Qui y êtes-vous ? Que voulez-vous ? J’ai… J’ai… J’ai de l’argent.

— Je suis le bras armé de la justice de Dieu. Je te souhaite un bon procès, dis-je sèchement.


Et sur ce propos, je l’emmenai dans le fourré pour lui trancher la gorge. Ce fut très facile, ma lame était très affûtée. Je soulevai ensuite sa soutane et lui tranchai ses attributs masculins que je fourrai ensuite dans sa bouche. Je pris sa bourse pour faire croire à un crime de rôdeur. Je rentrai ensuite au monastère. Personne ne me vit et je pus, après avoir récupéré ma robe de moniale dans la pièce où je m’étais changée avant de sortir, rapidement rejoindre le bureau de la mère supérieure où elle m’attendait pour faire les comptes. Ce point avait été évoqué, à savoir que nous allions les faire ce soir-là, avec les cheffes de service lors de la dernière réunion du chapitre. Elles pourraient témoigner le cas échéant.

Sœur Mercédès m’attendait, anxieuse.


— C’est fait, lui dis-je.


Elle voulut me serrer dans ses bras.


— Attendez, lui dis-je, je veux pas que vous ayez des traces de charbon de bois sur vous ou sur vos habits. Je dois brûler mes vêtements et me laver pour effacer toute trace. 


Par chance, le temps était froid et il était normal que nous ayons fait du feu, le bureau ayant une cheminée. J’enlevai mes vêtements, sans réaliser que je me trouvais ainsi nue devant la mère supérieure. Sur mes consignes, elle avait apporté une bassine et de quoi me laver. Je me savonnai le visage et les mains pour éliminer le charbon de bois, lavai aussi ma dague. Après que je me fus essuyée, Sœur Mercédès vint vers moi :


— Merci Sœur Jéromine, merci pour tout. J’ai trouvé ce soir sœur Dolorès en pleurs après sa confession. Je crois que nous, enfin vous, avez fait ce qu’il fallait.

— Ma mère, dis-je gagnée par l’émotion, c’est la première personne que je tue de sang-froid…

— Oh, Ma fille… Dieu vous vienne en aide.


Et elle s’approcha de moi, m’enlaça. J’étais nue et elle en robe. Nos bouches se rencontrèrent, nous nous embrassâmes un long moment. Je sentis ses mains parcourir mon corps et m’abandonnai naturellement à ses caresses. Je lui dis alors :


— Ma Mère, faisons d’abord les comptes, nous continuerons après…

— D’accord, Jéromine, faisons cela. 

— Ma mère ?

— Appelle-moi Mercédès quand nous sommes seules et tutoie-moi.

— Bien… Mercédès.


Les comptes furent finalement plus rapides à faire que prévu. Nous prétendrions naturellement le contraire si on venait à nous poser des questions. Nous ajoutâmes le contenu de la bourse du prêtre à nos revenus, augmentant artificiellement le nombre de légumes vendus. Personne ne verrait rien. Cela dit, la somme était conséquente, ce ne serait que justice pour le couvent.

La cellule de Mercédès était contiguë au bureau et avait deux portes, l’une ouvrant sur le couloir, l’autre communicant avec lui. C’était donc pratique pour nous ce soir-là et pour les nombreux autres qui suivirent. Nous commençâmes par faire l’amour sur le tapis devant la cheminée, où se consumaient lentement les restes de ma tenue d’assassin. Puis nous allâmes sur sa couche dans sa cellule où nous nous aimâmes le reste de la nuit. C’est ainsi que Mercédès et moi devînmes amantes, pour notre plus grand bonheur. Mercédès m’avoua toujours avoir eu un penchant pour les femmes, même si elle avait rarement connu des étreintes féminines, par prudence. Elle n’avait non plus jamais connu d’homme, leur corps poilus et leur brutalité lui faisant horreur.

J’étais heureuse que Mercédès et moi développions cette relation. Nous pûmes à partir de ce soir-là profiter souvent de nos corps et je crois que cela fit aussi grandir nos âmes.


— Je n’en reviens pas, fit Mélanie, elle assassine le prêtre sans vergogne et après cela elle fait l’amour avec la mère supérieure.

— Du grand art. Digne d’un film noir. Cela dit, il l’a bien cherché, le prêtre.

— Tu deviendrais féministe, toi ?

— Qui sait, à ton contact…

— Même pas en rêve, Alex, même pas en rêve !

— Je sais.


(à suivre)

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