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Amazonie 2

Chapitre 9

Merci Jéromine

Travesti / Trans

Mélanie raconte :


Arthur et Julio, ou plutôt Julia, avaient demandé aux autorités brésiliennes des autorisations de survol en hélicoptère depuis la Guyane, avec posé à Manaus. Le médecin espagnol avait jugé préférable qu’Alex, vu son état, soit hélitreuillée en civière depuis un hélico en stationnaire au-dessus des pyramides, plutôt que convoyée en 4x4 à travers la forêt. Lia avait été rapidement sur place au village des amazones, ayant put se poser en hélicoptère au milieu du village car il n’y avait pas d’arbres. Elle était ensuite partie à pied aux pyramides avec la tribu pour nous attendre. Nous descendrions aussi avec des filins, alors que des 4x4 arriveraient par la piste à travers la forêt en vue de notre retour. Par chance, Lia s’était mise au portugais depuis le début du problème d’Alex et elle pouvait maintenant communiquer sommairement avec la tribu. Je fis le voyage de Paris en Guyane avec Arthur, où nous embarquâmes dans un avion militaire qui nous emmena à Manaus.


Arthur et moi dûmes changer de tenue, il valait mieux des vêtements de terrain pour l’hélitreuillage à venir. Nous retrouvâmes Julia et Manola à Manaus sur le tarmac. Nous nous serrâmes dans les bras les uns les autres. C’était peut-être la dernière chance de sauver Alex. Julia était elle aussi habillée en tenue militaire, en combinaison de vol qui moulait bien ses formes féminines. Manola en portait une aussi. Nous embarquâmes tous dans un gros hélicoptère de l’armée espagnole, où nous retrouvâmes à bord Felipe, le médecin. Alex était couchée sur une civière, toujours perfusée. Il nous rassura sur son état, disant que le vol depuis Madrid ne semblait pas l’avoir affectée. Nous serions aux pyramides en fin d’après-midi.


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Raquel/Alex raconte :


Cela faisait trois semaines que nous étions en forêt. Ma barbe ne poussait plus. Je masquai tant que je pouvais mes seins maintenant bien développés en enroulant un linge autour de ma poitrine. Mon sexe d’homme était devenu ridiculement petit. Nous avions croisé des villages dévastés où la population avait été massacrée, les corps abandonnés pourrissaient dans une odeur insoutenable. Jéromine nous avait demandé de l’aider à les enterrer et elle fit une prière dans une langue que j’avais entendue chez les indiens. Un autre jour, Jéromine venait d’avoir une conversation avec la population d’un village indigène, déguisée en amazone. Isabella l’avait accompagné, elle aussi avec la même apparence. Quasiment nues, je pus voir combien elles étaient de belles femmes, bientôt je serais complètement comme elles. De retour du village, notre cheffe nous dit que les rebelles s’étaient établis à un jour de marche d’ici, dans un lieu où se trouvaient des pyramides.


Nous passerions la nuit ici, puis partirions le lendemain matin pour arriver là-bas une fois la nuit tombée.

Nous nous mîmes en observation à distance pour ne pas être repérés. Il devait y avoir une centaine de rebelles. Quand ils furent proches d’aller se coucher, nous commençâmes par éliminer à la sarbacane ceux qui s’éloignaient un peu trop de leur campement pour aller faire leurs besoins. Puis les arcs entrèrent en action pour éliminer à distance les sentinelles. Enfin nous pénétrâmes le site des pyramides et tuèrent la majeure partie des rebelles pendant leur sommeil en les transperçant de nos épées. Puis ce fut le corps à corps avec eux qui avaient pu se réveiller. Nous perdîmes quatre hommes de notre commando avant que le combat ne finisse. Isabella était légèrement blessée pour sa part. Seuls Jéromine, Marquez, Gonzalez et moi étions indemnes. Nous étions couverts de sang. Nous avions bien sûr achevé les blessés ennemis.


Jéromine demanda que nous nettoyons le site des cadavres des rebelles. Nous fîmes un grand tas de corps à l’extérieur du site puis les brulèrent.


Quelques temps plus tard, Jéromine me prit à part pour me parler. Elle me dit que les pyramides étaient un lieu consacré à la Déesse de la forêt et que c’était ici que les amazones transformaient les garçons en fille. Je lui communiquai l’état de ma transformation. Elle me dit que j’étais prêt. Elle m’indiqua comment prier la Déesse et que la nuit étant passée, je serai probablement le lendemain une vraie femme.


J’invoquai la Déesse pendant une heure environ, puis le sommeil eut raison de moi.


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Mélanie raconte :


Le pilote nous signala que nous approchions des coordonnées des pyramides et nous ne les vîmes qu’en arrivant à leur verticale, tant la forêt était dense et haute autour. Il stabilisa la machine au-dessus du couvert végétal et des pyramides. Nous ouvrîmes la grande porte latérale pour nous préparer à notre descente et celle de la civière. Il y avait du monde en bas, Lia et les amazones. Julia et Arthur descendirent en premier, accrochés au treuil l’un contre l’autre. Puis le médecin accrocha le câble du treuil à la civière et pivota celle-ci dans le vide. Il avait laissé la perfusion en fonction. La descente de la civière fut faite avec une extrême précaution. Lia, Arthur et Julia la réceptionnèrent et libérèrent le câble. C’était à notre tour, le médecin, Manola et moi de descendre. Nous fûmes bientôt tous en bas. L’hélicoptère repartit, la forêt retrouva son calme.


Le médecin s’affairait autour d’Alex. Lia me prit dans ses bras et me dit que tout allait bien se passer et qu’Alex allait revenir. J’éclatai en sanglots. Les amazones vinrent elles aussi me réconforter. Julia, Manola et Arthur firent de même. Celle qui semblait être la chamane des amazones expliqua en portugais ce que nous devions faire. Je devais rester près d’Alex et tenir sa tête entre mes mains pendant le rituel. Les autres se mettraient tous en cercle et les amazones prieraient dans la langue de la forêt, les occidentaux devant se concentrer sur l’esprit d’Alex ou sur toute divinité en laquelle ils croyaient.


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Raquel/Alex raconte :


Je m’étais éveillée le matin avec une impression de plénitude. Ma main explora mon bas-ventre, ce qui restait de mon sexe masculin avait disparu. Je devais être une femme, enfin ! Merci jéromine, merci la Déesse, c’était merveilleux !


C’est alors que j’entendis Gonzalez vociférer contre moi. Je levai les yeux et le vis pointer un pistolet sur moi et un autre sur Jéromine. Il était hystérique, disant que j’étais une femme, que c’était une diablerie, que nous étions dirigés par une femme qu’elle était une sorcière, une hérétique, une apostate. Il dit qu’il allait nous tuer. Isabella, qui était blessée voulut se lever. Il la traita de pute et il lui dit qu’elle y passerait aussi. Pour lui les femmes étaient toutes des créatures du Diable dont le but était de faire perdre leurs âmes aux hommes. Il doutait d’ailleurs que nous en ayons une. Il se mettait dans les mains de Dieu et du Christ. Il ne supportait pas que les femmes aient des postes de responsabilité dans le Service. Il ne l’avait pas rejoint pour ça. Pour peu nous serions les égales des hommes et ce contrairement à la volonté divine. Il dit que la Sainte Église était là pour nous guider et éviter un monde apocalyptique.


Il regrettait que son frère, inquisiteur, ne soit pas là car il aurait eu plaisir à nous tourmenter pour nous faire avouer nos crimes.


L’heure était grave. Marquez fit mine de bouger et il fut mis en joue par le forcené qui le menaça verbalement. Jéromine demanda à Gonzalez de se calmer. C’est alors qu’un énorme serpent s’approcha de son mollet et y planta ses crocs. L’homme mourut instantanément. Nous nous nous levâmes, le serpent avait disparu, comme par enchantement.


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Mélanie raconte :


Le rituel commença. Le chant était beau. Je tenais dans mes mains la tête d’Alex. Je pleurais son nom. C’est alors que tout devint noir et quand la lumière revint j’étais au même endroit, au milieu des pyramides. Il y avait à côté de moi un groupe de personnes, des occidentaux habillés en lambeaux d’uniformes espagnols, parmi lesquels trois femmes et cinq hommes. Un des hommes semblait mort, trois étaient blessés ainsi qu’une jeune femme. Les deux autres femmes avaient environ la quarantaine. J’eus un flash, j’étais dans le souvenir de Pedro/Raquel au moment où Gonzalez est tué par le serpent envoyé par la Déesse. Personne ne me voyait, normal puisque j’étais dans un souvenir, je n’étais pas physiquement dans cette époque, enfin a priori. Je m’adressai à celle qui devait être Raquel :


— Alexandra, je sais que tu es là. Sors de la tête de Raquel.


Celle qui ne s’appelait pas encore Raquel ne semblait toujours pas me voir ni m’entendre. Je me voyais certes en incarnation physique dans la scène mais j’étais invisible pour les autres.


— Alex, je t’en prie, pour l’amour de la Déesse, reviens avec moi, rentre avec moi. Tes filles t’attendent, tes amis t’attendent. Nous avons besoin de toi, nous t’aimons. Ta place n’est pas ici, ce n’est pas le passé, ce n’est qu’un souvenir de Raquel.


Raquel se tourna vers moi, les autres semblaient figés.


— Mélanie, c’est toi ?

— Oui, Alex, comme Orphée je suis descendue aux enfers pour te chercher, mon Eurydice.

— Oh, Mélanie, j’étais perdue…

— Prends ma main, mon amour. Laisse Raquel et ses souvenirs.


Tout devint noir autour de moi


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Alexandra raconte.


J’ouvris les yeux, je voyais à l’envers au dessus de mes yeux le visage de Mélanie plein de larmes. Elle me souriait. J’entendais autour de moi des chants dans la langue de la forêt. Ils se turent pour être remplacés par une immense clameur. La bouche de Mélanie vint à ma rencontre pour un baiser.

Elle se retira et je vis à un homme qui était là sur le côté. Il me dit dans un français tinté d’accent espagnol être le docteur Felipe Cortez et qu’il s’occupait de moi depuis le début. Il contrôla ma perfusion, prit mon pouls puis ma tension. Il se leva. Lia, le directeur, Manola et une femme vinrent me saluer à leur tour, prenant ma main. Lia et Manola m’embrassèrent sur le front. Je réalisai que j’étais revenue. Mélanie m’avait ramené. Je me souvenais de tout. J’essayai de parler :


— C… C… Combien de temps ?

— Presque un mois, dit Mélanie.

— Un mois ? Si longtemps ? Je…

— Ne dis rien, tu dois te reposer, tu es encore très faible.


Le docteur confirma d’un hochement de tête. Il ajouta :


— Il faut rester ici deux ou trois jours avant de repartir. De toute manière les véhicules ne sont pas arrivés, ils ne seront là que dans deux jours.


Je m’endormis rapidement, sous les yeux du médecin et de Mélanie.


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Lia raconte.


Mélanie avait réussi. Nous avions tous pleuré de joie, le directeur aussi. Les amazones resteraient avec nous jusqu’à notre départ. Les véhicules terrestres s’était mis en route dès mon arrivée au village et j’avais eu confirmation de leur arrivée dans deux jours. Nous avions des vivres pour nourrir tout le monde. Je vis Manola parler longuement aux membres de la tribu, elle donnait l’impression d’être en famille. Elle nous expliqua qu’il y aurait une grande cérémonie ce soir pour remercier la Déesse. Ce serait aussi l’occasion de la fin de transformation de Julia. Le directeur me prit à part.


— Merci Lia, votre rôle a été capital.

— Le vôtre aussi, colonel.

— Appelle-moi Arthur, Lia et tutoie-moi, nous sommes frère et sœur d’armes après tout, c’est sans doute l’opération où j’ai le plus pleuré.

— Merci Arthur, ce que tu dis me touche beaucoup.


Nous nous reposâmes tous et toutes en vue de la soirée. En fait les deux seuls hommes présents étaient Arthur et Felipe. On prépara une soupe pour Alex, le médecin estimait qu’elle pourrait commencer le soir à s’alimenter par voie normale mais qu’elle devait se contenter de liquide pendant quelques jours. La nuit tombée, les amazones avaient allumé des torches. Il y eut de très beaux chants. Alex était en position assise et regagnait des forces à vue d’œil. Elle parla à la chamane et celle-ci revint avec des plantes qu’elle lui donna et qu’elle commença à mâcher.

Vers minuit, je vis Julia endormie contre un arbre. Je m’endormis moi aussi.


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Alexandra raconte.


Nous étions le matin suivant mon retour. J’avais réussi à me lever et à tenir debout. J’eus droit de nouveau à une tisane et et à une soupe.

J’avais eu une conversation mentale avec la Déesse qui avait elle aussi pleuré de joie de me retrouver. Je revenais de loin, de très loin. Mon esprit s’était totalement fondu à celui de Pedro/Raquel dès le début du dernier épisode d’exploration de souvenir, je n’aurais jamais dû le faire compte tenu de mon état de fatigue d’alors. Il y avait cependant plusieurs bénéfices d’avoir séjourné aussi longtemps dans ces souvenirs : j’avais vécu une partie de sa vie, mais j’avais maintenant l’ensemble des souvenirs de Raquel. C’était comme si, en-dehors de la connexion « temps réel » des expériences, mon long séjour dans son souvenir avait téléchargé le reste de ses souvenirs, y compris ceux que je n’avais pas « vécus ». Je me souvenais de tout, y compris des mots clés et des phrases clé utilisées pour l’encodage des documents. J’étais à même de tout déchiffrer, et facilement. Tous, Mélanie, Lia, Julia, Manola et Arthur m’avait demandé de ne plus jamais faire ce que j’avais fait.


J’en convenais ! Et dire que c’était ma fille qui avait trouvé la solution, par un canal dont j’avais du mal à comprendre la provenance. Sans doute l’inconscient de la forêt. Je pensai : MERCI JÉROMINE. Le plus drôle était que ce « Merci jéromine » faisait aussi partie des expressions clés utilisées pour le codage !


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Épilogue :


Tous les documents furent décodés. Ils étaient en espagnol. Certains racontaient les souvenirs que j’ai vécus. D’autres étaient des compte-rendus de mission, que ce soient celles de Raquel, Isabella, Jéromine ou d’autres agents. Tous ne feraient pas l’objet de publications, loin de là. Même si notre cercle s’était élargi, le secret du site des pyramides était encore et toujours préservé. Nous avions modifié notre protocole pour transformer nos agents. Nous le ferions désormais avec l’aide de la tribu des amazones. Julia et Manola étaient très heureuses, Mélanie et moi aussi. Nous avions retrouvé une relation normale avec Circé, qui s’en voulait toujours cependant de m’avoir presque perdue dans les souvenirs de Raquel.


À propos de ces derniers, j’avais relevé des passages étranges dans les documents décodés qui lui étaient personnels : elle mentionnait plusieurs fois l’impression d’avoir eu dans sa tête la présence d’une autre personne. C’était impossible, je n’avais fait qu’explorer des souvenirs du passé, ou alors le temps n’était pas linéaire et le présent, le passé et le futur pouvaient-ils exister simultanément ? Je n’aurais donc pas seulement vécu des souvenirs, mais vécu réellement dans le passé. Que se serait-il passé si j’avais interféré avec mon hôte, risquant de modifier le cours de l’histoire ? Cette pensée me terrifiait. Un autre fait troublant : Raquel avait eu un enfant avec Gabriel Marquez, une fille qu’ils avaient appelée Alexandra…


FIN de la série « Amazonie 2 »


Alexandra, Mélanie et leurs amis reviendront dans d’autres aventures.

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