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Aminata, esclave au temps de la colonie

Chapitre 1

Trash

Tam-tam-tam-tam-tam-tam.


Perdu au fin fond de la forêt et malgré le fait qu’il était en train de chasser, Keita entendit le son du tam-tam au village. Il savait parfaitement ce que cela signifiait. À chaque fois que le son du tam-tam résonnait six fois à travers la savane, c’était le signe que l’une des femmes du roi venait d’accoucher.


Kéïta eut beau essayer de se rappeler, il ne put se souvenir du nom de la dernière conquête royale. Il abandonna et se résolut à rentrer bredouille de la chasse comme les trois jours précédents. Il imaginait déjà la réaction de sa femme Aminata. Cette dernière piquait une crise à chaque fois que son homme rentrait sans gibier. Après tout, elle avait raison de s’énerver : le roi Soundjata avait décidé que la tribu vivrait uniquement du produit de la chasse durant cet été. Tout ça parce que son devin, Dibaki, avait proclamé que les dieux lui était apparus en rêve et qu’ils lui avaient dit que s’ils entreprenaient une autre activité que la chasse, leur village serait rasé de la savane.


Dibaki, le bras droit du roi, était un vieillard à la barbe blanche dont le dos usé ne pouvait plus le porter. Soundjata lui faisait aveuglément confiance car tout le monde savait que Dibaki était un messager des dieux.


Mais Kéïta ne croyait pas aux dieux ; il croyait que l’homme est seul maître de son destin et que nulle force surnaturelle ne pouvait le détourner du chemin tracé par sa volonté. Alors, affrontant la menace faite par Dibaka, il cueillit des fruits qu’il mit dans son panier d’osier. Il ne voulait pas que sa femme souffre de la faim. Après tout, pour un homme qui ne croit pas aux dieux ce n’était rien. Avant de rentrer au village, Kéïta s’assit sur une souche d’arbre et commença à réfléchir au sens de sa vie. Ses réflexions prenait souvent quelques dizaines de minutes.


Pendant qu’il philosophait dans la forêt, là-bas au village il se passait des choses dont toute la sagesse de Kéïta ne pourrait jamais deviner ni expliquer.


Assis à califourchon sur le roi Soundjata, Aminata, la femme de Kéïta allait et venait, procurant au roi ce plaisir divin qu’il venait chercher à chaque fois que son homme allait chasser dans la forêt. Elle haletait sur la longue bite du souverain. Ses seins étaient ballottés de bas en haut tandis qu’elle se faisait ramoner la chatte comme d’habitude. Le roi ne la ménageait pas et continuait à la baiser de plus en plus brutalement. Il caressa la chevelure de la déesse à la peau d’ébène qui le chevauchait et finit par se lâcher dans un long râle de plaisir.


Elle se leva tandis que son roi s’allongea complètement sur le lit, admirant cette beauté noire qui déambulait sous ses yeux. Aminata était la preuve vivante que la création n’était pas le fruit du hasard, mais bien qu’il y avait là une touche d’architecture surnaturelle. Ses cheveux noirs tombait le long de son dos pour aller finir leur chemin à la naissance de ses fesses voluptueuses. Quand à ses seins, on aurait les aurait crus sculptés par les dieux en personne. Cette femme avait quelque chose dont le roi ne pouvait se passer.


— Kéïta ne devrait plus tarder ; tu dois t’en aller.


Il se mit debout, nu comme un ver et observa la femme qui se trouvait en face de lui.


— Je n’ai pas peur de Kéïta. Je suis le roi, après tout.

— Je sais, Soundjata, mais c’est mon homme. Et malgré tout ce qu’il s’est passé entre nous ces dernières semaines je ne voudrais pas qu’il pense que je suis une mauvaise épouse. Et en plus l’une de tes femmes vient d’accoucher.

— Mais je pense que...


Tam-tam-tam-tam-tam-tam-tam-tam.


Huit coup de tam-tam : le signe que le village était attaqué. Le roi ramassa sa djellaba et se hâta de sortir de la modeste cabane.


Le spectacle qui s’offrit à lui était indescriptible. Les hommes hurlaient, les femmes et les enfants couraient dans tous les sens tandis que les piques perçaient les corps, faisant couler le sang africain sur le sol de la savane.


Il s’agissait du village voisin. Cette attaque surprise avait pris le village au dépourvu. Les guerriers n’avaient pas eu le temps de se défendre et périssaient en grand nombre. Les plus robustes étaient fait prisonniers.


Le roi se mit à genoux et enfonça ses deux mains dans la terre. Le village était perdu.


************


La route qui menait au village était calme et isolée ; les rares personnes qui l’empruntaient étaient les chasseurs de la tribu. Donc il était impossible à Kéïta de savoir ce qui s’était passé au village. Il marchait avec désinvolture tout en philosophant intérieurement. Son panier rempli de fruits, il riait de la prophétie de Dibaka. Il leva les yeux vers la forêt que l’on disait être le domaine des dieux. Un rire émana de sa gorge et il hurla :


— Cette fois j’ai gagné ! Vous n’êtes rien : l’homme triomphera toujours des dieux ! Maudite prophétie, maudit soit le vieux Dibaka!


Il continua son chemin, non sans s’être arrêté sous un figuier afin d’en recueillir quelques fruits dans son panier. Après s’être assis quelques instants pour philosopher à nouveau, il prit enfin la résolution de rentrer au village.


************


Dès qu’il eut franchi la lisière de la forêt, Kéïta sentit que quelque chose n’allait pas. D’habitude, lorsqu’un chasseur rentrait de la chasse, une dizaine d’enfants du village venaient le rencontrer dans l’espoir d’obtenir de lui un peu de gibier qu’ils iraient manger dans les bois, loin du village. Kéïta ne s’en inquiéta pas ; il se dit que peut-être le roi Soundjata organisait un rituel en l’honneur des dieux, d’où l’absence de sentinelles aux portes du village.


Une fois entré au village, il découvrit un spectacle des plus macabres. De nombreux guerriers étaient sur le sol, morts. Les femmes et les enfants n’avaient pas été épargnés. Il paraissait évident qu’il n’y avait plus âme qui vive au village. Kéïta se mit les deux mains sur la tête et hurla.


Lorsque l’homme se sent attaqué, son premier instinct s’avère parfois être la fuite. Mais lorsque cet individu a des êtres chers, sa survie devient secondaire et il se préoccupe d’abord d’eux. Kéïta faisait partie de la première catégorie. Il prit ses jambes à son cou et commença à détaler vers la forêt comme un lapin lorsqu’une voix qu’il connaissait très bien l’interpella :


— Kéïïïta…


La voix de Dibaka était celui d’un mourant, le vieillard s’était battu avec honneur et courage mais n’avait rien pu faire car les assaillants étaient en supériorité numérique. L’effet de surprise aidant, un véritable massacre avait été opéré à l’encontre de ce village noir comme la couleur de la peau des assaillants. Leurs armes étaient bien plus puissantes que celles des guerriers du village. Dibaka avait déjà vu ce genre d’arme sur la côte au mains des Blancs.


Lors de l’attaque il avait certes combattu avec honneur ; mais, blessé, il avait dû se réfugier dans une case en priant les dieux qu’on ne le retrouve pas. Ses prières avaient été exaucées. Hasard ou volonté des dieux, Dibaka était toujours vivant. Bien qu’en train d’agoniser, le vieillard avait concentré ses dernières forces pour crier le nom de Kéïta lorsqu’il l’avait vu arriver au village.


— Dibaka, que nous est-il arrivé ?

— … tribu voisine, arriva à prononcer difficilement le mourant.

— Parle, Dibaka, essaye de faire un effort. Ma femme est-elle vivante ?

— Oui, articula t-il. Tu dois, aïe, la retrouver, Kéïta. Sinon elle sera…

— Sinon elle sera quoi? demanda Kéïta en saisissant le prêtre.

— … elle sera, commença t-il ; elle sera… vendue.


Kéïta recula et se laissa tomber sur le sol d’où coulait de minces filets de sang. Ainsi la tribu voisine avait attaqué la sienne, il eut envie de s’asseoir pour philosopher un peu sur la situation, mais sa femme était captive et il allait devoir essayer à tout prix de la récupérer. Il avait entendu parler du traitement que les Blancs réservaient aux femmes noires sur la côte.


Il entreprit de relever le vieil homme, mais celui-ci était déjà mort.

Kéïta était seul.

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