Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 3 833 fois
  • 68 J'aime
  • 3 Commentaires

Amitié détournée

Chapitre 2

Journal de Manon - Soirée cinéma

Erotique

2 Journal de Manon - Soirée cinéma


M’installer à Bordeaux, c’était l’occasion de profiter d’une piscine privée, ajoutée au plaisir non négligeable de changer un peu d’air. L’angoisse de passer mes nuits seule dans une grande maison à l’écart pendant deux semaines ne m’était pas apparue tout de suite ; ce constat s’imposa sur place. Je comprenais mieux le soulagement de maman en découvrant ma volonté de partir avec Camille, son enthousiasme à se porter garante du sérieux de ma meilleure pote auprès de sa sœur.

Tata, avec son âme d’artiste excentrique, aurait accepté de toute façon. Sitôt maman partie mardi au milieu de la matinée, sa priorité fut de se mettre à poil, pour « un dernier bain-de-soleil avant la verte Irlande » selon ses propres mots. Une épaisse haie de thuyas artificiels protégeait le jardin des regards indiscrets, aucun immeuble dans le quartier ne pouvait servir de poste d’observation ; seule, j’aurais sans doute adhéré à la philosophie, mais pas question de froisser Camille. Déjà que j’avais eu chaud la semaine dernière.

– Vous devriez en profiter, les filles, je ne suis pas votre mère. Et même si je l’étais, je vous encouragerai.

La légèreté d’Alice ressemblait à une bravade, ou pire, à une incitation à la débauche. D’accord, elle était encore bien foutue à quarante ans passés, et puis il n’y avait aucun mal à pratiquer le naturisme chez soi à l’abri des indiscrétions. Sauf que là, c’était sous notre regard à nous, j’aurais aimé le savoir, au moins pour prévenir Camille au lieu de la mettre devant le fait accompli. Heureusement, la copine ne paraissait pas trop ébranlée, au contraire, la situation l’amusait.

Détendue, tata s’allongea dans un transat face à la table où on était assises. On aurait dit qu’elle voulait nous faire admirer ses seins lourds aux tétons gonflés dans les larges aréoles brunes, son ventre restait plat malgré quelques bourrelets à la taille. Les cuisses, largement écartées, par négligence ou intentionnellement, laissaient voir la fente épilée sous la toison sombre du pubis. Aux sourires qu’elle lançait à ma copine, il était difficile de croire à la thèse de l’étourderie.

Je plongeai dans la piscine afin d’y dissimuler un trouble naissant, Camille me suivit aussitôt. On nagea un moment côte à côte une brasse lente, sans rien dire ; l’osmose se passait de paroles superflues, l’univers se réduisait à nous, indissociables immergées dans l’élément liquide. Pourtant, j’aurais juré que son regard se portait régulièrement sur ma tante quand on passait devant. Holà ! Je devais arrêter à tout prix de divaguer avant que ma pote ait des soupçons sur mon état mental.


Sitôt Alice partie en fin d’après-midi, l’ambiance passa de bucolique à électrique, on avait besoin de lâcher un peu prise après vingt-quatre heures à jouer le rôle épuisant de jeunes filles responsables capables de garder une maison. Il n’était pas question de faire n’importe quoi, seulement de retrouver une certaine exubérance naturelle qui nourrissait nos rapports. Notre première décision fut de nous taper une bonne bière dans la cuisine à vitesse rapide, puis une seconde dans le jardin ; ça allait mieux.

Camille fit le tour d’un regard circulaire pour s’assurer de la disposition des lieux ; la barrière de fausse végétation hermétique, la piscine restait invisible de la haute palissade qui servait de grille d’entrée. Il aurait fallu un drone ou un satellite pour nous observer, je ne voyais guère l’intérêt d’une surveillance aussi poussée. Mon téléphone portable en mode vibreur se manifesta sur la table protégée du soleil par un grand parasol carré, le message succinct de maman exigea une réponse encore plus laconique.

– Ma mère vient d’arriver à Paris, elle nous embrasse.

Silencieuse, Camille me gratifia d’un sourire éloquent qui traduisait son plaisir d’être ici en ma compagnie, joie éminemment partagée tant on était inséparables depuis quatre ans maintenant. Enfin, ça en ferait quatre début septembre puisque la première rencontre remontait à la rentrée au lycée Joliot-Curie. La blondeur des cheveux mi-longs ondulés, les yeux bleu gris, le visage poupon, les formes généreuses, on aurait dit Louane dans « The Voice », avec une voix un peu plus grave.

Je programmai une playlist musicale sur l’ordi portable quand Camille fit tomber le haut de son maillot de bain, les petits seins pointèrent. L’attitude pouvait inspirer une vague remarque amusée de copine à copine, il aurait fallu pour ça oublier les paillettes qui striaient les grands yeux bleus d’éclairs dorés. Elle voulait que je la regarde dans son numéro de strip-teaseuse improvisé. Y avait-il un lien avec l’histoire de la semaine passée ? Ultime provocation, le slip rejoignit le soutien-gorge sur l’herbe.

Le bronzage faisait ressortir sa blondeur naturelle. Ma pote, à l’image de nombreux Parisiens, avait l’habitude de s’exposer aux rayons du soleil sur la minuscule terrasse de son appartement, protégée des indiscrétions du voisinage par une brise vue de toile ; je la jalousais parfois un peu de ne pouvoir en faire autant, un des arguments qui m’avaient poussée à abandonner la maison de plain-pied sans cour ni jardin des parents pour un séjour longue durée dans ce cadre enchanteur.

Camille, désireuse d’abuser de ma naïveté, entreprit de me libérer de mon maillot de bain. À un tel niveau de « Merde ! Comment je dois interpréter ce geste. », la sonnerie du téléphone aurait été salutaire. On avait l’habitude de se mettre à poil dans la salle de bain ou dans la chambre, de se taquiner au sujet de notre physique, pourtant, jamais je n’avais été confrontée à une ambiance aussi chargée, au point de rester les bras ballants, bouche bée. Elle m’entraîna par la main dans la piscine.


Ma copine s’esclaffa en tirant ses cheveux trempés en arrière ; heureusement, l’envie de provocation n’avait pas résisté au plongeon dans l’eau, l’atmosphère redevint un peu plus respirable.

– J’ai toujours rêvé de faire ça, gloussa-t-elle, satisfaite.

On nagea deux longueurs, puis Camille s’extirpa de la piscine à la force des bras avec une grâce athlétique, le marchepied était plus pratique pour moi. Je m’agenouillai près d’elle, allongée sur un drap de bain. Le soleil sur le corps trempé faisait ressortir la blondeur du sillon duveteux très fin que j’avais laissé entre les seins jusqu’au nombril profond en forme de ballon de rugby. Non seulement la belle bronzait davantage que moi, en plus son système pileux était plutôt développé, une blonde véritable avec les particularités physiques d’une brune.

Après avoir piqué l’épilateur à lumière pulsée de sa mère, et bien lu les précautions d’utilisation, chacune s’était occupée d’arranger l’autre selon sa fantaisie. Trois séances, chacune effectuée à deux semaines d’intervalle, lui avaient suffi sur moi ; il m’en avait fallu quatre plus une autre après deux mois pour venir à bout des poils disgracieux aux aines et entre les fesses ; enfin, j’avais pris un malin plaisir à débroussailler sa touffe à grands coups de ciseaux. D’ailleurs, cette tâche m’était encore dévolue.

Nous occuper l’une de l’autre renforçait nos liens, nous procurait du pur bonheur. O. K., ça me donnait parfois envie de pousser notre relation un peu plus loin, juste pour essayer ; j’étais humaine, et Camille devait bien y penser aussi de temps en temps vu la platitude de nos vies amoureuses. On m’accusait souvent d’adopter le comportement d’une gosse capricieuse, mais j’avais 18 ans, mes envies étaient aussi naturelles que les leurs, faire « la chose » toute seule était de plus en plus frustrant.

La semaine dernière au retour de la fête, dans la pénombre de la chambre, ça avait été un sacré coup de chaleur ; la voir étendue presque nue le dos tourné, juste vêtue de sa petite culotte, avait réveillé un vieux démon en moi. Mon amie donnait l’impression en public d’aimer être seule ; pourtant, je sentais bien au fil de ses confidences qu’elle avait envie de connaître le grand frisson autrement. Je n’en pouvais plus de la regarder souffrir sans rien faire.

À peine sèche, Camille estima le moment venu de pimenter un peu la journée passée à ne rien faire, une exception dans le quotidien mouvementé de deux jeunes Parisiennes. Douche rapide à deux, short et tee-shirt pour chacune, puis on gagna l’abribus de l’autre côté de la rue, ma copine avait envie d’une petite balade en centre-ville. J’avais évoqué les nombreuses distractions offertes à Bordeaux après la fermeture des magasins dans ma précipitation à la faire venir ; elle m’avait entendue.


En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

Kebab accompagné d’une barquette de frites et d’un coca avant de rentrer à pied, on avait connu des plus des débuts de soirée plus exaltés en quatre ans. La tranquillité se laissait apprécier. Cette forme de sérénité symbolisait de mieux en mieux notre relation quand on parvenait à échapper aux regards des autres, c’était peut-être ça évoluer. Je ne craignais pas de me montrer adulte près de Camille, au contraire, sa force de caractère bousculait la mienne. On arriva bras dessus bras dessous à 21 heures.

L’été offrait aux chaînes télévisées l’opportunité de faire de grosses économies grâce à la rediffusion de rediffusions de programmes insipides, un repoussoir pour deux nanas avides d’originalité. Heureusement, près de la télé, la collection de DVD triés par ordre alphabétique sur les étagères d’une vidéothèque permettait d’espérer une soirée cinéma. J’attaquai les recherches par le haut, Camille par le bas ; ce serait bien le diable si on ne trouvait pas un sujet intéressant parmi la bonne centaine de jaquettes.

– C’est quoi, ça ?

La copine examina les deux boîtiers récupérés sur la dernière étagère, qui avaient échappé au classement alphabétique.

– Dis, ta tante Alice ne s’intéresse pas seulement aux comédies romantiques à l’eau de rose, elle cache bien son jeu. « Below Her Mouth », je ne le connais pas celui-là.

J’oubliais « La vie d’Adèle », Palme d’or en 2013 à Cannes, la deuxième jaquette poussait la provocation un cran au-dessus.

– Moi non plus. Interdit aux moins de 18 ans, rien que ça.

On se concerta un instant du regard. J’avais déjà maté des films de cul, avec ou sans lesbiennes, aucun ne m’avait excitée, toutes les scènes se ressemblaient, sans parler des envolées lyriques délirantes des actrices dont la qualité principale était de mettre leurs cordes vocales à l’honneur. Au dernier moment, Camille inséra « La vie d’Adèle » dans le lecteur DVD, elle se dédouana d’un sourire.

– Avec toutes ces récompenses, c’est au moins du cinéma de qualité.

On s’installa dans le canapé, curieuses.


– Alors ? soupira ma pote à la fin du film.

Je n’aurais pas voulu faire partie du jury, j’avais eu du mal à garder mes mains à plat sur le canapé. Camille aussi apparemment, et ce n’était pas la scène hétéro qui la mettait dans cet état, moi non plus d’ailleurs, l’emmerdement d’Adèle Exarchopoulos pendant qu’un mec la tirait pourrissait l’érotisme de la situation ; le metteur en scène aurait pu nous épargner le spectacle d’une queue bandée. Par contre, quand elle se gouinait avec Léa Seydoux, j’avais ressenti des démangeaisons un peu partout.

– C’était chaud.

– Ouais. Tu crois que c’est pareil entre nanas dans la vraie vie ?

– Comment je le saurais !

Oh putain ! Ce film m’avait vraiment mis la tête à l’envers, au point de me montrer désagréable avec la seule personne qui comptait dans ma vie. Je lui souris.

– Quand tu vois les vois faire, t’as envie d’y croire.

– Les mecs peuvent aller se rhabiller, pouffa la copine pour se donner de l’air.

La fraîcheur ne se décidait pas encore à investir la maison, je pris sur moi de ranger le DVD puis de nettoyer la table basse des cadavres de canettes de jus de fruits.

– Va te pieuter, j’aurai vite fait.

Rien ne pressait en fait, sauf de ne plus me confronter au regard brillant de Camille aussi émoustillée que moi. Voir du porno côte à côte nous faisait rire d’habitude, jamais un film ne nous avait mises dans un pareil état, au point d’avoir peur de nos réactions vis-à-vis de l’autre. Ma complice se rangea à la décision, j’observai avec une pointe de regret son joli cul moulé dans le short s’éloigner. Elle laissa la porte de la salle de bain ouverte. Invitation ou envie de profiter d’un courant d’air bienvenu ?

Je l’avais rejointe avant qu’elle eût fini de se brosser les dents ; trois minutes après, on se déshabillait le dos tourné, mieux valait éviter tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la provocation. Il était urgent d’enfiler les tee-shirts en guise de vêtements de nuit, je savais que j’allais me masturber à un moment ou à un autre, elle aussi ; pourtant, aucune ne prendrait le risque de se caresser devant l’autre. Au retour, Camille m’obligea à stopper près de la baie vitrée dans le salon.

– On est connes quand même, un bain de minuit dans la piscine avec cette chaleur, ça doit être le pied. T’en penses quoi ?

Avec nos nerfs à fleur de peau, ma pote ne me laisserait jamais dormir avant d’avoir évacué toute cette tension. Alors un plongeon en guise de douche froide, c’était peut-être la solution, au moins pour repousser l’instant de nous allonger l’une près de l’autre, en plus la piscine illuminée de nuit valait le coup d’œil. J’appuyai au hasard sur les différents interrupteurs jusqu’à obtenir l’effet voulu, certaine de détourner l’attention de Camille. Les guirlandes éclaboussèrent le jardin de touches vertes, rouges et jaunes.


On roula sur le lit en riant, persuadées que nos tee-shirts sècheraient vite sous l’effet de la chaleur ; il y avait longtemps qu’on n’avait pas chahuté ainsi, sans craindre d’être dérangées, ça faisait du bien de ne pas entendre dire que ce comportement était dépassé à 18 ans. Comme si on en avait quelque chose à faire de leur morale ! Le plus important était d’entretenir notre amitié, peu importaient les moyens employés.

Je me retrouvai vite sur le dessus sans trop d’efforts, à califourchon sur Camille dont la taille se trouva enserrée entre mes cuisses. Mon regard s’attacha un peu trop aux seins moulés par le tissu trempé, les tétons pointaient dans les aréoles roses en transparence. La vision fantasmatique fit ressurgir mon excitation.

– Ça va, tu te rinces bien l’œil ? pouffa-t-elle d’un rire forcé.

La remarque n’avait rien d’un reproche, au contraire, c’était un encouragement, on s’excitait l’une l’autre sans l’avouer. Je caressai les seins par-dessus le tee-shirt, Camille se pâma dans un soupir, le regard brûlant d’une fièvre que je ne lui connaissais pas.

– Attends, gronda-t-elle avant de se contorsionner, ce sera meilleur à poil.

Son enthousiasme m’emporta, les vêtements passèrent par-dessus les têtes pour voler à travers la chambre. Jusqu’où étions-nous prêtes à aller ? J’espérais le plus loin possible. Camille s’installa près de moi au pied du lit face à la psyché de l’armoire, puis elle ouvrit son minou de manière à ne rien me cacher de l’intérieur. La vue des chairs roses ajouta aussitôt à ma fébrilité.

– Fais voir le tien.

Ce n’était pas la réaction attendue, mais j’accédai à la demande, persuadée de trouver du plaisir à jouer selon les règles établies par ma meilleure amie. Partager avec elle une petite masturbation qui se voulait d’habitude solitaire m’émoustillait. Camille, le regard rivé à notre reflet, commença à se caresser sans détour. On avait perdu trop de temps, je l’imitai, certaine qu’elle allait y voir un encouragement.

Désireuse de ne pas vouloir me faire voler un instant aussi précieux, je pris le risque de remplacer ses doigts par les miens. Camille gronda, heureuse de mon initiative, elle en avait envie autant que moi, la sincérité de son abandon me survolta. Pourtant, pas question de la satisfaire par des attouchements superficiels comme la dernière fois, j’investis le vagin déjà lubrifié, prêt à m’accueillir.

Ses doigts trouvèrent mon minou en réponse, la déflagration fut immédiate, violente. Secret désir de mimétisme ou peur partagée de la frustration, on accéléra le va-et-vient ensemble. C’était à laquelle arracherait le plus de gémissements à l’autre, laquelle ferait jouir l’autre en premier. Alors, au comble de l’improvisation, je me penchai pour poser mes lèvres sur les siennes.

L’embrasser, ça paraissait tellement évident dans notre élan partagé, j’avais envie de plus qu’une simple branlette entre copines, de la sentir s’abandonner. Camille répondit au-delà de mes attentes, sa main libre s’égara sur mes seins, elle pinça mes tétons entre ses doigts. C’était délicieux, inattendu, j’aurais voulu lui offrir un véritable baiser au lieu de fouiller maladroitement sa bouche avec ma langue ; malheureusement, je n’étais pas très douée dans le domaine amoureux.

Mon plaisir arriva en premier, tout en douceur, un long vol plané dans une dimension parallèle, bientôt suivi des contractions vaginales de Camille autour de mes doigts. Elle hoqueta dans ma bouche, le souffle court, les yeux perdus dans les miens. Jamais je ne l’avais vue aussi belle, désirable.

Diffuse en direct !
Regarder son live