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L'amour en milieu rural

Chapitre 1

Hétéro

C’est dans un petit chemin bordé d’arbre, le long d’un cours d’eau en pleine campagne, que marche Katherine Marchand, présentatrice de l’émission à succès « L’amour en milieu rural ». Cette émission tente chaque année de faire en sorte qu’une douzaine d’agriculteurs environ rencontrent l’amour. Suite à une saison qui a encore rencontré le succès, cette charmante présentatrice s’apprête à revenir sur certains agriculteurs des saisons précédentes.


« Bonsoir à tous. Comme chaque année, nous vous avons fait suivre les aventures amoureuses de nos agriculteurs en quête de l’âme-sœur. Parmi ces idylles, de belles histoires dont certaines se sont conclues par un mariage et même par la naissance d’un enfant.

Nous allons ce soir retrouver les agriculteurs de la saison dernière dont vous avez suivi les rêves d’amour et les désirs de vie à deux. Que sont ils devenus ? Ont-ils trouvé l’amour ? Comment ont évolué leurs relations ? Tant de questions auxquelles je vous propose d’avoir la réponse, ce soir. »


Après un court intermède musical, on retrouve l’animatrice, sur une route de campagne, longeant un champ.


« Souvenez-vous de Patrick. Ce sympathique et débonnaire lorrain, agriculteur bio de 41 ans nous avait émus par sa timidité et son rêve de fonder la famille dont il avait toujours rêvé. Après le speed dating, il avait convié Jennifer, une jolie blonde citadine célibataire de 25 ans et Carole, 35 ans maman d’une petite fille de 6 ans. C’est au bout de quelques jours à la ferme qu’une attirance pour Jennifer se fit sentir. Ce qui a obligé Carole à partir, estimant ne plus rien avoir à faire chez lui. Après un week-end des plus torrides chez sa douce et tendre, c’est lors d’un séjour en amoureux que leur relation pris fin aussi brutalement qu’elle avait commencé. C’est démoralisé que nous l’avions revu au bilan. Aujourd’hui nous le retrouvons pour savoir où il en est dans sa vie amoureuse ».


L’animatrice s’approcha d’un bâtiment ressemblant à une grange, d’où s’échappait le son d’un Patrick sifflotant un air joyeux. L’agriculteur était un homme de forte corpulence. Ancien Rugbyman aux épaules carrées, Il arborait avec fierté ses bacchantes dont il était fier et qu’il taillait chaque jour avec soin.


— Bonjour Patrick.

— Ah ! Salut Katherine. Ça va ? Fais gaffe ou tu marches …. Raté ! Bah tant pis.

— Oui J’en ai partout. Ce n’est pas grave. Ça porte bonheur comme on dit. Alors là c’est ton élevage de lapins ?

— Oui c’est là que j’ai installé mes clapiers.

— Ça va, tu t’en sors tout seul ? Entre tes lapins, tes vaches et tes champs ?

— Oui, pas de problème. …. D’autant que beaucoup de choses ont changé en un an.

— Ah ! Tu vas nous raconter ça.


Le duo se dirigea vers le pommier en dessous duquel ils s’étaient rencontrés le premier jour.


— Alors dis-nous. Avec le recul, comment tu as vécu ton aventure ?

— Bah ….Bien sauf pour le dénouement.

— C’est vrai que lors du bilan t’était au 36ème dessous.

— Ouais, elle m’avait bien mené en bateau, la garce.

— Tu ne peux pas dire ça.

— Ah bah si. Que ce soit sur les réseaux sociaux ou même dans la rue. Tout le monde me le disait.

— Faisons un petit rappel des faits. Tu étais un de ceux qui avaient le moins de courrier.

— Oui j’avais reçu …. sept lettres.

— Ce n’est pas beaucoup.

— Non, du coup comme on pouvait en sélectionner dix au maximum pour le speed dating, je ne me suis pas cassé la tête. Je les ai toute conviées. Mais il n’y en a que quatre qui sont venues.

— Je me souviens, Tu t’étais fait beau. T’avais un blouson en cuir, un pantalon repassé, un pull col en V par-dessus une chemise blanche.

— Oui. Jusqu’au dernier moment j’hésitais à sortir la cravate et puis je l’ai mise quand même pour l’occasion. J’avais aussi mon béret porte bonheur, celui que mon grand père m’avait donné.

— Alors je me souviens que tu m’avais dit, lors de ton portrait, que tu ne voulais pas « d’une seconde main ».

— Oui je ne voulais pas d’une femme ayant déjà des enfants. Je me suis aperçu, après coup, que j’ai été très con.

— Tu as quand même sélectionné Carole ….

— Bah sur les quatre qui étaient venues, hormis Jennifer qui n’avait pas d’enfant, les deux autres en avaient plusieurs. Et puis, elle me paraissait avoir toutes les qualités …. Seul défaut que je lui trouvais à l’époque : sa fille.

— Donc en gros t’as choisi celle qui n’en avait pas et celle qui en avait le moins ?

— Non le physique a joué aussi.

— Le physique, parlons en. Honnêtement Jennifer, elle brillait plus par sa plastique refaite que par sa culture.

— C’est clair. Elle n’avait pas inventé l’eau chaude.

Pour la suite du bilan, ils se sont déplacés dans la maison et assis à la table où les attendait un bon café.

— Alors le début du séjour, raconte nous.

— Jennifer est arrivée la première. Carole ne pouvant venir que le lendemain à cause d’un problème de garde pour sa fille.

— Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a déclenché les hostilités le soir même si je me souviens bien.

— Oui ça se voyait que le domaine agricole ne l’intéressait pas plus que ça mais c’est pas ce que je lui demandais en même temps. Le soir même elle était pleine d’attention, un petit bisou par ci, un mot gentil par là ….

— T’es sur que tu n’oublies rien ?

— Tu veux parler de l’épisode de la table ? Oui bah, elle a voulu tenter sa chance en faisant tomber sa fourchette sous la table et …. Je te laisse deviner ce qu’elle a voulu faire alors qu’on était filmés.

— C’est vrai que c’était osé.

— Oui d’autant plus que Carole n’était pas là et que je voulais lui laisser sa chance à elle aussi. Je lui ai demandé pourquoi elle mettait autant de temps pour trouver sa fourchette et elle est remontée un peu vexée.

— Là-dessus t’a été très correct. Honnêtement, entre nous, aurais tu réagi de la même manière si nous n’avions pas été là ?

— …… Joker. Dit-il avec un sourire qui en disait long.


C’est sur des éclats de rire que se termine la séquence. Pour la suivante, Patrick et Katherine avaient prévu de discuter tout en se promenant.


— Donc, après cette première soirée, le lendemain tu l’as emmenée faire un tour de tracteur, …

— Oui, et elle a encore essayé de me caresser là où ça fait du bien.

— « La où ça fait du bien » ha ha ha ! Ah mon avis elle avait autre chose en tête.

— Je confirme, elle est même allée jusqu’à mettre sa main dans la poche de ma salopette.

— Ah carrément ?

— Oui …. Heureusement pour moi Carole est arrivée plus tôt que prévu.

— Donc après ça ….

— Bah ça s’est super bien passé. Avec Carole on s’entendait bien. Faut dire qu’on était plus de la même génération. Ça aide. Avec elle c’était plutôt cérébral et amical et surtout plus mature.

— Alors qu’avec Jennifer …

— Je ne vais pas mentir c’était son physique qui m’intéressait.

— Non ! Pas possible …. On ne l’aurait jamais deviné. Blague à part c’est vrai qu’elle avait du monde au balcon.

— C’est clair. Donc après une journée à trois, j’avais envisagé une demi-journée avec l’une puis une autre demi-journée avec la suivante. J’ai commencé le matin avec Carole. On a parlé entre adultes de nos désirs pour l’avenir, de nos espérances, comment envisager une vie à trois avec sa fille…

— Tu commençais à accepter d’avoir une enfant qui n’était pas la tienne sous ton toit ?

— Bah je n’allais pas la mettre à la DDASS non plus. Elle ne me l’a pas caché, elle cherchait aussi un père pour sa fille….. Donc, je disais que Carole commençait à rattraper son retard et ….

— Bah ça avait l’air de bien se passer avec elle ?

— Oui, je commençais à entrevoir un avenir possible avec elle.

— Alors pourquoi elle est partie le soir même ?

— Jennifer, à cause d’elle……. L’après midi, on était ensemble au clapier des lapins. Fallait mettre les mâles avec les lapines pour qu’ils fassent des petits ….

— Tu fais ça à l’ancienne ?

— Oui ça marche bien et puis ma production c’est du local…… Donc je disais qu’on parlait, pendant ce temps je plaçais les mâles et c’est quand le cameraman est parti filmer Carole pour voir ce qu’elle faisait qu’elle a lancé les hostilités.

— C’est-à-dire ? Non parce que ça on l’a pas vu à l’écran.

— Ouais ….. Mmmmh, comment dire sans donner des détails classés pour adultes ….


Patrick était coincé. Il ne savait pas comment raconter ça sans être grivois. Il faut dire que Jennifer y était allée très fort. Quelques minutes après le départ du caméra-man de la grange, elle s’était blottie contre le dos de Patrick en passant ses mains dans les poches de devant de la tenue de travail de ce dernier. Patrick sentait la poitrine de Jennifer dans son dos et commença à avoir un début d’érection. Elle l’a sentie et depuis les poches, elle a avancé ses mains en direction de l’entrejambe de l’agriculteur pour commencer à lui caresser l’outillage. Quand il a deviné ce qu’elle comptait faire, il a retiré ses mains de ses poches et s’est retourné. C’est à ce moment qu’il constata qu’elle était en sous vêtements et elle se jeta sur lui pour l’embrasser. Au départ, il ne voulait pas céder et pourtant il la trouvait belle. Après avoir senti son érection en lui mettant la main au paquet, elle retira ses sous-vêtements pour se retrouver complètement nue. Elle s’allongea sur la paille derrière elle, totalement offerte, les cuisses écartées prêtes à être saillie comme l’étaient les lapines dans leurs cages. Il admettait lui-même s’être montré faible car, n’ayant pas eu de femme depuis longtemps et pensant ne pas se faire surprendre, il a défait les bretelles de sa salopette, baissé son froc et son caleçon pour s’allonger sur sa prétendante et la saillir comme le faisait les lièvres avec ses femelles derrière lui. Comment résumer ça sans passer pour un pervers ? Il n’avait jamais été qu’un homme en manque de tendresse ayant cédé à ses envies.


— Alors ? Que s’est-il passé ?

— Disons que …. On a fait un gros câlin.

— Ah oui … quand même ….

— Le pire c’est que, quand on a fini, qu’on s’est rhabillés et qu’on est revenu main dans la main et tout sourire, sur le moment je n’ai pas compris pourquoi elle était en train de faire ses valises pour partir. Elle n’avait rien voulu dire sur le moment. Ce n’est que lors de la diffusion que j’ai compris que, voulant me parler, elle nous avait surpris en pleine action. Si on regarde bien l’image on voyait qu’on avait été floutée (pour le peu qui était visible à l’écran). Elle est repartie sans faire de bruit et déçue.

— C’est normal.

— Ah bah là j’étais totalement fautif, je le reconnais et avec le recul, je m’en veux.

— Donc reprenons. Du coup elle est partie et vous n’étiez plus que tous les deux avec Jennifer.

— Oui et donc, du coup, pour tout le reste de son séjour chez moi, elle a partagé ma chambre.

— Et ? ….

— Ah bah tous les soirs, c’était une nuit de noce.

— En gros tu t’es fait plaisir.

— Elle le voulait autant que moi alors j’en ai profité, C’est tout.

— Donc après ça, tu es allé chez elle.

— Oui et le moins que l’on puisse dire c’est que ses parents n’étaient pas emballés par notre histoire.

— Pourquoi ?

— Ils ne me reprochaient rien mais, connaissant leur fille, ils me l’ont dit cash : « on ne pense pas que cette relation soit durable ».

— Visiblement ils avaient raison ?

— Bah oui puisque ça n’a été qu’un feu de paille. Mais le pire c’était ses amis.


C’est là que la voix Off s’est mise à décrire les événements aux moments des faits, illustrant avec des extraits du séjour parisien de notre agriculteur.

« En effet, lors d’une sortie avec Jennifer et ses amis, ces derniers ont eut des mots très durs envers notre agriculteur voire même méprisants ».


— C’est lors de la diffusion que j’ai découvert que cette bande de petits cons m’appelait le « plouc » ou encore le « péquenot ».L’un d’eux a même prononcé les mots « cul terreux ». Ce que ces gamins semblaient oublier c’est que sans des hommes et des femmes comme moi, ils n’auraient plus rien dans leur assiette. On mérite un minimum de respect.

— J’avoue qu’ils n’ont pas été tendres.

— D’ailleurs, je vous remercie d’avoir laissé tel quel leurs propos. Au moins maintenant ils sont ridicules.

— Donc après ça, vous êtes parti passer quelques jours en amoureux, dans un chalet à la montagne.

— Oui, et c’est le dernier jour qu’elle m’a annoncé qu’elle mettait fin à cet histoire sur laquelle je misais beaucoup.

— Tu as su pourquoi elle l’avait fait ?

— Pas sur le moment mais je l’ai appris plus tard dans la presse. Elle tenait envers moi le même genre de propos que ces amis et disait avoir fait l’émission pour passer à la télé. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle m’avait sauté dessus. Elle l’avait fait pour que je la choisisse. Cette salope avait réussi son coup et avait bousillé toute chance pour moi de me trouver une femme.

— Évite d’employer ce mot qui commence par un « S » s’il te plaît.

— Pourquoi ? C’est ce qu’elle est et c’est comme ça qu’elle avait été qualifiée dans la presse et sur internet.

— Passons. Au bilan avec les autres agriculteurs, tu nous avais même dit avoir tenté de rappeler Carole.

— Oui je lui ai téléphoné et elle m’a dit ne pas être une roue de secours. En gros j’avais fait mon choix et que si je m’étais trompé, c’était tant pis pour moi.

— Ça a été dur non ?

— Oui mais en même temps je ne pouvais lui en vouloir. Pas après ce que j’avais fait.

— Donc reprenons. Tu es revenu seul chez toi après le bilan de la saison, que s’est il passé après ?

— Bah j’ai repris mon courrier. Et j’ai essayé de trouver quelqu’un.

— Et tu as fini par trouver.

— Oui mais pas grâce aux lettres.

— Explique-nous ça.

— Si on regarde attentivement on voit que j’ai une ouvrière agricole, une jeune fille brune menue qui travaille chez moi et que j’héberge. C’est elle qui partage ma vie aujourd’hui.

— Comment elle s’appelle ?

— Tatiana.

— Elle vient d’où ? Elle a quel âge ?

— Elle est russe et elle a 21 ans.

— 21 ans ? Mais c’est jeune ça.

— Oui mais elle a fait preuve d’autant de maturité que Carole et encore bien plus que Jennifer et ses amis réunis.

— Comment tu l’as rencontrée ?

— Oulah c’est une longue histoire.

— On a tout notre temps.


C’est là que Patrick s’est mis à raconter son histoire. C’était un soir d’automne où il venait de rentrer ses vaches qu’il a entendu du bruit dans sa grange. C’est cachée dans la paille qu’il a trouvé la jeune Tatiana grelottant de froid, trempée par l’averse qu’il y avait eu quelques minutes auparavant. Apeurée d’avoir été découverte, elle recula contre le mur. Patrick tenta d’entamer le dialogue.


— Vous êtes qui ? qu’est ce que vous foutez là ?

— …….

— Vous parlez français ?

— …..

— You, speak english

— …… not good

— Et bah ça va être commode.


Voyant qu’elle semblait plus en détresse qu’autre chose et étant plutôt du genre Saint Bernard, il tenta de communiquer avec elle par les gestes.


— You …. faim ? Manger ? ….. You want eat ?

— Yes ! fit-elle spontanément de la tête tout en entendant son ventre gargouiller.


Il l’emmena chez lui et lui prépara un plat de pâtes.


— Eh ben …. T’avais vraiment la dalle dis-moi ?

— Don’t understand

— Ce n’est pas grave.


Il partit préparer une de ses chambres d’ami et mis un peu d’ordre dans sa salle de bain où traînaient encore, sur le sol, ses sous-vêtements de la veille.


Quand elle eut fini, il lui montra la salle de bain et sa chambre.


— Là, douche …. Shower, for you. ici shampoing, savon ….merde comment on dit ? … Soap.

— ….. Thank you.


La jeune fille pris sa douche et une fois lavée elle enfila le pyjama que son hôte lui avait fourni avant d’aller se coucher.

En entendant Patrick raconter cette histoire, Katherine était émue.


— La pauvre ! Mais que lui est il arrivé pour qu’elle se retrouve ici et comme ça ?

— Ça je ne l’ai su que bien plus tard quand on a pu en parler.

— Donc après cette rencontre. Que s’est-il passé ?

— Je suis parti bosser le lendemain et à midi je l’ai surprise en train de faire la cuisine.

— Sympa ça.

— Oui en plus elle avait fait un peu de ménage. Elle a deviné à quoi servait tel ou tel produit avec les langues écrites sur les étiquettes et avec les dessins. Elle voulait me remercier.

— Ça va elle n’était pas ingrate.

— Non et du coup ça m’a donné une idée. La période des vêlages arrivait et je savais que j’allais avoir besoin d’aide. Du coup on a passé un accord : elle dort et mange ici, mais elle m’aide au travail à la ferme et au ménage.

— Un échange de bons procédés en somme.

— Voila et puis honnêtement ça m’arrangeait car, premièrement, ça allait me revenir moins cher et surtout ….J’aime pas faire le ménage.

— Ha ha ha ha ha. En gros t’en a un peu profité.

— Bah chacun y trouvait son compte. Et puis je lui donnais aussi de l’argent quand même…. A mon avis elle aurait préféré ça aux flics et être reconduite à la frontière.

— Oui c’était donnant-donnant. Donc …. et après ?

— Bah ça a duré six mois jusqu’à l’émission. Entre-temps elle m’avait raconté, avec ses mots à elle, son histoire.

— Alors ?

— Tu te souviens de la série Matrioshky ?

— Celle avec les jeunes filles de l’est embarquées de force comme danseuses topless et contraintes de coucher avec les clients des cabarets ?

— C’est grosso modo ce qu’elle a failli vivre. On ne le voit pas d’ici mais là bas, après le champ, on aperçoit une forêt.

— Oui je la vois.

— Cette forêt est traversée par une autoroute à quelques kilomètres, il y a une aire d’autoroute. Elle était dans un bus avec un groupe de filles en direction d’un cabaret ou d’un bordel, elle n’en a jamais été certaine. Ses ravisseurs avait fait arrêter le bus pour une pause pipi et, profitant d’un instant d’inattention, elle a réussi à leur fausser compagnie. Elle a traversé la forêt en courant sans s’arrêter sous la pluie et quand elle a aperçu la lumière qui se dégageait de ma ferme au loin, elle s’y est précipitée.

— Et donc c’est là que tu l’as trouvée.

— Oui mais elle a mis plusieurs mois avant de se confier. Faut dire qu’il y avait la barrière de la langue aussi.

— Donc, elle a bossé pour toi, et ensuite ?

— Ensuite, déjà on a sympathisé et on a appris à se connaître. Je ne la voyais que comme une simple employée et puis comme je savais que j’allais participer à l’émission, je n’avais jamais pensé à tenter ma chance avec elle. En plus elle était trop jeune. Je lui ai parlé de l’émission et elle s’est volontairement mise à l’écart. Elle ne voulait pas être vue.

— J’ai vu qu’on l’apercevait de très loin à l’écran et on ne voyait pas son visage.

— Dans l’ombre, elle a suivi mon aventure. C’est même elle qui m’a conseillé sur ma tenue pour le speed dating. Je n’ai aucun goût en matière de fringues.

— Ah bah elle a eu raison alors, t’étais très bien.

— Merci pour elle ….. Donc, je disais qu’elle suivait mon aventure de loin et elle s’occupait de la ferme en mon absence. Quand je suis revenu du week-end en amoureux dans les alpes et qu’elle m’a vu complètement effondré, ça l’a attristée.

— Au moins t’avais une épaule sur qui te reposer.

— Oui, j’ai repris un peu du poil de la bête et c’est après le bilan avec tous les autres agriculteurs que ça a changé.

— Que s’est-il passé ?

— Elle me voyait bosser comme un taré pour oublier. Je ne le savais pas mais elle avait plus que de l’amitié pour moi. Le fait que je lui offre du travail, un salaire, que je l’héberge et la nourrisse, avait fait naître chez elle des sentiments pour moi. Mais comme je faisais l’émission ….

— .... Elle n’a rien fait.


Le duo se leva pour discuter tout en marchant dans la cour de ferme.


— Donc, après tout ça, t’as repris ton courrier ?

— Oui mais je n’en trouvais pas une qui me convenait. Tatiana m’a dit m’avoir entendu pleurer le soir dans ma chambre.

— Et alors ? que s’est-il passé ?

— Un soir, elle a tenté sa chance. Elle est entrée dans ma chambre pour me « réconforter » alors que j’étais couché, prêt à dormir et….. on a passé la nuit ensemble.


C’est avec émotion que Patrick repensait à cette nuit à la fois magique et troublante. Ce qu’il ne disait pas pour ne pas donner de détails classés X, c’était que Tatiana était nue quand elle a passé sa porte, quelle s’est glissée sous sa couette, a guidé les mains de Patrick sur son corps et a commencé à lui masser l’entrejambe. Patrick était encore sous le coup de cette initiative, se demandant s’il n’était pas en plein rêve. Elle l’a ensuite sucé, ce qui a suffit à convaincre Patrick d’aller plus loin. « Rêve ou pas, j’ai besoin de tendresse » a-t-il pensé sur le moment. Alors qu’elle le suçait, il a positionné sa vulve de sorte à pouvoir lui faire autant de bien qu’elle lui en procurait. Ensuite il l’a allongée sur le lit face à lui et l’a pénétrée avec douceur pour lui faire l’amour avec tendresse. Ils ont continué en alternant les positions et se sont endormis dans les bras l’un de l’autre après un orgasme des plus forts.


— Donc, vous avez passé la nuit ensemble, on passera sur les détails, et après.

— Au moment du petit déjeuner, l’un comme l’autre on ne savait pas quoi dire. On s’était laissé déborder sur le moment, sans réfléchir et du coup je ne savais plus où j’en étais.

— Après ton histoire avec Jennifer, tu avais peur qu’elle ne te mette la main dessus pour …. Se marier, avoir des papiers et partir une fois qu’elle les aurait eus ?

— Ça m’a traversé l’esprit. D’ailleurs plus tard, elle a été sincère en me disant que si ça pouvait aussi se faire ….. Enfin bref. On est resté professionnels durant deux jours et puis après, je me suis dit que si elle était d’accord je ne vois pas pourquoi j’en profiterais pas. et je l’ai rejointe dans sa chambre le soir même pour remettre le couvert. Et ça dure depuis ce jour là.

— C’est bien ça. Je suis ravie pour toi. Je suppose qu’elle ne veut toujours pas passer devant la caméra ?

— Toujours pas. De toute façon elle est hospitalisée à cause de son état.

— Quel état ?

— Viens je vais te montrer.


Patrick ramena son invité dans sa maison pour la faire entrer dans une pièce.


— Oh bah …. C’est une chambre d’enfant ? Elle est enceinte ? Petit cachottier. C’est prévu pour quand.

— …… Avant-hier soir. Ma petite princesse est arrivée avant-hier soir, prématurée de cinq semaines.

— Oh, il a les yeux qui pétillent quand il en parle et un sourire jusqu’aux oreilles.

— Bah c’est tout simplement magique. C’est pour ça que j’ai fait l’émission. Toutefois je n’avais pas prévu que ça vienne si vite.

— Emportés par la passion du moment vous n’avez pas fait attention ? C’est ça ?

— Exactement.

— J’ai une question importante : est-ce que tu l’aimes ?

— Très honnêtement …. Je n’en sais rien. J’ai des sentiments pour elle, normal après ce qui nous arrive mais de là à dire que c’est de l’amour …..

— Il faut dire qu’elle est plus jeune que tes critères.

— Oui, mais elle est bien plus adulte qu’elle n’y paraît. On est peut-être allé trop vite au début mais ….. J’y crois. Je pense que ça peut devenir une belle histoire.

— Bah tant mieux. Après tout ça je vais te laisser. Je suppose que tu es impatient d’aller les rejoindre.

— Plutôt deux fois qu’une.

— Et bien dans ce cas je te souhaite bonne continuation et embrasse tes deux petites femmes de notre part.

— Promis.


C’est désormais seule que la présentatrice fit son speech de départ en marchant le long d’une route de campagne.


— Que d’émotion avec Patrick. Au départ très mal parti dans sa quête de l’âme sœur, il avait connu le pire. Aujourd’hui, il goûte enfin au meilleur. Espérons pour lui que ça dure.


L’émission se poursuit avec le bilan des autres candidats de la saison. Certains se sont séparés. D’autres se sont rabibochés. Certains ont trouvé quelqu’un d’autre et malheureusement il y en avait qui restaient désespérément seuls.


C’est ainsi que ce sont terminées les aventures amoureuses de Patrick. Après le succès de son histoire, il avait finalement annoncé son mariage un an plus tard. Ce fut célébré en petit comité avec la famille et les amis proches. La présentatrice y avait été conviée mais ne s’y est pas rendue à cause d’un impératif professionnel. Dommage. Patrick voulait tant la remercier, elle et toute son équipe.

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