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Un amour de vampire

Chapitre 1

Prologue : faisons connaissance

Divers

Je suis une vampire.

Eh oui ! Peut-être pensiez-vous que les suceurs de sang étaient issus des légendes païennes et de l’imaginaire de Bram Stocker ? Foutaises ! Chaque mythe a sa part de vérité et nous existons bel et bien. Alors bon, nous ne sommes pas les monstres sanguinaires qu’on veut nous faire croire (enfin pas tous), mais laissez-moi vous expliquer tout ça.


Reprenons depuis le début.

Moi, c’est Melissa, je n’ai pas toujours eu ce nom, mais passons sur ce point. J’ai actuellement 251 ans, ou plutôt 23 ans depuis 229 ans, car nous gardons pour toujours l’âge auquel nous avons été transformés. Si vous faites le calcul (mais je vais vous l’épargner), c’est que je suis né en 1768 et ai été mordue en 1791. Aaah, la Révolution française, la Terreur, les guillotines... Une époque charmante !


C’est justement là que tout a commencé pour moi. Durant la période de Terreur post-révolution, des hordes de soldats parcouraient le pays et pillaient, violaient, décapitaient, arrêtaient tous ceux qu’ils voulaient au nom de la « Défense du Peuple et de la Révolution ». Bien sûr, tous les soldats n’étaient pas des psychopathes déments et ma famille et moi étions même des pro-révolutionnaires convaincus ! Mais donnez à des fanatiques un uniforme et une liberté d’action totale et vous vous retrouvez avec des exactions innommables un peu partout.


Puisque l’on aborde le sujet de ma famille, laissez-moi vous la présenter. Mon père était un marchand aisé du Puy-de-Dôme, membre de la bourgeoisie, mais malgré son ardeur à prôner la Révolution pour abolir les privilèges de la noblesse, il n’a pas échappé à la haine anti-riche qui s’est développée par la suite. Un beau jour, une de ces escouades de soudards a débarqué dans notre domaine et sans aucune raison valable, la moitié de ma famille a été arrêtée et l’autre massacrée devant mes yeux. J’aurais dû mourir ce jour-là, mais le destin ayant un drôle de sens de l’humour, je suis encore là pour vous raconter cette histoire.


Etant la seule fille de la famille encore en vie, les soldats avaient d’abord prévu de « s’amuser » avant de me tuer. Alors qu’ils allaient passer à l’acte (apparemment, ça ne les dérangeait pas de faire ça au milieu de cadavres), un homme sorti de nulle part a surgi derrière eux et en moins de temps qu’il ne me faut pour écrire cette phrase, massacra l’ensemble de l’escouade armé de ses seuls poings.


Je dois bien avouer que je n’ai absolument rien compris à ce qu’il venait de se passer, encore sous le choc du meurtre de ma famille, du quasi-viol et du massacre des soldats. Incapable de bouger, cet homme me prit par le bras et m’entraîna de force dans la campagne. Il ne répondit à aucune de mes questions, et sa seule explication du pourquoi il s’était porté à mon secours, sa réponse fut « je n’aime pas les soldats ». Plus laconique tu meurs...


Dans la nuit, alors que je dormais, il me mordit au cou. Une atroce douleur me réveilla et je hurlais à pleins poumons, sentant comme du feu parcourir mes veines et embraser mon corps. Je tentais vainement de le repousser, mais j’étais totalement paralysée, incapable de bouger ne serait-ce que le petit doigt. Il me maintint ainsi quelques secondes... puis disparut...


Sur le moment, je vous avoue que je n’ai rien compris. La succession d’événements m’avait traumatisée et je m’évanouis, en état de choc. Je vous passe les détails de ma transformation vampirique et des jours qui ont suivi (on y reviendra au fil de l’histoire), mais ce qui est à retenir, c’est qu’une fois passée cette atroce journée, je tentais de rebâtir ma vie, chose peu aisée pour une femme seule à cette époque ! Petit à petit, je découvris que j’étais devenue plus forte, plus rapide et au gré de divers déboires dus à la déplorable manie d’une partie des hommes de l’époque de considérer une femme seule comme une proie facile, je me rendis compte que j’étais capable d’en étaler un bon nombre au sol ! Moi qui étais d’un naturel plutôt calme et réservé, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait et j’étais bien loin de me douter de la réalité ! D’où me venait cette force surnaturelle ? Cette rapidité en courant ?


Et pourquoi quatre de mes dents s’étaient transformées en petits crocs, un peu similaires à ceux d’un félin ?

C’est en me faisant remarquer dans un petit village, ayant cassé la gueule de trois hommes qui voulaient « « me faire découvrir le plaisir », que je fis une rencontre qui leva le voile sur tous ces mystères. Une femme m’avait remarquée et m’expliqua la situation. J’étais devenue un vampire. Bon, je vous fais la version courte, car là aussi, je reviendrai dessus plus tard dans mon récit. Je me rappelle qu’à l’annonce de cette femme, je lui ai ri au nez, mais quand elle me montra ses crocs, similaires au mien, et qu’elle me souleva d’une seule main, je fus légèrement forcée de la croire.


Cette femme me prit dès lors sous son aile pour me faire découvrir ma nouvelle... situation, dira-t-on. Au fil du temps et de son enseignement, nous nous sommes beaucoup rapprochées et d’une façon naturelle, elle devint ma maîtresse, dans tous les sens du terme, m’enseignant les rudiments de la vie de vampire, nos caractéristiques, nos atouts, nos faiblesses...


Ainsi, j’appris que nous étions immortels, gardant à jamais le corps que nous avions lors de notre transformation. Mais pour autant, nous n’étions pas invincibles. Un coup d’épée en pleine face et nous mourrons comme tout le monde. Pas besoin de pieu, de crucifix ou autres stupidités inventées par les dramaturges en quête d’aventures épiques, les méthodes classiques suffisent. Nous ne sommes cependant jamais malades, n’avons pas faim ni soif et notre seul besoin vital est de boire du sang de temps à autre. Là encore, les auteurs ont grandement exagéré le mythe. Pas besoin de tuer un innocent ou une vierge sous la pleine lune... Du sang animal convient, même si c’est effectivement moins bon que celui des humains, et pas besoin non plus de vider l’autre de son sang ! Un demi-litre nous nourrit pour plusieurs jours. Ah, et on peut très bien se promener au soleil et on a un reflet dans un miroir !


Ma maîtresse m’enseigna tout cela ça et m’expliqua même pourquoi cet homme qui m’avait sauvée, qu’elle connaissait, m’avait transformée. Il avait lui-même perdu sa fille à cause de soldats avant sa transformation et depuis, il traquait tous ceux qui s’en prenaient à d’innocentes femmes. La chance avait fait qu’il tombe sur moi ce jour-là et il m’avait transformée afin que je puisse me défendre seule.


Je vécus de longues et belles années avec cette femme. Nous vivions dans un coin reculé, sans personne pour nous déranger et au-delà de son enseignement vampirique, elle m’apprit également à devenir une amante hors pair, car s’il y a quelque chose dont les vampires ont encore plus soif que de sang, c’est de sexe ! Quand vous êtes immortels, vous avez le temps de peaufiner vos techniques et croyez-moi, beaucoup de gens se damneraient pour passer une nuit avec l’un d’entre nous. Avec ma maîtresse, nous faisions l’amour tous les jours et même plusieurs fois par jour ; à deux le plus souvent, parfois avec d’autres. Souvent câlines, parfois plus hard...


Ce furent de magnifiques années et j’étais très heureuse, jusqu’à la mort stupide de ma maîtresse lors d’une émeute à Paris où elle se prit une balle perdue. Ma douleur fut immense et je mis plusieurs années à m’en remettre, décidant de ne plus m’attacher à personne, couchant par-ci par-là, vivotant à travers les différents événements des XIXe et XXe siècles, laissant le temps glisser sur moi...


Et nous voici arrivés en 2019 !


Mais je me rends compte que je ne me suis toujours pas décrite, remédions à cela.

Je suis de taille moyenne (1m68), plutôt fine (60 kilos), généreusement dotée au niveau de la poitrine (90C), un fessier musclé et rebondi qui me vaut de beaux compliments (et de mains au cul avant qu’ils ne se prennent la mienne dans la gueule), un visage harmonieux avec de grands yeux verts, un petit nez, une bouche sensuelle, le tout encadré par de longs cheveux noirs et raides qui m’arrivent à la taille.

Je fais tourner de nombreuses têtes, je le sais, et j’en profite ! Rares sont les journées sans une femme ou un homme (ou les deux) dans mon lit.


Voici pour cette longue, mais nécessaire introduction. La suite du récit passera aux choses plus... sérieuses...

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