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Un amour de vampire

Chapitre 11

Second weekend

Lesbienne

Le week-end se déroule tranquillement, enfin façon de parler, car nous avons fait l’amour à chaque occasion, dans différentes pièces de la maison, ne nous arrêtant que pour manger ou dormir. Et vint le dimanche soir, prémices d’une nouvelle semaine de séparation... Mais nous n’en sommes pas encore là, et pour l’instant, nous discutons tranquillement après un bon dîner.


— Parle-moi un peu de toi petit cœur, qu’étudies-tu en fait à la fac ? Je viens de réaliser que je ne t’ai jamais posé la question !

— En même temps, je ne t’en ai jamais parlé, sourit-elle. Je suis en première année de licence d’éco-gestion.

— Et ça t’intéresse ?

— Bof... ça me barbe au plus haut point en réalité... ce que je voulais faire réellement, c’est une fac d’histoire. Comme je te l’ai dit, je suis passionnée par les anciennes civilisations et notamment tout ce qui a trait aux mythes et aux légendes.

— Et pourquoi ne l’as-tu pas faite ?

— A cause de mon père... Il refuse que je fasse des études « qui ne serviront à rien d’autre qu’exercer un boulot de merde dans un musée » selon ses dires... Il m’a inscrite, presque de force, dans cette fac.

— Ah... Et bien si ça peut t’aider, sache que ma bibliothèque t’est ouverte si tu veux étudier quelque chose d’autre en parallèle. Je suis sûre que tu pourras trouver de quoi satisfaire ta curiosité !

— Sans doute... D’autant que j’ai une personnification d’un de mes mythes préférés en chair et en os à mes côtés !


Je ris de bon cœur.


— Sinon, tu as parlé de ton père. Quels sont tes rapports avec ta famille ?


Son visage se ferme à cette phrase.


— Pas très bon à vrai dire... Mon père est du genre autoritaire et ultra-conservateur, du genre à m’imposer sa façon de voir les choses sans me demander mon avis. On ne s’entend pas très bien.

— Il sait que tu es homo ?

— Grands dieux non ! Je crois qu’il ferait une attaque s’il venait à le savoir. Pour lui, les gays sont des aberrations.

— Tu comptes garder le secret ? Emilie... Je sais que ce sont des situations très complexes, mais... tôt ou tard, ça finit par se savoir...

— Je sais bien... mais je... je ne sais pas quoi faire... Sa réaction s’il l’apprend... Il me...


Je sens sa voix trembler et ses yeux s’embuer. Aussitôt, je la prends dans mes bras pour la serrer fort et lui montrer tout mon soutien.


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— Petit cœur... Calme-toi, c’est à toi de prendre la décision... Et tu le feras quand tu seras prête... Là, détends-toi, je suis là...


Je l’embrasse profondément pour l’apaiser, ce qui fonctionne, car je la sens se détendre et fondre dans mes bras.


— Merci Melissa, tu es un véritable amour, tu sais ? Enfin... Voilà pour mon père. Pour le reste, j’ai un grand frère qui vit aux Etats-Unis, on s’entend bien, mais la distance nous empêche d’avoir une véritable relation. Ma mère est de son côté le stéréotype de la femme au foyer, soumise à son mari. Je ne doute pas qu’elle m’aime, mais jamais elle n’ira contre la volonté de mon père...

— Eh bien... Emilie, juste une question. Es-tu heureuse dans ta vie ?


Elle se tend à nouveau.


— Non... Oui... Je ne sais pas !


Elle fond en larmes à ce moment-là. Surprise par sa réaction aussi vive, je reste un moment interloquée avant de resserrer encore mon étreinte. Elle pleure un long moment sur mon épaule, tandis que je lui caresse les cheveux doucement, la laissant épancher sa tristesse.


— Désolé... dit-elle dans un sanglot. Désolé, je ne voulais pas craquer comme ça, mais...

— Trésor... Qu’y a-t-il ? Dis-moi tout ! Si je peux t’aider, je le ferai avec joie !

— C’est que... Je déteste mes études et la fac... Je n’ai pas d’amis là-bas et pire encore, deux filles s’amusent à me faire la misère sans raison... Les cinq jours de cours de la semaine sont une torture et les week-ends chez mes parents sont une véritable angoisse ! D’autant plus depuis que je sais que je suis lesbienne. Même moi je ne sais plus où j’en suis ! Parfois je... je me dis que la vie ne vaut pas le coup...


Quoi ! Et bien si je m’attendais à ça... Je sais que les ados sont torturés, mais Emilie semble vraiment perdue et à bout. Où est passée la jeune fille qui rayonne lorsque je lui fais l’amour ? Mais c’est là que je comprends. Si elle est aussi heureuse dans mes bras, c’est qu’avec moi, elle peut être elle-même, se détendre et connaître le plaisir... Je suis sa catharsis face à une vie qui ne lui fait pas de cadeau.


— Ma chérie... Chasse donc ces larmes et ces vilaines pensées. Regarde-moi... Ce week-end et le précédent : à quoi as-tu pensé quand tu étais avec moi ?


Ses yeux embués de larmes s’éclairent soudainement.


— Avec toi je suis bien Melissa ! Plus que bien même ! Tu me fais me sentir belle, désirable... Je suis heureuse avec toi. Mais quand je pense que je vais devoir repartir...


Sa voix se brise à nouveau. Je lui donne un petit baiser.


— Mais tu reviendras le week-end prochain non ?

— C’est Noël le week-end prochain... Je suis obligée d’être en famille... A passer deux jours entendre mon père critiquer ma vie et répéter que je ne suis qu’une déception pour lui, contrairement à mon frère qui a une brillante carrière et j’en passe...


Je n’ai jamais rencontré cet homme, mais le portrait qu’en brosse Melissa me le rend détestable au plus haut point ! Est-il aveugle ou quoi ? Ne voit-il pas le bijou qu’est sa fille ?


— Et après Noël ? Tu as bien des vacances non ?

— Oui ! Une semaine ! Je te rejoins dès que Noël est fini !

— Alors voilà ma chérie... Nous aurons une semaine rien qu’à nous si tu le veux bien ! Garde courage et sois forte, je sais que tu l’es. Si jamais tu te sens trop seule, tu sais que tu peux m’appeler à tout moment.

— Merci petit vampire...

— Ça va mieux ?

— Un peu...

— Laisse-moi te réconforter mieux alors...


Je l’embrasse à nouveau, très tendrement. Elle se laisse porter. Sentant son besoin d’être aimée, je lui fais l’amour avec une douceur et une tendresse que je ne me connaissais pas moi-même... L’amour est le meilleur des remontants, elle s’apaise enfin sous mes caresses et mes baisers et c’est en paix qu’elle s’endort dans un sommeil réparateur, au creux de mes bras.


Et c’est reparti pour la solitude... Nous sommes le lendemain de cette soirée riche en émotions. Emilie est repartie et je m’ennuie ferme. D’autant que je suis en proie à une tempête de sentiments. Moi qui ne voulais plus m’attacher à personne pour ne pas subir à nouveau l’immense peine de la perte de votre moitié... Cette fille a fracassé mes résolutions en quelques jours et il ne passe plus une minute sans que je ne pense à elle. Que m’arrive-t-il ? Ce n’est pourtant pas mon genre de fondre d’amour à la première jeune fille venue en temps normal. Mais elle... Sa beauté, son sourire, mais surtout sa personnalité de jeune fille mal-aimée en quête d’affection me bouleverse. Je veux l’avoir dans mes bras, encore et encore, pour lui faire prendre confiance en elle et lui montrer qu’elle est magnifique, admirable et que tout le monde devrait se bousculer devant elle pour le lui démontrer !


Je suis perdue... L’amour est le sentiment le plus extrême qui soit. Quand elle est là, je suis aux anges et chaque minute défile à toute vitesse tant je suis bien avec elle, mais en son absence, j’ai l’impression qu’une main décharnée me griffe le cœur et le piétine tant je souffre de solitude... Et elle ? Que pense-t-elle ? Elle tient à moi, c’est indéniable, mais jusqu’à quel point ? Etant sa première fois, il est tout à fait probable qu’elle s’enflamme sur ses sentiments. Si elle pense m’aimer et qu’un jour elle se rend compte qu’elle s’est trompée et menti à elle-même, comment réagirais-je ? Je viens de passer presque un siècle et demi seule, sans véritable amour. J’aurai assurément énormément de mal à me remettre d’une nouvelle séparation. Je me fais peur à moi-même... Mes sentiments ont toujours été du genre « extrême », soit tout, soit rien, jamais dans la demi-mesure... Et en fin de compte à quoi bon vivre éternellement si c’est pour vivre seule et sans amour ?


Au fond de moi, je sais ce que je veux, rien ne sert de me mentir à moi-même. Je la veux elle. Je veux la séduire plus que ça. Je veux qu’elle m’aime.



C’est sur ces pensées que je me décide à faire de la prochaine semaine d’Emilie la plus belle de sa vie. Je n’ai jamais vraiment apprécié Noël, car sans famille, la fête perd beaucoup de son intérêt ! Et comme celui de ma belle risque d’être compliqué, je tiens à lui en offrir un qu’elle aimera ! Aussitôt, je m’active et établis un véritable plan d’attaque !

Je pars acheter un Sapin Nordmann de deux mètres de haut, des guirlandes, des boules de Noël... le tout aux couleurs rouge et argent. Je m’attèle à la confection d’un menu : foie gras, saumon, huîtres, et en boisson plusieurs bouteilles d’un vin blanc moelleux hors de prix, son whisky préféré et du champagne. Et bien ! Cela fait longtemps que je n’ai pas autant dépensé, mais je tiens à ce que tout soit parfait pour Emilie.


Je réfléchis ensuite à un cadeau. Je veux qu’il soit original, spécial et unique. Qu’il soit une démonstration de mon attachement (de mon amour ?) pour elle. Après plusieurs réflexions, je tiens une idée. J’en parle à une connaissance qui me confirme la possibilité. Parfait ! Plus qu’à attendre le 26 et le retour d’Emilie...

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