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Un amour de vampire

Chapitre 17

Changement de vie

Lesbienne

Le lendemain, je suis réveillée assez tôt et plutôt que de traîner au lit, je décide de m’activer et après avoir nourri comme chaque matin, la bande de goinfres, je profite que tout le monde dorme encore pour donner un coup de propre à la maison avant de préparer un petit déjeuner pour tout le monde.


-Salut Mélissa, grommelle un Mathieu encore ensommeillé en descendant l’escalier.


-Hello ! Bien dormi ? 

-Nickel, dit-il dans un grand bâillement. Désolé... j’ai toujours eu du mal le matin, tu aurais du café ? 


-Bien sûr ! 


-Aaaaaah, soupire-t-il d’un air ravi en humant le café chaud, une fois un grand mug posé devant lui. Merci bien. 


-Je t’en prie. 



Nous déjeunons tranquillement mais je le sens soucieux.


-Quelque chose ne va pas ?

-Hein ? Non, non, tout va bien... 


-On ne dirait pas pourtant, dis-je en riant, ça fait deux minutes au moins que tu fixes cette tartine sans bouger. Je veux bien qu’on ne soit pas du matin mais quand même ! 


-Désolé, je pensais à quelque chose... 


-Ça semblait profond, me moque-je. 


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-Biiiin... Ça te concerne un peu en fait, désolé si c’est un peu perso, tu peux ne pas me répondre si tu veux. 



Merde, j’aurai dû attendre un peu avant de me moquer...


-L’héritage dont tu parles pour... tout ça... Ce sont tes parents qui sont... décédés ?

-Oui, réponds-je un peu brusquement. Ça fait déjà plusieurs années. 


-Ah... Navré de l’apprendre, vraiment. C’est que... On ne dirait pas que quelqu’un d’autre que toi a vécu ici... 



-J’ai fait le ménage au cours du temps, je n’aime pas vivre dans le passé. 

-Je comprends... désolé Melissa, je ne veux pas te déranger avec ces questions, c’est juste que ce n’est pas commun comme situation. Tu fais quelque chose dans la vie sinon ? 


-Pas vraiment, dis-je en haussant les épaules, pressée de changer de sujet. Je n’ai pas besoin de travailler, aussi je m’intéresse plutôt à divers sujets qui attirent mon attention. 



C’est là que je me rappelle pourquoi j’appréciais beaucoup les plans sans lendemain, au moins, on ne s’intéressait pas à la vie de l’autre. Mais je me rends compte que dans le cadre d’une relation plus stable, ma petite histoire ne tient pas la route, il va vraiment falloir que je peaufine tout ça car je ne peux dire à chaque connaissance d’Emilie que je suis un vampire !

Heureusement, Emilie rentre à ce moment dans la cuisine et me permet d’esquiver le sujet. 



-Bonjour vous deux !


Elle claque une bise à son frère avant de venir m’embrasser à mon tour, de façon bien plus marquée.


-Tu m’as manquée dans le lit ce matin, me murmure-t-elle à l’oreille pour éviter que son frère n’entende.


Raté. Il sourit, son esprit ayant enfin dévié de l’analyse de ma situation personnelle.


-Je vois que tu as encore oublié que j’ai une très bonne ouïe sœurette... Je le répète, dit-il d’un air narquois, si je vous dérange, je peux m’en aller.

-Reste donc, souris-je. Tu ne nous déranges aucunement. Enfin, je parle pour moi, ta sœur a l’air d’un autre avis, la taquine-je. 



Elle me donne une petite bourrade en se servant un thé. J’ai envie de lui sauter dessus... le fin et court peignoir que je lui ai donné laisse plus deviner ses formes qu’il ne les masque... Il est vrai que si son frère pouvait s’absenter quelques instants, j’en profiterai à coup sûr pour la faire grimper sur le plan de travail puis au septième ciel... Je secoue la tête pour reprendre mes esprits.


-Bon, c’est quoi le programme du jour ? demande Mathieu. Vous avez prévu quelque chose ?

-Et bien, dit Emilie, si vous le voulez bien, je pensais faire un saut à la fac pour vider ma chambre avant que... mon père... ne s’en charge à ma place. 


-Pas de problèmes, dis-je. Tu as beaucoup de choses à récupérer ? 


-Non, juste des vêtements et quelques babioles. 


-Alors ce que je vous propose, c’est qu’on y aille dans l’après-midi comme ça on vide ta chambre puis on se fait une petite soirée en ville, qu’est-ce que vous en dites ? 


-Parfait ! répondent mes deux invités. 



Vers 15h, nous partons pour la ville où après une petite heure de route, nous arrivons à la fac et à la chambre d’Emilie.


-Tu es sûre que tu ne veux pas continuer Em’ ? demande Mathieu.

-Plutôt mourir que de retourner suivre ces cours ! Ça me barbait au plus haut point et je faisais juste ça à cause de papa... En plus, malgré ce que je lui ai dit, j’ai sûrement foiré mes partiels alors... 


-Mais tu ne comptes tout de même pas stopper tes études ? 


-Ecoute Mat’, je ne sais pas. Ma vie a été bouleversée en très peu de temps alors il faut d’abord que je reprenne un peu pied d’accord ? Quand j’y verrais plus clair, on verra. 


-Tu peux te former à ce que tu veux de chez moi tu sais ? intervins-je. Ce n’est pas comme si on avait des moyens limités... 


-C’est gentil mon cœur mais je ne veux pas abuser... 


-Emilie... soupire-je. Combien de fois vais-je devoir te répéter que ce n’est en aucun cas un abus... Ce n’est pas comme si tu me ruinais. Pour une fois, écoute ton cœur et maintenant que tu es libre d’étudier ce que tu veux, choisis une matière qui te plais ! Même plusieurs si tu veux ! 


-Merci petit... 



Elle s’interrompt brusquement avant de dire « vampire ».


-... cœur... se reprend-elle in extremis.

-Hé, c’est mon surnom ça ! la taquine-je, avec un grand sourire. 


-Bon, on reparlera de ça, dit Mathieu, pas forcément convaincu par mon argumentation mais ne voulant pas s’éterniser sur le sujet maintenant. 



Nous nous rendons dans la chambre d’Emilie où je suis encore une fois abasourdie par les dimensions des chambres étudiantes. Comment peut-on décemment faire vivre des gens là-dedans ? Je sais que de mon côté, j’ai bien plus de place qu’il ne m’en faut mais tout de même ! La vie étudiante d’Emilie se résume à un lit mezzanine, un petit bureau en-dessous et une cuisine qui se résume à une plaque de cuisson sur un petit plan de travail. Au moins, elle avait une douche et des toilettes dans sa chambre... bien qu’on aurait pu faire les deux activités en même temps tant les deux sont rapprochés.

Autant vous dire que vider sa chambre n’a pas été bien long ! Elle entasse des vêtements dans une valise, récupère son ordinateur, quelques objets et nous amenons tout ça à la voiture tandis qu’elle va rendre les clefs. 



-Ça me fait bizarre, dit-elle en se retournant une dernière fois vers la fac. Je n’ai passé que quatre mois ici mais je hais cet endroit à un tel point...

-Tant que ça ? s’étonne son frère. Je me suis plutôt bien éclaté moi. 


-Car tu avais tout un groupe d’amis... moi... c’était différent. 



Je glisse un bras autour d’elle pour la réconforter.


-Si ce n’étais que les cours qui ne m’intéressaient pas, reprend-elle, ça aurait pu aller, je me serais débrouillé mais... il y avait ces filles... Je ne sais pas pourquoi, dès le début de l’année, elles m’ont prise en grippe et n’ont cessé de me faire la misère. Comme ce sont deux filles assez populaires à la fac, les gens me fuyaient.


Je la sens commencer à trembler. Tendrement, je l’embrasse sur la joue.


-C’est fini mon cœur, c’est fini...

-Merde Em’... je suis vraiment navré. La fac, c’est censé être tes meilleures années... Mais concrètement, elles te faisaient quoi ces deux connasses ? 


-Du harcèlement classique... Elles me bousculaient dans les couloirs, ricanaient dans mon dos, renversaient mes affaires... Mais surtout, elles m’empêchaient d’avoir une vie sociale, ce qui était le pire. Je me sentais tellement seule, et le weekend n’arrangeait rien car soit je restais dans cette chambre, soit je rentrais à la maison pour subir les remontrances de la famille... 



En entendant ces paroles, je suis à nouveau prise d’une montée de rage et de tristesse. Putain mais c’est quoi le problème des gens ? Quel est leur but à pourrir la vie des autres, sinon par pur sadisme ? Si je chopais ces pimbêches, nul doute que je leur expliquerai ma façon de voir les choses à grands coup de claques dans la gueule ! Je suis cependant admirative d’Emilie d’avoir réussi à subir tout ça sans réellement flancher ou sombrer dans la dépression... Mais en réalité, bien que je n’en ai pas vraiment conscience de mon côté, je suis arrivée juste à temps dans sa vie car elle n’aurait pas tenu beaucoup plus longtemps...


-Enfin... continue Emilie, heureusement c’est terminé maintenant ! Et tout va pour le mieux pour l’instant !


Elle me sourit et je lui donne un petit baiser pour lui montrer mon amour et ma tendresse.


-Plus que pour l’instant mon cœur... Tu ne te débarrasseras pas de moi facilement, ça je peux te l’assurer !


-Et c’est réciproque ! 

-Bon, bon... nous tempère Mathieu. Si on allait plutôt boire un verre plutôt que de remuer le passé ? 


-Bonne idée ! 



Nous trouvons un bar, encore peu fréquenté à cette heure et prenons l’apéro avant de nous diriger vers un restaurant. La soirée est délicieuse, la morosité d’Emilie a disparue, Mathieu ne me dérange pas plus sur ma vie personnelle et nous discutons de choses et d’autres.


-Bon ! On ne va tout de même pas s’arrêter en si bon chemin ! dit Mathieu après être sortis du restaurant. Je connais un bar sympa pas très loin. On y va !


Je suis partante, Emilie, qui commence à être un peu pompette, également. Je constate que c’est un bar d’étudiant où l’on sert surtout du mauvais alcool pas cher dans le seul but de se mettre minable. Je rigole intérieurement en repensant à il y a quelques années où je fréquentais assidument ce genre d’établissement pour trouver mes partenaires d’un soir. En y repensant, c’était à l’époque où Mathieu devait être à la fac également. Cela aurait été ironique, et surtout horriblement gênant, d’avoir déjà couché avec lui alors que je m’engage dans une relation avec sa petite sœur !


-Mathieu ? s’exclame soudainement un grand brun attablé à un tonneau avec tout un groupe d’étudiants plus âgés.

-John ! Et bin ça alors ! 


-Putain ! Regardez qui nous revoilà les gars ! Mathieu le tombeur. Qu’est-ce que tu fais ici, vieux ? T’es pas encore milliardaire aux States ? 


-Pas encore mais c’est en bonne voie, rigole le frère d’Emilie en faisant la bise à tout le monde. Je suis juste là pour quelques jours, je suis venu rendre visite à ma petite sœur. Venez les filles que je vous présente ! Voici Emilie, ma sœur et Melissa. Sa... euuuuh... copine. 



Je note qu’il a hésité avant de nous présenter comme un couple mais je passe outre, on ne change malheureusement pas des préjugés millénaires en quelques années, il risque de falloir encore pas mal de temps avant de considérer les couples gays comme quelque chose d’absolument normal... Et si Mathieu a accepté notre couple sans souci, ce ne sera peut-être pas le cas de tout son groupe d’amis.


-Salut tout le monde, dis-je pour ne pas créer de malaise. Ravie de vous rencontrer !

-Salut, dit plus timidement Emilie. 



Le groupe nous accueille sans problèmes, certains en profitant d’ailleurs pour nous reluquer avec un peu trop d’insistance mais je n’y prête pas attention. Avec Emilie, nous allons nous chercher à boire tandis que Mathieu renoue avec ses anciens camarades de fac qui ont enchaîné leur master avec un doctorat.


-Ça va mon cœur ? demande-je à Emilie.

-Oui, ça fait du bien de passer des soirées comme ça. 



Je lui souris et nous savourons notre cocktail étonnamment pas si mal ! Lorsque je vois une jeune fille se diriger vers nous. Elle me dit quelque chose... Attends... Non !


-Salut Melissa, dit la jeune fille, une grande blonde un peu plus âgée qu’Emilie. Tu reviens en chasse ?


Il s’avère que j’ai couché avec cette fille il y a quelques temps. Rien de sérieux, ce fut juste l’histoire d’un soir, bien qu’elle ait tenté de me recontacter par la suite. Je m’apprête à lui dire que je ne suis pas intéressée quand je remarque la tête d’Emilie. Elle est devenue livide, la bouche grande ouverte et elle se met soudainement à trembler...


-Jenny...

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