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Un amour de vampire

Chapitre 18

Fatidique soirée (partie 1)

Lesbienne

(NdlA : les 2 prochains chapitres font mention d’une tentative de viol. Ce sujet pouvant être traumatisant pour certaines personnes (soutien inconditionnel à toutes les victimes), je les invite à les passer si cela est trop dur à supporter).



Point de vue d’Emilie



Non ! Ce n’est pas possible, qu’est-ce qu’ELLE fait là ? Moi qui espérais ne plus jamais la recroiser... Et elle connaît Melissa ? Comment ? Putain, c’est un cauchemar !


— Tiens donc, mais qui voilà ! remarque Jenny en se tournant vers moi et me gratifiant de son plus mesquin sourire. Alors la bizut, on se décide enfin à sortir de son trou ? Tu veux que je te mette l’affiche devant tout le bar ?


Je ne parviens même pas à répondre. Cette fille me terrifie et je perds tous mes moyens à chaque fois devant elle.


— Dégage Jenny, laisse-nous tranquilles, lance Melissa d’un ton cassant.

— Comment ? Tu veux dire que... Oh c’est la meilleure celle-là ! Tu vas me dire que tu te tapes cette ratée ? Je croyais que t’avais meilleur goût quand même ! Tu ne préfères pas plutôt remettre la folle soirée qu’on a passée toutes les deux ? J’en garde encore un souvenir très... humide...


Quoi ?! Elles ont couché ensemble ? Non, non, non, non, non...


J’ai l’esprit comme anesthésié, je n’arrive plus à réfléchir logiquement, comment Melissa a-t-elle pu ? Coucher avec celle qui m’a pourri la vie ces derniers mois... De façon très irrationnelle, je ressens cela comme la pire des trahisons, la main de Melissa devient comme brûlante et je la lâche tout en reculant en titubant légèrement.


— Non... Non... Melissa...

— Emilie, s’il te plaît je vais tout t’expliquer... Calme-toi s’il te plaît mon cœur je...

— Mon cœur? l’interrompt Jenny, se délectant de la situation. Sérieusement Melissa, tu sais que tu couches avec la personne la plus naze de la fac ? Il y a des centaines de filles et toi tu choisis la plus nulle d’entre nous ?

— Ferme ta gueule ! crie Melissa, faisant se retourner les personnes alentour, alertés par le début d’esclandre. Dégage de là avant que je ne te fasse ravaler tes paroles !


J’ai envie de pleurer, mais je n’y arrive pas... La conversation entre Melissa et Jenny résonne dans ma tête, mais je ne comprends pas ce qu’elles disent. Tout ce que mon esprit retient, c’est que la femme que j’aime m’a trahie avec la personne que je hais le plus au monde... Le fait que cela se soit passé avant notre rencontre ne rentre pas en compte, ma capacité de raisonnement étant pour le moment totalement déconnectée sous le coup de l’immense peine qui me foudroie. Je ne peux pas rester ici... Il me faut de l’air... Tournant les talons, je sors en courant du bar, n’entendant pas Melissa me crier de rester tandis que Jenny rigole.

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Je renverse une table sur le passage, bouscule quelqu’un qui me crie dessus, mais je n’y fais pas attention. Je sors du bar et cours droit devant, voulant mettre le plus de distance possible entre moi et cet endroit...



Point de vue de Melissa :


— Emilie ! crié-je en la voyant s’enfuir à toutes jambes.


Je vais pour la poursuivre quand Jenny me prend par le bras.


— Mais laisse-moi espèce de connasse ! lui hurlé-je au visage.

— Ne perds pas ton temps avec elle, viens plutôt avec moi, je connais un petit coin où on pourra s’amuser...


Perdant le contrôle de mes nerfs, je la gifle violemment avant de la prendre par le cou.


— Ecoute-moi bien espèce de petite conne ! Je sais que tu as pourri la vie d’Emilie ces derniers mois et je serai ravie de te le faire payer, mais j’ai autre chose à foutre actuellement ! Mais un conseil, tiens-toi éloignée de la fille que j’aime avant qu’il ne t’arrive quelque chose de bien plus grave qu’une simple baffe, OK ?


Elle commence à suffoquer tant je serre fort. Tout à coup, on me tire en arrière et elle reprend difficilement son souffle.


— Tu... me le... paieras... halète-t-elle, peinant à reprendre son souffle.

— C’est ça... Dégagez, vous tous !


Je me libère et cours vers la sortie en interpellant Mathieu qui s’approche de la scène, n’ayant pas tout suivi.


— Mathieu, viens avec moi vite !


Nous sortons du bar. Merde, par où est-elle partie ?


— Qu’est-ce qu’il se passe ? demande son frère. Où est Emilie ?

— Je ne sais pas, elle s’est enfuie au courant.

— Quoi ? Mais... Pourquoi ?

— Pas le moment ! Il faut qu’on la retrouve ! Et vous là-bas, dis-je à deux jeunes en train de fumer devant le bar. Vous avez vu passer une jeune fille en courant ?

— Ouep... Elle est partie par là.


Je commence à courir, Mathieu à ma suite. Etant en ville, je ne peux pas me mettre à courir à la vitesse que m’offrent mes capacités surnaturelles, mais j’allonge la foulée au maximum, Mathieu, pourtant en forme, suit avec peine.


On arrive à un embranchement où la route se sépare en deux. Personne pour nous renseigner.


— On se sépare, prends par ici, je vais par là.

— OK... dit-il, essoufflé. Tu as essayé de l’appeler au moins ?

— Essaie de ton côté, on reste en contact !


Le plantant là, je m’élance à toute allure. Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Qu’a-t-elle imaginé ? Pour moi, Jenny était juste un plan cul, pas particulièrement inoubliable d’ailleurs... Et c’est cette petite conne qui l’a harcelée ces derniers mois. Putain... Si j’avais eu le temps, je lui aurais balancé bien plus qu’une simple baffe, mais la priorité est de retrouver Emilie. Je panique qu’il ait pu lui arriver quelque chose. Emilie, mon amour où es-tu passée ?


J’arrive alors devant un parc. Bon, elle s’est peut-être réfugiée ici. Je m’élance à nouveau, plusieurs groupes d’étudiants sont présents, tous à moitié ou complètement ivres. Je m’approche de l’un d’eux.


— Désolé de vous déranger, vous n’auriez pas vu passer une jeune fille, taille moyenne, châtain, qui courrait ?

— Haha non ! On l’aurait pas loupé pour sûr, balance d’une voix graveleuse un étudiant complètement soûl. Mais reste avec nous toi ! On a de quoi passer une bonne soirée.


Je ne prends même pas la peine de répondre, abruti va...


— Emilie ! crié-je, reprenant mes recherches.


Enfin, un groupe me confirme avoir vu passé quelqu’un correspondant à la description d’Emilie il y a quelques minutes.


— Oui je l’ai vue, elle est partie par-là, m’indique une fille. Elle n’avait vraiment pas l’air bien. Je lui ai demandé si ça allait et me suis approchée pour essayer de l’aider, mais elle n’a pas répondu et s’est enfuie.

— Merci.


J’envoie rapidement un texto à Mathieu, heureusement que j’ai pris son numéro plus tôt dans la soirée. « Elle a été vue dans le parc ».


— Emilie ! crié-je à nouveau.


Je m’enfonce plus profondément dans le parc, là où un petit bois se dresse et où moins de monde se tient. Si elle a voulu se mettre au calme, c’est sûrement ici qu’elle a dû venir !


Mais alors que je m’approche, j’entends un hurlement provenant d’une voix que je connais bien. Emilie !



Point de vue d’Emilie



Je cours à perdre haleine, sans savoir où je vais. Je veux juste mettre le plus de distance possible avec le bar tandis qu’une tempête fait rage dans mon cerveau. Mes larmes coulent sans discontinuer sur mes joues et je n’arrive pas à effacer l’image de Jenny, ricanante, et de Melissa. Je les imagine faire l’amour, se moquer de moi, comme Jenny l’a fait tout au long de ces derniers mois. Et si elle avait couché avec Melissa, peut-être que... que ma rencontre avec Melissa n’est qu’un des tours de Jenny pour me faire du mal... Non... Melissa ne pourrait pas faire ça !


— Tu en es sûre ? demande une voix sournoise dans mon esprit. Ton propre père t’a reniée. Pourquoi est-ce qu’une femme que tu connais à peine ne se serait pas moquée de toi ? N’aurait pas abusée de ta crédulité, de ton besoin d’affection ?

— Non ! répond une autre de mes voix intérieures. Ce n’est pas son genre ! Son amour est sincère !

— Qu’en sais-tu petite idiote ? C’est un vampire... un monstre buveur de sang... si ça se trouve, tu es sous son emprise... Si ça se trouve... C’est elle qui a demandé à Jenny de te pourrir la vie pour te fragiliser et que tu tombes dans ses filets...


Par désespoir, je me prends la tête dans les mains et crie pour faire cesser mon débat intérieur qui me ravage l’esprit.


— Et toi ça va ? demande une fille qui s’approche de moi.


Qui est-ce ? Une amie de Jenny ? Qu’est-ce qu’elle va me faire ? En pleine paranoïa, je perds complètement pied et recule précipitamment avant de partir je ne sais où.


— Attends ! me crie la fille.


Mais je ne l’écoute pas. Je veux être seule, je ne veux voir personne. Si. Je veux voir Melissa. Non, en fait je ne veux pas la voir. Mais peut-être que...


Je rentre soudainement dans quelque chose. Qui pousse un grognement.


— Hé ! Regarde où tu vas toi !


C’est un étudiant, plus âgé que moi de quelques années et visiblement passablement éméché. Lui, comme les quatre autres hommes derrière lui...


— Doucement, Fred, tu vois qu’elle est pas bien. T’as besoin d’aide ?

— N... Non...


Je recule doucement, la façon dont ils me regardent ne me dit rien qui vaille. Mon instinct pressentant un danger, mon esprit commence enfin à s’éclaircir.


— Hé t’en va pas, on veut juste t’aider nous.


Ça sonne tout l’inverse à mes oreilles. Ils se rapprochent de moi, je continue de reculer.


— Non... Non ça va merci, je vais partir... Il faut que je parte.

— Allez, viens donc avec nous, tu vas voir, on va te faire oublier tes tracas. On a à boire, de quoi fumer, tu vas voir on va bien s’éclater. En plus, on aime bien les petites saintes-nitouches dans ton genre, souvent c’est des bonnes chaudasses !

— Je ne suis pas intéressée désolé... Je vous laisse...


Je commence à tourner les talons et m’apprête à m’enfuir à nouveau en courant lorsqu’un bras puissant me saisit par-derrière et une main se plaque sur ma bouche !


— Tu ne vas nulle part toi... On a bien tisé là et on est grave chaud. Pas vrai les mecs ?


Les cinq hommes m’encerclent et commencent à me tripoter à travers mes vêtements. Je tente de me débattre, mais rien à faire, ils sont trop forts pour moi...


— Putain, ce qu’elle est bonne ! Sois gentille avec-nous petite, susurre vicieusement un des hommes. Si tu es bien docile, il ne t’arrivera pas grand-chose et tu pourras même aimer. Si tu te débats... et bien ça nous fera un peu de sport. On aime bien les petites chiennes à dresser également...


J’ai envie de pleurer, mais je n’y arrive plus... Je n’ai plus aucune force en moi... Je suis épuisée, physiquement et mentalement... Et c’est là, à l’imminence de me faire violer par cinq mecs bourrés que je me rends compte de la stupidité de ma réaction tout à l’heure. Comment ai-je pu penser une seconde que Melissa était une complice de Jenny ? Apparemment, ça a juste été un plan sans lendemain et Melissa lui a tout de suite dit de dégager. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi suis-je partie comme ça ? Et que faire maintenant ? Melissa... S’il te plaît, pardonne-moi...


Pendant ce temps, les cinq violeurs ont continué leurs affaires et ont arraché un bout de mon chemisier. L’un d’entre eux commence à me pétrir rudement un sein tandis qu’un autre a ouvert mon jean et a glissé une main dans mon entrejambe.


— Tu vas voir salope, bientôt tu vas mouiller comme une chienne.


Je n’ai plus aucune force... Je ne réagis même plus. J’en ai assez de lutter, toujours lutter. La vie doit décidément avoir une dent contre moi, ne puis-je donc pas être heureuse ? Faut-il toujours que le sort s’acharne sur moi ? J’en ai marre... à cet instant, je veux mourir, je n’ai plus aucune envie de subir les tourments que l’on m’inflige, juste... disparaître... et trouver enfin la paix.


Sans m’en rendre compte, ils m’ont mise à genoux et ont sorti leur sexe qu’ils frottent contre mon visage. Leur contact me répugne et me donne envie de vomir, mais dans le même temps... qu’ils fassent leur affaire... Une fois qu’ils auront terminé, ce sera à mon tour de terminer tout ça... définitivement...


C’est alors que plus loin, j’aperçois une silhouette qui court. Lorsqu’elle passe sous un réverbère, je la reconnais. Melissa ! Sortant enfin de ma torpeur, je me mets à crier.

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