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Un amour de vampire

Chapitre 20

Fatidique soirée (partie 3)

Divers

Une infirmière me tire de ma morbide réflexion. Je me précipite vers elle.


-Comment va-t-elle ? Par pitié, dites-moi qu’elle va bien !


-Physiquement oui, il n’y a pas de soucis. Mais elle n’est pas encore réveillée. Vous pouvez toutefois aller la voir mais soyez très doux avec elle. L’épreuve qu’elle a subie est traumatisante et on ne sait pas comment elle réagira à son réveil. Au moindre problème vous sonnez d’accord ?


-D’accord.


L’infirmière nous guide jusqu’à la chambre et une fois la porte ouverte, c’est limite si je ne la bouscule pas pour me précipiter vers Emilie. Oh mon petit amour ! La voir ainsi étendue dans ce lit d’hôpital me fend le cœur, elle paraît si petite, si fragile...


Je m’assieds sur le rebord et lui prend la main pour la serrer fort.


-Je suis là mon cœur, ton frère aussi. On est là... Pour toi...


Mathieu ne dit rien et prend une chaise pour s’installer de l’autre côté du lit.


-Melissa... commence-t-il.


Bon... On n’y coupera pas et je lui dois une explication. Bien que je me prépare en même temps à la maîtriser si jamais il a l’idée d’ameuter tout l’hôpital.


-Ecoute Mathieu. Je... Je vais tout te raconter mais c’est une longue histoire, compliquée et qui te paraîtra sans doute invraisemblable mais tu... tu as vu tout à l’heure...


-Je ne sais pas ce que j’ai vu ! Ou plutôt, j’ai vu quelque chose mais qui ne devrait pas être possible, qui ne devrait pas exister ! Je deviens fou c’est ça ? Ou c’est un mauvais rêve ? Ou j’ai halluciné ? On m’a drogué ?


-Mathieu... Non, ce que tu as vu était bien réel. Ecoute, laisse-moi tout t’expliquer. Tu comprendras mieux par la suite même si je ne suis pas sûre que ça t’aide... Mais promets-moi de garder le silence. Jure-le-moi sur ce que tu as de plus cher !

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-Je... je te le jure, même si je ne sais pas sur quoi je m’engage.


Et pendant de longues minutes, je lui raconte mon histoire, de mon enfance à l’attaque de ma famille ; de l’homme qui m’a sauvé à ma maîtresse ; de sa mort à ma dépression et de mes années d’insouciance à ma rencontre avec Emilie. Je lui raconte tout, il ne m’interrompt pas bien que je vois son esprit se perdre pour tenter d’assimiler toutes les informations qui détruisent toutes ses certitudes rationnelles.


-Lorsque je l’ai trouvée tout à l’heure et que j’ai vu ces hommes autour d’elle, mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis précipité vers elle et j’ai envoyé un de ces agresseurs au sol. En tant que vampire, j’ai une force bien supérieure à la moyenne et j’aurai pu me débarrasser facilement d’eux dans mon état normal. Mais lorsque j’ai vu ce qu’ils lui faisaient...


Sans m’en rendre compte, je me suis mise à pleurer et je ne cesse de triturer la main d’Emilie qui ne réagit toujours pas.


-... j’ai perdu tout contrôle. Ça ne m’était jamais arrivée jusque-là et... ce qui est enfoui en moi a ressurgi. J’étais dans un tel état de haine, j’aurai pu facilement tous les tuer et une part de moi regrette de ne pas l’avoir fait... Ce que tu as vu Mathieu, c’est l’aspect véritable du vampire. J’en avais déjà entendu parler mais c’est quelque chose d’extrêmement rare pour un vampire de perdre le contrôle de soi-même. Grâce à notre longévité, nous sommes des personnes sûres de nous et capables de nous maîtriser mais là... ça a été trop fort. Voilà Mathieu. Tu sais tout. Je... J’ai conscience que c’est très difficile à croire mais c’est la stricte vérité.


Le jeune homme se lève et se met à son tour à faire les cent pas. J’ai l’impression de voir son cerveau fumer tant il est plongé dans ses réflexions. Il s’arrête parfois pour me poser une question.


-Ton histoire d’héritage, c’était du flan ?


-Oui... bien que la partie sur mon ami qui gère mon argent soit bien vraie.


-Je comprends mieux...


Et le voilà repartit. Nouvel arrêt.


-Emilie... Emilie est au courant pour... toi ?


-Bien sûr... Elle m’a percée à jour dès notre première rencontre.


-Et elle est restée ?


-Oui. Ecoute Mathieu, ne pense pas aux vampires comme ce que tu as pu voir dans les films ou les romans. Oui, il nous faut du sang pour survivre mais on ne tue personne pour l’obtenir. Et on peut prendre du sang animal. Enfin, certains vampires ont bel et bien été des tarés sanguinaires mais leur proportion n’est pas plus élevée que celle des criminels humains...


Soudainement, Mathieu se plante devant moi.


-Et alors Melissa ! s’énerve-t-il. Qu’est-ce que je suis censé dire de tout ça moi ? Ma sœur sort avec un... un vampire ! Tu as failli buter cinq personnes sans même t’en rendre compte ! Et le jour où c’est ma sœur qui t’énervera qu’est-ce qu’il se passera ? C’est elle que tu tueras sans même t’en rendre compte ?


Ses paroles me blessent mais en même temps font ressortir une interrogation justifiée. Et si jamais un jour, la bête sortait contre Emilie ? Je pourrais la tuer d’un geste... Non ! Impossible ! Je serai incapable de lui faire le moindre mal...


-Mathieu, je comprends tes craintes mais je ne pourrais pas lui causer le moindre tort ! Regarde, c’est elle qui m’a fait revenir à moi tout à l’heure !


-Et si elle ne s’était pas réveillée à ce moment-là ? C’est moi qui serai avec ces types ! Peut-être même mort ! Je regrette Melissa mais tu dois partir, je ne veux pas que tu t’approches encore de ma sœur, c’est trop dangereux !


Je me lève à mon tour. Mon énervement revient et je sens la bête remuer en moi. Cependant je me contrôle. Les craintes de Mathieu sont justifiées et c’est à moi de le rassurer.


-Dangereux ? Moi je suis un danger pour elle ? C’est tout l’inverse Mathieu ! crie-je presque tant la situation me rend fébrile. Au contraire, c’est moi qui l’ai sauvée ! Et pas que ce soir ! Elle m’a avouée qu’avant notre rencontre, elle en avait déjà marre de vivre ! Moi je lui ai offert de l’amour et de la tendresse. Je l’ai rendue plus heureuse en deux jours qu’elle ne l’avait jamais été de toute sa vie ! Et qui est-ce qui est allé la chercher après qu’elle se soit faite jetée de chez elle par votre connard de père ? C’est moi ! Moi qui l’ai recueilli, qui l’ai réconfortée, qui l’ai aimée et qui l’aime toujours plus que tout ! Et encore ce soir, c’est moi qui l’ai tirée des griffes de ces ordures ! Qu’aurais-tu fait contre cinq mecs ? Appeler les flics ? te prendre une raclée ? Ça ne l’aurait pas aidée...


Je lui crie presque dessus à présent. Il a les yeux écarquillés et un fond de crainte en lui, sûrement la peur de voir la bête en moi ressortir. Je respire un grand coup pour me calmer, le but n’est pas de braquer Mathieu. Il faut vraiment que je reprenne pieds. Moi qui suis habituellement plutôt flegmatique, je ne me reconnais plus... Dès qu’Emilie entre en jeu, mes sentiments et réactions sont poussés à l’extrême. Je me rassois sur le lit et reprends la main d’Emilie entre les miennes.


-Désolé Mathieu je ne voulais pas m’énerver... C’est que... j’aime ta sœur. Plus que tout. Je ne supporterai pas de la perdre.


Il s’apprête à répliquer mais à ce moment, la main d’Emilie bouge et ses yeux se mettent à papillonner.


-Melissa ? Amour ? murmure-t-elle d’une voix toujours très faible.


-Je suis là mon trésor, réponds-je en me penchant immédiatement vers elle. Je suis là, tout va bien.


-Où... où suis-je ? A la maison ?


-Non mon bébé, à l’hôpital. On devait s’assurer que tu n’avais pas de séquelles physiques. Comment te sens-tu mon amour ?


Je lui parle à deux centimètres à peine de sa bouche, les yeux embués de larmes.


-J’ai entendu crier... Mathieu est là ?


-Je suis là Em’. Je suis là.


-Vous vous disputiez ? Ne vous disputez pas s’il vous plaît. Vous êtes les deux personnes que j’aime le plus au monde...


-Ce n’est rien petit cœur... c’est que... Mathieu est au courant pour... moi.


Emilie ne dit rien mais ouvre plus grand les yeux en nous regardant tour à tour moi et son frère.


-Mon amour ? murmure-t-elle. Peux-tu nous laisser cinq minutes ? Je crois qu’il faut que j’ai une petite discussion avec mon frère.


-Bien sûr mon cœur... je vais aller nous chercher à boire et à manger. Tu veux quelque chose en particulier ?


-Pas faim... répond-elle simplement.


Je lui dépose un baiser sur le front et non sans un dernier regard, je quitte la pièce. Je suis à la limite de fondre en larmes. J’ai peur de ce que va dire Mathieu. Et s’il arrivait à la convaincre que je suis un danger pour elle ? Qu’elle ne veut plus me voir ?


Je me rends à la salle d’attente et prend trois boissons vitaminées avant de retourner patienter devant la chambre. Après une attente qui me paraît interminable où je ne cesse de m’arracher des cheveux tellement je tire dessus, la porte s’ouvre.


-Melissa, dit Mathieu. Tu peux revenir.


Je rentre en tremblant. Mathieu sort.


-Tiens mon cœur. Je sais que tu n’aimes pas cette boisson mais ça te redonnera des forces.


-Merci... Melissa, c’est vrai ce que m’a dit Mathieu ? Que tu... étais... transformée quand tu es intervenue ?


-Oui ma chérie... En te voyant dans cet état, ces hommes autour de toi... je suis devenue folle de rage et j’ai totalement perdu pieds. Je devais te sauver et pour ça, j’étais prête à me battre contre le monde entier si besoin.


-Ainsi je n’ai pas rêvé tout à l’heure. J’avais une image de toi en tête très... étrange et terrifiante...


-Mon cœur... je comprends que ça puisse te faire peur mais... tu n’as pas à avoir peur de moi. Je serai bien incapable de te faire du mal...


Elle prend ma main dans la sienne.


-C’est ce que j’ai dit à Mathieu. Et bien qu’il ne soit pas rassuré, il veut bien que je continue à te voir. De toute façon, il serait bien incapable de m’en empêcher ! Melissa ?


-Oui mon cœur ?


-Merci... Encore une fois... Je suis tellement désolée de m’être enfuie tout à l’heure... Sans ça, rien de tout ça ne serait arrivé et...


-Chhuuuuuut... n’y repense pas... on ne peut pas revenir en arrière et tu n’as pas à t’excuser.


-Tu sais... j’ai imaginé des choses horribles... Que tu avais tout manigancé avec Jenny pour me séduire afin de mieux me détruire par derrière... Que tu ne m’avais jamais aimée, que tout ça... n’était que du vent...


Elle pleure à nouveau, moi aussi. Mon front est collé contre le sien, si bien que nos larmes s’entremêlent.


-Mon amour, ma chérie, mon petit cœur adoré... jamais de la vie, tu m’entends ? Jamais de la vie je ne t’ai manipulée. J’ai rencontré Jenny lors d’une soirée il y a un an et demi environ et c’est tout. Je ne l’ai plus jamais revue et n’ai même plus jamais repensée à elle par la suite... Et s’il y a une chose sur laquelle tu peux être sûre, c’est que je t’aime. Plus que tout.


-Moi aussi je t’aime petit vampire...


Elle porte soudainement la main à sa gorge et fouille précipitamment avant de ressortir mon pendentif.


-Ouf, il est toujours là ! J’aurai été tellement triste de perdre le plus beau cadeau que l’on m’ait offert.


-Je t’en aurai offert un autre ma chérie...


-Ça n’aurait pas été pareil... Tu veux bien m’embrasser s’il te plaît ?


Je lui donne un doux baiser, au goût de sel à cause de nos larmes mais je lui transmets tout mon amour à travers.


-Tu sais... avant que je ne te vois arriver pour me sauver tout à l’heure... J’avais renoncé à me battre...


-Mon cœur, tu n’étais pas de taille face à ces ordures...


-Pas me battre contre eux... Contre la vie... Contre tout ce qu’elle m’infligeait... Je n’en pouvais plus. Je pensais que tu m’avais trahie. Ma famille, sauf Mathieu, m’a tournée le dos... je n’avais plus rien alors à quoi bon vivre encore... Mais quand je t’ai vu arriver... j’ai compris...


-Tu as compris quoi mon cœur ? demandé-je en pleurant de plus belle après cette phrase si terrible à entendre dans la bouche d’une fille de dix-huit ans.


-Que je voulais vivre... Vraiment... Avec toi...


Elle m’embrasse à nouveau.


-Alors nous allons vivre mon amour ! Toi et moi, heureuses et amoureuses ! Nous allons faire en sorte que ta vie précédente ne soit plus qu’un lointain souvenir. Je vais t’aimer, t’aimer et encore t’aimer...

-Voilà un programme qui me donne envie, me sourit-elle.



Que j’aime la voire sourire ! A cet instant, je me promets de faire de chaque moment de sa vie un instant de pur bonheur. Elle a déjà beaucoup trop souffert pour une fille de son âge, place désormais à la joie.


-On fait revenir Mathieu ? Il doit se demander ce que l’on fait.


Je vais le chercher et il se trouve qu’il est en pleine discussion avec l’infirmière.


-Comment vous sentez-vous mademoiselle ? demande-t-elle en entrant dans la chambre.

-Bien mais fatiguée...


-C’est normal, vous êtes sous calmant. Je vais vous faire votre autorisation de sortie et vous pourrez y aller. Dans les prochains jours, si quoi que ce soit se passe, vous nous appelez immédiatement. Et si besoin, nous pouvons vous conseiller plusieurs psychologues pour parler de... l’épreuve... que vous avez subie.



Je crois que j’ai la meilleure des psys avec moi, sourit Emilie en me serrant la main.


-Je n’en doute pas, sourit l’infirmière, et je suis ravie pour vous mais pensez-y tout de même.


-C’est noté.


-Bon, on ne vous retient pas, je présume que vous avez hâte de rentrer chez vous au calme !

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