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Anaïs

Chapitre 1

Hétéro

— Je sais ce que tu attends de moi, mais je ne peux pas te le donner.


C’est quoi ce délire, de quoi elle me parle ?

Elle, c’est Anaïs, une très bonne amie à moi. On s’est connu il y a deux mois lors d’une soirée organisée par notre association pour remercier les bénévoles qui nous ont aidés lors du dernier concert que l’association avait organisé.


Nous avions passé la majeure partie de la soirée à discuter ensemble, malgré la différence d’âge (elle avait 18 ans, j’en avais 27), nous nous sommes très vite sympathisé. Elle a fini par rejoindre l’association et ainsi intégrer notre cercle d’amis.


Ce soir-là nous avions passé la soirée chez un copain, nous sommes rentrés ensemble, je l’ai raccompagnée chez elle, puis je suis rentré chez moi. Et voilà qu’à peine rentré, je reçois ce SMS d’elle.

De quoi elle parle ? Aurais-je laissé transparaître un quelconque signe de désir envers elle ?

Je ne nie pas qu’elle me plaisait. Elle était plutôt jolie, brune aux yeux noisette, un sourire charmeur. Mais elle était surtout une bonne amie que je ne voulais pas perdre.

J’étais perdu dans mes questionnements quand j’ai reçu un deuxième message :


— Je suis perdue, j’ai envie, mais en même temps j’ai peur. J’ai pas envie de te perdre.


Je ne pouvais pas garder le silence plus longtemps, je sentais qu’elle n’allait pas bien. Alors je l’ai appelée :


— Anaïs, je viens de recevoir tes SMS, que se passe-t-il ?

— Je suis désolée, je ne sais pas ce qui m’a pris... je n’aurais pas dû ouvrir cette bouteille de vodka ?

— Tu es en train de boire ? Seule ?

— Oh, ça ? Oui, j’étais bien, après cette soirée, et j’avais envie d’un dernier petit verre. Apparemment c’était le verre de trop.

— Anaïs, je viens te voir et on discutera.

— Non, non, ne te dérange pas. Excuse-moi de t’avoir dérangé, j’aurais pas dû. C’est juste qu’avec l’alcool, des pensées me sont venues, et je ne sais pas ce qui m’a prise.

— J’arrive.


Une demi-heure après, j’étais devant sa porte. C’était la première fois que je venais chez elle. Toutes les fois où je l’avais raccompagnée, je me contentais de lui dire au revoir en bas de son immeuble.

En m’ouvrant la porte, j’ai vu tout de suite qu’elle avait pleuré. Alcool et larmes ne font jamais bon ménage.

Elle habitait un petit studio étudiant. À droite, il y avait un bar qui délimitait le petit coin-cuisine, un peu plus loin, un petit bureau sur lequel trônaient un ordinateur portable et quelques livres. À gauche, la porte de la salle de bain et en face, un lit à tiroirs devant lequel étaient disposés un fauteuil et deux poufs autour d’une petite table basse sur laquelle il y avait une bouteille de vodka bien entamée et un verre à moitié vide.


— Tu veux boire quelque chose ? J’ai des bières... sinon il y a la vodka, me demanda-t-elle en fermant la porte derrière moi.

— Oh non. Je pense que j’ai assez bu pour ce soir, un petit café si possible, sinon un verre d’eau.

— D’accord, me dit-elle en se dirigeant vers la cuisine, je nous prépare un café, installe-toi, j’arrive.


Je pris place dans le fauteuil, et laissais vagabonder mes yeux dans la pièce.


— C’est sympa chez toi.

— C’est un peu petit, mais bon, ça me suffit largement, dit-elle en revenant, deux tasses dans les mains.


Elle prit place en face de moi, sur le lit.


— Alors, dis-moi, qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi ce que j’attends de toi et que tu ne peux pas me donner ? demandais-je en reposant ma tasse sur la table.

— Je suis désolée, je n’aurais pas dû envoyer ce message. Je n’ai pas réfléchi avant de l’envoyer et j’ai tout de suite regretté.

— Ce qui est fait est fait et je suis là pour qu’on en discute... Mais si tu n’en as pas envie, on a qu’à oublier et faire comme s’il ne s’est rien passé.

— Tu ne m’en veux pas ? demanda-t-elle, hésitante.

— Non, bien sûr que non. Si je suis venu, c’est parce que j’ai senti que tu n’allais pas bien, et je ne voulais pas te laisser seule dans cet état. Je ne peux ni ne veux te forcer à me dire ce qui ne va pas, mais je n’ai pas envie qu’après mon départ, tu replonges dans ta bouteille et tu recommences à broyer du noir toute seule.


Je vis des larmes couler sur sa joue. Mû par l’envie de la réconforter, je suis allé à côté d’elle et la pris dans mes bras. Elle posa sa tête sur ma poitrine et continua à pleurer en silence. Ne voulant pas la brusquer, je n’ai rien dit moi non plus, j’attendais qu’elle soit prête à se confier à moi.

Au bout de quelques minutes, elle murmura :


— Je ne veux pas te perdre.

— Ça n’arrivera pas, je te rassure.


Comme si elle ne m’avait pas entendu, elle continua :


— Toute à l’heure quand tu m’as raccompagnée, je me suis dit que tu aurais peut-être voulu que je t’invite chez moi. Moi même j’avais envie de t’inviter, mais j’avais peur.

— Peur que je te saute dessus, dis-je sur le ton de la blague, histoire de détendre l’atmosphère.

— Ou que je te saute dessus, répondit-elle sur le même ton.

— Ah, là c’est moi qui dois avoir peur, dis-je en riant.


Voyant qu’elle était plus détendue, j’ai décidé d’aborder le fond du problème :


— Donc, tu penses que j’ai envie que notre relation soit plus qu’amicale, et toi tu n’en as pas envie ? C’est bien ça ?

— Oui et non ! J’aime être avec toi. Je tiens beaucoup à toi. Ta galanterie et ta gentillesse me font penser que tu attends plus de moi. Le problème ce n’est pas que je n’en ai pas envie, au contraire.

— Où est le problème alors ?

— Eh bien, j’ai peur de ne pas être à la hauteur.

— Je crains de ne pas comprendre, répondis-je intrigué.


Elle me regarda un moment comme pour rassembler son courage puis répondit :


— je... je suis encore vierge. Je n’ai jamais connu de garçon avant et je ne sais pas comment on fait. J’ai peur que tu me trouves nulle.


Ses joues étaient toutes rouges. Je la trouvais très belle. J’ai pris son visage entre mes mains et tout en la regardant dans les yeux, je lui répondis.


— Écoute. Je te mentirais si je te dis que je n’ai jamais pensé à toi autrement que comme une simple amie. Mais ce n’est pas une raison pour que tu te sentes obligée de quoi que ce soit. Si on doit coucher ensemble, je veux que ce soit avant tout parce que tu en as envie.

— J’en ai envie.

— Non, ne me donne pas de réponse tout de suite. On en reparlera demain. Sache juste que, quelle que soit ta décision, tu ne me perdras pas.

— Tu vas partir ?

— Oui, je te laisse te reposer, je t’appelle demain.

— Je n’ai pas envie de rester seule, s’il te plaît reste avec moi.

— Mais je n’ai rien prévu pour dormir.

— Ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas, je te sauterai pas dessus,


dit-elle en riant, avant d’aller dans la salle de bain pour se changer. Resté seul, j’ai enlevé mon pantalon et je me suis allongé sur le lit. Quelques minutes après, elle revint vêtue d’un débardeur et d’une culotte. En la voyant, j’ai senti mon sexe se redresser.

Ça va être dur de résister toute une nuit. Pensais-je pendant qu’elle se mettait dans le lit, collée à moi.


... À suivre

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