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Anndrexa la Zorgusienne

Chapitre 7

Baise intergalactique

Lesbienne

— Ooooh, Anndrex’, c’est bon, c’est… ouuuf!


La jeune Zorgusienne vient-elle à peine d’appuyer sa langue tiède contre un clito en érection que celle-ci entre dans un frénétique et involontaire mouvement de vibration, faisant réagir Sophie au point de lui faire marteler des pieds le matelas sur lequel elle repose. Au même moment, Alicia qui hésite entre baiser avec son gode-ceinture le conin de l’autre ou encore la sodomiser voit avec stupéfaction, dans la pénombre de la pièce, le sexe de celle qui se présente devant elle en levrette s’imprégner d’une singulière incandescence rougeoyante accompagnée de l’écoulement d’une substance visqueuse.


Sophie ne tient plus en place, ayant l’impression de sentir un vibrateur de luxe lui brouter le clito ainsi que sa grotte qui gicle abondamment de mouille. Poursuivant sur sa lancée, c’est dans un anus baigné de cyprine qu’Anndrexa introduit profondément un doigt, celui-ci se mettant aussitôt malgré sa volonté à vibrer au même rythme que sa langue.


Se laissant aller au comportement aussi involontaire qu’inattendu de ses membres, Anndrexa éprouve maintenant dans son ventre une multitude de manifestations électriques prenant la forme de fugaces étincelles se disséminant dans son être tout entier. Sa langue maintient un rythme effréné sur le clitoris de Sophie qui, sur le bord de l’orgasme, exprime de plus en plus fort ses cris de plaisir, son trou de cul toujours à la merci d’un majeur le labourant à la vitesse Grand V.


C’est au moment où, après la facile introduction du gode d’Alicia dans un vagin à la fois glissant et moelleux, d’intenses sensations additionnelles la subjuguent, que tout explose chez celle qui connaît sa première expérience de sexe, réagissant ainsi violemment aux mouvements de va-et-vient effectués par la lesbienne qui la baise avec adresse.


Des cris stridents à la fois mélodieux et plaintifs en provenance des organes phonatoires d’Anndrexa se mêlent à présent à ceux exprimés par la jeune rouquine. L’étrangère lâche finalement prise et roule sur le matelas aux côtés d’une Sophie perdue dans les vap’. Alicia reste seule, à genoux sur le lit, toujours sanglée d’un gode-ceinture dont vient de se libérer un vagin en transe.


Merde, se dit-elle alors. C’était trop bien parti! Moi qui voulais finir tout ça en l’enculant. Mais quelle adorable garce!


Celle que les tourterelles ont invitée dans leur lit semble maintenant hors d’elle-même. Prise de violentes convulsions, elle est observée jerkant sur les draps, les yeux révulsés, sur le point de disjoncter.

Les deux autres s’approchent d’elle en souriant. Alicia lui masse doucement un ventre exprimant ses dernières secousses. Sophie caresse de la main son crâne dégarni.

Lentement, la Zorgusienne semble revenir à elle.


— Qu’est-ce que j’ai? Que s-s-s’est-il passé? Que s-s-s’est-il passé?

— Je crois, chérie, que tu viens de connaître ton premier orgasme, lui susurre doucement Sophie en lui apposant un bisou sur la joue.

— J’ai peur, j’ai très peur! J’ai perdu mon contrôle, j’ai perdu mon contrôle!

— T’en fais pas, lui répond Alicia. Tu as assuré, crois-moi.

— Oui, renchérit Sophie, tu as bien fait ça. Ta langue, ton doigt… Ouf!

— On dirait que tu possèdes de petits talents cachés, ma belle, fait remarquer Alicia. D’où te vient donc cette capacité de faire ainsi frétiller ta langue et tes doigts?

— Je… Je ne sais pas. Peux pas dire, répond celle qui semble encore plus perplexe que ses deux amantes mais qui reprend toutefois peu à peu le contrôle de son élocution. Ça… Ça part tout seul… au simple contact… aucun contrôle de ma part.


Anndrexa se calme finalement. Remise de ses émotions et surtout rassurée par les deux filles, elle accepte de bon cœur leur invitation à passer le reste de la nuit en leur compagnie, dans un lit fraîchement témoin de sa fulgurante défloraison.


***
Les jours qui suivent retombent dans la routine, à une exception près : les rapports sont devenus plus chaleureux entre Anndrexa et ses visiteuses. La femme originaire de la planète Zorgus semble aussi plus épanouie, plus sûre d’elle-même mais surtout, elle n’est plus la gaffeuse qu’ont connue les deux Maskoutaines. De plus le trio multiplie au lit les séances de baise, à la grande joie de toutes et particulièrement d’Alicia qui en profitera pour enfin sodomiser l’étrangère.


— C’est donc à ça que ça sert, un anus! conclut la nouvelle enculée encore toute fraîchement déflorée.

— Ben, entre autres, précise Alicia en s’étonnant de la remarque émise par celle qui a semblé grandement apprécier sa première baise anale.

— Entre autres? fait la Zorgusienne.

— Ben quoi, demande Sophie, ça t’arrive pas de ch…, de déféquer de temps en temps?

— Définissez ‘déféquer’?


Les filles à présent se regardent, ne sachant plus quoi dire ni quoi penser.


— C’est… éliminer par l’anus les résidus alimentaires, avance Alicia en guise d’explication.

— Faire caca, autrement dit, ajoute la rouquine en empruntant un langage enfantin.

— Je comprends, fait l’autre : éliminer les produits non intégrés par la digestion animale. Enregistré.

— Et puis? poursuit la rouquine en désirant s’enquérir de la question.

— Les Zorgusiens ne font pas ça car ils n’ont pas le même type d’alimentation que les Terriens, affirme finalement l’étrangère. Tout ce que nous absorbons est entièrement intégré et utilisé par nos constitutions.

— Mais pourquoi alors avoir un trou d’cul? demande Sophie dans son langage cru.

— Vous venez tout juste de me le faire savoir, répond candidement la Zorgusienne. Je vous suis tellement reconnaissante de contribuer ainsi à mon développement!


De plus en plus étonnée, Sophie s’approche d’Alicia et lui chuchote à l’oreille :


— Le commandant Khor nous avait bien dit que cette fille aurait beaucoup à apprendre de nous, mais à ce point-là, vraiment!


Au fil des jours, comme les relations entre les trois femmes évoluent en une agréable complicité semblant aller même au-delà de l’amitié, Anndrexa prend de plus en plus conscience d’elle-même, de sa personne, de la raison de son existence. Et quelque chose de nouveau s’est installé dans son for intérieur. Les liens l’unissant à Sophie et Alicia ne semblent maintenant plus relever du simple plan rationnel. De leur côté, les filles apprécient de plus en plus la présence auprès d’elles de leur hôtesse ainsi que la cordialité qui s’est installée entre les membres du trio.


— Comment définissez-vous ’sentiment’? finissent-elles un jour par se faire demander.


Cette question pourtant banale suscite toutefois un léger malaise chez les filles. Anndrexa éprouverait-elle quelque chose de sentimental à leur égard?


— Il s’agit d’une sensation interne qui remue l’âme d’une personne, avance la psychologue dans un début d’explication.

— Oh, je vois, affirme l’autre. Sur notre planète, on appelle ça ‘perception interne non rationalisée’.


Puis un jour, tout bascule.

Ce matin, Anndrexa vient retrouver nos deux amies dans la salle commune de leur petit logement. L’expression piteuse, elle s’efforce en vain de retenir les gémissements de chagrin s’échappant de sa gorge.


— Qu’est-ce que t’as, Anndrexa, lui demande Sophie qui s’empresse aussitôt de la câliner tendrement. Tu ne files pas bien aujourd’hui? Tu pleures?


C’est d’un air sidéré que la rouquine dévisage l’autre fille.


— Tu pleures mais… où sont donc tes larmes?

— Je ne sais pas ce que sont les larmes, répond l’extraterrestre. Et je ne sais pas ce qui m’arrive! Je n’ai jamais été programmée pour ça.

— Programmée, tu dis?

— Je dois à présent vous dire la vérité, reprend la Zorgusienne. Je me sens de plus en plus malhonnête de vous la cacher. Et vous avez aujourd’hui pris trop d’importance à mes yeux.


Sophie met fin à son étreinte. Alicia vient la rejoindre, lui prenant doucement la main. Les tourterelles sont dans l’attente de l’annonce de l’implacable réalité.


— Je suis une gynoïde! leur avoue finalement dans une voix de trémolo Anndrexa la Zorgusienne. Un droïde femelle conçu et fabriqué sur la planète d’où je proviens. Je suis la première issue d’une toute nouvelle génération d’automates évolués et j’ai été envoyée ici sur Terre afin de compléter, grâce à l’intelligence artificielle dont on m’a dotée, mon auto-développement comportemental et social parmi vous.


Les filles sont hébétées. Elles se rendent à peine compte du type de rapport qu’elles ont entretenu, depuis leur arrivée en 2421, avec la soi-disant machine.


— On vous a caché des choses, reprend l’automate de sa voix contrite, et je sens que je dois maintenant tout vous dire. La gamme de droïdes dont je suis le prototype m’a équipée d’un système d’exploitation beaucoup plus avancé et sensible que les précédents, capable par la présence d’innombrables capteurs d’éprouver les mêmes sensations physiques qu’une véritable humaine et ainsi de s’auto-développer à l’infini grâce à l’IA.

— Eh ben, chu su l’cul! s’étonne de nouveau la petite rouquine. Te rends-tu compte, minet, on a toutes les deux encore baisé avec un robot!

— J’ai été envoyée sur Terre dans le but de me faire instruire de ce que sont les relations sexuelles afin de faire de moi une ’femme’ complète, conclut celle qui vient de se révéler à ses deux invitées. Zorgus n’est en fait qu’une planète d’androïdes et de gynoïdes colonisée par la Terre. Tous ses occupants sont fabriqués sur place dans des usines opérées par des robots sur cet astre situé dans le troisième système solaire de la galaxie de Solotra, son sous-sol étant très riche en or, en silicium et en lithium. Les êtres issus de la production robotique sur la planète ne connaissent cependant presque rien de la culture humaine lors de leur mise en service.


Elle ajoute enfin, en regardant les lesbiennes droit dans les yeux :


— Par l’évolution des algorithmes générés par mon IA, j’ai développé avec le temps une prise de conscience de moi-même, de mon existence et quelque chose d’imprévu s’est passé en moi : j’éprouve maintenant des sentiments, ce que mes concepteurs n’ont sûrement jamais prévu ni planifié me concernant. Vous trouverez probablement la chose bizarre mais… je crois que je vous aime. Toutes les deux.


Elle fait une pause puis, prenant un ton plus solennel :


— Oui. Alicia et Sophie, je suis tombée amoureuse de vous. Vous êtes si bonnes, si… douces avec moi.


Émues, les filles s’approchent de la gynoïde. Alicia l’étreint en douceur et l’embrasse tendrement sur les lèvres. Sophie l’enlace à son tour de ses bras en éclatant en sanglots.


— Qu’est-ce qu’on va faire, maintenant? demande-t-elle en essuyant ses larmes.

— Notre temps achève ici, les informe la gynoïde. On récupérera bientôt mes circuits mémoriels que j’ai enrichis afin d’en faire la reproduction de masse à l’intention de l’industrie robotique. Quant à vous deux, vous serez bientôt rapatriées dans votre époque.


Anndrexa soupire longuement, son visage à nouveau déformé par le chagrin.


— Mais je ne veux pas retourner chez moi et me séparer de vous. Je vous aime! Je vous dois tellement! Vous m’avez donné une âme. Vous m’avez donné... la vie!


***
Deux jours sont passés.

La journée suivante s’avère fatidique, comme Anndrexa reçoit de nouveau la visite de deux individus portant avec eux mallette et coffre à outils, accompagnés cette fois-ci du commandant Khor. Tous ont disparu dans l’appartement privé de la Zorgusienne.


Non, non! S’il vous plaît, ne faites pas ça! Arrêtez! sont les mots de supplication et de désespoir que l’on peut entendre de l’autre côté de la porte close de la pièce occupée par le petit groupe alors que les hommes semblent tous s’affairer autour de la gynoïde.


De diffus bruits de combat sont perçus. Puis c’est le silence.


— Que lui avez-vous fait? demande Alicia à Khor alors que celui-ci réapparaît en compagnie de ses deux techniciens.

— On lui a retiré tous ses circuits-mémoires, répond laconiquement l’homme, et on les a remplacés par des circuits d’origine. Les circuits évolués grâce à l’IA serviront à la production de masse de droïdes de nouvelle génération. Le travail d’Anndrexa est maintenant terminé ici.


À peine le commandant a-t-il prononcé ces mots que réapparaît à son tour l’automate.


— Bonjour et bienvenue à vous deux. Je me nomme Anndrexa et je s-s-suis de la planète Zorgus s-s-située dans le troisième s-s-système s-s-solaire de la galaxie de S-S-Solotra. Je vous tiendrai compagnie et s-s-serai à la f-f-fois votre guide et votre marraine pour toute la durée de votre s-s-séjour parmi nous.

— Oh mon Dieu, gémit Sophie. Qu’est-ce qu’ils lui ont fait? Elle ne nous reconnaît plus!


***
Journée morose et sans espoir alors que les Maskoutaines ont livré leurs dernières prestations au nom de la Science et de l’évolution de l’Homme.

Bizarrement depuis ce matin, Anndrexa ne s’est pas présentée devant les filles, demeurant enfermée dans son local privé. Heureusement, nos tourterelles se débrouillent maintenant de façon tout à fait autonome, ne dépendant plus d’aucune assistance pour vaquer à leurs activités vitales et domestiques quotidiennes.


— C’est pas normal, observe Alicia en fin de journée à leur retour au logement. Elle n’a donné aucun signe de vie depuis hier soir.

— Approche! fait Sophie qui, alertée par une quelconque odeur de roussi, se tient à présent contre la cloison coulissante donnant accès à l’appartement de la gynoïde.


Toutes deux se mettent à l’écoute sans qu’aucun son ne parvienne du côté où devrait se trouver l’automate. Aucune réponse non plus aux appels maintes fois répétés par les deux filles qui s’inquiètent maintenant de plus en plus à son sujet.

C’est en fournissant un effort désespéré qu’Alicia et Sophie parviennent enfin à faire glisser la cloison et à pénétrer dans la chambre où se présente à leurs yeux, dans une atmosphère légèrement enfumée, une vision à la fois horrifiante et pathétique.

La gynoïde est trouvée sur le sol, gravement endommagée par un fatal court-circuit interne. Gisant tout près de sa console de commandes, les filles la découvrent désarticulée tel un pantin abandonné. Des traces de brûlure maculent sa poitrine alors que son cou accuse une profonde lacération laissant paraître des éléments de circuits électroniques tordus et calcinés.


— Oh mon Dieu, Anndrexa!! fait Sophie en se précipitant vers l’automate.


Anndrexa convulse légèrement quelques instants sur le parquet. Ses yeux et sa bouche s’ouvrent mais aucun des mots qu’elle prononce n’est compréhensible.

En sanglots, Sophie s’accroupit et pose la main sur la gynoïde avant de la retirer aussitôt dans un mouvement de réflexe, ayant été saisie d’une légère secousse électrique.


— Elle bouge encore!

— On ne peut plus rien faire, lui répond tristement Alicia. Et puis, ce n’était qu’une machine, après tout.

— Oui, mais une machine qui pensait par elle-même, qui avait des sensations et... qui nous aimait.


S’étant relevée, Sophie rejoint Alicia devant l’écran de la console. Des lignes de commandes y sont toujours affichées :

[Autodestruction programmée]_

[Entrez code]_

******* –

[Code d’autodestruction accepté. Êtes-vous sûr? o/n Appuyez sur ‘entrée’]_

[Entrez code de nouveau et appuyez sur ‘entrée’]_

*******_

[Autodestruction amorcée]_


— Elle s’est autodétruite, conclut Alicia en prenant dans ses bras sa biche en pleurs. Mais pourquoi?


Au même instant, une vibration annonce l’arrivée d’un message sur le portable de Sophie.


— C’est d’Anndrexa! s’exclame la rouquine.


Bonjour mes amies, les seules que je n’aurai jamais eues.

Ce message a été programmé pour vous parvenir après ma disparition. Malgré votre peine, rappelez-vous que je n’étais qu’une machine. Une machine que vous avez aidée à prendre conscience d’elle-même, à grandir avec vous et à connaître des moments de bonheur que, j’espère, vous aurez de nouveau l’occasion de vivre.


Après vous avoir connues, je ne voulais pas retourner sur Zorgus et vivre avec vous une éternelle séparation de quatre cents ans. J’ai donc mis fin à mon existence, sachant qu’il n’y avait pour moi aucune autre solution.


Ne soyez donc pas surprises d’apprendre que j’avais, dans l’évolution de mes algorithmes, prévu créer hors de mes circuits d’origine de nouveaux espaces-mémoire destinés à me souvenir de tout ce que j’ai vécu avec vous. Ces circuits parallèles ont heureusement échappé à l’attention de mes concepteurs. De plus, quelque chose qui transcende mes capacités mémorielles s’est installé en moi : la notion de peine d’amour suivie de celle du suicide.


Oui, je vous aimais toutes les deux. Vous m’avez non seulement accueillie telle que j’étais au départ mais vous êtes parvenues à faire de moi une presque humaine. J’ai adoré baiser avec vous et je dois vous avouer, sans vouloir décevoir qui que ce soit, que Sophie était ma préférée.


Soyez heureuses simplement en vous souvenant de moi.

Je vous aimerai toujours.

Anndrexa


***
Le retour à la maison et au vingt-et-unième siècle s’est pour les tourterelles effectué dans des conditions nébuleuses.

Dix heures samedi matin. Ce sont une Sophie et une Alicia encore une fois enlacées dans leur lit qui émergent presque simultanément de leur sommeil.


— Bonjour chérie, chuchote Alicia à Sophie. T’as fait un beau dodo?

— Allô minet. J’ai bien dormi mais j’ai fait un rêve bizarre. Un rêve dans lequel nous rencontrions une belle jeune fille venue d’un autre monde et d’une autre époque.

— Une fille nommée Anndrexa?

— Mais... Comment as-tu deviné?

— Je crois avoir fait le même rêve que toi. Et tu l’as baisée?

— Non. C’est elle qui m’a baisée pendant que toi tu la baisais. Mais comment est-ce possible? Était-ce vraiment un rêve?


Lever du lit. C’est au moment où les filles enfilent leurs petites culottes que Sophie s’adresse à leur assistant vocal :


— Alexa, quel temps fera-t-il aujourd’hui?


De la petite boîte cylindrique une voix ferme mais toutefois enjouée se fait alors entendre :


Aujourd’hui à Saint-Hyacinthe il fera très beau avec une température de trente degrés Celsius. N’oubliez pas de prendre avec vous vos verres fumés ainsi qu’un joli chapeau de paille!

— Cette voix ne te rappelle-t-elle pas quelqu’un ou quelque chose? demande Alicia à sa compagne de vie.


Cette question d’apparence anodine trouvera cependant sa réponse dans un mail qui leur parvient le matin même :

Afin de vous remercier et en guise de commémoration, la voix féminine d’Anndrexa dont on a pu récupérer le module de voix synthétique ainsi que les organes phonatoires a été léguée et transmise à Alexa qui l’utilise aujourd’hui pour s’exprimer sur les plateformes de l’assistant vocal d’Amazon.

Signé : commandant Khor


— Ce n’était donc pas un rêve, conclut Sophie, et on continuera ainsi d’entendre sa jolie voix.

— Hey, regarde ce que je viens de trouver dans notre tiroir. C’est toi qui as mis ça là?

— Non, c’est pas moi, affirme la rouquine en saisissant dans ses mains l’objet oblong que lui tend Alicia et qui se met alors à émettre des lueurs fluo.

— Ça a tout l’air d’un gode, d’un gode fluo. Regarde : il devient tout glissant dans ta main!

— Too much, bébé! On l’essaie alors?


FIN

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