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Antéchrist

Chapitre 1

Première fois

Histoire médaillée
Travesti / Trans

Le Diable en personne, avec le corps d’une succube, se rendit sur Terre et abusa d’un homme. Qui oserait s’en plaindre à la police ? L’homme ne dit rien et, peu après, oh miracle mauvais, il tomba enceint. Il mit à bas une petite fille qu’il aima tout de suite. Il pleura toutes ses larmes quand le Diable vint lui parler, et lui dit qu’il élèverait, en sa fille, l’Antéchrist.



Il lui donna le nom d’Aimée, car il l’adorait, et espérait que par amour, elle serait sauvée par Dieu. Il, qui s’appellait Mustapha et n’était pas plus chrétien que musulman ou juif, était noir, gay et athée et pesta contre le plan maléfique : ce n’était pas un hasard. Le Diable voulait déchaîner la haine et avait choisi en lui la cible parfaite. Les racistes, homophobes et prosélytes fanatiques auront en lui une raison pour justifier l’exercice de leurs persécutions.



Sa fille naquit dotée d’un pénis et, acide, son père pestait encore : il ne suffisait pas au diable que le papa de l’Antéchrist soit noir et homo avec un prénom arabe : il fallait en plus que son enfant soit transgenre, et, s’il connaissait inexplicablement l’expression de genre authentique de sa fille, ce n’était qu’une magie diabolique de plus visant à crayonner plus vite son dessin caricatural.



Plus tard, cependant, sa fille grandit avec un visage fin que l’on dit féminin, avec la voix, la morphologie et même des organes de femme : à l’adolescence, son scrotum se fissura et révéla un vagin sous son pénis, qui demeura tout de même à la place du clitoris. Elle eut ses règles tous les vingt-huit jours, mais celles-ci n’étaient pas douloureuses. Elles étaient joyeuses, au contraire, car à chaque fois qu’elle perdait du sang, Aimée recevait une révélation et précisait sa vocation.



Mustapha ne lui avait jamais dit que sa mère était l’Ange déchu. Aimée la croyait morte et en voulut à son père pour son mensonge. Elle apprit dans ses révélations, l’existence et, en même temps, le plan de sa maman. Elle, l’Antéchrist, empêchera l’Apocalypse et par là le plan divin : grâce à Aimée, on n’ira plus au Paradis, mais pas non plus en Enfer. On demeura tous sur Terre et plus personne ne sera jugé. Elle tuera les quatre cavaliers et condamnera l’accès au ciel.



Cela ne plut pas à son père qui espérait plutôt que sa fille se repente, demande pardon à Dieu pour être ce qu’elle est, et répudie le Diable pour en être sauvée. Quand sa fille, anarchiste, cria “Ni Dieu ni maître”, Mustapha frémit, et vit avec effroi, l’inévitable se produire et le Diable exaucer son schéma.



Il implora Dieu et demanda pardon, de n’avoir, jusqu’alors, pas cru en son nom. Paniqué, sa fille encore mineure, il vit un prêtre pour stopper son malheur :



— Je viens vers vous, anonyme, mon Père. Avant que je ne me confie, je voudrais que vous me disiez : est-ce péché d’aimer sa progéniture quelle qu’elle soit ? Est-ce péché de vouloir, inconditionnellement, la survie de son enfant ?

— Non, mon fils. L’amour paternel est divin. Parle.

— Voilà. Je sais que c’est difficile à croire mais je ne sais à qui me confier sinon un homme d’église. Le Diable m’a donné un enfant et elle est l’antéchrist.



Le curé marqua une pause puis dit calmement :



— Mon fils, être un père peut être rude et c’est naturellement une épreuve pour le couple, mais enfin, les difficultés que vous rencontrez avec votre femme et votre enfant n’en font pas le diable et l’antéchrist.



Il était ridicule d’être allé voir un prêtre. Pourquoi le croirait-il plus ? Celui-ci voyait plus de dingues mystiques qu’un psychiatre.



***



Au lycée, sa fille fonda un mouvement pour le salut de la cause LGBTQ. Jeune noire trans, fille d’un papa homosexuel, elle devint rapidement une égérie. Elle était forte, combattante et enthousiaste. Elle obtint beaucoup et on la respectait.



Lorsque à ses dix-huit ans, à la tête de son pays, un ministère fasciste prit le pouvoir et l’initiative de museler sa cause, la louve noire brisa ses chaînes et sa muselière. Se sachant invulnérable, elle réalisa son premier miracle antéchristique. Elle transforma le vin en sang lors d’un dîner œnologique, en assassinant le gouvernement, en direct à la télévision. Là ne fut pas le miracle, la violence est humaine, mais personne ne la punit et elle rentra tranquille chez elle.



Une emprise mystérieuse la rendait intouchable. Ce ne pouvait être qu’un miracle. Pourquoi sinon, la police, lourdement armée, l’aurait laissée s’en aller ? Les réseaux sociaux n’avaient pas non plus censuré les sanglantes images, où on voit la police inactive et les ministres massacrés. Enfin, une prise de parole post-assassinat de l’antéchrist demeurait partout accessible :



— Lesbiennes, gays, bisexuels, trans, queers et opprimés qui osez exprimer ce que vous êtes : faites usage de la violence contre elle et soulevez-vous contre les fascistes. Vous n’obtiendrez pas vos droits sans lutte. Dieu est de votre côté. Je n’ai pas été punie pour mes meurtres car je suis son messager.



À cette déclaration, on répliqua vite, et voilà ce que le numéro un de l’assemblée, propulsé chef de gouvernement, déclara :



— Certains osent défendre le crime et disent que la main de Dieu a frappé les méchants. Ayons davantage de respect pour les morts et ne soyons pas dupes. Il est clair que le précédent gouvernement de gauche a orchestré cette ignominie. Les policiers qui ont laissé faire sont vendus au lobby LGBTQ et ceux qui aiment jouer les victimes montrent enfin leur vrai visage : celui de la haine et du rejet de l’autre. Sous couvert de leur liberté de s’identifier à ce qu’ils veulent, ils agressent les patriotes qui ont l’impudence de prioriser le groupe devant l’individu. Ne vous y trompez pas. Nous ne laisserons pas détruire la famille et la nation sous prétexte d’individualisme. Aimée n’a pas agi seule. Il est temps que les mégalomanes qui se croient plus forts que la Nature et s’imposent de leurs identités artificielles, soient punis.



Le président par intérim organisa une grande purge dans les rangs de la police et de l’armée puis promulgua la loi martiale une fois les corps régaliens absolument sous son contrôle. L’intention affichée et sans doute partiellement sincère était de préparer une chasse à Aimée, qu’on savait très puissante. On ignorait encore qu’il s’agissait d’un être surnaturel alors beaucoup adhéraient à la théorie, pour une fois plus terre à terre, d’un complot avec des policiers complices. L’association LGBTQ d’Aimée, dont la dissolution avait entraîné son déchaînement de colère, fut non seulement confirmée mais doublée d’un placement sur liste terroriste. Ses anciens membres furent arrêtés et emprisonnés pour interrogatoire.



Aimée ne réagit pas car elle espérait voir le monde la rejoindre. Elle était le prophète de sa mère. Cela devait avoir lieu. Elle se rendit compte qu’au contraire, elle avait toute l’opinion contre elle, et avait par la violence déchaînée celle de ses ennemis. Elle était majeure mais encore bien naïve. Elle se rendit compte de sa bêtise et de son crime mais il était trop tard. Elle prit la parole une dernière fois avant de changer de forme :



— Pardon. Je suis désolée pour ce que j’ai fait. Je me rends compte que c’était idiot et surtout cruel. Je vais mettre fin à mes jours et vous n’entendrez plus parler de moi.



Elle n’allait, bien sûr, pas mourir, mais seulement changer de visage. C’était son autre pouvoir avec celui d’être invulnérable. Elle demeurait noire, féminine et porteuse des deux sexes. C’était, après tout, l’identité qu’elle avait exprimée. Elle ne se voyait pas l’abandonner. Elle ignorait jusqu’où allaient ses pouvoirs mais décida de se restreindre. Si elle ne convainquait pas l’humanité, à quoi bon la maintenir sur Terre en otage ?



Elle avait beau être l’antéchrist, elle ne se sentait pas, comme Jésus, chargée d’une mission supérieure. Elle avait tué et le regrettait. Elle était maintenant, à jamais, coupable, mais elle ne l’avait pas fait par aveuglement pour sa mission. Elle l’avait fait dans un espoir guerrier sanguinaire d’adolescente de gagner une bataille associative qu’elle était frustrée de perdre. Maintenant, au contraire, on croyait à un complot absurde et la portée délétère de son action dépassait de loin le portail du lycée.



Son père fuit avec sa fille et accusa sa mère d’être responsable de ce malheur. Selon lui, elle, le diable, voulait précisément cela. Aimée n’était pas d’accord et s’incombait la faute. Elle aurait dû agir autrement et, comme sa mère, l’ange qu’elle était déchut rapidement, mais elle voulait croire qu’elle pouvait se racheter et que le plan de sa mère était bon même si elle représentait le mal.



Que pouvait-il y avoir de mauvais à vouloir empêcher l’apocalypse et préférer au Paradis céleste, le Paradis sur Terre ? Non, ce n’était pas sa mère, le problème, c’était elle. Le mal était fait et elle avait donné du grain à moudre aux homophobes, transphobes et racistes du monde entier, mais elle se rachèterait et ferait mieux que Jésus et son géniteur. Telle était sa vision de sa mission d’Antéchrist.



***



Aimée changea de nom et se fit appeler Alyssa. Mustapha, son père, se fit appeler Ali. Ils emménagèrent, avec leur nouvelle identité, dans une ville quelconque à la recherche de sérénité. Papa était content que sa fille renonce à ses pouvoirs. Peut-être sa mère renoncerait à son dessein en voyant sa fille négliger sa mission ? Il espérait que cela ne soit pas écrit et que nul destin ne condamne sa fille. Elle avait tué et ils n’en étaient pas fiers, mais elle pensait se racheter, et lui rejetait la faute sur sa mère. Il y avait un espoir et ils allaient s’y accrocher.



Alyssa, fraîchement adulte, était encore vierge. Elle n’avait jamais goûté encore à ce plaisir, si humain, du sexe. Alors que “faire mieux que Jésus” sortait de ses priorités à mesure qu’elle prenait goût à redécouvrir une vie normale, elle attendait avec impatience son premier rapport sexuel.



Pendant qu’elle construisait sa nouvelle vie, elle entama la rédaction d’un journal intime, où elle raconte, quelques semaines après la rentrée, sa première fois :



Journal de l’antéchrist née Aimée alias Alyssa

Depuis que j’ai emménagé avec mon père dans une nouvelle ville, j’essaie de prendre soin de moi et de surmonter le poids de la culpabilité qui m’écrase. Je n’en dirais pas plus ici au cas où quelqu’un me volerait mon journal. Sachez seulement, lecteur que j’ai invité ou non à connaître mon intimité, que je porte en moi des secrets et une charge physique, mentale et spirituelle que je ne souhaite à personne. Je m’efforce de vivre une vie de jeune femme simple mais c’est un effort récent qui m’occupe entièrement.



J’ai intégré une faculté de lettres il y a quelques mois pour normaliser mon existence et consacre mes journées à l’écriture érotique pour m’évader. J’aime passer du temps sur une plateforme de discussions et d’écriture X, Xstory, où j’écris et publie mes histoires.



Je sais que c’est pas très sérieux mais j’écris mes histoires de cul sur mon ordinateur pendant les cours. Lundi, un camarade de classe m’a surprise. Il a vu ce que j’écrivais et est venu me parler.



— Eh ben, tu caches bien ton jeu ! me dit-il.



Je ne comprenais pas encore qu’il m’avait vue écrire Fantasmes criminels. Je répondis :



— Pardon ?

— À part ça, c’est quand qu’ils baisent, tes personnages ? ajouta-t-il.



Je rougis. Je venais de comprendre qu’il avait lu par-dessus mon épaule.



— Ça ne te regarde pas, lui dis-je, la voix tremblante.

— Tu sais ce que je crois ? T’as jamais baisé et c’est pour ça que tu as du mal à décrire ça dans tes histoires.



Je ne lui répondais pas mais savais qu’il avait raison. On ne s’adressa plus la parole pendant tout le cours de littérature grecque mais de temps en temps, je jetais dans sa direction des regards discrets. C’était un beau garçon et surtout, je pouvais voir par le pli de son pantalon qu’il avait une énorme bite. Je m’étais toujours dit que la taille ne comptait pas mais en voyant son engin, j’étais toute excitée d’imaginer ma première fois pénétrée par quelque chose d’aussi gros.



J’ai un bonnet C, un ventre plat et des fesses bien en chair. Je déteste les poils et m’épile intégralement. Je suis noire. J’ai une longue chevelure brune tressée et des yeux vert clair. Même si je n’ai pas de mec et n’espérais pas faire l’amour pour la première fois d’aussitôt, je soigne ma petite lingerie.



Je porte souvent un ensemble soutien-gorge et string en dentelle rose. Mon petit truc à moi est d’avoir toujours un petit nœud papillon sur le haut de ma culotte. Par contre, je suis trop pudique et suis toujours en pantalon noir avec un gros pull de grand-mère gris-blanc par dessus mon chemisier d’intello. Je porte des lunettes alors que j’ai même pas de problèmes de vue, juste pour que les garçons s’intéressent moins à moi, et si je mets des collants, c’est parce que je suis frileuse.



Quand je rentre à la maison, je me déshabille et me caresse en secret en imaginant toutes sortes de scénarios polissons. Ah, j’oubliais un détail : j’ai un physique que je crois peu commun. J’ai une vulve parfaitement fonctionnelle mais au lieu d’avoir un clitoris, j’ai un pénis de treize centimètres de long en érection, et j’éjacule du vrai sperme.



La journée à l’uni de sciences sociales et humaines s’achevant _ à quinze heures, hein, on est pas des ouvriers des mines _ le garçon qui avait découvert que j’écris des textes “érotiques” revint vers moi :



— Tu sais, on peut faire ça vite fait aux toilettes. C’est la fin de journée, elles sont désertes. Tu verras, quand tu l’auras fait, tu écriras des textes beaucoup plus excitants.



J’étais gênée. Il avait du cran et je n’y étais pas insensible, mais quelle fille serais-je si j’acceptais sa proposition crapuleuse ?



— Arrête, c’est de la folie, m’exclamai-je. Je ne sais même pas comment tu t’appelles.

— Maxime David Ferdinand, mais tout le monde m’appelle MDF répondit-t-il du tac au tac.



Il était gonflé mais je ralentissais le pas exprès. J’hésitais à me laisser aller et accepter sa proposition.



— Non mais t’inquiètes, je blaguais, se reprit-t-il. Tu sais, tu me plais beaucoup et quand j’ai vu que tu écrivais des textes érotiques, j’ai perdu les pédales. Excuse-moi. Je te laisse tranquille.



Lui accélèra le pas et commença à s’éloigner mais mon pouls s’emballa et je pris ma décision :



— Attends ! lancai-je dans sa direction.



Il s’arrêta et se retourna, surpris.



— J’accepte, lui dis-je.

— Quoi ? Tu peux répéter ? me demanda-t-il, timidement.

— Je veux le faire, dis-je, téméraire.



Il blanchit et je compris qu’il n’était pas du tout préparé à cela. Mais, alors qu’il avait l’air de se dégonfler, son sexe parlait un autre langage. Je vis la bosse de son pantalon, pourtant déjà imposante, grossir encore. Elle devait vraiment être gigantesque, pensai-je, commençant à mouiller alors que ça devenait de plus en plus concret.



— T’es sérieuse ? demanda-t-il.

— Ouais, répondis-je, sérieuse.



Il revint vers moi et nous nous dirigeâmes ensemble vers les toilettes de notre amphithéâtre. J’avançai d’un pas décidé. Je le vis tourner la tête dans toutes les directions. Il vérifiait que les autres étudiants étaient bien partis. Il avait peur.



— Tu sais, on est pas obligé de faire ça. Si c’est vraiment ta première fois, les toilettes, c’est pas très glamour, hein, avança-t-il, la voix un peu rauque du mec flippé.

— Nan, c’est bon. Ma décision est prise. Ça m’excite beaucoup, au contraire. C’est tellement transgressif, répliquai-je, de plus en plus enthousiaste.



On marcha ensemble sans rien dire jusqu’à la porte d’entrée principale des toilettes mixtes. Je dus l’ouvrir moi-même devant un MDF tétanisé. Le sanitaire était nettoyé très régulièrement et ça sentait bon. Vraiment, on était dans de bonnes conditions. Je fus prise d’un scrupule cependant et ajoutai :



— Tu sais, toi non plus, t’es pas obligé. C’est pas grave si on le fait pas aujourd’hui. À ta place, je serais aussi décontenancé. Vraiment, tu dois pas te forcer. T’as le droit de changer d’avis, insistai-je.

— Ah non, non ! J’en ai carrément envie aussi, tu sais, dit-il enfin, plus détendu. C’est juste que…



J’attendais qu’il continue et il y eut un instant de silence.



— … J’ai pas de préservatif.



Je réfléchissais. Merde, j’en avais pas non plus. C’était trop bête. Et en même temps, pour une première fois, ça serait tellement bon de le faire sans… Je n’étais plus la même. Évaporée, ma timidité, je demandai :



— Bon, avoue, t’es toujours puceau, toi aussi ?

— Oui, lâcha-t-il, soulagé que je lui ai posé la question.



C’était pas super prudent mais je me disais : si on est tous les deux puceaux, on risque rien, non ?



— Réponds-moi franchement, s’il-te-plaît, demandai-je. Et si tu sais pas, ne dis rien. Est-ce que ta maman a le VIH ?

— Je te jure que non. On parle librement de sexe et de MST à la maison. Elle me l’aurait dit.

— Ok, moi non plus, ma maman n’a pas le VIH.



On se regarda avec la même envie en tête. C’était dangereux mais après tout, on risquait quand même pas grand chose.



— Pour moi, on peut le faire sans capote. Mais dès demain, on va au planning familial ensemble et on se fait tester, me dit-il, prenant de l’assurance.

— Ouais, grave. C’est une super idée. Faisons comme ça, répondis-je, heureuse qu’il prenne les devants en matière de prévention des risques.



MDF me surprenait et alors que je m’apprêtais à le faire avec un lourdaud indécent, je réalisais que c’était un nounours timide. Il devait plaire aux filles comme je plaisais aux mecs et s’était construit une carapace repoussante de mec qui sait pas se tenir, pour ne pas affronter sa peur de la femme ou un truc du genre. On était là, plongés dans nos pensées et les yeux plongeant dans ceux de l’autre. Je me dégelai en première et commençai par enlever mon gros pull. Il enleva sa veste et osa m’interrompre alors que j’allais enlever mon pantalon :



— Attends !

— Quoi ? demandai-je.

— J’aimerais beaucoup enlever tes vêtements, si tu veux bien, demanda-t-il.

— Oui, bien sûr, répondai-je, enjouée.



Il commença à déboutonner mon chemisier et je déboutonnai sa chemise. L’excitation montait et je mouillais de plus belle, le pénis-clitoris en début d’érection, alors que de son côté, son sexe gonflait sans tarir. Je matais son torse nu, de rares poils parsemé et ses abdos saillants. Il faisait indubitablement de la muscu. Il avait aussi de belles épaules larges et fortes, un cul rebondi ferme et tonique, des cuisses de coureur et de bons mollets. J’aimais ce que je voyais et savourais lentement chaque étape de notre découverte mutuelle. Lui matait ma poitrine. Elle n’était pas tombante au naturel mais quand même rehaussée par mon soutien-gorge.



— J’adore ta dentelle, me complimenta-t-il.



J’aimais qu’il s’exprime sans gêne sur ses sensations, et loin de “casser” la magie, ses paroles participaient à stimuler mon désir. Il voulait me voir toute en sous-vêtements et enleva mon pantalon. Il aimait sans doute ma morphologie en sablier et ma peau nette et lisse. J’ai, il faut le dire, le corps d’une étudiante comme on les voit dans les films pornos et ça lui plaisait, c’était indéniable. J’en oubliais que je ne lui avais pas parlé de ce détail, ma bite. Je me décomposai alors que je voyais sa surprise. Je bredouillai en panique :



— Je voulais te le dire ! Je suis désolé. Mais, j’ai un vagin en dessous, tu sais.



J’en devenais stupide. Qu’avais-je à mettre en avant mon vagin ? S’il ne m’acceptait pas comme je suis, avec tous mes organes, ce n’était pas la peine de continuer. Il eut cependant une réaction à laquelle je ne m’attendais pas du tout et qui allait complètement me faire fondre.



— Ouah ! Mais c’est génial ! Tu es à la fois une femme et un homme, alors ? s’exclama-t-il, émerveillé.



J’étais extrêmement gênée et n’osais rien répondre.



— Excuse-moi, se reprit-il, inquiet de ma réaction. Je suis très indélicat. Sache seulement que ça ne me pose aucun problème. Je ne m’intéresse pas à toi pour ce que tu as entre les jambes et même, je dois avouer que ça m’excite beaucoup. Tu sais, moi, j’ai une bite d’éléphant, ça a l’air cool comme ça mais c’est pas facile tous les jours. Je pense qu’on peut se comprendre.



Non seulement il faisait disparaître ma peur d’être rejetée d’un revers de la main mais il me faisait rire avec son autodérision. Il m’impressionnait de plus en plus. J’avais peur d’être en train de tomber amoureuse. Il ne fallait pas que je me laisse déborder par mes émotions. Je versai une larme et serrai MDF fort dans mes bras puis, plus détendus, nous reprîmes où nous en étions.



J’enlevais son pantalon et découvrais un peu plus la forme de son paquet colossal sous un caleçon serré bleu. Nous nous observions simplement, appréciant le moment et oubliant que nous étions debouts, presque tout nus, les pieds sur le carrelage entre les latrines et les éviers pour se laver les mains, dans les toilettes publiques d’un amphithéâtre de notre faculté.



Je m’approchai de lui et passai ma jambe, en bas jarretière, par-dessus la sienne alors que je l’enlaçai, les bras noués autour de son cou. Je profitai de cette étreinte où nous pouvions sentir nos chaleurs corporelles respectives et nos peaux douces blotties. Il se fit plus appuyé et commença à se frotter à moi et, participant au mouvement, je pressais mon pénis contre le sien que je sentais de plus en plus sous son tissu.



Je n’en pouvais plus et lui demandai à genoux, en chuchotant sensuellement, si je pouvais retirer son caleçon. Il hocha de la tête et me dit oui de vive voix. Je le fis et sa bite se dressa d’un coup en sortant du sous-vêtement. Je la saisis en pleine conscience. C’était la première fois que je tenais un pénis dans ma main. Il était chaud et palpitant, épais et nervuré, et j’entrepris vite de le prendre à deux mains pour en parcourir toute la longueur.



Il était tout à moi. Je pouvais le sucer, le circlure, me le mettre dans l’anus ou seulement le branler avec mes mains ou mes pieds. Les possibilités étaient nombreuses et j’avais envie de tout. Ce n’est pas parce que je n’avais jamais fait l’amour que je n’avais pas déjà exploré ma sexualité. J’aimais notamment beaucoup m’insérer des objets dans les fesses et commençais à avoir de l’expérience en ce domaine. Sa bite, même grosse et longue, ça serait du gâteau à côté de ce que j’avais déjà osé me mettre dans le cul.



— Je ne prends pas la pilule, par contre. La pénétration vaginale, ça sera pour une autre fois, l’informai-je.

— Ouais, bien-sûr, et même, pas la peine de me promettre quoi que ce soit dans l’avenir, on a pas besoin de pénétration pour se faire plaisir, répondit-t-il.



J’étais touchée. J’étais vraiment bien tombée pour une première fois. J’avais beau me dire que ça devrait être la norme de réagir comme ça, bah, ça l’était pas et j’étais contente d’être tombée sur un mec respectueux et pas obsédé par la pénétration.



— J’adore ton contact. J’ai envie qu’on continue de se faire des câlins pour te sentir toute contre moi. Je trouve ça tellement intime. Ça m’excite beaucoup. Tu veux bien ? me demanda-t-il timidement.

— Bien-sûr ! répondai-je, très attendrie.



On resta un moment comme ça l’un contre l’autre, d’abord debouts puis assis et couchés, toujours en sous-vêtements. C’était très agréable. On pouvait bien sentir nos odeurs. Je sentais son pouls et le mien, et j’explorais sa peau avec la mienne, sans les yeux et sans les mains, simplement par le contact de mon corps avec le sien. Il passa une main dans mes cheveux puis me caressa le cou, le dos puis les fesses en passant ses doigts sous mon string. Je faisais la même chose de son côté et nous nous disputions respectivement le corps de l’autre dans des positions qui ne nous permettaient pas toujours d’accéder à certains endroits quand l’autre nous touchait ailleurs. Nous étions avides l’un de l’autre. Si nous aurions pu fusionner en une seule personne à ce moment-là, nous l’aurions fait.



Je pris sa tête entre mes mains et lui demandais si je pouvais l’embrasser. Il me dit qu’il n’avait jamais embrassé quelqu’un et je le rassurais en lui disant que nous sommes toutes uniques dans nos goûts, qu’il n’était pas moins préparé à cela avec moi que quelqu’un d’autre que lui avec de l’expérience. Nous commencions par nous faire des bisous en bouche contre bouche, de plus en plus appuyés et sensuels, jusqu’à finalement sauter la barrière et nous pénétrer oralement l’un l’autre à pleine langue. C’était bon et j’en avais des picotements et des fourmis jusqu’en bas du ventre. Nos sexes ne s’étaient pas encore rencontrés mais nous aurions pu nous arrêter là et rentrer chez nous satisfaits. On passait un très bon moment.



— J’apprécie beaucoup que tu ne fasses pas de liaison systématique entre la sexualité et la pénétration, MDF. Mais, j’ai très envie de sentir ton sexe entre mes reins. Tu veux bien m’enculer ? demandais-je, avec une voix craintive enfantine que je trouvais, ensuite, ridicule et malaisante.



Il ne répondit pas tout de suite et je prenais peur. J’étais à vif, vulnérable. Mes émotions pouvaient changer en un tiers de seconde.



— Je… bredouilla-t-il. J’aimerais te sucer puis te pénétrer ensuite, ça me plairait beaucoup.



Il me proposait une fellation ? Je n’en croyais pas mes oreilles. J’arrêtais de parler et invitais sa tête entre mes cuisses. Il écarta le peu de tissu du string qui retenait mon appendice mâle et posa ses lèvres sur mon gland sans utiliser les mains, puis il prit le contrôle de ma tige avec sa bouche. Il me la léchait avec sa langue dans l’intimité de l’intérieur de ses joues, avant de la faire descendre toute entière en lui, et de me sucer vigoureusement en gorge profonde. Impossible qu’il fit ça pour la première fois. Il avait dû s’entraîner avec des godes et c’était apparemment quelque chose qui lui plaisait beaucoup. Je comprenais pourquoi il avait tant d’étoiles dans les yeux quand il vit que j’avais une bite.



Il allait et venait avec gourmandise et je sentais le jus monter dans mon canal pénien.



— Je vais jouir, prévins-je.



Il me regarda dans les yeux en me faisant comprendre qu’il n’attendait que ça, et que je ne devais surtout pas me retenir. Je lâchais prise et remplissais sa bouche de sperme par de puissants jets saccadés. Il avala tout avec satisfaction et j’haletais, satisfaite. C’était tellement bien. Je savais qu’il ne pourrait plus se passer une journée sans que je crève d’envie de faire du sexe avec quelqu’un. Un appétit vorace de moments vécus torrides naissait en moi.



Il s’allongea à côté de moi, tout près, à mon contact. Je vins vers lui, nous nous enlaçâmes et on se roula des pelles à nouveau. Je pouvais sentir un peu de mon sperme resté dans sa bouche sans que ça ne me dérange. Je me mis de dos pour qu’il me prenne dans ses bras par derrière puis après quelques caresses, j’enlevais ma culotte et me cambrais en avant, lui adressant un message explicite. Je le voulais en moi. Je frottais mon cul contre sa bite.



— Euh, … on a pas de lubrifiant ? remarqua-t-il.

— Sers toi dans ma chatte, lançai-je.



J’étais embêtée. Je ne voulais pas qu’il se rende compte trop vite à quel point j’étais spéciale mais j’avais tellement le feu en moi que j’en oubliais de prendre des précautions. Son inexpérience joua en ma faveur et il ne trouva rien d’étrange à sortir avec les doigts, de mon vagin, une quantité plus que suffisante de liquide visqueux et glissant, qu’il appliqua sur mon anus dilaté et avec lequel il lubrifia son vit.



Il posa son gland contre mon trou et je pressais dessus, en me dandinant, pour le faire entrer en moi. Il ne bougea plus et c’est moi qui remuai d’avant en arrière en claquant des fesses contre ses testicules pour sentir ses pénétrations. Je ne savais pas si c’était normal pour tout le monde mais avec moi, il avait beau l’avoir longue et épaisse, je la contenais toute entière et ça me plaisait beaucoup. Je pouvais sentir ses palpitations. J’allais de plus en plus vite et je crois que ma force et ma vitesse l’impressionnèrent autant que cela lui faisait prendre son pied. Il éjacula en moi et j’adorai le sentir. Je le retirai de mon orifice et nous nous posions couchés l’un à côté de l’autre pour profiter de nos sensations en fermant les yeux. Il me prit la main et je souris. Nous avions fait plus que du sexe. Nous avions partagé des instants profondément intimes et je crois bien que l’on tombait amoureux.



— C’était génial. Tu as été géniale, me dit-il après quelques minutes.

— ON a été géniaux. Merci beaucoup pour ce moment intime, même si ce fut sur le sol des toilettes de la faculté, lançai-je, rieuse.



Il sourit et on se rhabilla sans rien dire, heureux et le regard aimant, puis on s’en alla main dans la main jusqu’à la sortie de l’université où nos mains se lâchèrent et nos corps s’éloignaient. Je lui dis au-revoir de la main, à quelques mètres d’éloignement, le visage ravi, et il en fit de même. Nous rentrions chacun à nos maisons.


***


Alyssa, de retour de la faculté, le souvenir chaud de son aventure dans les toilettes avec MDF, passa une très bonne nuit chez elle, satisfaite de la tournure que prenait sa vie. Le lendemain, cependant, elle eut ses règles et avec elles, l’habituelle révélation satanique. Sa mère lui adressa ce message :


Ma fille,

Je vois que tu goûtes au plaisir de la chair. C’est très bien. Bientôt, tu excelleras dans la baise et on t’appellera notre dame de la tentation. Tu lèveras des foules par la séduction. Tu baiseras d’abord avec toute la faculté, ainsi tu feras tes preuves. Quand tu seras vénérée par tous ces étudiants qui ont la fougue de leur jeunesse, tu créeras une secte et tu t’étendras jusqu’à fonder ma religion. Tu donneras tellement de plaisir à l’humanité sur Terre que plus personne ne voudra rejoindre le ciel. Tous voudront passer, ici bas, l’éternité dans tes bras, et le temps du Paradis et de l’Enfer sera révolu. Tu établiras mon royaume chez les vivants et priveras Dieu, mon concurrent, du sien. Ainsi sera-t-il.


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