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Artémis, une chasseresse et ses nymphes

Chapitre 4

Lesbienne

4 Un hôtel nommé désir

 

C’est leur dernière escapade romantique. Castalie a choisi un cadre hors du commun pour un final exceptionnel, haut en couleurs et en saveurs. Le Désire Resort de Puerto Morelos accueille des touristes en manque d’originalité, il faut l’être pour vouloir passer un week-end dans un hôtel nommé désir. Spa géant, piscine, salons de massage, bars ouverts 24h/24, deux grands restaurants avec terrasse dont un reconnu par un guide culinaire de réputation mondiale, des voyageurs égarés pourraient se croire dans un cinq étoiles classique implanté près d’un pittoresque village de pêcheurs ; les prêtres de la région, eux, y voient un repaire de pécheurs.

Le complexe est ouvert aux Américains de plus de 21 ans, l’âge requis pour boire de l’alcool aux États-Unis, un voisin très influent du Mexique ; cette précision ne concerne pas les Européens, et Artémis reçoit son sésame. Le ton est donné dans le grand hall style Art déco où le personnel répond à des critères physiques exigeants. Officiellement, l’hôtel situé au bord de la Mer des Caraïbes à 20 minutes de l’aéroport international de Cancún refuse l’étiquette réductrice de club échangiste exotique de luxe ; dans les faits, les fragrances érotiques que dégage l’ambiance tantôt légère tantôt lourde démentent la version policée, la gratuité du Wi-Fi en devient anecdotique.

Un bagagiste discret mène les Françaises à leur chambre au premier des trois étages du complexe. Lui qui pensait avoir tout vu s’étonne, les couples sont mixtes d’habitude, ces femmes pourraient être mère et fille. Les pyramides mayas au loin étendent leurs ombres sur la forêt. Au pied de l’immeuble, une piscine en forme de larme essuyée par un géant amoureux du paysage appelle à plonger ; au-delà, la mer turquoise bordée de sable blanc inspire à la contemplation. Bienvenue au paradis ! Elles pourraient rester là, immobiles face à ce panorama superbe, à condition bien sûr de se faire livrer les repas plus une couverture pour la nuit qui va bientôt tomber.

Direction la salle de bain presque aussi grande que la chambre proprement dite, avec une baignoire à remous de la taille d’un lit double. Une douche rapide leur suffit, pour l’instant du moins. Artémis meurt de soif, et ce serait trop bête de s’attaquer au minibar quand on peut profiter de cocktails en terrasse. La formule tout compris choisie par la muse comprend les boissons, un pari risqué pour qui connait l’étudiante ; surtout qu’elle puise en partie dans l’alcool sa libido débordante, et l’intérêt de ce week-end est l’éclate totale. Elles s’habillent, ce sera robe blanche et sandales pour les deux ce soir, une petite culotte par habitude, rien d’autre.

 

♀♀
 

Le soleil couché, la température tropicale ne dépasse plus les 23°, c’est agréable et bien suffisant. Castalie se satisfait d’un jus de fruit au bar tandis que sa jeune compagne s’enfile deux Daiquiris coup sur coup. Ça va mieux. De la table voisine, un couple de quadragénaires tente de lier connaissance en anglais dans un but avoué. C’était couru au Désire Resort, peu importe le standing de l’endroit, la clientèle sélecte, deux femmes seules attirent les attentions dans le milieu libertin. Il est temps d’aller dîner, un prétexte pour écourter la discussion sans se montrer impolies. Elles se prennent la main en guise d’avertissement, seules les femmes les intéressent.

Restaurant mexicain ou étoilé ? Castalie choisit la deuxième option, ça entre dans la convention, payer l’addition lui revient après tout. Elle a envie d’un plateau de fruits de mer locaux modeste en calories, la hantise d’être rattrapée par ses 51 ans, Artémis est du genre traditionnel. Combien de serveurs ont grimacé aux plus grandes tables parisiennes de l’entendre commander un steak frites, à condition qu’elles soient faites maison. La jeune femme est heureuse de découvrir l’entrecôte bordelaise à la carte parmi d’autres spécialités bien françaises. Le cuisinier est un compatriote, il passe en coup de vent leur souhaiter un bon appétit.

Le personnel se dispache en fonction de la clientèle, la serveuse attachée à leur table parle un français rudimentaire mais compréhensible. L’étudiante l’accapare plus que de raison, ce détail amuse beaucoup Castalie ; l’exclusivité a été bannie de leur relation, du moins en ce qui concerne Artémis qui soupçonne la nymphe de fréquenter les lieux chauds uniquement pour lui faire plaisir, pour la garder encore un peu. Trente-deux ans d’écart, alors la jalousie et les foutaises du genre « je suis à toi, tu es à moi » n’ont pas cours ; le moment viendra bien assez tôt de s’enliser dans une monogamie ennuyeuse, de perdre le goût de l’aventure. Intéressée ou juste polie, elle seule connait la réponse, la serveuse sourit de voir les mains des femmes entrelacées, c’est son job.

– Ça va ?

Castalie a demandé par habitude, la brillance des yeux bleus la ramène un mois plus tôt, à la soirée étudiante où elles se sont connues.

– C’est dingue ! Tout ici donne envie de faire l’amour.

– Éclate-toi, chérie, on est là pour ça.

 

♀♀
 

Sitôt la fin du repas, Artémis entraîne sa compagne dans un jeu de piste qui les mène au Desire Lobby Lounge, la terrasse du Melange Bar aménagée de profonds fauteuils et de larges banquettes semblables à des litières de la Rome antique, leurs robes blanches font illusion dans le décor. Les clients, nommés invités, négligent les préliminaires d’un couple insensible aux regards lascifs, ou excité de se donner en spectacle, pour lorgner sur les arrivantes. Au Mexique peut-être davantage qu’en France, les hommes peinent à imaginer que certaines femmes se passent de leur présence.

Le spectacle prend de l’ampleur, au point que la couchette sur laquelle s’ébattent les libertins se trouve bientôt cernée de fauteuils. Les voyeurs se rapprochent, certains avec l’intention avouée de participer aux réjouissances, d’autres entament leur propre ballet à la recherche du plaisir. Malgré la débauche quasi générale, l’atmosphère reste feutrée, en partie grâce à l’ambiance musicale. Les deux amies regardent les scènes sans les voir vraiment, dans l’attente d’une situation moins ordinaire ou de succomber à l’ennui qui les incitera à regagner leur chambre.

– Excusez-moi, vous êtes Castalie ? On s’est rencontrées au salon de l’aéronautique l’an dernier.

Le français teinté d’un léger accent méditerranéen tire la nymphe de la torpeur, elle lève un regard intrigué sur la trentenaire auréolée d’un seyant coiffé-décoiffé roux qui capture la lumière, trop âgée pour retenir son attention.

– Félicitations, vous venez de gagner un Daiquiri ou une Tequila Sunrise, au choix.

Sans l’invitation à profiter d’un fauteuil libre près de la desserte chargée de boissons, Pitys l’Oréade aurait pensé à une fin de non-recevoir sous forme de jeu de mots ; les hommes se succèdent à leur chevet, plus ou moins entreprenants, les galantes doivent s’en lasser. Artémis assure le service dans la bonne humeur.

– Vous êtes une habituée ?

– Non, se défend la nouvelle venue, c’est une idée de mon époux. À mon avis, je ne le reverrai pas avant demain.

Les deux acolytes suivent le mouvement de menton jusqu’à la litière au centre du cercle de voyeurs ; l’homme a visiblement oublié qu’il est marié à une autre. Artémis sent l’inconnue en proie à un certain fatalisme.

– Vous devez avoir des fantasmes vous aussi, demande-t-elle curieuse de savoir ce qui pousse l’inconnue à tolérer la situation. Racontez, ça nous intéresse.

Un sourire énigmatique illumine le visage fin, Pitys laisse s’envoler un soupir lourd de sous-entendus.

– L’idée m’a effleurée une fois de faire l’amour avec une femme, devant la caméra pour en garder un souvenir, aussi parce que l’idée d’être vue m’excitait. J’ai contacté Jacquie et Michel, une société de production de vidéos amatrices. Amateurs, tu parles ! Ils m’ont présenté une actrice porno, et on m’a fait comprendre qu’un homme allait se joindre à nous. J’ai laissé tomber.

La voix teintée d’amertume laisse poindre quelques regrets, Castalie décide d’offrir un merveilleux souvenir à sa compagne.

– C’était couru dans un milieu aussi misogyne, on n’est que des faire-valoir à leurs yeux, des trous à foutre. Je pense que vous devriez aller au bout de votre fantasme, ne serait-ce que pour leur donner une leçon.

Le rire du trio attire quelques regards intrigués, d’autres offusqués.

 

♀♀
 

Entre la complainte des vagues et le parfum des embruns, toute la mer des Caraïbes s’invite dans le bungalow spacieux près de la plage, un nid confortable à la disposition des amateurs de rendez-vous clandestins. Pitys, curieuse de savoir où le flirt gentillet va les amener, a accepté l’invitation ; faire l’amour avec une femme est une chose, deux en même temps représente un tout autre challenge. Pourtant, malgré une crainte légitime, le désir est là. Il faut dire que les complices se sont montrées convaincantes, surtout la plus jeune au tempérament affirmé.

Castalie, attentive, se contente de les encourager par des compliments susurrés. Rien ne presse, la nuit leur appartient, quelle que soit la tournure des évènements, les trois y prendront du plaisir. Avec sa caméra récupérée dans la chambre, elle filme les premiers baisers en gros plan. Pitys a dit que l’idée d’être regardée l’excite ? À chaque problème sa solution, ça fera un souvenir.

– Déshabillez-vous lentement.

Artémis prend l’initiative de dégrafer la robe de leur invitée, Castalie l’a initiée aux délices de la découverte. Les femmes adorent se sentir admirées, désirées, ça entre dans le curieux processus de l’excitation. Et entre elles, les vertus de la séduction à outrance dépassent l’apparence physique. Qui a dit que le plaisir se joue avant tout au niveau du mental ? Peut-être une psychologue lesbienne.

Les premières caresses font grimper la température, Pitys sent l’étudiante à l’écoute de ses désirs, de ses appréhensions aussi. Comment une nana d’à peine 19 ans peut se montrer tellement attentionnée ? Son mari, elle n’a connu que lui, la brutalisait comme un soudard au début de leur relation. La nymphe rassurée achève de dénuder le corps souple, félin.

– Comme ça, oui. Regarde comme elle est belle.

La voix lourde la met en transe, Pitys effleure les petits seins à la rondeur délicate, la douceur de la peau l’inspire.

– Bien, prend ses tétons dans ta bouche.

La gestuelle lui paraît si naturelle que la nymphe s’exécute. La poitrine révèle bientôt sa sensibilité, Artémis se laisse tomber sur le lit. Son tour viendra plus tard d’honorer les rondeurs de la rouquine.

– Son ventre maintenant, lentement.

Le rituel amoureux se poursuit au gré des caprices de Castalie qui suit la progression en plan rapproché. Après les hanches fines, le nombril profond, la touffe soigneusement taillée, Pitys tombe en arrêt devant la fente, son audace semble s’arrêter là. Ce n’est pas l’envie qui lui manque pourtant.

Les sens exacerbés, Artémis bouscule la nymphe pour prendre le dessus, tête-bêche, le temps d’admirer entre les poils roux le berceau du plaisir qu’elle ouvre largement. Le dessin de la vulve l’hypnotise au point que sa langue s’invite dans le temple, la position permet une exploration plus profonde.

Lentes, appuyées, les caresses éveillent chaque terminaison nerveuse. D’abord avare de sa mouille à cause d’un reliquat de pudeur, Pitys finit par se libérer dans la bouche gourmande. La langue savante distille un tourment aussi délicieux qu’inattendu, c’est la fête, la quête du plaisir absolu.

Castalie voudrait encourager leur nouvelle amie, bousculer ses convictions d’hétéro, mais il est trop tôt, Pitys se contente d’observer la fente mystérieuse, incapable encore de toucher l’intouchable sinon du bout d’un doigt. Ça viendra avant la fin de la nuit, c’est certain. Déjà, les prémices du plaisir se lisent sur le visage de la suppliciée.

– Fais la jouir.

Artémis ressent l’impatience de Castalie. La tension à son paroxysme, il est temps de conclure, d’offrir à Pitys son premier orgasme lesbien. Elle entreprend la base du clito du plat de la langue en faisant rouler le précieux organe entre ses lèvres. La nymphe est prise de convulsions, la caresse dosée avec soin la transporte.

 

♀♀
 

Le trio savoure la quiétude du petit matin à la terrasse du bar désert, l’hôtel nommé désir peine à sortir de sa léthargie. Une douche a éliminé les odeurs de stupre, mais la saveur des mouilles imprègne encore les papilles, ni brosse à dents ni dentifrice dans le bungalow. Tant pis, cet oubli permet de savourer le souvenir de la folle nuit, au point qu’aucune ne se presse de goûter le café bouillant déposé par un serveur magnanime. Les cernes grisâtres autour des yeux témoignent des débordements auxquels les femmes se sont livrées.

– Merci.

Que dire d’autre ? Pitys conservera longtemps le souvenir de l’étreinte passionnée, ou plutôt des étreintes, des bouches et des mains sur sa peau, des langues dans son antre, du goût particulier des cyprines. Rien que d’y penser...

– T’étais où ?

Pas même un bonjour, aucune marque de politesse, le mari s’impose. À la brillance de ses yeux inquisiteurs, il a peur de connaître la réponse.

– On a fait l’amour toute la nuit.

– Avec qui ?

Incapable de résister, Castalie se fend d’un rire contagieux.

– Eh ! du calme, l’ami. Pourquoi les hommes se croient indispensables !

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