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Assassiné !

Chapitre 1

Divers

Où suis-je ? Qu’est-ce qu’il m’arrive ? On dirait que je n’ai plus de sensation. La seule chose dont je me souvienne c’est un éclair suivi par un énorme choc dont je ressens encore le tremblement. Tout flotte autour de moi… Non, c’est moi qui flotte. C’est bizarre. Je ne distingue rien, tout est flou. J’ai l’impression de me dissoudre dans… Dans quoi ? Je me faufile par plein de petits trous et glisse dans l’eau… Oui, c’est de l’eau, un peu chlorée même, qui m’enveloppe… Non, elle ne m’enveloppe pas, c’est moi qui en prends possession… Eh ! Qu’est-ce que je dis là ? Je rêve ce n’est pas possible !

L’environnement se précise. Je suis dans une piscine. Non, ce n’est pas exact, je suis la piscine… C’est idiot ! Je ne peux pas être une piscine, je suis… Qu’est-ce que je suis ? Incapable de le dire. J’ai l’impression d’occuper tout l’espace. Je m’imprègne dans le carrelage qui tapisse le fond et les parois de la piscine, je suis l’eau, je suis le corps nu qui flotte les bras en croix, la tête éclatée… Plus pour longtemps : je quitte à toute vitesse cette chair encore tiède pour me fondre dans le liquide… Une mue…

— Hiiii ! Bill !

Plouf ! Quelque chose me rentre dedans se love dans mon sein. C’est chaud, c’est doux. Un autre corps nu. Il me bouscule pour atteindre la chose inerte qui est encore un tout petit peu moi et que des mains retournent sur le dos.

— Bill ! Qu’est-ce que tu as ? Réponds-moi ! Bill !

Donc je m’appelais Bill, pourquoi pas ?

— Sophie ! Que se passe-t-il ? Quel est ce bruit ? J’ai cru que c’était un coup de feu.

Un quinquagénaire poivre et sel fait son apparition. Ses chaussures boueuses salissent les carreaux de ma bordure.

— Papa ! Papa ! C’est Guillaume !

— Quoi Guillaume ? Oh ! Sors de là Sophie ! Ne le touche pas !

— Mais, il faut le tirer hors de l’eau. Aide-moi Papa.

— Non, laisse-le là où il est. Il est mort, on ne peut plus rien pour lui.

Ah bon ! Je suis mort, ça explique tout… Ça n’explique rien du tout ! Comment puis-je me retrouver à la fois dans ce débris flottant, dans l’eau et dans les parois du bassin ? Oh ! Cette sensation ! Comme une caresse ! Le corps qui nageait en moi agrippe les barreaux et s’extrait de l’eau. Je glisse dessus, les épaules, les seins, les cuisses, m’attardant sur les poils qui voilent le bas ventre… Eh ! Vite réintégrer la piscine si je veux rester entier ! Je me faufile dans les dernières gouttes qui tombent. Ouf ! Que serait devenue cette partie de moi si elle avait été prisonnière du tissu éponge que l’homme tend à Sophie ?

— Viens, ma fille. Allons prévenir la police.

— Mais Guillaume…

— Laisse-le, il ne risque plus rien le pauvre garçon…


Les rides à ma surface s’estompent. Les chaussures qui me piétinaient disparaissent emportant ce qui m’a servi d’enveloppe charnelle pendant 23 années. Il est temps de faire le point sur ce que j’ai appris. Je suis un garçon appelé Guillaume… J’étais, puisque je suis mort. Jusqu’à ces dernières heures, je suivais des cours à la faculté avec mon amie et condisciple Sophie qui m’avait invité à me délasser dans sa piscine… (Dans moi maintenant). Qu’elle était jolie Sophie quand elle rougissait à la réflexion du policier s’étonnant avec malice de ma tenue sans maillot ! Malgré tous mes efforts je n’arrive pas à me souvenir ce que nous faisions elle et moi tout nus. Faisions-nous l’amour ? Probable si j’en crois les relents de sperme qui imprègnent encore l’eau du bassin. Qu’est-il arrivé ensuite ? Je l’ignore. Sophie a déclaré m’avoir abandonné quelques instants le temps de passer aux toilettes. Elle a entendu un coup de feu, s’est précipitée et m’a découvert la tête ensanglantée flottant dans la piscine. Elle s’est jetée à l’eau espérant me porter secours. Son père, Pierre, qui discutait avec un voisin est venu à son tour attiré par la déflagration. Il a fait sortir sa fille de l’eau et a appelé la police. Il n’a vu personne s’enfuir, simplement entendu le vrombissement d’une voiture qui démarrait sur les chapeaux de roue. Les policiers ont découvert des marques de passage dans la haie et des traces de pneumatique sur le gravier de l’allée bordant la propriété à l’arrière. Pas d’arme, ni d’indice sur l’identité du visiteur.

Tout ça est bien joli, mais cela n’explique pas pourquoi je suis… Le premier mot qui me vient à l’esprit est prisonnier. Oui, je suis prisonnier de cette piscine. Est-ce cela ce qui nous attend après la mort ?

La nuit est tombée. Le père de Sophie m’a recouvert d’une grosse bâche bleue. Je ne vois les étoiles que par la bordure de carrelage. Des bruissements m’entourent. Je mets un bon moment avant de discerner des pensées qui s’adressent à mon esprit. Je ne suis pas seul. D’autres fantômes (?) m’environnent, me souhaitent la bienvenue. Patiemment, ils m’expliquent que ma situation est temporaire, que j’ai une tâche à accomplir. Quoi ? A moi de le découvrir. C’est à cette condition que je serai délivré et quitterai définitivement cette terre. Mais comment y parvenir puisque mes souvenirs ont disparu avec mon corps ? Ah ! Il paraît que non, tout ne s’est pas évaporé. Mon passé existe encore scellé dans de multiples enceintes comme des coffres forts. Pour le découvrir j’ai besoin de clés par exemple des objets qui m’étaient familiers. Si je tombe sur l’un d’eux, le souvenir attaché me reviendra. Mais comment retrouver mon environnement puisque c’est la première fois, et ça c’est une certitude maintenant, que je viens dans cette demeure, dans cette piscine où je suis bloqué. Non ? Pas bloqué ? Les esprits qui m’environnent refusent de m’en dire plus. Je dois le découvrir par moi-même, c’est la règle…


Je suis préoccupé. Je ne fais même pas attention aux corps qui plongent, nagent, s’immiscent dans mon être, violent mon intimité. Depuis la révélation de mon nouvel état, je cherche désespérément à retrouver des objets qui m’étaient familiers, ceux qui recèlent une parcelle de mes souvenirs. J’ai compris que c’est par eux que j’arriverai à me libérer de ma prison, eux qui me permettront de découvrir la tâche qui me reste à réaliser et m’aideront à l’accomplir.

Les deux nageurs s’amusent à se couler. C’est agréable de les sentir me bousculer, me lancer en l’air, m’éclater en gerbe liquide. Vite, quitter les gouttes en m’enfonçant dans le ciment avant qu’elles ne s’évaporent ! L’un est le père de Sophie, Pierre, que j’ai rencontré juste après mon assassinat, l’autre un jeune homme de 18 ans environ. J’ai la conviction que je devrais le reconnaître, mais j’en suis incapable. Peut-être s’il portait un objet m’ayant appartenu ?

— Viens nous rejoindre Sophie, lance-t-il.

Des pieds nus chatouillent ma bordure de carreaux.

— Non, Maxime. Pas encore… Je… Je revois toujours son corps qui flotte.

Sophie s’assied au bord de la piscine. Ses fesses protégées par un slip rouge s’appuient sur moi. Un orteil égratigne la surface de l’eau. Aah ! La caresse est délicieuse. J’essaye d’envelopper le pied de toute ma tendresse.

— Ooh !

— Qu’est ce qu’il y a ? s’inquiète son père.

— Ri… Rien, répond-elle… C’est bizarre murmure-t-elle pour elle-même.

Elle plonge l’autre jambe. Sans savoir comment j’y arrive, j’entoure ses membres inférieurs d’ondes frémissantes. Je sens les fesses vibrer contre le ciment. J’accentue les pulsations autour de sa peau. Sophie glisse peu à peu dans l’eau où elle s’immerge entièrement. Quelle joie de l’enlacer, non, mieux que ça, l’envelopper, la cocooner, la sentir mienne. Quel délice de posséder ses jambes, ses cuisses, son bassin, son torse, sa figure, sa chevelure blonde qui flotte au gré des vaguelettes. Je m’interdis d’accompagner les gouttes qui imprègnent le tissu du slip et du soutien-gorge. Non ! Pas maintenant ! J’attendrai qu’elle se baigne nue comme elle faisait juste avant que je sois tué. Tient ! Je me souviens de cela ! Oui, nous étions nus, nous nous embrassions… La suite reste floue…

Je détaille les traits de son visage, le contour des yeux, des oreilles… Les boucles d’oreille ! Un cadeau que je lui ai fait, un objet familier… Tout à coup il me revient le lieu où je les ai offertes et les circonstances, le bal de fin d’année à l’université…


« Toute la soirée, j’ai gardé les boucles d’oreille dans le fond de ma poche guettant le moment favorable pour les offrir. Je la voyais évoluer sur la piste, joyeuse, riant aux éclats au milieu de la troupe d’étudiants qui l’entourait. J’étais rongé par la jalousie. Elle ne semblait pas s’apercevoir de mon émoi. A un moment j’ai pu l’isoler. Je lui ai tendu mon présent. Ses yeux ont brillé en ouvrant la boite.

— Qu’elles sont jolies ! s’est-elle exclamée. Aide-moi à les mettre.

Je me suis empressé. Mes doigts tremblaient de toucher sa peau, ses cheveux. Elle ne s’est pas dégagée, nos lèvres se sont rapprochées… Notre premier baiser. Mes mains animées d’une vie propre, virevoltaient autour de son corps, ne sachant pas où s’attarder. Je la sentais s’appuyer, comme si elle voulait se fondre en moi. J’ai cru mourir de honte quand, se frottant contre la bosse qui déformait mon pantalon, elle se mit à rire :

— On dirait que cela te fait de l’effet !

Elle m’a retenu, m’empêchant de m’enfuir.

— Viens, dit-elle après avoir regardé autour de nous pour s’assurer que personne ne faisait attention.

Elle m’entraîna à l’abri d’un buisson. Là, dans l’ombre complice, elle se colla contre moi. Nos lèvres se rejoignirent à nouveau. Mes mains s’enhardirent, patouillèrent les seins. Les doigts déboutonnèrent le chemisier, tentèrent de s’insinuer sous la dentelle du soutien-gorge. Je touchais enfin cette poitrine qui m’affolait. Elle me laissa la caresser quelques minutes, puis s’écarta.

— Ne sois pas si impatient, mon gros, dit-elle prévenant ma déception, moi aussi j’ai le droit de m’amuser.

Ses doigts habiles ouvrirent ma braguette et s’insinuèrent dans le slip.

— Aah !

Je n’ai pu taire le gémissement qui m’a échappé lorsque sa paume s’est refermée sur ma queue raidie à l’extrême. J’ai fouillé sous sa jupe, remontant le long des cuisses nues, les fesses à peine recouvertes par une mini culotte de dentelle. Je tremblais de désir en sentant sous mes doigts la chair de poule que mes attouchements provoquaient. Nos jambes avaient de la difficulté à nous soutenir. Je cherchais du regard un coin d’herbe où nous étendre quand des voix proches nous ont dérangés. Nous nous sommes rajustés à la hâte. Avant de rejoindre nos camarades, elle m’a glissé au creux de l’oreille de venir la rejoindre chez elle le lendemain. La maison sera à nous m’a-t-elle assuré… »


Sophie émerge pour reprendre sa respiration. Elle est restée près d’une minute sous l’eau. Son père s’approche un peu inquiet.

— Qu’as-tu ma fille ? Tu devrais sortir de l’eau.

— Non, je suis bien.

Ah ! Que c’est doux à entendre ! Mes caresses liquides ont l’air de lui plaire. J’enveloppe son corps de mes vibrations. Je ne suis plus qu’un énorme désir. A force de volonté, j’imprime à l’eau tout autour d’elle, des ondes de pression, comme un massage. Elle ne bouge plus. Je me plais à l’imaginer attentive à découvrir les nouvelles sensations que je m’efforce de lui prodiguer. M’armant de courage, je dirige mes pulsations sur la poitrine, concentrant leurs effets sur les tétins. J’ai le plaisir de les voir s’ériger sous le tissu, mais en suis-je la cause ? Ou n’est-ce que la fraîcheur de l’eau qui occasionne cette manifestation physique ? Sophie ferme les yeux, sa bouche s’ouvre sur un cri silencieux. Tout à coup, elle frémit, soupire et nage vers son frère. Elle s’est reprise. Mes ondes mal dirigées n’ont plus d’effet sur elle. J’enrage de n’avoir pu déclencher une jouissance que je sentais proche. Ah ! Si je me rappelais ce que nous avons fait en ce lieu ? Mais oui ! J’en suis sûr à présent ! Nous avons fait l’amour dans la piscine et elle en a gardé le souvenir, un bon souvenir. Sinon comment expliquer son émoi actuel ? J’aimerai la faire jouir à nouveau mais comment y parvenir ? J’ai beau fouiller dans mon esprit, aucune image de ma visite en ces lieux ne surgit. A quel objet ce souvenir est-il lié ?

Une goutte lancée par son frère atteint la boucle d’oreille. Faute de mieux, je m’y attarde. Je suis surpris de la difficulté à m’en extraire quand la goutte après avoir hésité, se détache et retombe dans le bassin. Est-ce que Sophie aurait pu emporter une parcelle de moi ? C’est peut-être ça le moyen de sortir de ma prison. Malheureusement la jeune fille sort de l’eau sans remouiller ses cheveux. Ce sera pour une prochaine fois… Le prochain bain…


Une fois seul, lorsque Pierre et Maxime m’ont recouvert de la bâche bleue, je repense à l’émoi qui a envahi Sophie quand je l’ai enveloppé de mes vagues de tendresse. Oui, j’en suis sûr, j’ai réussi à communiquer avec elle. Ce sont les ondes que j’ai lancées à l’assaut de son corps qui l’ont conduite à un état proche de l’extase. La présence de son père et de son frère a empêché qu’elle s’y abandonne. Serais-je donc capable d’animer les éléments ? Je me souviens d’un film où le héros à l’état de fantôme, victime d’un assassinat, propulse des meubles et même des corps par la seule force de l’esprit. Je pensais alors à une imagination de scénariste. Tiens ? Pourquoi ce souvenir me revient-il ? A quoi est-il rattaché ? Peut-être que d’avoir ouvert un casier de la boite au souvenir entraîne d’autres émergences ?

Je sens que je tiens le bon bout. Toute la nuit je m’exerce à créer dans l’eau des vaguelettes. A l’aube j’arrive à dessiner à la surface des figures géométriques par les ondes que mon esprit insuffle. Je suis tout étonné de percevoir les félicitations que la brise matinale m’adresse. Mes tentatives ont eu des spectateurs, non, pas des spectateurs mais plutôt des témoins fantômes.


Quand pourrai-je retenter l’expérience avec Sophie ? Bien que nous soyons en été pendant les vacances scolaires, elle répugne à rejoindre son frère qui squatte la piscine. Les évolutions du garçon me chatouillent agréablement. J’ai la tentation d’exercer mes pouvoirs pendant qu’il se baigne. Rien que pour voir la surprise sur son visage… Non ! C’est Sophie et elle seule qui doit bénéficier de mes facultés. Je ronge mon frein… J’ai beau me dire que j’ai l’éternité devant moi, je ne voudrais pas ressembler à ce pauvre fantôme qui est venu me rendre visite la nuit dernière et qui boucle le troisième siècle depuis son décès sans savoir ce qu’il doit faire pour échapper à sa condition…


Midi, je me laisse bercer par le chant des oiseaux. Tout est calme, c’est l’heure de la sieste pour les bêtes et les humains. Ah non ! Sophie s’avance vers la piscine. Elle étend un drap de plage sur l’herbe proche. Elle quitte le paréo qui l’entoure. Oh vision paradisiaque ! Elle n’est vêtue que d’un minuscule slip orange. Sa poitrine libre de toute entrave frémit quand elle bouge. Les tétons se redressent sous la brise légère. Elle sort d’un sac un tube de crème solaire qu’elle applique sur son corps. Une fois protégée, elle prend un livre et s’étend sur le drap de bain. Zut ! Je ne peux plus la voir. J’essaye de m’élever au-dessus de l’eau, 10 centimètres, 30 centimètres. Mon regard dépasse la margelle. J’aperçois son corps allongé, mais je ne suis pas assez haut pour admirer son dos. De toute façon il m’est impossible de l’atteindre. Cette sortie hors de l’élément liquide pompe mon énergie. Je suis épuisé et je réintègre la piscine. J’attendrai qu’elle vienne se baigner…


J’ai du m’assoupir. Curieux, les fantômes ont-ils besoin de sommeil ? Jusqu’à présent ma conscience est restée éveillée en permanence, sauf ces dernières minutes pendant lesquelles j’ai tout zappé. Est-ce une conséquence de l’effort pour sortir de l’eau ? La position du soleil me renseigne. Mon absence a duré une heure environ. Sophie est-elle encore là ? Je résiste à l’envie de m’élever une nouvelle fois pour contrôler. Si je le fais et qu’elle se baigne, je serai dans l’incapacité d’agir sur les ondes. Je patiente sagement…


J’ai eu raison. La voilà qui se lève. Elle s’approche, se penche, touche l’eau du doigt. Le geste trop rapide me surprend. Je n’ai pas le temps de me manifester. C’est du pied à présent qu’elle égratigne la surface. Je l’enserre d’une caresse liquide.

— Oh !

Elle retire brusquement sa jambe. Elle scrute la profondeur de l’eau comme si elle s’attendait à y voir quelqu’un, son frère par exemple. Non, personne.

— Qu’est-ce que ça veut dire ?

Elle replonge le pied. Je réédite la caresse. Je la sens frémir. La deuxième jambe rejoint la première jusqu’à mi-mollet. J’envoie des ondes de massage qui courent sur sa peau. Elle fixe la surface. Autour de ses jambes mes ondes créent des friselis.

— Je ne m’étais pas trompée, murmure-t-elle.

J’essaye de l’aspirer. Elle prend appui sur la margelle pour se lancer dans l’eau, hésite, se penche, hésite encore.

— Qu’est-ce qui peut m’arriver ? Rien.

J’enveloppe ses jambes de caresses. Je suis sûr qu’elle comprend que quelque chose l’invite à entrer dans l’eau. Elle va s’élancer… Non ! Elle se lève et va au bout de la piscine, là où elle a pied.

— C’est plus prudent, marmonne-t-elle en sautant.

Elle est tout à moi jusqu’au menton. Dès que les remous de son entrée brutale ont disparu, je lance mes ondes à l’assaut de sa poitrine. Je concentre dessus mes massages. La veille ses tétins s’étaient érigés… Oui ! Je suis bon ! Je deviens de plus en plus précis dans ce que je n’ose plus appeler des attouchements. J’agis sur les petits bouts comme avec ma bouche… Oui, je me souviens, c’est ainsi que j’avais commencé mes caresses dans la piscine l’après-midi… Ce merveilleux après-midi… Qui s’est si mal terminé…


« Nous sommes enlacés. Ma langue entame un ballet dans sa bouche, son corps se love contre le mien.

— Tu veux pas te baigner ? demande-t-elle lorsque nous reprenons notre souffle.

— Euh… j’ai pas de maillot.

— Moi non plus, murmure-t-elle en rougissant.

— Ma chérie !

Je l’embrasse dans le cou, mordille le lobe de l’oreille, suçant la petite boucle offerte la veille. Elle tire mon t-shirt hors de mon pantalon. Je m’enhardis et déboutonne son chemisier que j’écarte sur les seins prisonniers du soutien-gorge. Elle soulève le t-shirt par-dessus ma tête, je fais sauter les boutons de son jeans et le descends sur les chevilles. Elle se dépêtre du vêtement. Je me redresse, elle me sourit. Qu’elle est adorable ! Les bouts de sein pointent sous la dentelle et des poils follets dépassent du mini slip. A son tour elle ôte mon pantalon, remonte en caressant les cuisses, terminant par un furtif frôlement sur la bosse qui déforme mon caleçon. Je l’enlace, nos bouches se rejoignent pour un nouveau baiser, encore plus voluptueux que les précédents. Je dégrafe le soutien-gorge que j’envoie valser sur le jeans. Je veux sucer les tétons.

— Non ! Dans l’eau, pas avant !

Elle se dégage, ôte son slip d’un geste rapide et plonge, gracile fuseau rose qui émerge de l’autre coté.

— Viens !

A mon tour je me débarrasse du caleçon et m’apprête à la rejoindre. Ma bite raide tremble d’impatience. Zut ! Ma montre ! Un cadeau de toute la famille pour mes dix huit ans. Il paraît qu’elle est étanche, garantie à trois cent mètres, mais je n’ai pas confiance. Je l’enlève du poignet, la pose sur le tas de mes vêtements, ignorant les moqueries de Sophie et plonge à la rencontre de ma bien-aimée. Ma bouche se colle à sa poitrine… »


J’essaye de reproduire les caresses dont je l’ai enveloppée cet après-midi là.

— C’est… C’est toi Bill ?

Elle subit les yeux fermés l’assaut de mes pulsations. Je bute sur le lycra de son maillot. Malgré tous mes efforts, il m’est impossible de l’enlever. Je fais vibrer le textile. Va-t-elle comprendre ? Elle glisse la main sur le ventre s’insère sous le tissu. Je m’engouffre à la suite, m’entortille dans les poils, presse sur le pubis, accompagne de vagues de pression le ballet de ses doigts sur son sexe. Elle soupire et brusquement ôte le vêtement qui l’empêche de se caresser. J’enveloppe avec délice le chiffon orange qui flotte tout en me précipitant sur les parties découvertes…


« J’aspire une bonne goulée d’air et m’immerge. Ma bouche sème des baisers sur son corps, le ventre, les premiers poils pubiens. Elle garde les cuisses serrées, je ne peux qu’introduire un bout de langue entre ses lèvres intimes. Je dois reprendre ma respiration. Elle disparaît sous la surface. Je sens sa langue chatouiller le nombril… Aah ! Ses lèvres entourent le gland. Elle remonte prendre sa respiration. Je guide ma queue entre ses cuisses, entre les lèvres roses qui l’aspirent… Aah ! Je m’enfonce dans un océan de douceur… Que c’est tendre le con d’une fille !

— Oh ! s’écrit-elle.

Je stoppe mes coups de rein.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Rien, j’ai cru voir l’ombre de Papa… C’est pas grave, me rassure-t-elle, il ne dira rien… Continue mon chéri.

Elle s’agrippe à mon cou et monte et descend sur la tige qui, après un instant de faiblesse reprend toute sa vigueur... »


Je n’arrive pas encore à focaliser mes ondes sur un point aussi petit que le clitoris. Je m’efforce donc d’accompagner de pulsations le doigt qui tourne autour. L’index glisse entre les lèvres du sexe chatouille l’entrée du vagin. La piscine vibre sous mes tremblements… Oui ! Le doigt entre, je me précipite à sa suite dans la chatte rose. Je suis fier d’arriver à faire gonfler le vagin comme une pénétration.

— Aaah !… Guil… Aaah !… Guillaume !… tu… tu me… Aaah !…rends folle… ouiii !

Ses bras embrassent l’eau dans une tentative désespérée de m’attraper.

— Bill ! Aah… co… comment… Aaah !… Tu… Tu fais… Aaaah !

J’accentue mes ondes. Je perçois les pulsations de son vagin, je m’imprègne de sa liqueur qui se mêle à l’eau.

— Aaah !… Aabloublou !

Ses jambes fléchissent, elle avale un peu de liquide. Je me précipite pour entrer dans sa bouche, tourner autour de sa langue comme pour un baiser. Je pénètre en elle par deux cotés à la fois. J’envahis son corps. Je perçois le tremblement qui l’agite auquel je mêle mes vibrations…


« Je serre Sophie dans mes bras. Pour ne pas glisser, j’appuie le dos contre le carrelage. Le plaisir grimpe dans ma queue, s’étend, embrasse tout mon ventre, diffuse dans le reste de mon corps pour revenir se concentrer sur le gland qui trouve son chemin dans la grotte trempée. Je bafouille, cherche ses lèvres... difficile de s’embrasser dans l’ardeur de la possession. Un frisson la parcourt. Elle suspend sa danse sur la verge qui la transperce, ses bras se crispent à mon cou. Elle tremble. Je profite de ce répit pour me retourner et la coincer contre la paroi. A mon tour de la secouer de mes coups de rein. Mon désir toujours aussi impérieux, laboure sa chatte. Elle entrouvre les lèvres, je me précipite pour envahir sa bouche d’une langue avide. Elle imprime les ongles dans mes fesses. Explosion ! Aah ! Sophie !... Tu es ma première femme, ma femme ! Tout ce qui a précédé ne compte plus, ne compte pas. C’est toi que je veux à mes cotés, c’est avec toi que je désire passer le reste de ma vie… »


Je suis dans et autour de Sophie, je l’imprègne par tous les orifices, j’accompagne les vibrations qui parcourent son corps, je fais naître sous ses doigts des ondes puissantes. Elle s’arque boute, pousse un cri rauque qui termine en gargouillement, j’absorbe la liqueur de plaisir qui suinte de sa chatte.

— Aaaah !… Bill… Bill… Biiiiillgloubloulou…

…Le trou noir…


J’émerge… Il fait nuit. Je suis resté hors du temps de nombreuses heures. Qu’est-ce qui a pu provoquer cette disparition si longue de mes sensations ? Le plaisir indescriptible qui m’a envahi tout à l’heure quand Sophie se baignait et que j’ai réussi à la faire jouir ? Oui je devine, mais seulement en partie. Il y a autre chose, je le sens. Tout à coup la lumière : Une partie de moi a déserté ! Combien ? Quelle partie ? Impossible à dire puisque je n’ai plus de forme propre. Je ne suis plus complet, c’est tout ! Comment cela se fait-il ? Je m’efforce de me concentrer pour repasser le film des événements qui ont précédé mon inconscience. Un friselis parcourt la surface de l’eau sous la puissance de mes pensées. Ça y est ! Je me revois soutenant par des vagues Sophie à moitié pâmée. Elle se raccroche à l’échelle, reprend son souffle et… C’est ça ! Elle est sortie de l’eau emportant la partie de moi qui s’était glissée dans son corps et que je n’ai pas eu la présence d’esprit de récupérer ! Pas étonnant que le choc m’ait mis sur le flan !

J’essaye de communiquer avec mon autre ‘moi’. C’est encore plus fatiguant que de m’élever au-dessus de la surface. J’y renonce. De toute façon à cette heure Sophie est trop loin de la piscine. Il me faudra attendre son prochain bain pour reprendre contact avec moi-même. Le bruissement des pensées des autres esprits environnant me distrait. Allons discuter avec eux, je dois m’instruire des possibilités qui me sont offertes dans mon nouvel état…


A suivre…

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